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images/icones/colombe2.png  ( 965050 )Dimanche de la Pentecôte par ami de la Miséricorde (2023-05-28 00:03:09) 



Jean RESTOUT, La Pentecôte, 1732

DIMANCHE DE LA PENTECÔTE

On ne fait rien cette année de St Augustin de Cantorbéry, évêque et confesseur

PREMIER SERMON POUR LE JOUR DE LA PENTECOTE de Saint Bernard de Clairvaux

1. Mais, bien chers frères, nous faisons aujourd'hui la fête du Saint-Esprit, elle mérite d'être célébrée avec toute sorte de sentiments de joie et de dévotion, car il n'est rien de plus doux en Dieu que son Saint-Esprit ; il est la bonté même de Dieu, il n'est autre que Dieu même. Si donc nous faisons la fête des saints, à combien plus forte raison devons-nous célébrer la fête de celui par qui tous les saints sont devenus saints?

Si nous vénérons ceux qui ont été sanctifiés, à combien plus juste titre devons-nous honorer celui qui les a sanctifiés? Nous faisons donc aujourd'hui la fête de l'Esprit-Saint qui a apparu sous une forme visible, tout invisible qu'il soit, et aujourd'hui ce même Esprit-Saint nous révèle quelque chose de sa personne, comme le Père et le Fils s'étaient précédemment révélés à nous; car c'est dans la parfaite connaissance de la Trinité que se trouve la vie éternelle.

Quant à présent nous ne la connaissons qu'en partie, et pour le reste qui nous échappe, que nous ne pouvons comprendre, nous le tenons par la foi. Pour ce qui est du Père, je le connais comme créateur de toutes choses, en entendant les créatures s'écrier toutes d'une voix : " C'est lui qui nous a faites, nous ne nous sommes point faites nous-mêmes (Psal. XCIX, 3), " et saint Paul, apôtre, dire :

"Ce qu'il y a d'invisible en Dieu est devenu visible depuis la création du monde, par la connaissance que les créatures en donnent (Rom., I, 20). " Quant à son éternité et à son immutabilité, cela me dépasse trop pour que je puisse y rien comprendre, car il habite dans une lumière inaccessible. Pour ce qui est du Fils, j'en sais, par sa grâce, de grandes choses, je sais qu'il s'est incarné.

Quant à sa génération éternelle, qui pourra la raconter (Isa. LIII, 8)? Qui peut comprendre que le Fils est égal au Père? En ce qui regarde le Saint-Esprit, si je ne connais point sa procession du Père et du Fils, car cette connaissance admirable est si loin de mon esprit, et si élevée que je ne pourrai jamais y atteindre (Psal. CXXXVIII, 8), du moins je sais quelque chose de lui, c'est l'inspiration. Il y a deux choses dans sa procession, c'est le lieu d'où il procède et celui où il procède. La procession du Père et du Fils se trouve, pour moi, enveloppée d'épaisses ténèbres, mais sa procession vers les hommes commence à devenir accessible à ma connaissance aujourd'hui, et elle est claire maintenant pour les fidèles. suite

Sainte Fête de la Pentecôte à tous !
images/icones/sacrecoeur.gif  ( 965052 )Méditation avec La Fin de Monde Présent et Mystères de la Vie Future de l'Abbé Arminjon par ami de la Miséricorde (2023-05-28 00:08:58) 
[en réponse à 965050]



CINQUIEME CONFÉRENCE : DU PURGATOIRE

Miseremini mei, miseremini mei, saltem vos amici mei, quia manus Domini tetigit me.
Ayez pitié de moi, ayez pitié de moi, vous du moins mes amis, car la main de Dieu m'a touché. (Job, XIX, 21)


II

Ah ! ces pauvres âmes, avides des éternels embrassements, se précipitent vers le Dieu qui est leur fin, avec plus d'énergie que l'aimant attire le fer, avec plus d'impétuosité que les choses naturelles se précipitent vers leur centre.

Sous cette grande ruine du trépas, dans la séparation absolue de tous ces objets sur lesquels s'appuie notre vie, il ne reste plus rien à l'âme... plus rien, si ce n'est cet amour qui se dérobe, et ne lui laisse que l'inimaginable regret d'avoir, par sa faute, retardé d'un jour, d'une année, d'un siècle, cette union consommée qui doit être pour elle le réel, le parfait, le seul et éternel bonheur.


Représentez-vous tout ce qu'a d'amer et de déchirant, pour une mère, l'éloignement d'un fils, parti pour les pays lointains ou enlevé par une mort prématurée, et qu'elle n'a aucune espérance de revoir. Depuis que les yeux de cette mère ne se reposent plus sur cet enfant chéri, une partie de sa vie s'en est allée... le monde n'a plus de joie, plus de plaisir qui puisse combler l'abîme profond et sans mesure, que le départ ou la perte de ce fils a creusé dans son cœur.

Combien sont plus amers et plus déchirants les cris de cette âme infortunée ! L'entendez-vous s'écrier du lieu désolé de son expiation : Où est-il celui qui est l'âme de mon âme ? En vain je le cherche sur cette couche de flammes où je n'étreins que les ténèbres et le vide !...

Oh ! le bien-aimé de mon cœur, pourquoi me faire persévérer dans cette longue attente. Augmentez mes tourments, mettez, s'il le faut, dans les minutes des siècles de supplices !... Ah ! en vous soustrayant à mon âme avide qui aspirerait à vous voir, à se noyer et à se fondre en vous, que vous me punissez sévèrement
de ma lâcheté et de mes froideurs !

A cette peine de l'éloignement de Dieu, se joint la peine du feu.Disons toutefois, afin d'être précis et de n'émettre aucune opinion discutable et controversée, que l’Église n'a pas défini que les âmes du Purgatoire sont soumises à l'action d'un feu matériel.C'est simplement une vérité de foi divine et théologiquement certain.

Dans la première session du concile de Florence, les Pères de l’Église grecque refusèrent constamment et d'une manière formelle, d'admettre l'existence matérielle du feu du Purgatoire.

D'autre part, ils confessaient unanimement que le Purgatoire est un lieu ténébreux, où les âmes, exemptes du supplice du feu, endurent des souffrances et des peines très graves, consistant surtout dans l'obscurité et les angoisses d'une cruelle détention.

Les Pères de l’Église latine, unanimes à soutenir le sentiment opposé, n'estimèrent cependant pas que sur ce point l’Église grecque errât dans la foi.

Pour cette raison, dans le décret d'union des deux Églises on ne fit pas mention du supplice du feu. Il fut simplement dit que les âmes qui n'avaient pas entièrement satisfait à la justice de Dieu en cette vie, endurent dans l'autre vie des peines proportionnées au nombre et à la grandeur de leurs fautes, et que les souffrances qu'elles endurent sont adoucies ou abrégées par les prières et les bonnes œuvres des vivants, et surtout par le sacrifice de la messe.

Source : livres-mystiques.com

Que Jésus Miséricordieux vous bénisse
ami de la Miséricorde