Le Forum Catholique

http://www.leforumcatholique.org/message.php?num=961745
images/icones/hein.gif  ( 961745 )Lectures en vernaculaire par Bénigne (2023-03-06 21:32:50) 

Traditiones Custodes stipule que "les lectures doivent être effectuées en langue vernaculaire" (art. 3, §3, ma traduction comme le Vatican ne semble pas avoir produit une version francaise).

Questions:

(1) Est-ce vrai que cet article ne pose pas de problème en France comme c'était déjà la coutume, même dans les églises (non-concernées) de la FSSPX?

(2) Comment c'était avant le concile, pour ceux qui s'en souviennent? Les lectures ont-elles été doublées en langue vernaculaire?

(3) Même questions, mais pour la lecture uniquement en langue vernaculaire (que certains semblent considérer au moins légitime selon TC, mais cela me semble vraiment douteux)

Bénigne
images/icones/fleche2.gif  ( 961747 )Hors sujet par AVV-VVK (2023-03-06 21:47:33) 
[en réponse à 961745]

Dans la forme (ex-) ordinaire célébrée en latin les lectures sont lues ou chantées en latin non suivies par une traduction.
images/icones/neutre.gif  ( 961763 )[réponse] par jejomau (2023-03-07 09:06:24) 
[en réponse à 961745]

Dans la forme extraordinaire du rite latin et concernant la FSSP (peut-être les autres communautés de ce type) les lectures sont faites en Français ou doublées en Français si précédemment lues en latin.

Cet article TC n'a ni queue ni tête, témoignant de la méconnaissance de ces communautés par une Curie sectaire
images/icones/fleche3.gif  ( 961799 )Parfaitement !... par vistemboir2 (2023-03-07 19:04:14) 
[en réponse à 961763]

J'ajoute qu'aux messes de l'ICRSP - à moins que cette pratique ait changé depuis - le prêtre lit l'épître et l'Évangile en latin, puis donne le lecture de la traduction des deux textes l'un après l'autre dans la langue du pays.

Cette originalité, je l'ai rencontrée également aux États-Unis dans certaines paroisses desservies par des prêtres diocésains, lesquels avaient été formés au Vetus Ordo ... par des prêtres de l'ICRSP !
images/icones/iphone.jpg  ( 961772 )Ma réponse par Nemo (2023-03-07 13:02:00) 
[en réponse à 961745]

Dans le lectionnaire dominical français latin officiel de 1962, il est précisé par le cardinal archevêque de Lyon dans la préface que la traduction française ne dispense en aucun cas de la proclamation en latin, obligatoire.
Quant à la traduction, elle se fait au prône dans les diocèses français (et d’autres pays) depuis des temps immémoriaux. C’est donc une coutume louable.
images/icones/bravo.gif  ( 961774 )Effectivement par Lycobates (2023-03-07 13:14:48) 
[en réponse à 961772]

Le chant (ou la proclamation à haute voix dans les messes basses) de l'épître et de l'évangile est d'abord un acte liturgique, rituel, et il doit par conséquent se faire dans la langue de la liturgie exclusivement.
Cette acte ne fait pas partie (sinon incidemment) de l'instruction des fidèles.

Celle-ci se fait au prône, pendant le sermon, l'homélie plus précisément, et c'est à ce moment là que le célébrant peut lire une traduction (totale ou partielle) ou une paraphrase de l'épître et de l'évangile avant de l'expliquer ou commenter.

C'est un des méfaits du mouvement (anti-)liturgique, infesté par le modernisme depuis le début du XXe s. de mélanger les plans, et de vouloir faire la proclamation liturgique en vernaculaire, même exclusivement, et depuis l'autel, et non depuis la chaire.
images/icones/1n.gif  ( 961775 )erratum par Lycobates (2023-03-07 13:16:48) 
[en réponse à 961774]

lire : cet acte, bien entendu
images/icones/bible.gif  ( 961786 )Acte liturgique et prédication par Jean-Paul PARFU (2023-03-07 15:20:40) 
[en réponse à 961774]

La lecture de l'épître et de l'évangile est un acte liturgique, mais est aussi une prédication destinée à l'instruction des fidèles. Elle l'était d'autant plus à une époque où les fidèles ne savaient ni lire ni écrire, où les missels et l'imprimerie n'existaient pas et parce que le sermon qui suit habituellement cette lecture est censé commenter ces textes.

En fait, si la lecture de l'épître et de l'évangile est un acte liturgique, elle n'est pas un ornement liturgique. En tout état de cause, elle n'est pas un chant, même si les lectures ont été chantées, d'abord et surtout dans le cadre monastique, et souvent pour des raisons pratiques de compréhension, dans des lieux autrefois mal ou peu sonorisés.

On ne peut comparer le canon de la messe, qui est une prière et toujours la même, à peu de choses près, avec de longs textes théologiques. On ne devrait même pas avoir besoin de faire de telles précisions. La prière et le Sacrifice sont une chose, la prédication en est une autre.

Nous sommes attachés à la messe traditionnelle, parce qu'elle est une action liturgique, un sacrifice propitiatoire célébré sur un autel par un prêtre sacrificateur ; nous refusons la nouvelle messe, parce qu'elle n'est qu'une "eucharistie", comme ils disent, un rassemblement fraternel, une représentation liturgique où l'on rend grâce en faisant mémoire du Jeudi-Saint sous la présidence d'un animateur spirituel délégué par l'assemblée, à la manière protestante, qui partage le pain sur une table, ne célèbre qu'en présence de fidèles et tournés vers eux.

Nous ne sommes attachés au latin liturgique que parce que :

- il correspond au patrimoine culturel de l'Eglise latine, c'est-à-dire de l'Eglise d'Occident ;

- il est préférable que le Canon de la messe soit dit dans une langue morte différente de la langue courante et de la vie profane, ce qui accentue son caractère sacré, mais aussi son caractère universel et son immutabilité.

L'Eglise a d'autres langues liturgiques de tradition : le copte, le grec, le slavon, l'éthiopien, l'arménien, l'araméen, le syriaque, le syro-malabar, l'arabe. Et nous préférons une messe de toujours en français qu'une messe de Paul VI en latin !
images/icones/fleche2.gif  ( 961794 )Une jugement audacieux, par AVV-VVK (2023-03-07 18:37:11) 
[en réponse à 961786]

caricatural, "hérétique".

nous refusons la nouvelle messe, parce qu'elle n'est qu'une "eucharistie", comme ils disent, un rassemblement fraternel, une représentation liturgique où l'on rend grâce en faisant mémoire du Jeudi-Saint sous la présidence d'un animateur spirituel délégué par l'assemblée, à la manière protestante, qui partage le pain sur une table, ne célèbre qu'en présence de fidèles et tournés vers eux

.

Source: Jean-Paul PARFU
images/icones/2a.gif  ( 961802 )La communion des fidèles... par vistemboir2 (2023-03-07 19:16:03) 
[en réponse à 961794]

La sainte hostie distribuée comme un ticket de métro, sans plus de respect pour le corps du Christ, est une des innovations quasi-sacrilèges du culte bugninien.

Mais c'est ainsi qu'elle est donnée chez les protestants : Bugnini savait bien en cela ce qu'il faisait, puisque la nouvelle messe "ne devait pas comporter l'ombre d'une pierre d'achoppement pour nos frères séparés", dixit le "frère" Annibale...
images/icones/neutre.gif  ( 961804 )Nuance par Christiank (2023-03-07 19:20:05) 
[en réponse à 961794]

J'ajouterais la nuance suivante: elle est encore un saint sacrifice, mais par cause permissive (pas efficiente à proprement parler) du novus ordo, sa forme locale entraine l'omission symbolique visuelle du saint sacrifice, ce qui donne l'apparence (seulement) exclusive d'un repas.
La cause: novus ordo + pressions mondaines cuculisantes (par consumérisme médiatique)
images/icones/porrectus.png  ( 961822 )Du chant des lectures par Nemo (2023-03-08 13:21:05) 
[en réponse à 961786]

Dans le précédent message vous dites :
En fait, si la lecture de l'épître et de l'évangile est un acte liturgique, elle n'est pas un ornement liturgique. En tout état de cause, elle n'est pas un chant, même si les lectures ont été chantées, d'abord et surtout dans le cadre monastique, et souvent pour des raisons pratiques de compréhension, dans des lieux autrefois mal ou peu sonorisés.

Je suis désolé de vous contredire. Dans la liturgie tout est chant. C'est dur reste tellement ancré chez les orthodoxes qu'ils ne connaissent pas de liturgie non chantée : si on ne peut chanter on ne célèbre pas.

On ne parle jamais de la lecture de l'évangile mais de son chant. C'est une proclamation plus qu'une lecture, une ostension, une enluminure vocale du texte. Du reste l'Evangile n'est pas chanté vers les fidèles mais au nord et l'Epitre à l'est, donc dos aux fidèles : on voit bien qu'on n'est pas dans une simple lecture, c'est bien plus.

Les seules parties qui ne sont pas chantées sont dites de façon inaudible, par exemple le canon. Jamais à haute voix et ce depuis l'antiquité.

Il y a une solennisations plus ou moins grande du chant, il est confié à différents acteurs, du chantre au diacre officiant (n'oublions pas qu'une schola qui chante un graduel se substitue en fait à des professionnels, des clercs, comme l'enfant de choeur se substitue à un ministre ordonné, l'acolyte).

Donc l'abus dans une messe chantée (je ne parle même pas de la solennelle) est de ne pas chanter l'Evangile, et de même l'épitre devrait être chantée soit par le célébrant, soit, mieux, par un chantre (laïc ou pas) : c'est ce qui est prévu dans les rubriques.

Et la suppression d'une pièce du propre de la messe, par exemple du graduel ou de l'offertoire, est également un abus : de quel droit peut-on omettre une pièce du missel ?
images/icones/neutre.gif  ( 961843 )Hmm par Meneau (2023-03-08 20:09:37) 
[en réponse à 961822]


Et la suppression d'une pièce du propre de la messe, par exemple du graduel ou de l'offertoire, est également un abus : de quel droit peut-on omettre une pièce du missel ?



Lorsque le diacre chante l’Évangile ou lorsque le sous-diacre chante l’Épître, le prêtre ne double pas à voix basse. Lesdits ministres se substituent donc au prêtre (ou bien plutôt le prêtre célébrant en-dehors d'une messe solennelle assume la fonction de diacre et de sous-diacre, mais ça revient au même)

En revanche, concernant graduel ou offertoire, le prêtre les récite à l'autel de toute façon. Peut-on donc parler ici de substitution ?

Cordialement
Meneau
images/icones/1b.gif  ( 961850 )Si quand-même par Lycobates (2023-03-08 21:19:22) 
[en réponse à 961843]


Lorsque le diacre chante l’Évangile ou lorsque le sous-diacre chante l’Épître, le prêtre ne double pas à voix basse. Lesdits ministres se substituent donc au prêtre



Le prêtre (l'évêque) lit à voix basse l'épître et l'évangile que le sous-diacre et le diacre chantent.

Vous vous êtes égaré dans le missel roncallien jansénisant (soit pistorisant) de 1962 !
images/icones/hein.gif  ( 961790 )Précisions par Bénigne (2023-03-07 16:52:15) 
[en réponse à 961745]

Merci de vos retours. Je voudrais m'assurer d'avoir compris:
(1) en France on ne trouve pas (disons dans la messe publique du dimanche) la pratique de proclamer ces parties uniquement en latin, sans aucune traduction durant/après ?
(2) au moins en France, l'usage de traduire (toujours, si (1) est vrai) date du 20ème siècle (mouvement liturgique)?
Bénigne

images/icones/neutre.gif  ( 961791 )Pardon par Bénigne (2023-03-07 16:57:19) 
[en réponse à 961790]

En relisant la réponse initiale je vois que (2) est faux. Vous dites exactement le contraire. C'est le lieu uniquement (autel/chaire) qui est en cause par le 20ème.
Vous avez aussi en gros confirmé (1) je pense. Cela est parfois différent ailleurs.
images/icones/fleche2.gif  ( 961809 )Lectures par Lycobates (2023-03-07 21:54:36) 
[en réponse à 961790]

Je crois que vous vous adressez à moi.
Je vous réponds volontiers.

En France je ne connais, la dernière décennie et demie, que les lieux de culte de l'Institut "Mater Boni Consilii".
Dans ces messes (messes chantées les dimanches), autant que je me souvienne, aucune lecture en vernaculaire n'est faite, même pas lors de l'homélie, de l'épître ou de l'évangile. C'est donc une liturgie entièrement latine.

En Allemagne, souvent lecture est faite de l'épître et de l'évangile en vernaculaire, le plus souvent de l'évangile seul, en chaire, avant d'entamer le sermon. (Ce qui s'est fait, comme l'a remarqué Nemo, depuis belle lurette)
(Pour d'autres pays, il faudrait voir. Je ne connais un peu que l'Angleterre, l'Espagne, l'Italie, la Belgique et les Pays-Bas. Aucune lecture en vernaculaire.)

Mais la lecture en vernaculaire ajoutée en chaire ne vaut que pour les messes où il y a une homélie, donc fondamentalement que les dimanches et jours d'obligation, et seulement, en général, dans la messe principale (s'il y a plusieurs messes, les autres n'ont pas d'homélie, et par conséquent pas de lectures en vernaculaire à commenter).
images/icones/pelerouin1.gif  ( 961815 )Les questions de Bénigne par Jean-Paul PARFU (2023-03-07 23:14:58) 
[en réponse à 961809]

Visaient la messe du dimanche ou/et la messe avec fidèles. Mais il est vrai que, contrairement aux messes NOM, les messes VOM se disent aussi sans fidèles ou/et sans assistance.

Il est clair que, sans assistance, pas de lecture en langue vernaculaire, de manière générale, dans le VOM, pas d'homélie et que donc les questions de Bénigne ne se posent pas ou plus dans ces conditions.
images/icones/heho.gif  ( 961816 )Merci encore par Bénigne (2023-03-07 23:22:22) 
[en réponse à 961809]

Oui, je crois avoir compris: la lecture en langue vernaculaire fait partie de la prédication, et elle est facultative (quoique commune par ex. en France). C'est donc une nouveauté que TC cherche à la rendre obligatoire - au fait, une bizarre "régulation de la prédication"! - sans, paraît-il, contredire l'obligation liturgique de la lecture en latin.
Bénigne