Le Forum Catholique

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images/icones/neutre.gif  ( 963043 )La grâce quezaco par fils du vent (2023-04-09 11:17:50) 

Qui peut m'expliquer ce qu'est la grâce, la vie de la grâce car vraiment je ne pige pas. Est ce un fluide spécial ? Être en état de grâce est ce que ça veut dire être le copain de Dieu ? Ste Jeanne d'Arc disait en gros si j'y suis que j'y reste si j'y suis pas que Dieu m'y mette. Bref on joue à cache cache avec la grâce ? Si quelqu'un a un bon bouquin sur le sujet bien expliqué et simplement je suis preneur. D'ici là bonne fête de Pâques et bonne grasse matinée.
images/icones/find.gif  ( 963049 )La grâce par Jean-Paul PARFU (2023-04-09 19:40:10) 
[en réponse à 963043]

"Dans le christianisme, la grâce est une aide surnaturelle accordée par Dieu aux hommes pour leur salut, qui permet d'échapper à la damnation.

Plus précisément, « la grâce est la faveur, le secours gratuit que Dieu nous donne pour répondre à son appel, devenir enfants de Dieu, fils adoptifs, participants de la divine nature, de la vie éternelle. Elle introduit dans l'intimité de la vie trinitaire. » Elle peut aussi correspondre au pardon, à l'affection, à l'amour et à la bienveillance divine." (Wikipédia)

Si nous sommes en état de grâce, Dieu fait en nous Sa demeure et notre corps est le "temple du Saint Esprit".

Habituellement, la grâce n'est pas sensible. Mais elle peut être sensible. Une grâce peut être la réponse favorable à une prière.
images/icones/neutre.gif  ( 963050 )Y'a pas mieux que Wikipedia ??? par Meneau (2023-04-09 20:32:39) 
[en réponse à 963049]

Franchement ...

On pourrait par exemple commencer par le catéchisme non ?


Qu’est-ce que la grâce ?

La grâce de Dieu est un don intérieur surnaturel, qui nous est donné sans aucun mérite de notre part, mais par les mérites de Jésus-Christ, en vue de la vie éternelle.

Comment divise-t-on la grâce ?

On divise la grâce en grâce sanctifiante qu’on appelle aussi habituelle, et en grâce actuelle.

Qu’est-ce que la grâce sanctifiante ?

La grâce sanctifiante est un don surnaturel inhérent à notre âme, qui nous rend justes, enfants adoptifs de Dieu et héritiers du paradis.

Combien y a-t-il de sortes de grâce sanctifiante ?

Il y a deux sortes de grâce sanctifiante : la grâce première et la grâce seconde.

Qu’est-ce que la grâce première ?

La grâce première est celle par laquelle l’homme passe de l’état de péché mortel à l’état de justice.

Et qu’est-ce que la grâce seconde ?

La grâce seconde est un accroissement de la grâce première.

Qu’est-ce que la grâce actuelle ?

La grâce actuelle est un don surnaturel qui illumine notre esprit, meut et fortifie notre volonté, pour que nous fassions le bien et évitions le mal.

Pouvons-nous résister à la grâce de Dieu ?

Oui, nous pouvons résister à la grâce de Dieu, car elle ne détruit pas notre libre arbitre.

Par nos seules forces pouvons-nous faire quelque chose pour la vie éternelle ?

Sans le secours de la grâce de Dieu, par nos seules forces, nous ne pouvons rien faire pour la vie éternelle.

Comment Dieu nous communique-t-il la grâce ?

Dieu nous communique la grâce principalement par le moyen des sacrements.



Cordialement
Meneau
images/icones/neutre.gif  ( 963051 )Si Ste Jeanne d'Arc répond ainsi par Meneau (2023-04-09 20:38:31) 
[en réponse à 963043]

c'est parce-que la question est une question piège : "êtes-vous en état de grâce ?"

Si elle répond non, elle est accusée d'être en état de péché mortel. Si elle répond oui, de présomption.

Cordialement
Meneau

images/icones/neutre.gif  ( 963067 )Mais comment savoir si on est en état de grâce? par le torrentiel (2023-04-09 23:34:29) 
[en réponse à 963051]

La question était une question piège dans le contexte du procès de Jeanne d'Arc. Mais il y a un côté subjectif dans l'appréciation de son propre état de grâce qui me paraît tout aussi redoutable, dans la mesure où la grâce n'est pas habituellement sensible et où, selon la pente de son esprit, on a tendance à s'autoflageller ou à se justifier plus que de raison. Je parle en dehors des critères de réception des sacrements qui entretiennent en nous la vie de la grâce.

On doit se poser la question de notre état de grâce ou de péché quand on se demande si on peut s'approcher de la table eucharistique. Car saint Paul aggrave la question en disant que si on communie indignement, on mange sa condamnation. Or le Christ paraît difficilement pouvoir se livrer entre nos mains pour nous condamner et non pour nous sauver selon la promesse contenue dans son Nom qui est salut. Ce qui soulève une autre question.
images/icones/neutre.gif  ( 963072 )Certitude morale par Meneau (2023-04-10 00:03:33) 
[en réponse à 963067]

La certitude morale suffit, puisqu'effectivement on ne peut avoir de certitude absolue ni de certitude de foi en la matière.

Donc autrement dit : ne pas avoir conscience d'avoir commis un péché mortel.

Cordialement
Meneau
images/icones/neutre.gif  ( 963086 )La certitude morale est à double tranchant par le torrentiel (2023-04-10 11:27:00) 
[en réponse à 963072]

Cher Meneau,

Vous avez incontestablement raison, mais souffrez que je vous chicane, hanté par l'inquiétude ignacienne, salaisienne ou luthérienne de savoir si je suis en état de grâce, inquiétude que l'étude postée par Chicoutimi et que je n'ai pas encore lue intégralement nous dit être scrupuleuse.

J'entends bien que la certitude morale ne va pas sans le préalable de ne pas avoir conscience d'avoir commis un péché mortel.

Donc cette certitude morale peut être comprise comme certitude de ne pas avoir commis d'action moralement si répréhensible qu'on n'ait plus la conscience tranquille. Et certes, le sanctuaire de la conscience est généralement un miroir assez fidèle.

Il en va de cette certitude morale comme du critère de la paix qui suit une pensée pour savoir si "elle est de la maison" (selon la formule de sainte Thérèse d'Avila dans le Château intérieur", mais le critère est également retenu par saint Ignace dans "les Exercices").

Reste que la certitude morale ne vaut pas certitude absolue et qu'elle peut aller à l'encontre de la comparaison de la paille et de la poutre. Je me juge moins pécheur que mon frère avec la poutre que j'ai dans mon oeil et je suis prompt à accuser mon prochain pour la paille qui est dans le sien.

Avoir une poutre qui nous entrave l'oeil est plus embêtant que d'avoir un simple caillou dans la chaussure (ou simple scrupule).
images/icones/neutre.gif  ( 963103 )Tant que la "poutre" par Meneau (2023-04-10 12:55:31) 
[en réponse à 963086]

n'est pas la conséquence d'une ignorance coupable, je ne vois pas vraiment où est le problème.

Cordialement
Meneau
images/icones/livre.gif  ( 963074 )La certitude morale d'être en état de grâce... par Chicoutimi (2023-04-10 00:40:36) 
[en réponse à 963067]

est reconnue par l'unanimité des théologiens. Sans cette certitude morale (à distinguer de la certitude de foi) il ne serait pas possible de recevoir la Sainte Communion ni d'avoir l'âme en paix. Voici un texte intéressant sur le sujet de la Revue du Clergé français (1906):


LE SIGNE INFAILLIBLE DE L'ÉTAT DE GRACE


"La sanctification personnelle doit être pour chacun de nous l'objectif principal de la vie présente et par conséquent toutes les voies qui conduisent à la sainteté, toutes les conditions susceptibles de favoriser son développement, doivent être examinées avec le plus profond intérêt.

Il en est ainsi en particulier de la paix de l'âme, l'une des conditions essentielles de notre avancement spirituel. La paix de l'âme nous est aussi nécessaire pour acquérir la vigueur spirituelle, sans laquelle nous succomberions aux heures d'épreuve, que la paix des royaumes peut l'être aux peuples pour se préparer aux actes héroïques de la guerre. La paix de l'âme est l'atmosphère morale où nos énergies supérieures atteignent à leur pleine et parfaite maturité.

C'est dans la paix de l'âme, au temps de sa prospérité, que le saint homme Job parvint à cette patience héroïque manifestée ensuite pour l'édification des siècles. C'est dans la paix de l'âme, en vaquant au soin de son troupeau sur les collines de la Judée, que le pâtre David s'éleva à cette piété, à cette charité admirables qui éclatent à chaque page de ses chants inspirés. Enfin, c'est aussi dans la paix de l'âme et dans le calme profond de Nazareth que le Sauveur lui-même voulut se préparer durant les trente premières années de sa vie au drame sanglant du Golgotha.

L'inquiétude au contraire est l'une des plus graves maladies de l'âme. Elle brise notre élan vers le bien, paralyse nos forces, refroidit notre amour. L'inquiétude engendre les scrupules, l'un des fléaux de la conscience chrétienne; et l'une des formes de l'inquiétude, dans le monde croyant, c'est l'inquiétude au sujet de l'état de grâce. Plus la foi est profonde, l'intelligence puissante, plus le coeur est ardent, et plus cette question de l'état de grâce se présente à l'esprit comme un problème capital. Aussi les plus belles âmes n'ont pas toujours été à l'abri des morsures du scrupule à cet égard. Ignace de Loyola et François de Sales, par exemple, en dépit de leur génie et de leur sainteté, ont subi à ce sujet des angoisses voisines du désespoir et une inquiétude du même genre fut la cause principale de l'apostasie de Luther.

« Luther, dit Kraus, voulait une certitude absolue de son salut à venir et de son état de grâce. Cette certitude qu'il ne pardonnait pas à l'Église de n'avoir pas pu lui donner, il crut la trouver dans la doctrine de saint Paul sur la justification par la foi, et, érigeant en théorie ce qui s'était passé dans son âme troublée, il annonça au monde « le nouvel évangile » qui sera désormais le grand article de foi, le caractère même de la véritable Église. » (KRAUS, Histoire de l'Église universelle, 3 vol. in-8°, t. III, p. 35.)

Nous examinerons plus loin, s'il est bien vrai que la doctrine catholique soit impuissante à nous fournir les éléments d'une sécurité profonde soit par rapport à notre salut, soit même par rapport à notre état de grâce actuel et nous montrerons que les angoisses d'Ignace de Loyola, de François de Sales et de Luther, s'il est permis d'associer de tels noms, étaient des sentiments inharmoniques avec l'enseignement catholique. Nous indiquerons l'infaillible moyen que Dieu nous a mis en mains pour assurer notre salut, nous exposerons comment l'inquiétude au sujet de l'état de grâce n'a pas sa raison d'être et nous démontrerons enfin la possibilité pour les justes d'atteindre à la certitude absolue de leur justification.

Sur ce dernier point, nous avons à lutter, il est vrai, contre un préjugé assez répandu de nos jours; mais, il n'y a là en effet qu’un préjugé sans fondement suffisant, analogue à plusieurs autres dont l'histoire de l'Église a gardé le souvenir et qui se dissipèrent peu à peu au souffle de la tradition mieux comprise. C'est ainsi, par exemple, que durant de longs siècles on croyait çà et là dans le monde chrétien au retour prochain du Christ sur la terre en raison du passage suivant de l'Apocalypse (xx, 2-6) : « (...) ».

(...)

Et pour procéder avec ordre dans une étude aussi intéressante, disons en premier lieu que cette question de la possibilité de la certitude absolue de l'état de grâce n'est encore nullement résolue. Voici, d'une manière précise, où en est le problème : d'une part, tous les théologiens admettent que les justes peuvent avoir de leur état de grâce une certitude morale au sens large, et d'autre part, tous professent également qu'en dehors d'une révélation privée la certitude de foi de notre état de grâce est impossible. Avant d'aller plus loin, il est donc nécessaire d'exposer ce qu'il faut entendre par ces mots : certitude morale au sens large et certitude de foi de l'état de grâce.

Puis nous montrerons qu'il existe un troisième genre de certitude, la certitude d'évidence, certitude vraiment incompatible avec l'erreur et cependant essentiellement différente de la certitude de foi, et cela fait, il ne nous restera plus qu'à établir la possibilité pour les justes d'atteindre à une telle certitude relativement à leur état de grâce.

La certitude morale de l'état de grâce, admise comme possible par tous les théologiens, n'est donc qu'une certitude au sens large, une certitude compatible avec l'erreur. C'est une certitude de l'ordre pratique plutôt que théorique et permettant néanmoins d'écarter avec raison toute crainte et toute anxiété au sujet de l'état de grâce. C'est d'ailleurs en vertu d'une certitude morale analogue que nous écartons pratiquement aussi, dans les affaires les plus graves de la vie présente, toute crainte et toute anxiété, sans avoir cependant une certitude absolue de n'être pas dans l'erreur. Supposez, par exemple, que vous soyez obligé de confier votre vie ou votre honneur aux mains d'un chirurgien ou d'un avocat. Dès que vous aurez pris les renseignements voulus, dès qu'il ne vous restera plus aucun doute prudent sur l'honnêteté et l'habileté des hommes auxquels vous allez confier vos plus chers intérêts, vous posséderez alors précisément la certitude morale pratique d'avoir fait un bon choix et dès lors vous aurez raison d'écarter toute crainte et toute anxiété sur la manière dont votre vie ou votre honneur seront sauvegardés, sans avoir cependant à cet égard une certitude absolue; car, après tout, votre avocat et votre chirurgien pourraient trahir votre cause ou rencontrer sur leur chemin des difficultés au-dessus de leur savoir, de leur habileté professionnelle.

Donc, au dire unanime des théologiens, nous pouvons avoir de notre état de grâce une certitude morale de ce genre, nous possédons cette certitude quand nous constatons en nous-mêmes le goût des choses divines, l'abstention probable et prolongée du péché mortel, la pratique de la mortification et de la pénitence, la fréquentation des sacrements, etc. Ce sont là en effet des signes précieux de l'état de grâce, pleinement suffisants pour engendrer une véritable certitude morale pratique, une certitude morale au sens large, et nous allons prouver qu'une telle certitude morale suffit pour nous permettre d'écarter avec raison toute crainte et toute anxiété au sujet de notre état de grâce. Elle n'y suffirait peut-être pas par elle-même; mais, elle y suffit pleinement quand elle est jointe à un second moyen dont Dieu nous a munis pour assurer définitivement la paix de nos âmes.

Ce second moyen, c'est la prière; car c'est une doctrine absolument certaine qu'en demandant chaque jour au Seigneur de nous recevoir au Paradis après notre mort, nous sommes sûrs d'obtenir de Dieu ce que nous demandons, à la condition que notre prière soit accompagnée chez les pécheurs du désir de se convertir et chez les justes de celui de persévérer. Saint Alphonse de Liguori ne craint pas de l'affirmer : « Celui qui prie se sauve certainement et celui qui ne prie pas se damne certainement. » (Du grand moyen de la prière, 1re partie, chap. I, conclusion.) Du reste, cette doctrine s'appuie sur la promesse formelle du Christ (JEAN, XVI, 23): « En vérité, en vérité, je vous le dis, si vous demandez quelque chose à mon Père en mon nom, il vous l'accordera.)

Notre salut est donc mis hors de tout danger par la prière ; mais alors, il est aisé de comprendre comment la certitude morale de notre état de grâce peut et doit nous suffire, quand elle est jointe à la prière, pour écarter avec raison toute inquiétude et toute anxiété à une heure quelconque de notre vie, au sujet de notre justification actuelle ou future. Pourquoi en effet nous inquièterions-nous de notre état de grâce actuel quand nous avons, d'une part, la certitude morale d'être présentement agréable à Dieu et un moyen infaillible et facile, d'autre part, d'obtenir de lui la justification finale ?

Toutefois, il n'en reste pas moins vrai que cette certitude morale au sens large, tout en demeurant suffisante pour écarter le doute prudent et pratique au sujet de notre justification actuelle, laisse subsister le doute théorique et que par ce doute théorique toujours possible le doute pratique et imprudent, si déraisonnable soit-il, peut se glisser comme ne le prouvent que trop les angoisses de tous les scrupuleux.

(...)


2° Il est possible aux justes d'avoir de leur état de grâce une certitude d'évidence.


Dieu et l'Église ne nous ont jamais dit formellement qu'il existait un signe infaillible de l'état de grâce; mais, nous établirons par voie de démonstration rationnelle, par déduction rationnelle des vérités révélées qu'un tel signe existe et quel est ce signe.

(...)
 
Voici, à cet égard, ce que dit Becan, l'un des théologiens les plus sûrs de la Compagnie de Jésus (Opera, 2 vol. in-f. 1630, Mayence, t. I, p. 851) : « L'acte de contrition, dès qu'il est émis, est une disposition suffisante à la grâce sanctifiante et Dieu infuse la grâce à l'instant même où le pécheur émet cet acte. Vous direz: On peut donc être certain de sa justification ? Nous répondons : On peut en avoir une certitude morale, non une certitude de foi. On n'a pas une révélation immédiate de sa justification.

(...)"

Source
images/icones/neutre.gif  ( 963088 )Convaincant, par le torrentiel (2023-04-10 11:38:51) 
[en réponse à 963074]

et en particulier ce passage:

"Ce second moyen, c'est la prière; car c'est une doctrine absolument certaine qu'en demandant chaque jour au Seigneur de nous recevoir au Paradis après notre mort, nous sommes sûrs d'obtenir de Dieu ce que nous demandons, à la condition que notre prière soit accompagnée chez les pécheurs du désir de se convertir et chez les justes de celui de persévérer. Saint Alphonse de Liguori ne craint pas de l'affirmer : « Celui qui prie se sauve certainement et celui qui ne prie pas se damne certainement. » (Du grand moyen de la prière)
images/icones/fleche2.gif  ( 963076 )l'Espérance une réponse possible ? par jejomau (2023-04-10 09:24:25) 
[en réponse à 963067]

Votre interrogation est intéressante. Il me semble que ce petit texte de Saint Pierre peut y répondre. Je souligne en gras ce qui peut résumer l'esprit de la chose : le chrétien à mon avis, ne doit jamais oublier qu''il peut être rappelé à Dieu à tout instant. Il doit donc vivre de la prière et donc être en paix avec son Créateur. Pierre souligne pour cela que Dieu nous jugera sur la miséricorde que nous aurons eu envers les autres.
Cela ne peut-il être une sorte de guide permanent quotidien qui nous place dans la vertu d'Espérance ici-bas afin de répondre aux questions légitimes que vous posez ?

La fin de toutes choses est proche. Soyez donc raisonnables et sobres en vue de la prière. Avant tout, ayez entre vous une charité intense, car la charité couvre une multitude de péchés. Pratiquez l’hospitalité les uns envers les autres sans récriminer. Ce que chacun de vous a reçu comme don de la grâce, mettez-le au service des autres, en bons gérants de la grâce de Dieu qui est si diverse : si quelqu’un parle, qu’il le fasse comme pour des paroles de Dieu ; celui qui assure le service, qu’il s’en acquitte comme avec la force procurée par Dieu. Ainsi, en tout, Dieu sera glorifié par Jésus Christ, à qui appartiennent la gloire et la souveraineté pour les siècles des siècles. Amen.

1.Pierre 4,7-11

images/icones/neutre.gif  ( 963084 )C'est une belle réponse par le torrentiel (2023-04-10 11:10:40) 
[en réponse à 963076]

car l'espérance est une belle vertu, sans parler de la charité qui couvre une multitude de fautes et de saint Pierre qui a le génie de la simplicité.
images/icones/fleche2.gif  ( 963054 )[réponse] par jejomau (2023-04-09 21:04:33) 
[en réponse à 963043]

Vit dans la Grâce tout fils de Dieu qui vit des sacrements et se tient dans la rectitude

Au commencement était le Verbe, et le Verbe était auprès de Dieu, et le Verbe était Dieu.
Il était au commencement en Dieu.
Tout par lui a été fait, et sans lui n’a été fait rien de ce qui existe.
En lui était la vie, et la vie était la lumière des hommes,
Et la lumière luit dans les ténèbres, et les ténèbres ne l’ont point reçue.
Il y eut un homme, envoyé de Dieu ; son nom était Jean.
Celui-ci vint en témoin, pour rendre témoignage à la lumière, afin que tous crussent par lui :
non que celui-ci fût la lumière, mais il avait à rendre témoignage à la lumière.
La lumière, la vraie, celle qui éclaire tout homme, venait dans le monde.
Il (le Verbe) était dans le monde, et le monde par lui a été fait, et le monde ne l’a pas connu.
Il vint chez lui, et les siens ne l’ont pas reçu.
Mais quant à tous ceux qui l’ont reçu, Il leur a donné le pouvoir de devenir enfants de Dieu, à ceux qui croient en son nom,
Qui non du sang, ni de la volonté de la chair, ni de la volonté de l’homme, mais de Dieu sont nés.
Et le Verbe s’est fait chair, et il a habité parmi nous, (et nous avons vu sa gloire, gloire comme celle qu’un fils unique tient de son Père) tout plein de grâce et de vérité.

Jean lui rend témoignage, et s’écrie en ces termes : « Voici celui dont je disais : Celui qui vient après moi, est passé devant moi, parce qu’il était avant moi.» et c’est de sa plénitude, que nous avons tous reçu, et grâce sur grâce; parce que la loi a été donnée par Moïse, la grâce et la vérité sont venues par Jésus-Christ.
Dieu, personne ne le vit jamais : le Fils unique, qui est dans le sein du Père, c’est lui qui l’a fait connaître.


Un livre : "Entretiens sur la Grâce" du cardinal Journet
images/icones/pelerouin1.gif  ( 963058 )Deux précisions par Jean-Paul PARFU (2023-04-09 21:26:01) 
[en réponse à 963043]

On peut ajouter que Dieu, par Jésus-Christ et l'Eglise, attire tous les hommes par la grâce prévenante, grâce par laquelle Dieu est prévenant à notre égard. Par cette grâce Dieu tente d'attirer à Lui les hommes pour qu'ils se fassent baptiser ou que déjà baptisés, mais ayant commis un péché mortel, ils recouvrent la grâce de la justification, la grâce sanctifiante et donc, de manière habituelle, l'amitié avec Lui.

Ste Jeanne d'Arc, comme vous l'a dit Meneau, ne joue pas à cache-cache, mais tente d'éviter un piège. Personne en effet, sauf révélation particulière, ne peut savoir avec absolue certitude s'il est ou non en état de grâce. Si Ste Jeanne d'Arc avait répondu qu'elle était en état de grâce, ses juges auraient dit qu'elle était présomptueuse, orgueilleuse, etc ; si au contraire elle avait répondu qu'elle ne l'était pas, alors les juges en auraient conclu qu'elle était bien une pécheresse, une sorcière, etc ...
images/icones/neutre.gif  ( 963117 )Merci pour vos réponses par fils du vent (2023-04-10 16:40:28) 
[en réponse à 963043]


Merci pour vos éclairages et bonne fête de Pâques.
images/icones/livre.gif  ( 963161 )Le Père Auguste-Alexis Goupil : la grâce par Anne Charlotte Lundi (2023-04-11 08:20:28) 
[en réponse à 963043]

La Grâce : Grâce actuelle - Grâce habituelle - Le Mérite
Un exposé solide et clair de ces questions doctrinales fort belles mais trop souvent ignorées.

Présentation de l'éditeur :
Le but qu’on s’est proposé en composant ce petit Traité de la Grâce a été d’offrir aux chrétiens cultivés désireux de mieux connaître leur religion un exposé solide et clair de ces questions doctrinales fort belles mais un peu difficiles. Aussi demeurent-elles trop ignorées. De cette ignorance une autre excuse peut être invoquée ; c’est que les moyens de la dissiper font défaut.

Sans doute, il existe en latin de nombreux et savants traités dogmatiques ; ils sont rares en français. De plus, ces doctes livres latins, destinés à l’enseignement des Séminaires et des Universités, sup­posent des lecteurs familiarisés avec la philosophie et la langue scolastique.

Ce premier obstacle suffit à décourager le lecteur non préparé. N’y avait-il donc pas lieu de présenter au public, entre les Manuels élémentaires de religion et les Traités réservés aux spécia­listes, un exposé approfondi et raisonné de la doctrine catholique et cependant abordable à tous !

L’auteur l’a essayé dans ce livre. Il y donne tout l’enseignement théologique sur la grâce, avec la suite des propositions, avec le développement des preuves : Écriture, Tradition, raison théo­logique. Ici et là il a dit un mot des systèmes les plus célèbres ou des explications philosophiques les plus plausibles.

S’il a gardé et traduit de son mieux certains termes d’école nécessaires et consacrés par l’usage, il s’est pourtant efforcé de bannir tout vocabulaire technique et d’employer le langage de tout le monde. Avant tout il a cherché la précision et la clarté.

Présenté d’abord sous forme de cours public pendant toute une année à un auditoire d’hommes, et aussi à un auditoire de femmes instruites, ce livre offre du moins cette garantie qu’il a subi l’épreuve de l’enseignement. L’expérience a montré quel intérêt soutenu prennent aux doctrines révélées les intelligences chrétiennes.

Pas n’est besoin de signaler l’importance du sujet. La grâce est par excellence le don du Rédempteur. Jésus-Christ n’est venu sur terre que pour conquérir et nous rendre cette divine grâce dont la perte avait causé la ruine de l’humanité, et dont la possession assure le ciel.

Ami lecteur," tolle, lege", prends et lis ; mais lis sans hâte et même reviens sur ce que tu as lu pour le mieux comprendre, goûter, assimiler. Il n’y a ici que la doctrine des Écritures, l’enseignement de l’Église, la foi. Puisse-t-elle, toujours mieux possédée, t’aider aussi à mieux vivre !

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