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images/icones/colombe2.png  ( 965011 )Vigile de la Pentecôte par ami de la Miséricorde (2023-05-26 22:41:27) 



Juan Bautista Maíno, 1615-1620, Pentecôte, Musée du Prado

VIGILE DE LA PENTECÔTE

VIGILE DE LA PENTECÔTE (AVANT 1955)

On ne fait rien cette année de St Bède le vénérable, confesseur et docteur et de la Mémoire de St Jean Ier, pape et martyr

Sermon CCLXVII de Saint Augustin pour la Pentecôte

Nous avons vu avec joie, mes frères, se lever ce jour de la Pentecôte, où la sainte Eglise resplendit aux yeux des fidèles et enflamme leurs cœurs. Car nous célébrons ce jour où notre Seigneur Jésus Christ, après sa résurrection et la gloire de son ascension, a envoyé le Saint-Esprit. Il avait dit, comme l’Evangile nous le rapporte : Si quelqu’un a soif qu’il vienne à moi, et qu’il boive, celui qui croit en moi ! Comme dit l’Ecriture : Des fleuves d’eau vive jailliront de son cœur. L’Evangéliste donne alors cette explication : En disant cela, il parlait de l’Esprit Saint, l’Esprit que devaient recevoir ceux qui croiraient en Jésus. En effet, l’Esprit n’avait pas encore été donné, parce que Jésus n’avait pas encore été glorifié par le Père (Jn 7,37-39).

Il restait donc, après la glorification de Jésus, sa résurrection d’entre les morts et sa montée aux cieux, que l’Esprit Saint fût donné, après avoir été envoyé par celui qui l’avait promis. Et c’est ce qui s’est produit.

En effet, après avoir vécu avec ses disciples pendant les quarante jours qui suivirent sa résurrection, le Seigneur monta au ciel, et, le cinquantième jour, que nous célébrons aujourd’hui, il envoya le Saint-Esprit, ainsi qu’il est écrit : Soudain il vint du ciel un bruit pareil à celui d’un violent coup de vent : il virent apparaître comme une sorte de feu qui se partageait en langues et qui se posa sur chacun d’eux. Ils se mirent à parler en d’autres langues, et chacun s’exprimait selon le don de 1’Esprit (Ac 2,2-4).

Est-ce qu’aujourd’hui, mes frères, on ne reçoit plus le Saint-Esprit ? Le croire serait se montrer indigne de le recevoir. Oui , il se donne encore. Pourquoi donc ne parie-t-on pas toutes les langues comme on les parlait alors en recevant l’Esprit-Saint? Pourquoi? Parce que nous voyons réalisé ce que figurait ce don des langues. Que figurait-il ? Recueillez vos souvenirs; lorsque nous célébrions le quarantième jour après Pâques, nous vous avons rappelé que Jésus-Christ Notre-Seigneur avait recommandé son Eglise à notre piété immédiatement avant de monter au ciel .

Les disciples lui ayant demandé quand arriverait la fin des siècles, il leur répondit: « Ce n’est pas à vous de connaître les temps ni les moments que le Père a réservés en son pouvoir» ; puis leur promettant ce qui s’accomplit aujourd’hui. « Vous recevrez, leur dit-il, la vertu de l’Esprit-Saint survenant en vous; et vous rue servirez de témoins a Jérusalem, dans toute la Judée et la Samarie et jusqu’aux extrémités de la terre ».

Ce souffle purifiait les coeurs de leur paille chamelle ; ce feu consumait le foin de l’ancienne convoitise ; ces langues que parlaient les Apôtres ,comblés de l’Esprit Saint préfiguraient la diffusion de l’Eglise par les langues de toutes les nations. Car, de même qu’après le déluge l’impiété des hommes édifia une haute tour contre le Seigneur, quand le genre humain mérita d’être divisé par des langues diverses si bien que chaque nation parlait sa propre langue sans être comprise par les autres nations ainsi l’humble piété des croyants ramena vers l’Eglise la diversité de ces langues.

Ainsi, ce que la discorde avait disperse, la charité le rassemblerait, et les membres épars d un unique genre humain seraient reliés entre eux et avec le Christ, le chef unique, et seraient fondus par le feu de l’amour dans l’unité de ce corps très saint.

C’est pourquoi ils se sont totalement exclus de ce don du Saint-Esprit, ceux qui haïssent la grâce de la paix, et qui ne restent pas en communion avec l’unité. Car, bien qu’eux-mêmes se réunissent aujourd’hui comme chaque année, bien qu’ils entendent lire ces Ecritures qui attestent la ~promesse et l’envoi du Saint-Esprit, ils les entendent pour leur condamnation, non pour leur récompense. A quoi leur sert-il, en effet, de percevoir par les oreilles ce que rejette leur coeur et de célébrer le jour de celui dont ils détestent la lumière ?

Mais vous, mes frères, membres du corps du Christ, germes d’unité, enfants de paix, passez ce jour dans la joie, célébrez-le en sécurité. Car ce qui était annoncé en ces jours où vint le Saint-Esprit, c’est cela qui s’accomplit en vous.

Car chacun de ceux qui recevait alors l’Esprit Saint parlait, à lui seul, toutes les langues. C’est ainsi qu’aujourd’hui l’unité elle-même parle toutes les langues à travers toutes les nations, cette unité dans laquelle vous possédez l’Esprit Saint, vous qui n’êtes séparés par aucun schisme de l’Eglise du Christ, laquelle parle toutes les langues.

Source : orantes-assomption.org

images/icones/sacrecoeur.gif  ( 965012 )Méditation avec La Fin de Monde Présent et Mystères de la Vie Future de l'Abbé Arminjon par ami de la Miséricorde (2023-05-26 22:44:11) 
[en réponse à 965011]



CINQUIEME CONFÉRENCE : DU PURGATOIRE

Miseremini mei, miseremini mei, saltem vos amici mei, quia manus Domini tetigit me.
Ayez pitié de moi, ayez pitié de moi, vous du moins mes amis, car la main de Dieu m'a touché. (Job, XIX, 21)


«Mes enfants», disait à ses fils le patriarche Jacob à son lit de mort, ensevelissez-moi dans la caverne de Mambré, qui est dans la terre de Chanaan», et les petits-fils d'Isaac pleurèrent leur père durant trente jours.

A la mort du grand prêtre Aaron et de son frère Moïse, le peuple renouvela ce deuil de trente jours. Et la pieuse coutume de prier pour les défunts tout un mois devint bientôt une loi de la nation choisie.

Saint Pierre, prince des Apôtres, au dire de saint Clément, aimait à faire prier pour le soulagement des morts, et saint Denys l'Aréopagite nous décrit en termes magnifiques avec quelle majesté les fidèles célébraient les funérailles.

Dès les premiers siècles, l’Église, en mémoire des trente jours de deuil observés dans la loi mosaïque, encouragea les prières pendant un mois, après la mort des fidèles.

Oh ! vous donc, qui regrettez des êtres que vous jugez à tort absents, vous qui versez des larmes de ne pouvoir plus reposer vos yeux sur ces visages chéris, sachez-le bien, les portes de leur prison sont ouvertes toutes larges à vos prières et à votre charité.

Le Prophète se consolait sur ses amis morts dans la paix de Dieu en leur faisant des visites assidues. C'était avec une confiance sans pareille qu'il répétait ces paroles :

«Penetrabo omnes inferiores partes ferrœ, et inspiciam omnes dormientes, et illuminabo omnes sperantes in Domino» (Eccl., XXIV, 45).

Ah ! nous craignons, peu s'en faut, que nos discours ne refroidissent votre dévotion envers ces âmes ; qu'en entendant parler de leurs nombreuses et solides consolations, votre compassion ne s'amoindrisse, et que vous n'ayez pas pour elles toute la pitié qu'elles méritent.

Rappelons-nous donc que leur bonheur et leur consolation sont mélangés d'afflictions et de tourments.

II

Nous l'avons dit, mes frères, ces âmes confirmées en grâce, sont merveilleusement consolées par la certitude de leur salut. Mais, d'autre part, affranchies de ce corps qui, comme un voile épais, obscurcissait en elles la vue et l'intelligence des objets surnaturels et invisibles, elles sentent cruellement le délai de la possession divine.

Ici-bas, la privation et l'éloignement de Dieu ne cause à la plupart des hommes qu'un médiocre déplaisir ! Séduits par l'appât des biens de ce monde, absorbés par le spectacle des objets sensibles, nous comprenons Dieu d'une manière trop imparfaite pour en apprécier toute la perte.

Mais, à la mort, le bandeau des sens sera déchiré, tous nos attachements humains périront, les vains fantômes qui nous abusaient se seront enfuis sans retour. Il n'y aura plus d'amusements, plus de distractions, plus d'entretiens.

Nos penchants, nos aspirations, toutes nos tendances se porteront alors vers ce divin Époux, notre unique et incompréhensible trésor.

Source : livres-mystiques.com

Que Jésus Miséricordieux vous bénisse
ami de la Miséricorde