Le Forum Catholique

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images/icones/carnet.gif  ( 965499 )20 ans de réclusion par Bernard Joustrate (2023-06-03 08:08:42) 

L'abbé Pierre de Maillard, a été condamné vendredi à vingt ans de réclusion par la cour d'assises de Vendée qui le jugeait pour viols et agressions sexuelles sur un total de 27 mineurs.

La cour a assorti sa condamnation d'une peine de sûreté des deux tiers, conformément aux réquisitions de l'avocate générale, Emmanuelle Lepissier, qui avait réclamé jeudi la peine maximale à l'encontre de ce prêtre de la Fraternité sacerdotale Saint-Pie X.

À sa sortie de prison, le religieux fera l'objet d'un suivi socio-judiciaire pendant dix ans, une période durant laquelle il sera également soumis à une obligation de soins. Toute activité avec des mineurs lui sera interdite et il ne pourra séjourner dans les départements de Vendée et de Charente-Maritime.

« Cette peine maximale ne supprime pas votre part d'humanité », lui a déclaré le président de la cour d'assises après l'énoncé du verdict. Avant que le jury ne se retire pour délibérer, le prêtre de 55 ans aurait déclaré, selon ses propos rapportés par les avocats : « je m'excuse, pardon, je m'excuse, pardon ».

Les victimes, seize garçons et onze filles, avaient en majorité entre douze et quinze ans au moment des faits. Certains des viols et agressions ont été commis sur plusieurs enfants d'une même famille et au domicile des parents.

L'abbé Pierre de Maillard était en poste au prieuré Notre-Dame-du-Rosaire à Saint-Germain-de-Prinçay (Vendée) lorsque l'affaire a éclaté en octobre 2020, trois mois après le dépôt de deux premières plaintes. D'autres victimes s'étaient alors rapidement fait connaître. Le parquet de La Roche-sur-Yon évoquait 19 victimes en 2020. Près d'une dizaine d'autres seront mises au jour au cours de l'instruction.

La Fraternité sacerdotale Saint-Pie X (FSSPX) s'est portée partie civile dans ce dossier.
images/icones/neutre.gif  ( 965501 )Il l'a échappé belle... par Lenormand (2023-06-03 09:55:51) 
[en réponse à 965499]

Matthieu 18

Et quiconque reçoit en mon nom un petit enfant comme celui-ci, me reçoit moi-même. Mais, si quelqu'un scandalisait un de ces petits qui croient en moi, il vaudrait mieux pour lui qu'on suspendît à son cou une meule de moulin, et qu'on le jetât au fond de la mer.

Il n'a plus qu'à attendre la justice de Dieu
images/icones/neutre.gif  ( 965503 )et pourtant par Paxtecum (2023-06-03 11:07:27) 
[en réponse à 965501]

Jésus a été aussi crucifié pour racheter ses péchés fussent-ils abominables...

Aussi faut-il réaliser que la Justice Divine s'exercera à l'aune de la Miséricorde Divine, mystère de l'Amour infini de Dieu.

Prions donc aussi pour qu'il confesse et regrette son péché.
images/icones/rose.gif  ( 965519 )si je lis la Bible - je sais ce livre est embêtant - l'idée de miséricorde automatique par Luc Perrin (2023-06-03 18:33:37) 
[en réponse à 965503]

n'existe pas, que dans l'imagination fertile et pervertie (par le Malin) des théologiens contemporains néo-catholiques californiens tels Mgr Barron.

Matthieu 18 n'est pas isolé, c'est partout partout partout dans la Bible, pratiquement à toutes les pages de l'A.T. mais fréquemment dans le N.T.

Ah moins que la Parole de Dieu ne soit pas la Parole de Dieu je ne vois pas comment le péché même confessé mais sans repentance ni expiation peut escompter "un free pass", allez entrez on est quitte.

La miséricorde de Dieu est infinie par principe mais certainement pas acquise d'avance ni automatique comme cette formule juste mais ambiguë peut le laisser accroire aux esprits modernes prompts à s'exonérer de tout péché. L'appel à la repentance est en revanche partout dans la Bible, c'est une scie.

Le Christ nous dit que cette parabole est à l'image du royaume des Cieux :

13 Alors le roi dit aux serviteurs: Liez-lui les pieds et les mains, et jetez-le dans les ténèbres du dehors, où il y aura des pleurs et des grincements de dents.
14 Car il y a beaucoup d'appelés, mais peu d'élus.
Matthieu 22, 13-14
images/icones/fleche2.gif  ( 965522 )J'ai me semble t-il par Paxtecum (2023-06-03 20:44:37) 
[en réponse à 965519]

bien dit qu'il regrette son péché, cela me paraît conforme au catéchisme.
images/icones/neutre.gif  ( 965526 )certes certes mais le mot est très dévalué par Luc Perrin (2023-06-03 22:05:26) 
[en réponse à 965522]

dans notre langage contemporain.

Au final comme il est écrit que beaucoup sont appelés et que peu sont élus, je crois qu'il faut recharger considérablement, façon pile atomique, le mot "regret".

Le mot repentir sincère et celui d'expiation sont plus lestés du poids de la Bible aujourd'hui à mon humble avis.

La tendance moderne est au tout passe d'où ma remarque pour que les "lisureurs" ne tombent pas dans ce piège rose de la vision néo-catholique/néo-chrétienne. Réflexe de vieux pédagogue sans doute.
images/icones/fleche2.gif  ( 965532 )repentance et expiation par jejomau (2023-06-04 07:58:06) 
[en réponse à 965526]

Discussion intéressante

Ceci dit, que faire ? Vous avez celui qui, pour expier va se flageller tous les jours avec des orties, se retirer dans un désert avec + 50° le jour, - 30° la nuit, manger quelques araignées sa vie restante et prier jour e nuit sanguinolent... et celui qui ira au confessionnal et accomplira la pénitence demandée par le prêtre, laquelle de toutes façons, sera incomparablement plus "soft" que celle décrite précédemment

Qui est pourtant déjà sauvé en grande partie ?
images/icones/neutre.gif  ( 965533 )Vous vous exposez à remontrances par oblique (2023-06-04 09:33:08) 
[en réponse à 965503]

Peu importent semble-t-il les vérités de notre foi. Il y aura toujours un sévère pour mener le coupable en enfer et suggérer plus ou moins ouvertement que les autres sont des bisounours.

Le problème dans cette manière de voir, c'est que si les péchés géants sont impardonnables, quelque repentir qu'on en ait, alors existe un doute sérieux sur le salut dans le cas de mes péchés à moi, moyens, je dirais presque médiocres.
images/icones/neutre.gif  ( 965538 )je suis bien d'accord par Paxtecum (2023-06-04 10:47:38) 
[en réponse à 965533]

Ma sensibilité spirituelle est assez "tradismatique", ainsi je ne rejette aucunement Vatican II et me reconnait totalement dans nos Papes Jean Paul II et Benoît XVI dont les enseignements restent pour moi capitaux.

Sur le sujet qui nous préoccupe, nous pourrions appeler à la rescousse Sainte Thérèse de Lisieux Docteur de l’Église.

N'a t-elle pas dit:


Condamné à mort le 13 juillet 1887, le criminel ne manifeste ni remord ni demande de pardon. Pour Thérèse, il s’agit de l’empêcher à tout prix « de tomber en enfer ». À une époque où le catholicisme est fortement imprégné de la crainte du jugement de Dieu, les armes privilégiées de l’adolescente sont la prière et une confiance chevillée au corps en la miséricorde du Père. Elle demande à sa sœur Céline de faire dire une messe. Thérèse raconte : « Je dis au Bon Dieu que j’étais bien sûre qu'Il pardonnerait au pauvre malheureux Pranzini, que je le croirais même s'il ne se confessait pas et ne donnait aucune marque de repentir, tant j'avais de confiance en la miséricorde infinie de Jésus, mais que je lui demandais seulement "un signe" de repentir pour ma simple consolation... » La prière de Thérèse est exaucée à la lettre ! Le lendemain de l’exécution de Pranzini, la jeune fille apprend dans le journal que le condamné, sans s’être confessé, a soudain saisi le crucifix que lui présentait le prêtre et embrassé « par trois fois ses plaies sacrées » juste avant de mourir guillotiné. Thérèse de l’Enfant-Jésus et de la Sainte-Face n’aura alors de cesse de prier pour le salut des pécheurs et parlera de Pranzini comme de son « premier enfant ». La jeune carmélite restera ancrée dans la miséricorde jusqu’à son dernier souffle. En juillet 1897, alors qu’elle se trouve en pleine nuit de la foi, elle confie à sa sœur Pauline : « Dites bien, ma Mère, que si j'avais commis tous les crimes possibles, j'aurais toujours la même confiance, je sens que toute cette multitude d'offenses serait comme une goutte d'eau jetée dans un brasier ardent ». (Derniers entretiens, 11 juillet 1897)

images/icones/neutre.gif  ( 965539 )Moi aussi je suis d'accord avec vous, qui l'ėtes avec moi par oblique (2023-06-04 11:50:11) 
[en réponse à 965538]

Je sais bien qu'il est injuste qu'un assassin ou un prédateur pédophile soit sauvé. Mais qui d'entre nous mérite le Ciel, si chacun doit être jugé à sa juste valeur? Il y a nécessairement de la gratuité dans notre salut.

Je n'ai aucune idée de la part des âmes rachetées. Je m'étonne (ou pas) de voir des coreligionnaires s'indigner de ce que puissent l'être des criminels comme celui dont on parle, ou simplement de grands pécheurs.

Ça donne parfois l'impression d'aigris, qui s'astreindraient sans plaisir à la vertu, et trouveraient injuste d'être mis dans le même sac que ceux qui ne s'y astreignent pas. En quelque sorte: «les autres iront en enfer et ce sera notre consolation».
images/icones/fleche2.gif  ( 965550 )Le véritable problème par jejomau (2023-06-04 13:39:56) 
[en réponse à 965539]

qui interpelle, c'est de se demander si ce prêtre s'est confessé vu le nombre de victimes (connues) et pourquoi alors ça s'est répété...

C'est à se demander si les prêtres se confesseur. On peut se poser la même question pour tous les cas dont on a eu de cesse de parler ...
images/icones/neutre.gif  ( 965552 )C'est bien votre truc par oblique (2023-06-04 14:21:22) 
[en réponse à 965550]

Parce que vous, quand vous reconnaissez une faute, vous ne retombez plus dedans?
images/icones/nounours.gif  ( 965553 )[réponse] par jejomau (2023-06-04 14:39:55) 
[en réponse à 965552]

Je parle de choses qui posent questions : il s'agit de choses graves concernant des enfants. On parle di viols, d'agressions, de fellations (Père Preynat) et j'en passe et des meilleures.. On ne parle pas d'un carré de chocolat mangé par gourmandise en dehors des repas ou de quelques péchés courants que vous comme moi pouvons commettre !

On parle de choses qui de surcroît se répètent. Et on parle de choses où ces prêtres ont souvent une responsabilité : responsable de prieuré, d'aumonerie, d'école...


Mais comment est-ce possible ?
images/icones/neutre.gif  ( 965555 )Justement par oblique (2023-06-04 14:49:08) 
[en réponse à 965553]

Si les fautes les plus courantes persistent malgré qu'on s'en soit accusé, rien n'indique que les fautes les plus étonnantes ne puissent pas faire de même.
images/icones/1n.gif  ( 965556 )bon par jejomau (2023-06-04 15:09:35) 
[en réponse à 965555]

alors tout va bien. Tout est donc normal.

Bref...
images/icones/neutre.gif  ( 965641 )malhonnête et pervers par oblique (2023-06-05 19:10:46) 
[en réponse à 965556]

La situation normale, encore que déplorable, c'est que souvent on retombe dans ses fautes. C'est valable de celui qui mange un carré de chocolat en dehors du repas, pour reprendre votre expression utilisée plus haut, aussi bien de celui qui tripoterait des gamins en leur offrant du chocolat.

Non, se confesser n'empêche pas de retomber dans ses fautes. Sinon, ça se saurait.

Là-dessus, vous venez suggérer que rappeler cette évidence implique une certaine complaisance pour les fautes les plus criminelles. Complaisance qui n'existe évidemment que dans votre fantaisie.

Ce procédé est à votre image.
images/icones/iphone.jpg  ( 965651 )Disons par Vincent F (2023-06-05 21:21:32) 
[en réponse à 965555]

Que les fautes courantes relèvent de la faiblesse.

Et on peut se repentir et avoir un ferme propos au moment de se confesser et retomber malgré tout.

Néanmoins, pour les prêtres en question leur faute est lié au statut qu’ils ont vis à vis de leurs victimes et qui facilite leurs abus. Dès lors si leur repentir et leur ferme propos étaient sincères il renonceraient à leur ministère.

Et sans cela leur confession risque bel est bien d’être invalide. Du coup pourquoi se confesseraient-ils ?
images/icones/fleche2.gif  ( 965658 )"les vérités de notre foi" M. Oblique ne sont pas "obliques" par Luc Perrin (2023-06-05 23:08:32) 
[en réponse à 965533]

si vous aviez simplement ouvert ce petit livre qui est vraiment le caillou dans la pantoufle néo-moderniste, vous sauriez ceci que j'ai pourtant cité à l'intention de Paxtecum :

Matthieu 22:14 Car il y a beaucoup d'appelés, mais peu d'élus.

Ce prêtre criminel sera peut-être parmi ce "peu d'élus" et aucun de nous qui peut le dire ?

De cela vous ne savez rien, ni moi ni Paxtecum qui semble laisser croire que "peu d'élus" veut dire 100%. C'est pour cela que je me suis permis de rappeler cette vérité cardinale et certes très inconfortable du Jugement que les théologiens néo-modernistes tentent à toute force d'escamoter.

La "sévérité" est celle du Juge éternel qui a consigné ceci dans la Bible. Ne blâmez pas celui qui la cite, je n'ai aucune responsabilité dans son écriture, je n'en suis ni l'auteur ni l'inspirateur.

Quant à l'application que le Juge fera du "Code" qu'il nous a donné comme étant sa Parole, de plus grand poids que la bonne Thérèse me semble-t-il et cela Paxtecum me le concédera je pense, nul ne le sait et ceci est dans "les vérités de notre foi".

Vous seul Oblique prétendez que des péchés gravissimes seraient par essence impossible à remettre : pas moi. Relisez le fil.
J'observe et non sans crainte pour mon propre salut que Dieu a répété et répété et répété dans la Bible et par les prophètes et dans toute la Tradition cette "vérité de notre foi" : "peu d'élus".

Le cardinal Lustiger était convaincu de la sainteté de Jacques Fesch, condamné à mort et exécuté pour meurtre en 1957, qui avait connu une conversion spectaculaire dans les deux dernières années de sa vie et a laissé des écrits spirituels remarquables. J'espère pour ce prêtre criminel qu'il aura un temps de conversion et de repentance aussi intense que celui qui fut accordé par grâce à Jacques Fesch.



images/icones/neutre.gif  ( 965659 )chacun le sait par oblique (2023-06-05 23:36:53) 
[en réponse à 965658]

Vous venez me donner du "monsieur" avec un ton sentencieux, pour prétendre que jamais je n'aurais ouvert de bible, pour me faire tenir des propos absurdes, et patin coufin.

Vous tenez à ce "peu d'élus", et vous vous cramponez à Matthieu 22:14 comme justification irréfragable de votre rigorisme, alors que des milliers de theologiens n'ont su trancher la question.

Le grotesque dispute chez vous à la suffisance.
images/icones/neutre.gif  ( 965523 )FSSPX, partie civile par Candidus (2023-06-03 20:51:47) 
[en réponse à 965499]

Savez-vous si le jugement aboutit à une réparation morale ou matérielle au bénéfice de la FSSPX, partie civile ?
images/icones/fleche2.gif  ( 965560 )déjà posté sous le fil initial par Cristo (2023-06-04 16:55:38) 
[en réponse à 965499]

ici :
https://www.leforumcatholique.org/message.php?num=965496
On y apprend qu'un membre du jury est décédé en cours de procès (qu'elle repose en paix) et qu'un autre procès pourrait avoir lieu, d'autres victimes ayant été découvertes depuis l'instruction du premier.

C'est tout l'intérêt de la très utile fonction "tri par fil actif" (cocher case en haut à gauche) : cela permet de ne pas rompre les sujets.
images/icones/heho.gif  ( 965571 )Pour qui n'utilise pas par Bernard Joustrate (2023-06-04 19:44:02) 
[en réponse à 965560]

la fonction Tri par fil actif, votre message passe à la trappe, croyez-moi...