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images/icones/sacrecoeur.gif  ( 966401 )3ème Dimanche après la Pentecôte anciennement Dimanche dans l’Octave du Sacré-Cœur par ami de la Miséricorde (2023-06-18 05:29:10) 




3ème Dimanche après la Pentecôte (avant 1955 : dimanche dans l’Octave du Sacré-Cœur)

En certains endroits, facultatif : SOLENNITÉ DE LA FÊTE DU SACRÉ-CŒUR

Amende honorable au Sacré-Cœur de Jésus

Coeur Eucharistique de mon Dieu, caché sous le voile mystérieux des saintes espèces, je vous adore de tout mon coeur. Touché d'un nouvel amour devant l'infini bienfait de la divine Eucharistie, et pénétré, du repentir de mes ingratitudes, je m'anéantis, humilié dans l'abîme de ma misère, que j'abandonne à l'abîme plus grand encore de vos Miséricordes.

Seigneur Jésus, vous m'aviez choisi dès ma jeunesse, vous n'aviez pas dédaigné mon infirmité; descendant par votre Sacrement dans mon chétif coeur, vous étiez venu le convier à un mutuel amour, me donnant le bonheur et la paix. Et moi, Seigneur, j'ai tout perdu, parce que j'ai été infidèle. J'ai laissé s'égarer mon esprit, s'attiédir mon coeur, je me suis écouté moi-même et je vous ai oublié.

Divin Jésus, vous vouliez être mon guide, mon conseil, le protecteur de ma vie; et moi, laissant les passions éteindre ce doux attrait, je l'ai perdu de vue et je vous ai oublié. Dans les salutaires douleurs de l'épreuve, dans la joie des consolations, dans mes embarras et tous mes besoins, au lieu d'aller à vous, ô Jésus-Hostie, j'ai cherché la créature et je vous ai oublié.

O Jésus-Hostie, je vous ai oublié dans les tabernacles abandonnés où languit votre amour. Je vous ai oublié dans les églises des cités où l'on vient vous insulter jusqu'au pied de vos autels.Je vous ai oublié dans les coeurs indifférents et sacrilèges qui ne vous reçoivent que pour vous outrager. Je vous ai oublié dans mon propre et coupable coeur, ô Jésus si aimant; je vous ai oublié même en allant vous recevoir et après vous avoir reçu.

Coeur Eucharistique de mon Sauveur, délices de ma première communion et des jours de ma fidélité, je me rends à vous; revenez à moi ! Attirez-moi de nouveau, pardonnez-moi cette fois encore, j'expierai, je réparerai tout à force d'amour. Heureux anges des tabernacles, bien-aimé saint Jean, et vous surtout, ô divine Marie, qui mieux qu'aucune créature, avez connu et consolé les douleurs du Coeur de Jésus, offrez-lui mon amende honorable, et soyez-moi propice. Ainsi soit-il.

Source : Notre Dame des Neiges over blog.com

Litanies du Sacré Coeur de Jésus

Prière de saint Claude de La Colombière

Sacré Cœur de Jésus, apprenez-moi le parfait oubli de moi-même, puisque c'est la seule voie par où l'on peut entrer en vous. Puisque tout ce que je ferai à l'avenir sera à vous, faites en sorte que je ne fasse rien qui ne soit digne de vous ; enseignez-moi ce que je dois faire pour parvenir à la pureté de votre amour, duquel vous m'avez inspiré le désir. Je sens en moi une grande volonté de vous plaire, et une plus grande impuissance d'en venir à bout sans une lumière et un secours très particuliers que je ne puis attendre que de vous. Faites en moi votre volonté, Seigneur ; je m'y oppose, je le sens bien, mais je voudrais bien ne pas m'y opposer : c'est à vous à tout faire, divin Cœur de Jésus-Christ, vous seul aurez toute la gloire de ma sanctification, si je me fais saint ; cela me paraît plus clair que le jour ; mais ce sera pour vous une grande gloire, et c'est pour cela seulement que je veux désirer la perfection. Ainsi soit-il.

Prière de sainte Marguerite-Marie Alacoque

O très amoureux Cœur de mon unique amour Jésus, ne pouvant vous aimer, honorer et glorifier selon l'étendue du désir que vous m'en donnez, j'invite le ciel et la terre de le faire pour moi ; et je m'unis à ces ardents séraphins pour vous aimer. O Cœur tout brûlant d'amour, que n'enflammez-vous le ciel et la terre de vos plus pures flammes pour en consommer tout ce qu'ils enserrent, afin que toutes les créatures ne respirent que votre amour ! Changez-moi tout en cœur pour vous aimer, en me consommant dans vos plus vives ardeurs. O feu divin, ô flammes toutes pures du Cœur de mon unique amour Jésus, brûlez-moi sans pitié, consommez-moi sans résistance ! O amour du ciel et de la terre, venez, venez tout dans mon cœur pour me réduire en cendres ! O feu dévorant de la Divinité, venez, venez fondre sur moi ! Brûlez-moi, consommez-moi au milieu de vos plus vives flammes, qui font vivre ceux qui y meurent. Ainsi soit-il !

Source : spiritualite-chretienne.com

On ne fait rien cette année de St Éphrem le Syrien, diacre, confesseur et docteur ni de Mémoire des Sts Marc et Marcellien
images/icones/sacrecoeur.gif  ( 966402 )Méditation avec La Fin de Monde Présent et Mystères de la Vie Future de l'Abbé Arminjon par ami de la Miséricorde (2023-06-18 05:31:40) 
[en réponse à 966401]



SIXIEME CONFÉRENCE : DE L'ÉTERNITÉ DES PEINES ET DE LA DESTINÉE MALHEUREUSE
Ibunt hi in supplicium æternum.
Ils iront au supplice éternel. (Mt., XXV, 26.)


III

Un homme d'esprit disait un jour en parlant des méchants : ils sont un grand embarras dans ce monde et dans l'autre. Cet embarras extrême, que les sociétés humaines ressentent à l'égard de certains coupables, on peut dire, qu'en un sens, Dieu l'éprouve plus vivement encore à l'égard de l'homme pécheur.

Il est de foi que Dieu veut le salut de tous les hommes, et qu'autant qu'il est en Lui, Il n'exclut personne des fruits de la Rédemption.

Ce n'est pas volontiers qu'Il a créé l'Enfer; au contraire, Il épuise tous les moyens de Sa sagesse et tous les secrets de Sa tendresse, afin de nous prémunir contre un tel malheur ; Il nous le dit par la bouche d'Isaïe : Quid est quod debui ultra facere vineœ meœ et non feci (Isaïe, V, 4) ?

Si Dieu était susceptible de souffrir, aucune angoisse ne serait comparable à celles que ressent Son Cœur, lorsqu'Il est réduit à condamner une âme. Le saint Curé d'Ars dit un jour :

«S'il était possible à Dieu de souffrir, en damnant une âme, Il serait saisi de la même horreur et du même frémissement, qu'une mère réduite à laisser tomber elle-même le couteau de la guillotine sur le cou de son enfant».

Voyez Jésus-Christ à la dernière Cène ; Il contemple Judas avec des regards où se peignent la tristesse et la plus amère désolation, Il est dans un trouble convulsif, et dans le dernier excès de la consternation ; Il comprend mieux que nous ne parviendrons jamais à le concevoir, combien c'est chose horrible que l'état d'un homme dévoyé, perdu sans remède, laissé sans aucun moyen de revenir sur ses voies et de ressaisir sa destinée.

Il tente tous les moyens imaginables pour conjurer la perte de ce misérable ; Il se jette à ses pieds, les baise ; Il l'admet, malgré son indignité, au festin de Sachair sacrée... Et lorsque les ténèbres qui envahissent de plus en plus l'âme obstinée de Judas ont obstrué toutes les avenues par où la grâce divine aurait pu se frayer accès, Jésus-Christ pleure, Il semble oublier que le traître l'a choisi pour la victime de sa lâche avarice.

Il ne voit que l'horreur de son sort, Il dit avec angoisse : «Il aurait bien mieux valu pour cet homme qu'il ne fût point né» (Mt., XXVI, 24).

Ô vous qui accusez le Créateur de dureté, et Lui reprochez de ne pas aller jusqu'à la limite extrême de Sa toute puissance, afin d'empêcher Sa créature de périr éternellement, indiquez-Lui donc votre moyen et enseignez-Lui votre secret. Que voulez-vous que fasse Dieu ?

Demanderiez-vous qu'Il supprimât l'Enfer ?... Supprimer l’Enfer, ce serait supprimer le Ciel. Croyez-vous que les martyrs, les anachorètes, les vierges, les saints s'enivrant à cette heure des joies de la béatitude, se seraient soustraits aux séductions, qu'ils auraient foulé aux pieds les amorces mondaines, cherché les solitudes, traversé les persécutions, affronté les bourreaux et le glaive, s'ils n'avaient eu présente la parole du Maître :

«Ne craignez pas ceux qui ne peuvent faire périr que le corps ; mais craignez celui qui peut précipiter l'âme et le corps dans la fournaise des flammes» (Mt., x, 28).

Source : livres-mystiques.com