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images/icones/marie.gif  ( 964673 )20/05 St Bernardin de Sienne, confesseur par ami de la Miséricorde (2023-05-19 23:09:59) 



Luca Signorelli, aux environs de 1490, La Sainte Vierge de Miséricorde avec Saint Sébastien et Saint Bernardin de Sienne, musée d'Art Sacré à Pienza en Italie.

St Bernardin de Sienne, confesseur

Litanies du Saint Nom de Jésus de Saint Bernardin de Sienne

Prière de Saint Bernardin « Ô Marie, Mère de Miséricorde, nous recourons à Vous » :

« Digne Vierge, vous êtes la Mère de Miséricorde, le Trésor des grâces, la Source de la piété, et le vrai Temple vivant de Dieu. Ô Marie, nous recourons à Vous, pourriez-Vous nous rejeter, Vous qui n'avez jamais manqué au besoin de quiconque Vous a invoquée dans toute la sincérité de son cœur ? Ainsi soit-il. »

Prière à Saint Joseph de Saint Bernardin de Sienne :

« Souvenez-vous de nous, bienheureux Joseph, et intercédez par le suffrage de votre prière auprès de votre fils putatif ; mais rendez-nous aussi favorable la très bienheureuse Vierge, votre épouse, qui est la Mère de Celui qui vit et règne avec le Père et le Saint-Esprit dans les siècles des siècles. Ainsi soit-il. »

Sermon de St Bernardin de Sienne : « Joseph, gardien fidèle »

« C’est une loi générale, dans la communication de grâces particulières à une créature raisonnable : lorsque la bonté divine choisit quelqu'un pour une grâce singulière ou pour un état sublime, elle lui donne tous les charismes nécessaires à sa personne ainsi qu'à sa fonction, et qui augmentent fortement sa beauté spirituelle.

Cela s'est tout à fait vérifié chez saint Joseph, père présumé de notre Seigneur Jésus Christ, et véritable époux de la Reine du monde et Souveraine des anges. Le Père éternel l'a choisi pour être le nourricier et le gardien fidèle de ses principaux trésors, c'est-à-dire de son Fils et de son épouse; fonction qu'il a remplie très fidèlement. C'est pourquoi le Seigneur a dit : « Bon et fidèle serviteur, entre dans la joie de ton maître. »

Si vous comparez Saint Joseph à tout le reste de d'Eglise du Christ, n'est-il pas l'homme particulièrement choisi, par lequel et sous le couvert duquel le Christ est entré dans le monde de façon régulière et honorable ? Si donc toute la sainte Eglise est débitrice envers la Vierge Marie parce que c'est par elle qu'elle a pu recevoir le Christ, après elle, c'est à saint Joseph qu'elle doit une reconnaissance et un respect sans pareil.

Il est en effet la conclusion de l'Ancien Testament : c'est en lui que la dignité des patriarches et des prophètes reçoit le fruit promis. Lui seul a possédé en réalité ce que la bonté divine leur avait promis.

Certes, il ne faut pas en douter : l'intimité, le respect, la très haute dignité que le Christ pendant sa vie humaine portait à Joseph, comme un fils à l'égard de son père, il n'a pas renié tout cela au ciel, il l'a plutôt enrichi et achevé. Aussi le Seigneur ajoute-t-il bien : « Entre dans la joie de ton maître ».

Bien que la joie de l'éternelle béatitude entre dans le coeur, le Seigneur a préféré dire : « Entre dans la joie de ton maître », pour faire comprendre mystérieusement que cette joie ne sera pas seulement en lui, mais qu'elle l'enveloppera et l'absorbera de tous côtés, qu'elle le submergera comme un abîme infini.

Souviens-toi de nous, bienheureux Saint Joseph, intercède par le secours de ta prière auprès de ton Fils présumé; rends-nous propice également la bienheureuse Vierge, ton épouse, car elle est la mère de celui qui, avec le Père et le Saint-Esprit, vit et règne pour les siècles sans fin. Amen. »

Source : site-catholique.fr

D'autres prières de Saint Bernardin de Sienne

Avant 1955 : Samedi dans l’Octave de l’Ascension
images/icones/sacrecoeur.gif  ( 964674 )Méditation avec La Fin de Monde Présent et Mystères de la Vie Future de l'Abbé Arminjon par ami de la Miséricorde (2023-05-19 23:14:55) 
[en réponse à 964673]



CINQUIEME CONFÉRENCE : DU PURGATOIRE

Miseremini mei, miseremini mei, saltem vos amici mei, quia manus Domini tetigit me.

Ayez pitié de moi, ayez pitié de moi, vous du moins mes amis, car la main de Dieu m'a touché. (Job, XIX, 21)


A la lueur de ces terribles flammes, nous apprécierons le degré profond de malice renfermé dans ces fautes que nous considérons comme légères et sans conséquence. D'autre part, les douceurs que la clémence infinie daigne répandre sur ces sombres brasiers, nous aideront à calmer les appréhensions dont nous serons saisis à notre dernière heure ; au moment de notre mort, elles mettront la paix dans nos âmes et nous inspireront le courage, la confiance et une vraie résignation.

Donc en deux mots, le Purgatoire est aimable et consolant, il est un séjour béni et digne de toute notre sollicitude et de toute notre prédilection en tant que les supplices qu'on y endure s'y exercent sur des âmes saintes et chéries de Dieu.

Le Purgatoire est un théâtre d'affliction et d'angoisses en tant que la justice de Dieu s'y dédommage de la part de sacrifice et d'amour que nous Lui avons refusée ici-bas. Anges sacrés, gardiens de ces gouffres embrasés, aidez-moi à évoquer du sein de ces flammes qui les tourmentent, ces âmes si saintes et si résignées. Faites-nous reconnaître parmi elles nos pères, nos mères, nos sœurs, nos frères.

Laissez pénétrer jusqu'à nos oreilles leurs cris si tendres et si déchirants, qu'ils seraient capables de fendre les montagnes et d'adoucir la cruauté elle-même.

Ah ! si nos cœurs ne sont pas pétrifiés, si une goutte de sang chrétien bouillonne encore dans nos veines, nous comprendrons qu'il n'y a pas de détresse plus grande à secourir, qu'il n'y a pas d'exercices plus méritoires et plus pressants à pratiquer ! ! !

I

L'existence du Purgatoire est formellement attestée par la sainte Écriture et par la tradition constante de l’Église juive et chrétienne. - Il est dit aux livres des Macchabées que c'est une pensée sainte et salutaire de prier pour les morts, afin de les délivrer des fautes et des imperfections dont elles se souillèrent durant la vie : ut a peccatis solvantur (Macch., XII, 46).

Saint Paul, parlant des prédicateurs légers et présomptueux qui, dans l'exercice de leur ministère, se laissent séduire par l'amour des louanges, s'abandonnent à des pensées de vanité et à des sentiments de complaisance, dit qu'ils seront sauvés, mais après avoir été préalablement éprouvés par les flammes : sic quasi per ignem (Cor., III, 15).

Saint Grégoire enseigne que les âmes coupables de prévarications qu'elles n'auraient pas suffisamment expiées pendant leur vie, seront baptisées dans le feu : ab igne baptizabuntur. C'est leur second baptême.

Le premier est nécessaire pour nous introduire dans l’Église de la terre, le second pour nous introduire dans l’Église du Ciel. Au dire de saint Cyrille, de saint Thomas, le feu du Purgatoire est de même nature que celui de l'Enfer. Il a la même ardeur, et n'en diffère que parce qu'il est temporaire.

Enfin, la liturgie sacrée nous apprend que le Purgatoire est un abîme affreux, un séjour où les âmes sont dans l'angoisse et dans une cruelle attente, un brasier où elles brûlent sans interruption, soumises à l'action d'un feu subtil, allumé au souffle de la justice divine et dont l'énergie est la mesure de ses très justes et très redoutables vengeances : Dies irœ, dies illa... Lacrymosa dies illa, qua resurget ex favilla judicandus homo reus.

Source : livres-mystiques.com

Que Jésus Miséricordieux vous bénisse
ami de la Miséricorde