Le Forum Catholique

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images/icones/sacrecoeur.gif  ( 962234 )Samedi de la 3ème semaine de Carême par ami de la Miséricorde (2023-03-17 21:57:38) 



Signol Émile, La femme adultère, 1840, Le Louvre, Paris

Samedi de la 3ème semaine de Carême



Mémoire de St Cyrille, Évêque de Jérusalem, Conf. et Doct.
images/icones/sacrecoeur.gif  ( 962235 )Prière de Saint Cyrille de Jérusalem pour le Carême par ami de la Miséricorde (2023-03-17 22:08:35) 
[en réponse à 962234]



Prière de Saint Cyrille de Jérusalem « Débarrasse-toi de toute préoccupation humaine car tu joues ton âme » :

« Débarrasse-toi de toute préoccupation humaine car tu joues ton âme. Tu laisses entièrement de côté ce qui est du monde ; ce que tu laisses de côté est petit, grands au contraire sont les Dons du Seigneur.

Quitte le présent et crois en l'avenir. De tant d'années tu as parcouru la carrière sans arrêter tes vains travaux d'ici-bas, et tu ne peux t'arrêter quarante jours pour t'occuper de ta propre fin ?

« Arrêtez-vous et sachez que moi, je suis Dieu », dit l'Écriture (Ps 45, 11). Renonce au flux de paroles inutiles ; ne médis pas ; n'écoute pas non plus volontiers le médisant, mais sois plutôt prêt à prier. Montre dans l'ascèse la vitalité de ton cœur.

Purifie ce réceptacle pour recevoir une grâce plus abondante. Car la rémission des péchés est également donnée à tous, mais la participation à l'Esprit Saint est accordée selon la mesure de la foi de chacun.

Si tu te donnes peu de mal, tu recueilles peu ; si tu travailles beaucoup, important sera ton salaire. Tu cours pour toi-même ; veille à ton intérêt. Ainsi soit-il. »

Source : site-catholique.fr

Saint Cyrille de Jérusalem d’après la Catéchèse de Benoît XVI lors de son audience générale du mercredi 27 juin 2007 :

Chers frères et sœurs !

Notre attention se concentre aujourd'hui sur Saint Cyrille de Jérusalem. Sa vie représente le mélange de deux dimensions : d’une part, le soin pastoral et, de l'autre, la participation - malgré lui - aux controverses enflammées qui troublaient alors l'Eglise d'Orient. Né autour de 315 à Jérusalem, ou dans ses environs, Cyrille reçut une excellente formation littéraire; ce fut la base de sa culture ecclésiastique, centrée sur l'étude de la Bible. Ordonné prêtre par l'Evêque Maxime, lorsque celui-ci mourut ou fut déposé, en 348, il fut ordonné Evêque par Acacius, Archevêque métropolitain influent de Césarée de Palestine, philo-arien, qui était convaincu d'avoir trouvé en lui un allié. Il fut donc soupçonné d'avoir obtenu la nomination épiscopale grâce à des concessions à l'arianisme.

En réalité, Saint Cyrille de Jérusalem se heurta très vite à Acacius non seulement sur le terrain doctrinal, mais également sur le terrain juridictionnel, car Cyrille revendiquait l'autonomie de son siège par rapport à l'Eglise métropolitaine de Césarée. En vingt ans, Cyrille connut trois exils : le premier en 357, à la suite d'une déposition de la part d'un Synode de Jérusalem, suivi en 360 par un deuxième exil voulu par Acacius et, enfin, par un troisième, le plus long - il dura onze ans - en 367, à l'initiative de l'empereur philo-arien Valente. Ce n'est qu'en 378, après la mort de l'empereur, que Cyrille put reprendre définitivement possession de son siège, en rétablissant l'unité et la paix entre les fidèles.

D'autres sources, également anciennes, appuient la thèse de son orthodoxie, mise en doute par plusieurs sources de l'époque. Parmi celles-ci, la lettre synodale de 382, après le deuxième Concile œcuménique de Constantinople (381), auquel Saint Cyrille de Jérusalem avait participé en jouant un rôle important, est celle qui fait le plus autorité. Dans cette lettre, envoyée au Pontife romain, les Evêques orientaux reconnaissent officiellement l'orthodoxie la plus absolue de Cyrille, la légitimité de son ordination épiscopale et les mérites de son service pastoral, que la mort conclura en 387.

Nous conservons de lui vingt-quatre catéchèses célèbres, qu'il présenta en tant qu'Evêque vers 350. Introduites par une Pro-catéchèse d'accueil, les dix-huit premières sont adressées aux catéchumènes ou illuminands (photizomenoi); elles furent tenues dans la Basilique du Saint-Sépulcre. Les premières (1-5) traitent chacune, respectivement, des dispositions préalables au Baptême, de la conversion des coutumes païennes, du sacrement du Baptême, des dix vérités dogmatiques contenues dans le Credo ou Symbole de la foi. Les suivantes (6-18) constituent une « catéchèse continue » sur le Symbole de Jérusalem, dans une optique antiarienne. Dans les cinq dernières (19-23), appelées « mystagogiques », les deux premières développent un commentaire aux rites du Baptême, les trois dernières portent sur le chrême, sur le Corps et le Sang du Christ et sur la liturgie eucharistique. On y trouve une explication du Notre Père (Oratio dominica) : celle-ci établit un chemin d'initiation à la prière, qui se développe parallèlement à l'initiation aux trois sacrements du Baptême, de la Confirmation et de l'Eucharistie.

La base de l'instruction sur la foi chrétienne se déroulait également dans un but polémique contre les païens, les judéo-chrétiens et les manichéens. L'argumentation était fondée sur la réalisation des promesses de l'Ancien Testament, dans un langage riche d'images. La catéchèse était un moment important, insérée dans le vaste contexte de toute la vie, en particulier liturgique, de la communauté chrétienne, dans le sein maternel de laquelle avait lieu la gestation du futur fidèle, accompagnée par la prière et le témoignage des frères. Dans leur ensemble, les homélies de Saint Cyrille de Jérusalem constituent une catéchèse systématique sur la renaissance du chrétien à travers le Baptême. Il dit au catéchumène : « Tu es tombé dans les filets de l'Eglise (cf. Mt 13, 47). Laisse-toi donc prendre vivant; ne t'enfuis pas, car c'est Jésus qui te prend à son hameçon, non pour te donner la mort mais la résurrection après la mort. Tu dois en effet mourir et ressusciter (cf. Rm 6, 11.14). Meurs au péché, et vis pour la justice dès aujourd'hui » (Procatéchèse 5).

Du point de vue doctrinal, Saint Cyrille de Jérusalem commente le Symbole de Jérusalem en ayant recours à la typologie des Ecritures, dans un rapport « symphonique » entre les deux « Testaments », pour arriver au Christ, centre de l'univers. La typologie sera décrite de manière incisive par Augustin d'Hippone : « L'Ancien Testament est le voile du Nouveau Testament, et dans le Nouveau Testament se manifeste l'Ancien » (De catechizandis rudibus, 4, 8). Quant à la catéchèse morale, elle est ancrée de manière profondément unie à la catéchèse doctrinale : l’on fait progressivement descendre le dogme dans les âmes, qui sont ainsi sollicitées à transformer les comportements païens sur la base de la nouvelle vie en Christ, don du Baptême. Enfin, la catéchèse « mystagogique » marquait le sommet de l'instruction que Saint Cyrille de Jérusalem dispensait non plus aux catéchumènes, mais aux nouveaux baptisés ou néophytes au cours de la semaine pascale Celle-ci les introduisait à découvrir, sous les rites baptismaux de la Veillée pascale, les mystères qui y étaient contenus et qui n'étaient pas encore révélés. Illuminés par la lumière d'une foi plus profonde en vertu du Baptême, les néophytes étaient finalement en mesure de mieux les comprendre, ayant désormais célébré leurs rites.

Avec les néophytes d'origine grecque, Saint Cyrille de Jérusalem s'appuyait en particulier sur la faculté visuelle qui leur était particulièrement adaptée. C'était le passage du rite au mystère, qui valorisait l'effet psychologique de la surprise et l'expérience vécue au cours de la nuit pascale. Voici un texte qui explique le mystère du Baptême : « A trois reprises vous avez été immergés dans l'eau et à chaque fois vous en êtes ressortis, pour symboliser les trois jours de la sépulture du Christ, c'est-à-dire imitant à travers ce rite notre Sauveur, qui passa trois jours et trois nuits dans le sein de la terre (cf. Mt 12, 40). Lors de la première émersion de l'eau, vous avez célébré le souvenir du premier jour passé par le Christ dans le sépulcre, de même qu'avec la première immersion vous en avez confessé la première nuit passée dans le sépulcre : vous avez été vous aussi comme celui qui est dans la nuit et qui ne voit pas, et celui qui, en revanche, est au jour et jouit de la lumière. Alors qu'auparavant vous étiez plongés dans la nuit et ne pouviez rien voir, en émergeant, en revanche, vous vous êtes trouvés en plein jour. Mystère de la mort et de la naissance, cette eau du salut a été pour vous une tombe et une mère... Pour vous... le moment pour mourir coïncida avec le moment pour naître : un seul et même moment a réalisé les deux événements » (Deuxième catéchèse mystagogique, 4).

Le mystère qu'il faut saisir est le dessein du Christ, qui se réalise à travers les actions salvifiques du Christ dans l'Eglise. A son tour, la dimension mystagogique s'accompagne de celle des symboles, qui expriment le vécu spirituel qu'ils font « exploser ». Ainsi, la catéchèse de Saint Cyrille de Jérusalem, sur la base des trois composantes décrites - doctrinale, morale et, enfin mystagogique -, apparaît comme une catéchèse globale dans l'Esprit. La dimension mystagogique réalise la synthèse des deux premières, en les orientant vers la célébration sacramentelle, dans laquelle se réalise le salut de tout l'homme.

Il s'agit, en définitive, d'une catéchèse intégrale, qui - concernant le corps, l'âme et l'esprit - reste emblématique également pour la formation catéchétique des chrétiens d'aujourd'hui.

Benoît XVI

Source : site-catholique.fr
images/icones/sacrecoeur.gif  ( 962236 )Méditation avec La Fin de Monde Présent et Mystères de la Vie Future de l'Abbé Arminjon par ami de la Miséricorde (2023-03-17 22:11:15) 
[en réponse à 962235]



PREMIÈRE CONFÉRENCE

DEUXIEME CONFÉRENCE : DE LA PERSÉCUTION DE L’ANTÉCHRIST ET DE LA CONVERSION DES JUIFS


Et tunc revelabitur ille iniquus, quem Dominus Jesus interficiet spiritu oris sui, et destruet illustratione adventus sui.

Personne n’ignore qu’à l’époque de la chute de l’empire romain et de la dissolution sociale qui accompagna ce grand cataclysme, et plus tard, au commencement de l’an mil de l’ère chrétienne, les peuples croyaient toucher aux temps prédits, et dans les désastres publics, dans l’effondrement des institutions, il leur semblait voir le prélude de la destruction finale.

Déjà au temps de saint Paul, ces mêmes terreurs s’étaient emparées des esprits. Des illuminés et de faux sectaires interprétaient dans un sens grossier et littéral les paroles de l’Évangile de saint Matthieu. Persuadés que la ruine du monde allait suivre de près la ruine de Jérusalem, ils se livraient à des prédictions désordonnées et excessives, qui remplissaient les imaginations d’épouvante. Ils détournaient les hommes de l’accomplissement de leurs devoirs religieux et civils, les invitaient à ne pas se marier, à ne pas bâtir, à se livrer à une inertie stupéfiante, en attendant la catastrophe qui allait les frapper.

Saint Paul crut devoir désabuser ces âmes séduites et égarées et il leur dit : «Je vous en supplie, mes frères, que personne de vous ne se laisse surprendre en aucune manière comme si le jour du Seigneur était près d’arriver. Car le Fils de Dieu ne descendra pas une seconde fois, qu’on n’ait vu paraître l’homme de péché, le fils de perdition, celui qui doit se déclarer l’adversaire, s’élever au-dessus de tout ce qui est appelé Dieu, ou qui est adoré, jusqu’à s’asseoir dans le temple de Dieu, s’y montrant comme s’il était Dieu...» II Th., II, 3-6.

Voilà donc un fait précis, énoncé par l’Esprit Saint et que saint Paul annonce clairement, afin de dissiper les craintes auxquelles s’abandonnaient certains esprits et afin d’aider les chrétiens fidèles à se tenir en garde contre les faux systèmes et les prédictions incertaines et hasardées.

Mais ce qui ressort du passage que nous venons de citer, ce qui est certain et indéniable, c’est qu’avant la fin du monde, il apparaîtra sur la terre un homme profondément pervers, investi d’une puissance en quelque sorte surhumaine, qui, prenant à partie Jésus-Christ, entreprendra contre Lui une guerre impie et insensée.

Par la crainte que cet homme inspirera, et surtout par ses artifices, par son génie de séduction, il parviendra à conquérir la presque totalité de l’univers, il se dressera à lui-même des autels, et forcera tous les peuples à l’adorer.

Cet homme étrange, exceptionnel par sa malice, sera-t-il de notre race, aura-t-il sur son visage les traits de l’homme, le même sang que le nôtre coulera-t-il dans les veines de ce coryphée d’erreur et de corruption ?

Ou bien, comme quelques-uns l’ont voulu, sera-t-il une incarnation de Satan, un démon émané de l’Enfer et travesti sous une forme humaine ? Ou bien encore, comme l’ont soutenu d’autres docteurs, cet être impie n’est-il qu’un mythe, un personnage allégorique dans lequel les saintes Écritures et les Pères ont voulu manifester par une vue d’ensemble l’universalité des tyrans et des persécuteurs ; mettre en relief l’image collective de tous les impies et de tous les hérésiarques qui ont combattu contre Dieu et contre Son Église depuis l’origine des temps ?

Source : livres-mystiques.com

Que Jésus Miséricordieux vous bénisse
ami de la Miséricorde