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images/icones/sacrecoeur.gif  ( 966504 )20/06 St Silvère, pape et martyr par ami de la Miséricorde (2023-06-19 22:07:31) 

De la férie

Messe comme au dimanche précédent ou messe de la Mémoire




Biographie de Saint Silvère

Mémoire de St Silvère, pape et martyr



Avant 1955 : Mardi dans l’Octave de la Fête du Sacré-Cœur

Prière du Père La Colombière « Ô Sacré Cœur de Jésus, je Vous offre mon cœur avec tous les mouvements dont il est capable » :

« Ô Sacré Cœur de Jésus qui brûlez d'amour pour les hommes, quoique Vous ne trouviez dans le cœur de ces mêmes hommes que dureté, qu'oubli, que mépris :

Vous aimez et Vous n'êtes point aimé, on ne connait pas même votre Amour, parce qu'on ne daigne pas recevoir les Dons par lesquels Vous voudriez le témoigner : pour réparation de tant d'outrages et de si cruelles ingratitudes, ô très-aimable Cœur de mon adorable Jésus, pour éviter autant qu'il est en mon pouvoir de tomber dans un semblable malheur, je Vous offre mon cœur avec tous les mouvements dont il est capable.

Je me donne tout entier à Vous, et dès cette heure je proteste très-sincèrement, ce me semble, que je désire m'oublier moi-même, et tout ce qui peut avoir du rapport avec moi, pour lever l'obstacle qui pourrait m'empêcher l'entrée de ce divin Cœur, que Vous avez la bonté de m'ouvrir, et où je souhaite vivre et mourir avec Vos plus fidèles serviteurs, tout pénétré et embrasé de votre Amour ; j'offre à ce Cœur tout ce que je suis par votre Grâce et tout ce que je ferai par son secours durant tout le cours de ma vie ; non seulement tout cela sera pour honorer votre Cœur sacré, ô mon Jésus, mais encore je Vous prie très humblement d'accepter la donation entière que je Vous en fois, et d'en disposer à la manière qu'il Vous plaira. Ah ! Cœur Sacré de Jésus, apprenez-moi le partait oubli de moi-même, enseignez-moi ce que je dois taire pour parvenir à la pureté de votre Amour ; je sens en moi une grande volonté de Vous plaire, et une grande impuissance d'en venir à l'effet sans une Grâce très particulière, que je ne veux attendre que de Vous ; Seigneur, faites en moi votre Volonté.

Je m'y oppose, je le sens bien, soumettez-moi entièrement ; divin Cœur de Jésus-Christ, Vous seul aurez la gloire de ma sanctification si je deviens saint ; achevez donc, Seigneur, votre ouvrage. »

Ainsi soit-il.

Source : site-catholique.fr
images/icones/sacrecoeur.gif  ( 966505 )Méditation avec La Fin de Monde Présent et Mystères de la Vie Future de l'Abbé Arminjon par ami de la Miséricorde (2023-06-19 22:09:15) 
[en réponse à 966504]



SIXIEME CONFÉRENCE : DE L'ÉTERNITÉ DES PEINES ET DE LA DESTINÉE MALHEUREUSE
Ibunt hi in supplicium æternum.
Ils iront au supplice éternel. (Mt., XXV, 26.)


III
Mais, pourquoi la grâce et la rédemption seraient-elles exclues des Enfers ? - Alors que l'homme désabusé a vu périr ses dernières illusions, et qu'il mesure avec effroi toute la profondeur et l'étendue de sa misère, pourquoi Dieu ne laisserait-il pas tomber sur lui un dernier rayon de Sa Miséricorde, et ne tendrait-Il pas à cet infortuné une main qui serait saisieavec un amour, une gratitude proportionnée à l'immensité de la délivrance ?

Nous répondons sans hésiter, que Dieu ne le peut pas ; qu'Il ne le peut du moins sans déroger à Son infinie dignité. Il faudrait qu'Il se penchât de Son propre mouvement vers une créature rebelle et obstinée, qui, loin de L'appeler, Le hait et Le maudit.

La mort a mis le pécheur dans un état qui ne lui laisse plus de choix : il sait, il est certain d'une certitude qui accable son libre arbitre ; il reste confirmé dans une haine, dans un orgueil se grossissant de ses larmes et de son désespoir.

Pour susciter en lui un regret salutaire et méritoire, il lui faudrait une grâce. Or, cette grâce, il ne la demande pas, il ne la désire pas, il ne la veut pas ; il déteste sa peine à la vérité, mais il hait souverainement Dieu, et en même temps les dons et les lumières qui émanent du Cœur de Dieu.

Mais Dieu est-Il juste et n'excède-t-Il pas toutes proportions, en punissant d'une éternité de supplices, une faute
éphémère consommée en un seul instant ?

Ici le raisonnement est impuissant, car Dieu est le plus grand des mystères ; le péché est un mystère aussi insondable que la majesté de Celui qu'il offense, et la peine due à sa malice est encore un mystère sans bornes que l'esprit humain ne parviendra jamais à scruter.

Tout ce que nous pouvons dire, c'est que si l'on considère la personne de Dieu, l'injure qui Lui est faite par le péché est une injure infinie ; or l'homme, à cause de sa nature bornée, ne pouvant subir une peine infinie en rigueur et en intensité, il est de toute justice qu'il subisse une peine infinie en durée.

La justice humaine est l'image et l'esquisse de la justice divine. Le droit de punir et de frapper le coupable de mort est conféré aux tribunaux de la terre pour l'utilité et le bien des hommes. Ils condamnent les crimes, non pas à cause de leur difformité intrinsèque et parce qu'ils offensent Dieu, mais parce qu'ils sont nuisibles et dommageables au bien et à la bonne ordonnance des sociétés humaines.

Et cependant, ils ont le droit de punir d'une peine perpétuelle un meurtrier dont le crime n'a duré qu'un instant, de le supprimer à jamais de la société, parce qu'il a violé l'ordre moral et humain.

A plus forte raison, Dieu a-t-Il le droit de punir d'une peine perpétuelle et de bannir à jamais de la société céleste, celui qui a violé l'ordre universel et divin. Il ne répugne nullement, observe saint Augustin, que Dieu limite Sa Miséricorde aux années de la vie présente, de telle sorte que, celles-ci écoulées, il n'y aura plus lieu au pardon.

Les princes de la terre n'agissent-ils pas de même, lorsqu'ils refusent de faire grâce à des hommes renfermés dans les prisons, et qui témoignent cependant leur repentir et une détestation sincère des crimes qu'ils ont commis ?

Source : livres-mystiques.com

Que Jésus Miséricordieux vous bénisse
ami de la Miséricorde