Le Forum Catholique

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images/icones/neutre.gif  ( 963053 )[Le Figaro] « Le pape François n’est plus un signe de communion » par Gaspard (2023-04-09 21:01:09) 


(...) Il y a peu encore, les prêtres ne critiquaient jamais le pape. Il apparaît dans ce tour d’horizon que plusieurs d’entre eux - requérant l’anonymat - ne tiennent plus cette réserve. À l’évocation d’un possible «malaise», les prêtres parlaient uniquement de «regards noirs»,de «changements de trottoir» et d’«invectives désobligeantes» dans la rue. C’était il y a deux ans, au paroxysme de la crise de la pédophilie. Aujourd’hui, certains d’entre eux, qui ne sont pas des extrémistes, mettent en lumière «une immense perte de confiance dans le pape François». «Beaucoup de prêtres de moins de 50 ans sont décontenancés parce qu’ils ont l’impression que François sème le trouble, la division et qu’il est toujours dans la dénonciation du cléricalisme, confie l’un d’entre eux. J’ai tout abandonné pour suivre le Christ, pas pour exercer un pouvoir! Or, enseigner clairement l’Évangile serait devenu du cléricalisme? Certains fidèles nous reprochent d’être vieux jeu quand nous enseignons ce que l’Église professe. Le pape, objectivement, ne représente plus un signe de communion. Il y a un trouble chez les prêtres parce que nous vivons une crise de confiance.»

Un autre, dans le même registre, ajoute: «Quand nous regardons vers Rome, qui a toujours été un cap, un phare, une terre ferme, on nous dit: “On ne veut plus de prêtre comme vous.”Il faut se justifier de porter un col romain. Le pape nous donne l’impression qu’il ne nous comprend pas et qu’il ne nous aime pas. Nous restons fidèles, comblés par les joies de notre ministère, mais nous sommes désemparés et beaucoup de catholiques le sont avec nous. Si nous tenons c’est grâce aux jeunes, très motivés, qui montrent l’arrivée d’une nouvelle génération bien dans son temps et qui n’a pas honte de se dire catholique. Pas identitaires, ils attendent qu’on leur parle de la foi chrétienne. Ce sont eux l’avenir.»


Article du Figaro Jean-Marie Guénois
images/icones/neutre.gif  ( 963060 )Très intéressant par Christiank (2023-04-09 22:02:21) 
[en réponse à 963053]

Que Guénois écrive ca!
Francois représente le passé, celui des ordonnes en 69, et il éprouve certainement des difficultés à s'en rendre compte.
Plus que les sujets cités, le problème prudentiel consiste en la trop rapide contradiction du travail de Benoit. Francois en avait le droit, mais il fallait aller infiniment plus lentement. Le résultat est une perte de crédibilité pour lui, ce que je juge plutôt positif. Faudra se relever de ce pontificat...
images/icones/neutre.gif  ( 963073 )Les prêtres sont déboussolés par le torrentiel (2023-04-10 00:11:53) 
[en réponse à 963053]

et ce déboussolage, c'est cela, la crise de l'Eglise, une crise dont on s'est gargarisé pendant des années sans comprendre qu'avant d'être un problème de moeurs cléricales comme on le croit depuis peu, son noyau est de ne plus s'entendre sur ce que c'est d'avoir la foi ni quel est le contenu de cette foi commune et déposée ou qui peut connaître un développement interne sur un mode immanentiste. A ces deux tendances opposées de la foi s'ajoute la question du tempérament qui fait que, selon qu'on est plus ou moins inquiet, on est plutôt tendu ou plutôt téméraire, et la foi est aussi une confiance en Dieu qui devrait pousser à la témérité, témérité de dire ses engagements ou de compter sur la liberté des enfants de Dieu qui nous fait avancer avec le Saint Esprit au large de notre conscience qui n'a rien à craindre si elle est de bonne foi, même si elle se trompe de bonne foi.

Beaucoup de prêtres s'accusent mutuellement de ne plus avoir la foi. J'en ai entendu un (d'origine africaine, car il y a aussi cette différence de culture, même en Europe, nouvelle terre de mission)accuser à demi-mots ses confrères européens de ne plus avoir la foi et d'être de faux témoins. Autrefois on se contentait de dire que les prêtres qui ne restituaient pas tout le dépôt de la foi constitué par couches sédimentaires dans des montagnes de documents dogmatiques où nous est expliqué ce que nous devons croire n'étaient pas catholiques... Entre progressistes et tradis, on s'anathématise et on s'excommunie allègrement, sans voir que le véritable oecuménisme est celui qui respecte en les décloisonnant toutes les sensibilités spirituelles. Car la ligne de partage est aujourd'hui beaucoup plus spirituelle que confessionnelle et si chacun reconnaît que l'autre est a priori de bonne foi, on devrait pouvoir se parler et trouver un but et une destination commune.

Dans ce contexte, le pape a-t-il été fédérateur? Un paradoxe de sa personnalité est qu'il est plein d'Evangile: il est manifestement pétri par la Parole de Dieu, la diffusion en direct de ses messes à sainte-Marthe pendant le confinement a été pour moi une révélation à cet égard. Il est plein d'Evangile, mais il dit au monde ce qu'il a envie d'entendre. Et comme le monde aime bien que l'on tape sur l'Eglise, il tape sur l'Eglise en invoquant cette notion de cléricalisme à laquelle un prêtre répond très bien dans cet article qu'il n'a pas suivi le Christ pour prendre un pouvoir. Pourquoi François a-t-il déconstruit méthodiquement le pontificat de ses deux prédécesseurs? Cela contribue à empêcher les fidèles de savoir sur quel pied danser et c'est troublant, dans un monde qui a perdu ses repères.

C'est un autre prêtre qui donne à mon avis le mot du bonheur de la condition presbytérale: aimer ses paroissiens, non pour constituer avec eux une communauté idéale, mais parce que constituer ensemble une fraternité de vie, de prière et d'intercession est encore le meilleur moyen de se sanctifier ensemble.
images/icones/neutre.gif  ( 963089 )Les prêtres ont-ils perdu la foi? par le torrentiel (2023-04-10 11:55:14) 
[en réponse à 963073]

Suite de ma réaction précédente, écrite pendant la nuit. Le tout forme mon dernier billet de blog dont je peux donner le lien si XA me le permet.

Pourquoi François a-t-il déconstruit méthodiquement le pontificat de ses deux prédécesseurs? Cela contribue à empêcher les fidèles de savoir sur quel pied danser.  François agit un peu comme un liquidateur avant inventaire. Réalise-t-il son personnage de la prophétie de saint-Malachie? C'est troublant, dans un monde qui a perdu ses repères. Il ne confirme pas ses frères dans la foi, car il insiste moins sur le dépôt de la foi que sur la vie de foi ou sur la fraternité de vie et d'intercession, il croit plus en la "praxis" que dans la théorie, mais sans la théorie, on marche sur des sables mouvants. Les dogmes sont notre colonne vertébrale. On a besoin d'une colonne vertébrale pour pouvoir se contortionner. 

Je parle bien librement du pape. Dans le même temps, je me permets de signer une pétition appelant à la démission de Luc Ravel, mon archevêque référent de Strasbourg. J'ai des pudeurs de gazelle à me sentir plus téméraire que la Marguerite de Faust ou son interprète la Castafior ne sourient de se voir si belles dans leur miroir. Il y a un point commun entre mes deux "autorisations" de défier l'autorité: je me crois un homme libre. J'aime infiniment cette réplique du frère Luc dans "Des vivants et des dieux": "Laissez passer l'homme libre." Je l'ai citée en la lui appliquant à un de mes meilleurs amis prêtres en train de mourir, qui m'a dit: "C'est incroyable que vous me disiez cela maintenant, car à l'instant même où vous me le dites, Michael Lonsdale est en train de passer sous mes fenêtres pour aller déjeuner au Vauban. (Le P. J.P. Dugué dont je parleactuellement, ce grand gaulliste et ce grand proustien devant l'Eternel, a fini ses jours comme aumôniers des petites soeurs des pauvres avenue de Breteuil (autre paradoxe géographique)).

Je me sens libre de penser depuis longtemps que, selon la proposition faite à l'Eglise par la Constitution civile du clergé, on devrait revenir aux premiers temps de l'Eglise où un évêque était élu par son peuple. Sans doute faudrait-il que cette élection soit validée par le Vatican qui doit rester le référent hiérarchique de l'évêque. La hiérarchie n'est pas un gros mot, l'Eglise est et doit rester une société sacrée. Mais il n'y a pas d'élection sans démission (et pourtant je ne suis pas pour le référendum révocatoire en politique, sauf peut-être s'il était organisé une seule fois et à mi-mandat). Mais nulle part plus que dans l'ordre spirituel, ne doit être mesuré le degré d'adhésion de la volonté du peuple de Dieu à la volonté de Dieu ou à ce qui est censé en émaner des "supérieurs" de ce peuple à qui on ne doit pas l'obéissance aveugle prônée dans l'Imitation de Jésus-Christ. M'associé-je à la protestantisation de l'Eglise catholique en pensant de la sorte? Je ne crois pas et je m'en voudrais si le contraire se était vrai. Car je suis viscéralement catholique et ennemi de la culpabilisation luthérienne. Je ne crois pas que l'Eglise catholique doive être une congrégation de congrégations comme le croient tous les protestants et à tout prendre, je préfère élire ou démettre mon évêque que m'inscrire dans la démocratie participative (ou la démocratie du "cause toujours, ton babil m'intéresse") de nos démarches synodales.

Les changements de paradigme introduits par la modernité et parfois par ses découvertes scientifiques ont rendu difficile de garder la foi dans son expression charbonière si chère à mon coeur d'enfant. ON ne parle plus de Création, mais de big bang, d'évolution créatrice et de création continuée; on ne parle plus de péché originel, mais de "meurtre primitif", de "repas totémique", de "meurtre du père par la horde primitive" ou de complexe d'Oedipe; on ne parle plus de récit, mais de poème de la Création en assumant son côté mythologique dans le "christianisme des Lumières"; on assume la part mythologique de la foi, mais on n'est pas jungien pour autant; on ne parle plus de salut ou de rédemption, mais de guérison; on ne parle plus de paradis, de purgatoire et d'enfer comme de trois états éternellement exclusifs les uns des autres, mais comme de trois états éventuellement consécutifs ou plus volontiers simultanés, y compris dans la vie éternelle. L'épistémè de l'époque a changé, donc ni la foi ni l'expression de la foi ne peuvent rester les mêmes. 

La nuit de la foi n'est plus seulement existentielle. J'admire le héros de "Lourdes" d'Emile Zola (chef-d'oeuvre positiviste auquel Léon Bloy n'a rien compris) ou de "l'Imposture" de Bernanos qui choisissent de rester prêtres même s'ils ont perdu la foi.

Bien sûr que la question fondamentale reste celle de Jésus: "Quand le Fils de l'homme viendra, trouvera-t-Il encore la foi sur la terre ?" Ceux qui partent, comme la majorité de Ses auditeurs après le Discours sur le pain de vie, font preuve de courage et les disciples font peut-être preuve de lâcheté en ne relevant pas le défi que leur lance le Christ: "Vous aussi, vous voulez partir?" . Mais rester n'est pas toujours une lâcheté: "Faut-il partir? Rester? Si tu peux rester, reste. Pars s'il le faut", conseille Baudelaire (dans le Voyage). 

Le Fils de l'homme trouvera-t-Il encore la foi sur la terre? Ceux qui restent lui répondent "oui" avec des jambes bringuebalantes.
images/icones/bravo.gif  ( 963090 )Oui par XA (2023-04-10 11:57:30) 
[en réponse à 963089]

Nihil obstat.

XA
images/icones/neutre.gif  ( 963092 )Alors voici, pour plus de clarté. par le torrentiel (2023-04-10 12:13:11) 
[en réponse à 963090]

http://etudestorrentielles.blogspot.com/2023/04/les-prepretres-ont-ils-perdu-la-foi.html
images/icones/1n.gif  ( 963097 )Mais pourquoi avoir signé cette pétition ? par Balthazar (2023-04-10 12:26:47) 
[en réponse à 963092]

Les seuls arguments sont ceux des gauchistes, et une absence de communication, ce que l'on pourrait reprocher à peu près à tous les chefs devant décider et manager des équipes. Quelle est la raison pour laquelle vous l'avez signée ? Et autre que "je suis un homme libre", ce que personne ne conteste, mais n'est pas une raison suffisante pour signer un truc pareil.

J'ajoute que l'AFP publie des dépêches quand il y a quinze gauchos devant une cathédrale, mais quand il y a quinze tradis devant une nonciature depuis un an et demi, on peut toujours attendre la dépêche.
images/icones/neutre.gif  ( 963101 )Raisons de ma signature par le torrentiel (2023-04-10 12:47:41) 
[en réponse à 963097]

telles que je les ai données sur Facebook:

"On ne peut plus gouverner un diocèse de cette manière en 2023, dans l'irrespect de ceux qui le composent, en étant le pasteur de "brebis" que l'on ne connaît pas, en prétendant avoir un "coeur qui écoute" alors que l'on parle tout seul et de façon logorhéique, en donnant des leçons de "care" sans prendre soin de ses plus proches collaborateurs, en procédant presque toujours par intimidation et en recourant à des procédés, osons-le dire dégueulasses, comme celui qui a été employé [contre] mgr Kratz, un homme qui a toujours été là, un homme simple, pas mondain, un homme bon, tranquille et qui plus est malade depuis des années, donc un homme éprouvé."

J'ajoute que mgr Ravel ne connaît pas son diocèse, ne s'y intéresse pas et ne le laboure pas. Ce qui l'intéresse, c'est de siéger à l'Académie des sciences morales et politiques, d'avoir des amis parisiens, d'Emanuel Macron au prince Jean d'Orléans, mais certainement pas de se lier à son presbyterium et de se faire aimer de lui, pas plus que de ses fidèles d'ailleurs.

dans son homélie d'installation, entendant les rumeurs affolées à l'idée qu''un évêque de la droite militaire et maurassienne avait été choisi pour diriger un diocèse démocrate chrétien par essence (car il y a un génie des lieux et la guerre a marqué l'Alsace comme l'a divisé le fait d'avoir été le foyer de la Réforme protestante), Luc Ravel, au lieu de rassurer, après avoir évoqué ces rumeurs, les balaya en disant: "N'ayons pas peur de nos peurs." Le ton désinvolte sur lequel il s'exprimait voulait dire: "Vous savez que je vais vous faire mal, mais n'ayez pas peur de votre mal."

La greffe n'a jamais pris, mais c'est le cadet des soucis de l'archevêque. J'aurais des quantités d'exemples à donner à l'appui de ce que j'avance. Je me contente d'en évoquer un: lors de l'ordination épiscopale de son second évêque auxiliaire, mgr Gilles Rethinger, issu des Missions étrangères de Paris, loyal à Luc Ravel, mais pas vraiment dans sa ligne, l'archevêque oublia de citer mgr Christian Kratz (à qui il n'avait pas encore fait de crasse) au canon de la messe, mais il ne s'oublia pas lui-même. Tout un symbole, mais un symbole prémonitoire.
images/icones/hum2.gif  ( 963094 )Pas seulement, les prêtres conservateurs sont également harcelés par Balthazar (2023-04-10 12:17:40) 
[en réponse à 963089]

L'article initial du Figaro cite le père de Bellescize qui a rédigé ce texte après le décès de son confrère. La responsabilité des cathos de gauche qui geignent pour des riens est à peine camouflée. C'est vrai qu'on sous-estime cela : la pression de bobos se permettant toutes les remarques et les critiques envers les prêtres parce qu'ils n'ont pas l'heur de leur plaire. Et le carburant donné par François avec l'argument du "cléricalisme" n'a fait qu'envenimer les choses.



Cyril exprime la parole d’un pasteur de la génération Jean Paul II qui a choisi de servir loyalement un diocèse, et non d’entrer dans une communauté qui aurait été plus proche de sa sensibilité. La manière dont il a été traité parfois serait inadmissible dans une entreprise où les salariés bénéficient de la protection du droit. Ce qui serait qualifié de harcèlement semble tout à fait acceptable dès qu’il s’agit d’un prêtre. Alors que l’unité de l’Église se disloque et que des pans entiers de la catholicité s’effondrent en quittant avec arrogance l’obéissance de la foi, l’obsession incantatrice du « cléricalisme » perçu comme la racine de tous les maux, dont on nous sert la rengaine depuis des années comme un plat mal réchauffé, a fini par jeter une ombre systématique sur tout prêtre, particulièrement s’il est attaché à des formes classiques dans son habit ou sa manière de célébrer. Et plus largement sur tout prêtre qui enseigne clairement l’entièreté de la doctrine catholique… Car la puissance des lobbies et des compromissions avec l’esprit du monde fait qu’il devient simplement inaudible aujourd’hui d’évoquer l’enseignement de l’Église concernant de larges domaines de la morale sexuelle, de l’anthropologie chrétienne ou du respect inconditionnel de la vie. Ajoutons à cela le poids des crimes dont seule une petite minorité de clercs s’est rendue coupable et nous aurons une idée de ce qui pèse sur les épaules d’un prêtre aujourd’hui.

Les mots de l’abbé Gordien invitent aussi les fidèles à un examen de conscience. À l’archevêché, où j’ai travaillé trois ans, ce qui m’a donné une connaissance des grâces et des faiblesses de l’Église, nous recevions régulièrement des lettres de dénonciation, anonymes parfois, collectives souvent, contre tel ou tel pasteur. La critique peut être nécessaire et les scandales les plus odieux nous ont rendus sensibles au risque de couvrir d’une chape de silence des problèmes graves. Mais un désaccord liturgique ou doctrinal, un souci de gouvernement ne constituent pas un crime. Combien seraient remplis de confusion s’il leur fallait relire aujourd’hui ce qu’ils avaient écrit autrefois dans le feu de l’indignation, entraînés par la violence mimétique et l’effet du collectif, qui déresponsabilise la personne. Nous recevions trop souvent des lettres dégoulinantes d’affectivité et d’idéologie, quand elles n’étaient pas outrancières ou d’une grossièreté scandaleuse. Notre époque larmoyante façonne, comme l’écrit justement Eugénie Bastié, « toute une génération d’individus perpétuellement offensés, qui voient dans les mots des blessures et dans les idées des outrages. Qui désapprennent la pensée pour la plainte ».

Il faudrait aussi rendre grâce d’avoir encore des prêtres, particulièrement quand l’un d’eux monte l’adoration permanente et ne ménage pas sa peine pour prendre soin des âmes.

Il faudrait cesser de s’indigner d’un rien et garder en toutes choses la noble horreur de la vulgarité. La courtoisie est l’élégance du cœur. Il faudrait aussi rendre grâce d’avoir encore des prêtres, particulièrement quand l’un d’eux monte l’adoration permanente et ne ménage pas sa peine pour prendre soin des âmes. Savoir se réjouir de ce qui est, plutôt que de revendiquer ce qui n’est pas. Ceux qui ne sont pas contents n’ont qu’à entrer au séminaire ou prier pour la vocation de leur enfant… Un prêtre a remis sa vie à l’Église et a placé ses mains dans les mains de son évêque. Il peut très bien ne pas avoir la même vision que lui, ni partager les mêmes options pastorales, mais il le considérera toujours comme un père. Capable de le corriger, sans doute, mais surtout de le consoler, de l’encourager, de le visiter quand il va mourir et de ne pas prêter une oreille excessive à ceux qui s’emploient à le détruire, fussent-ils affublés fallacieusement de « l’esprit du pape François » ou de la « carte joker » d’une Église plus « synodale ».



Enfin, petit encart sur mes sujets, je remarque dans le texte, le passage suivant :

Cela faisait des semaines qu’il avait mal au ventre. Son père, lui aussi mort bien jeune, était un chirurgien renommé, fervent défenseur de la vie, qui n’avait pas résisté à une violente cabale menée contre lui. Bis repetita…


Ce qui laisse penser que le décès de ce saint prêtre n'était pas une fatalité, le travail sur la généalogie (à tous les plans) permet de désamorcer les charges explosives que les familles se transmettent parfois. Dommage qu'il n'ait jamais pu travailler cela.