
Speaking generally, it may be said that even at the present day, after many omissions, mutilations, and transpositions, the ritual employed in the consecration of an English King is identical in structure with that which existed in this country in Catholic times.
Mais un peuple subsiste encore au milieu de nous, qui, par une singulière inadvertance, est l’objet de toute l’admiration des libéraux, unanimes à conspuer nos ancêtres dans leurs œuvres, et qui cependant a conservé en grande partie l’organisme politique que l’Eglise avait inspiré. Ce peuple est le peuple anglais, et l’Angleterre, comme un soldat moderne, qui se revêtirait d’une armure des vieux chevaliers, vit à l’abri des institutions nées de l’esprit catholique. Elle a la liberté aristocratique fondée sur la perpétuité de la famille et de la propriété ; elle a la force d’association vivifiant les corpo rations que la propriété n’appuie pas ; elle a une royauté respectée comme le symbole d’un droit divin, mais se mouvant dans une sphère restreinte, et n’ayant rien des attributs césariens et centralisateurs qu’elle affecte dans d’autres pays plus profondément révolutionnés ; c’est enfin le principe d’unité de foi ou de religion d’Etat, encore sacré aux yeux de la vieille Angleterre, et qui a suffi pour donner aux inconséquences insoutenables de l’anglicanisme la cohésion qui lui manquera de plus en plus, à mesure que le principe s’affaiblira dans la politique et dans les consciences. Sans doute, le protestantisme a vicié en bien des points l’ordonnance catholique ; sans doute, bien des germes révolutionnaires déjà visibles et grossissants ont été déposés par lui dans le sol de l’île des Saints et lèveront pour sa ruine ; mais il n’en est pas moins vrai que le seul produit de la civilisation catholique survivant de nos jours, c’est l’établissement anglais.