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images/icones/sacrecoeur.gif  ( 966452 )19/06 Ste Julienne Falconieri, vierge, Sts Gervais et Protais, martyrs par ami de la Miséricorde (2023-06-18 23:03:35) 



Ste Julienne Falconieri, vierge

Biographie de Ste Julienne Falconieri

Prière à Ste Julienne Falconieri

" Servir Marie était, Ô Julienne, la seule noblesse qui arrêtât vos pensées ; partager ses douleurs, la récompense unique qu'ambitionnât en ses abaissements votre âme généreuse. Vos vœux furent satisfaits.

Mais, du haut de ce trône où elle règne maintenant sur les hommes et les anges, celle qui se confessa la servante du Seigneur et vit Dieu regarder sa bassesse (Luc. I, 48, 52.), voulut aussi vous exalter comme elle-même au-dessus des puissants.

Trompant l'obscurité silencieuse où vous aviez résolu de faire oublier l'éclat humain de votre naissance, votre gloire sainte éclipsa bientôt l'honneur, pourtant si pur, qui s'attachait dans Florence au nom de vos pères ; c'est à vous, humble tertiaire, servante des serviteurs de Notre-Dame, que le nom des Falconiéri doit d'être aujourd'hui connu dans le monde entier.

Bien mieux : au pays des vraies grandeurs, dans la cité céleste où l'Agneau, par ses rayons inégalement distribués sur le front des élus, constitue les rangs de la noblesse éternelle, vous brillez d'une auréole qui n'est rien moins qu'une participation de la gloire de Marie.

Comme elle fit en effet pour l’Église après l'Ascension du Seigneur, vous-même, en ce qui touche l'Ordre glorieux des Servîtes, laissant à d'autres l'action qui paraît au dehors et l'autorité qui régit les âmes, n'en fûtes pas moins dans votre humilité la maîtresse et la mère de la famille nouvelle que Dieu s'était choisie. Plus d'une fois dans le cours des âges la divine Mère voulut ainsi glorifier ses imitatrices, en faisant d'elles jusque-là, contre leur attente, ses copies très fidèles. Dans la famille confiée à Pierre par son divin Fils, Notre-Dame était la plus soumise au gouvernement du vicaire de l'Homme-Dieu et des autres Apôtres ; tous cependant savaient qu'elle était leur reine, et la source des grâces d'affermissement et d'accroissement répandues sur l’Église.

De même, Ô Julienne, la faiblesse du sexe et de l'âge n'empêcha point un Ordre puissant de vous proclamer sa lumière et sa gloire, parce que le Très-Haut, libre en ses dons, voulut accorder à votre jeunesse les résultats refusés à la maturité, au génie, à la sainteté de Philippe Benizi votre père.

Continuez votre aide à la famille pieuse des Servîtes de Marie. Étendez votre assistance bénie à tout l'Ordre religieux si éprouvé de nos jours. Que Florence garde par vos soins, comme son souvenir le plus précieux, celui des faveurs de Notre-Dame et des saints qu'a produits en elle la foi des vieux âges. Que toujours l’Église ait à chanter, pour des bienfaits nouveaux, la puissance que l’Époux divin daigna vous octroyer sur son Cœur.

En retour de la faveur insigne par laquelle il voulut couronner votre vie et consommer en vous son amour, soyez propice à nos derniers combats ; obtenez-nous de ne point mourir sans être munis du viatique sacré. L'Hostie sainte, proposée par une autre Julienne à nos adorations plus spéciales en ces jours, illumine de ses feux toute cette partie du Cycle.

Qu'elle soit l'amour de notre vie entière ; qu'elle nous fortifie dans la lutte suprême. Puisse notre mort être aussi le passage heureux du banquet divin d'ici-bas aux délices de l'union éternelle."

Source : http://hodiemecum.hautetfort.com/



Philippe de Champaigne, L'Invention des reliques de saint Gervais et saint Protais, entre 1657 et 1660

Mémoire des Sts Gervais et Protais, martyrs

Biographie de Saint Gervais et Saint Protais



Pompéo Batoni, Sacré Coeur de Jésus, 1767

Avant 1955 : Lundi dans l’Octave de la Fête du Sacré-Cœur

12 promesses du Sacré-Coeur de Jésus à Sainte Marguerite
images/icones/sacrecoeur.gif  ( 966453 )Méditation avec La Fin de Monde Présent et Mystères de la Vie Future de l'Abbé Arminjon par ami de la Miséricorde (2023-06-18 23:06:18) 
[en réponse à 966452]



SIXIEME CONFÉRENCE : DE L'ÉTERNITÉ DES PEINES ET DE LA DESTINÉE MALHEUREUSE
Ibunt hi in supplicium æternum.
Ils iront au supplice éternel. (Mt., XXV, 26.)


III
L'amour divin s'éveilla seulement en eux lorsque, par de courageuses violences, ils se furent détachés du péché et des habitudes sensuelles. Le point de départ de leur justification fut la crainte : Initium sapientiœ timor (Eccl., I, 16).

tonnerre qui les secoua de leur sommeil et de leur léthargie, ce fut la parole redoutable : Éternité... Ils jetèrent un regard sur leurs somptueuses habitations, sur les lambris dorés de leurs palais, et ils dirent : C'est là que nous amassons tous les jours des trésors de colère, que toutes les séductions se donnent rendez-vous pour nous perdre.

La haine de Dieu, les flammes, une malédiction sans fin pour un plaisir d'un jour, voilà ce qui nous attend... Le lendemain ces hommes se mettaient pieds nus, ils étaient couverts d'un sac et cherchaient la route qui conduit dans les solitudes et les déserts.

Sans ces Miséricordieuses terreurs, la cité de Dieu ne se serait jamais remplie ; tous nous nous serions égarés dans nos voies.Aucun homme n'aurait fait le bien, non est qui faciat bonum, non est usque ad unum.

Dieu ne petit supprimer l'Enfer sans supprimer le Ciel ; voulons-nous alors qu'Il attende, qu'Il pardonne, qu'Il pardonne sans cesse ? Mais c'est ce qu'Il fait.

En cette vie, Il ne se retire jamais de celui-là même qui Le repousse. Il le poursuit dans le sanctuaire de sa conscience, par une voix intérieure qui ne cesse pas un seul instant de se faire entendre. En face de la tentation qui nous sollicite au mal, cette voix retentit avec éclat et nous crie :

Prends garde... Si nous sommes sourds, Il ne se hâte pas, comme Il en aurait le droit, de trancher le fil de nos jours ; Il n'épie pas la minute de nos manquements pour en faire la minute suprême de notre mort ; Il revient à nous.

Il nous fait sentir l'aiguillon du remords, Il ne se rebute pas de nos refus, Il attend des années. Il laisse la maturité de l'âge succéder à la fougue de l'adolescence, les glaces de la vieillesse aux illusions qui séduisent encore l'âge viril, et tous ses efforts sont vains...

La dernière heure de cet homme sonne enfin ; le plus souvent elle est précédée d'une maladie, présage et annonce de sa fin prochaine... Cet homme s'endurcit toujours. Une minute avant son dernier soupir, Dieu s'offre encore à le recevoir dans Son sein et à le sauver des flammes de l'abîme...

Sa parole n'a plus de force, son état est désespéré. Eh bien ! il suffit que dans l'intimité de son cœur, il laisse échapper cette simple parole : «Je t'aime je me repens» ; cette parole serait sa planche de salut... le pécheur la refuse avec obstination...

Nous le demandons, que petit faire Dieu ? Doit-Il, pour consacrer l'endurcissement de Sa créature renverser tout le plan et tous les conseils de Sa sagesse, anéantir les ténèbres par un acte de toute puissance qui serait stupide, parce qu'un homme égaré s'est crevé les yeux, afin de ne pas participer à la divine lumière... Ah ! Dieu a le droit de se laver les mains et de dire : «O homme, ta perdition est ton œuvre et non la mienne.
Perditio tua ex te, Israel».

Source : livres-mystiques.com

Que Jésus Miséricordieux vous bénisse
ami de la Miséricorde