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images/icones/marie.gif  ( 963411 )21/04 St Anselme, évêque, confesseur et docteur par ami de la Miséricorde (2023-04-20 22:15:21) 



St Anselme, Év., Conf. et Doct.

Prière de Saint Anselme de Canterbury : « Ne me juge pas, ô Dieu de Miséricorde »

« Ô Dieu qui scrutes les reins et les cœurs, tu pénètres les secrets de ma pensée. Devant toi est à découvert ce que tu as semé dans mon âme et qui peut t'être offert; tu connais aussi ce que moi-même ou l'homme ennemi avons répandu. Ce que tu as semé, nourris-le, fais-le croître jusqu'à son achèvement. De même que je n'ai rien pu commencer de bon sans toi, de même je ne puis l'achever loin de toi. Ne me juge pas, ô Dieu de Miséricorde, d'après ce qui te déplaît en moi, mais ôte de moi ce que tu n'y as pas mis. Je ne puis me corriger moi-même sans toi. Ainsi soit-il. »

Prière de Consécration Mariale de Saint Anselme « Ô Marie, recevez-moi, soutenez-moi, défendez-moi et conservez-moi ! »

« Ô Marie, Vous dirai-je, tout transporté de joie, d'espérance et d'amour, quelles seraient notre pauvreté et notre misère, si le Père des Miséricordes ne Vous eût pas tirée de ses Trésors pour Vous donner à nous ! Ô mon Bonheur ! Ô ma Vie ! J'ai mis ma confiance en votre saint Nom. Je sais que mon cœur veut Vous aimer, que ma bouche veut Vous louer, que mon esprit veut Vous contempler, que ma langue désire Vous prier; et que mon âme brûle d'être tout à Vous. Recevez-moi, soutenez-moi, défendez-moi, conservez-moi, je ne saurais périr entre vos Mains. Amen. »

Autres prières de Saint Anselme

Le Proslogion de Saint Anselme (pge 428).

Le monologion de Saint Anselme.

images/icones/coeur.gif  ( 963412 )Méditation avec La Fin de Monde Présent et Mystères de la Vie Future de l'Abbé Arminjon par ami de la Miséricorde (2023-04-20 22:17:49) 
[en réponse à 963411]



DEUXIEME CONFÉRENCE

DE LA PERSÉCUTION DE L’ANTÉCHRIST ET DE LA CONVERSION DES JUIFS


Et tunc revelabitur ille iniquus, quem Dominus Jesus interficiet spiritu oris sui, et destruet illustratione adventus sui.

Ttoute cette poussière, tous ces résidus divers, dont le nombre est incalculable, et qui ont servi d'éléments à sa vie organique, lui seront-ils restitués au moment où il renaîtra de ses cendres ? S'ils ne lui sont pas rendus, s'il en demeure dépouillé, comment affirmer qu'il renaîtra avec le propre corps auquel il était uni en cette vie ?

Si au contraire il ressuscite avec l'universalité des éléments qui ont servi à sa constitution, dans ce cas, le corps des élus ressuscités, que l'on dit devoir être rempli d'harmonie et de perfection, ne sera en réalité qu'une agglomération d'éléments informes et défectueux.

Il y a longtemps que la vraie science a fait justice de l'inconséquence et de l'inanité d'une telle théorie. De nos jours, un profond publiciste, un théologien éminent, versé dans la connaissance des sciences naturelles en même temps qu'initié à tous les trésors des sciences sacrées, a confondu, par une argumentation irréfutable, ces doctrines non moins abjectes que présomptueuses et insensées.

«Dans le corps de l'homme» dit-il, «il y a quelque chose d'essentiel et quelque chose d'adventif et d'accessoire. Ce qu'il y a d'essentiel, c'est ce qu'il n'a de commun avec personne, ce qu'il possède seul, ce qu'il possédera à jamais ; c'est ce qui existait de lui au moment où il a été informé, animé, vivifié par son âme.

Ces éléments essentiels, il les conservera toujours, ils seront toujours siens. Le reste, ce qui est amené par la nutrition, par la digestion, par l'assimilation, n'est pas lui. Il peut le perdre et il le perd sans cesser d'être lui.

C'est avec ces éléments essentiels et personnels que Dieu ressuscitera les corps spirituels et glorieux, comme l'immortelle corruption des réprouvés. L'âme étant la même, le germe propre ou l'élément constitutif restant le même, le reste importe peu, et l'identité subsistera éternellement.

«Il est d'ailleurs rigoureusement démontré : 1e que, dans un corps gros comme la terre, il y a assez de vides et de pores pour qu'on puisse le concevoir réduit au volume d'un grain de sable ; 2e réciproquement, que dans un grain de sable, il y a assez de parties, d'atomes, de molécules séparables, pour qu'on puisse en former un globe gros comme la terre.

En présence de ces deux mystères de la nature, mystères tout à fait écrasants, oserions-nous discuter la possibilité ou l'impossibilité de la reconstitution du corps humain, avec ses éléments essentiels et primitifs ?» (Moigno, Splendeurs de la foi).

Concluons cet exposé du dogme de la Résurrection en en retraçant la magnificence et la sublimité. La Résurrection sera un spectacle imposant et grandiose, qui surpassera tous ceux dont la terre a jamais été le théâtre, et qui éclipsera même la solennité de la création première.

La plus belle peinture qui nous en a été retracée, est celle du prophète Ezéchiel, chap. XXXVII, vers. 1 à 13

«Un jour», dit-il, «la main du Seigneur s'étendit sur moi, je fus ravi en esprit et transporté au milieu d'une plaine que remplissaient, comme autant de pyramides lugubres, des monceaux d'ossements humains. Ces monceaux étaient en nombre infini, ternes, desséchés, et prêts à se résoudre en poussière :

Siccaque vehementer. - «Fils de l'homme, penses-tu que ces os puissent revivre ?» - Je répondis, Seigneur Dieu, vous le savez. - «Prophétise sur ces ossements arides ; dis-leur : Os arides entendez la voix du Seigneur : Ossa arida, audite verbum Domini. - Je mettrai sur vous des nerfs, je ferai croître sur vous des chairs, j'enverrai en vous l'esprit et vous vivrez». - Et voilà que je prophétisais, suivant le commandement qui m'avait été donné.

Source : livres-mystiques.com

Que Jésus Miséricordieux vous bénisse
ami de la Miséricorde