Le Forum Catholique

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images/icones/tele.gif  ( 960808 )Christine Kelly, le succès de CNews et la volonté de Dieu par Bernard Joustrate (2023-02-20 11:11:21) 

Christine Kelly, le succès de CNews et la volonté de Dieu

Dans une prise de parole récente (avril 2022), resurgie sur les réseaux sociaux, l’animatrice de «Face à l’info» avec Eric Zemmour dévoile l’intensité de sa foi devant une assemblée chrétienne évangélique. Elle explique s’être effacée «derrière Dieu» à la présentation de l’émission.

Salle comble. «Je ne suis pas venue par gentillesse.» Silence, stupeur, rires embarrassés. «Je suis venue pour témoigner de la puissance de Dieu.» Acclamations, triomphe. Mise en avant par un chercheur sur Twitter samedi, la vidéo d’une prise de parole enfiévrée de Christine Kelly devant une église évangélique, le 27 mars à Créteil, circule à vive allure sur les réseaux sociaux. L’animatrice de Face à l’info, l’émission de CNews dans laquelle Eric Zemmour a sermonné la France pendant deux longues années, y décrit la vigueur de sa foi chrétienne, qu’elle met en relation directe avec le succès d’audience du programme.

images/icones/1n.gif  ( 960811 )Et ? par Luc de Montalte (2023-02-20 12:19:11) 
[en réponse à 960808]

Je ne vois pas très bien l’intérêt de cette vidéo promotionnelle pour une hérésie protestante.
images/icones/iphone.jpg  ( 960816 )Pour le succès de nos idees par Pericles (2023-02-20 14:59:18) 
[en réponse à 960811]

Monsieur
J’apprécie beaucoup vos interventions et ne me suis pas exprimé depuis plusieurs mois sur ce forum
La réponse à votre question est pour le succès de nos idées ou peu importe le vin pour qu’il y ait l’ivresse sans plaisanterie
L’action de Christine Kelly est très efficace pour nos idées
J’en profite pour poser une question:
Que comptent faire les lecteurs catho tradi de ce forum si le pape François promulgue l’interdiction de la messe Tridentine comme annoncé par the remnant?
images/icones/c_nul.gif  ( 960819 )Changement dans mes habitudes ? par Philippe F. (2023-02-20 16:36:51) 
[en réponse à 960816]

"Que comptent faire les lecteurs catho tradi de ce forum si le pape François promulgue l’interdiction de la messe Tridentine comme annoncé par the remnant?"

Pas de changement dans mes habitudes. J'écoute attentivement ce que dit le pape et je fais l'inverse.
images/icones/pelerouin1.gif  ( 960823 )Faire ce que les Tradis font depuis 1970 par Jean-Paul PARFU (2023-02-20 16:58:26) 
[en réponse à 960816]

Résister !

Car le rite bimillénaire de l'Eglise latine ne peut être supprimé, pas même par le pape !

Supprimer ce rite est un abus de droit, est même l'abus de droit par excellence, et est donc totalement irrecevable !

Les mesures de suppression sont ou seraient donc totalement nulles et non avenues !

Il faudrait que le monde traditionnel dans son ensemble le comprenne très clairement et en tire les conclusions. Le respect du rite est absolument non négociable ! Il devrait donc s'inspirer de Churchill :

"Nous irons jusqu'au bout, nous nous battrons en France, nous nous battrons sur les mers et les océans, nous nous battrons avec toujours plus de confiance ainsi qu'une force grandissante dans les airs, nous défendrons notre Île, quel qu'en soit le coût, nous nous battrons sur les plages, nous nous battrons sur les terrains d'atterrissage , nous nous battrons dans les champs et dans les rues, nous nous battrons dans les collines ; nous ne nous rendrons jamais, et même si, bien que je n'y croie pas un seul instant, cette Île ou une grande partie de cette Île était asservie et affamée, alors notre Empire au-delà des mers, armé et gardé par la flotte britannique, continuerait de lutter, jusqu'à ce que, quand Dieu le voudra, le Nouveau Monde, avec tout son pouvoir et sa puissance, vienne secourir et libérer. »

— Winston Churchill, "We shall fight on the beaches", 4 juin 1940 aux Communes
images/icones/fleche2.gif  ( 960841 )De quand date, le plus précisément possible, le missel traditionnel ? par Scrutator Sapientiæ (2023-02-20 22:33:52) 
[en réponse à 960823]

Bonsoir Jean-Paul PARFU,

Je profite de votre réponse pour vous poser cette question.

Merci beaucoup de rappeler de quand date, le plus précisément possible, le missel traditionnel, dans son contenu médiéval le plus proche possible de son contenu dit tridentin.

Il n'y a aucune malice dans ma question, mais si ce que j'ai déjà lu à ce sujet n'est pas erroné, il n'est pas certain que les notions de "messe de toujours" et de "rite bimillénaire" soient assez précises.

Bonne soirée.

Scrutator.
images/icones/livre.gif  ( 960844 )On a déjà répondu à ces questions par Jean-Paul PARFU (2023-02-20 23:29:18) 
[en réponse à 960841]

La messe de toujours

"Il me semble qu'il ne faut pas donner à cette expression un sens qu'elle n'a pas du point de vue de la plupart de ceux qui l'utilisent. Pour ma part je pense avoir tout de même une certaine sensibilité à l'histoire et aux changements qu'elle a pu apporter, et pour autant je n'ai jamais cru, en parlant de la messe de toujours, que cette expression signifiait que rien dans les cérémonies liturgiques n'avait changé depuis les temps apostoliques.

La messe de toujours est celle qui est célébrée selon un rite séculaire, qui s'est développé progressivement, organiquement - qu'il est donc impossible de dater comme on peut dater le NOM - et qui exprime adéquatement ce qu'est depuis l'origine de la religion chrétienne - c'est le sens de toujours - le saint sacrifice de la messe.

Il me semble donc qu'il est tout à fait légitime d'opposer au NOM la messe de toujours, qu'elle soit célébrée d'ailleurs dans le rite de saint Pie V ou dans les autres rites traditionnels : cette querelle n'est au fond que pure logomachie.

Peregrinus"

Vous pouvez lire Peregrinus ici


Je vous conseille aussi la lecture de ce livre.

images/icones/fleche2.gif  ( 960865 )Ce que l'on lit, notamment sur Alcuin, est vrai ou faux ? par Scrutator Sapientiæ (2023-02-21 11:01:47) 
[en réponse à 960844]

Bonjour Jean-PARFU,

Merci beaucoup de me dire si ce que l'on lit ici est vrai ou faux :

Ici.

Je précise qu'il n'y a pas que sur ce site que j'ai lu la même chose.

Si ce que j'y ai lu est vrai, cela veut dire que la formation presque complète, sinon définitive, du Missel romain traditionnel, daterait de la fin du VIIIème siècle.

Ici..

Je vous prie de bien vouloir m'excuser, si je n'ai pas puisé aux meilleures sources, vous remercie pour votre réponse et vous souhaite une bonne journée.

Scrutator.
images/icones/livre.gif  ( 960870 )Alcuin (741-804) par Jean-Paul PARFU (2023-02-21 12:10:21) 
[en réponse à 960865]

Le corps central de la messe remonte aux Apôtres et était définitivement fixé au plus tard sous St Grégoire le Grand (540-604) !

La messe existait donc, sous une forme ou sous une autre, depuis 7 siècles lorsqu'Alcuin naquit en 741.

Alcuin est l'un des promoteurs de la "Renaissance carolingienne". Sur le plan religieux, son rôle consista, d'une part à lutter contre l'hérésie "adoptianiste" et d'autre part à uniformiser les pratiques liturgiques au sein du royaume franc et à les rapprocher des usages romains.
images/icones/fleche2.gif  ( 960891 )J'en conclus qu'il y a bien eu "sédimentation" avant "stabilisation" par Scrutator Sapientiæ (2023-02-21 14:33:54) 
[en réponse à 960870]

Bonjour et merci, Jean-Paul PARFU.

Peut-être ne parlons-nous pas tout à fait de la même chose, mais en tout cas, en ce qui concerne le Missel romain traditionnel, dans sa structure et dans son contenu, je retire de mes lectures récentes que plusieurs siècles, sinon cinq siècles, de "sédimentation", ont précédé et ont rendu à la fois nécessaire et possible toute une entreprise de "stabilisation", apparemment entre la fin du VIIIème siècle et le début du IXème siècle, ce qui ne veut absolument pas dire que qui que ce soit a été le "Bugnini" du VOM, et ce qui ne signifie évidemment pas qu'il n'y a eu aucune évolution et aucune adaptation, en aval de cette entreprise de "stabilisation".

Ce qui est incroyable, c'est l'attitude pleine d'ignorance de la Tradition ou de mépris pour la Tradition qui a caractérisé les réformateurs, ou plutôt les transformateurs, des années 1960.

La haine démesurée de ce qui provient du passé va-t-elle, ainsi, toujours de pair avec l'amour désordonné de ce que l'on croit tourné vers l'avenir, quand on a une mentalité révolutionnaire, en politique comme en religion ?

Bon après-midi.

Scrutator.
images/icones/fleche2.gif  ( 960892 )de Durand de Mende à Pierre Jounel par Luc Perrin (2023-02-21 15:28:15) 
[en réponse à 960891]

J'ai lu de multiples auteurs, qualifiés d'experts et qui ont de fait moult qualifications, dire que le missel de Durand de Mende était la base de la codification opérée sous saint Pie V pour aboutir à son missel en 1570, lui-même apportant quelques ajouts et correctifs. Mineurs en proportion.
Bien sûr Durand de Mende puisait dans des livres liturgiques plus anciens ... jusqu'à la première Cène. En poupées russes.

Pierre Jounel, un monsignore, membre du Consilium montinien de 1964-1969, a témoigné de l'importance pour les réformateurs savants - certains ne l'étaient pas cf. les mémoires du Père Bouyer - des idées du jansénisme tardif (fin XVIIIe) dont on trouve l'énoncé dans le concile (synode) de Pistoie (1786) et la condamnation détaillée dans la bulle de Pie VI Auctorem Fidei de 1794. Un texte (la bulle) que je conseille à tous les lisureurs du FC en dépit de sa longueur.
La plupart des erreurs contemporaines sont ici réprouvées et cela dépasse de loin le domaine de la liturgie.

Les "transformateurs" - je reprendrai cette excellente formule Scrutator - étaient animés par deux inspirations distinctes correspondant à deux grands groupes au sein du Consilium et de l'entourage de Paul VI et au-delà :
- ceux qui agissaient au nom de "La Science" comme les Fauci/Delfraissy etc. de la pseudo-médecine sans la motivation cupide qui fait l'essentiel des derniers : le club Dom Botte, Joseph Andreas Jungmann sj etc. le malheur étant que cette "science" en 1962-1970 était très imparfaite et remplie d'erreurs, comme toute "science" à chaque époque. Ces savants regardaient de haut la liturgie traditionnelle au nom de traditions plus anciennes (influence janséniste) et tropisme académique.
Au sein de ce groupe, il y avait des transformateurs très modérés (cf. le P. Bouyer, le futur cardinal Antonelli sont les plus connus) : ils entrent dans la critique assez tôt comme Bouyer, Gamber. Ratzinger rejoint cette école plus tard avec déjà une position "herméneutique de la réforme dans la continuité".
Mais le N.O.M. fut surtout porté par les "transformateurs" plus radicaux.
- le second groupe est celui des "pastoraux" pour lesquels la fin - conversion des classes populaires porteuses de l'avenir au sein d'un Socialisme qu'ils jugent inévitable à terme - prime tout. Peu importe dès lors la Tradition romaine et même "La Science" du club Botte : s'il faut bulldozer, on bulldozera. C'est l'inspiration à nouveau en vogue à Rome depuis 2013.

Le N.O.M résulte d'une synthèse chaotique de ces deux groupes de transformateurs (savants et "pastoraux") avec quelques pondérations par la minorité des transformateurs prudents (ceux auxquels le texte conciliaire renvoie en fait).

Les "pastoraux" à Rome menés par Bugnini et sur le terrain ont par ailleurs largement pris le dessus sur les savants, engageant des myriades d'expériences plus farfelues les unes que les autres. Cette prédominance explique pour partie, avec l'évidente Führerwächte, l'échec pour l'essentiel (il y a eu quelques petits succès soyons honnêtes) des essais de stabilisation et de retour au texte de Vatican II sous Paul VI (dès Montini le souci pointe), Jean Paul II et Benoît XVI.

images/icones/1a.gif  ( 960845 )Aux temps apostoliques… par Luc de Montalte (2023-02-21 00:31:57) 
[en réponse à 960841]

… tout simplement, comme l'observait déjà Dom Cabrol il y a plus d'un siècle :


Ce caractère d'unité indivisible suffirait, selon nous, à établir l'origine apostolique de la messe ; car si l’on peut contester l'antiquité de tel ou tel rite, de telle ou telle formule, on ne saurait prétendre, sans se mettre en contradiction avec la logique des faits, qu'un pareil ensemble liturgique, composé à l’époque post-apostolique, aurait pu s'imposer dans tous les pays et dans toutes les églises sans entraîner des variantes ou des suppressions considérables. Plus on réfléchira sur cette unité liturgique de la messe, plus on se convaincra de son origine apostolique.

Une autre conclusion de cette étude, c’est que notre messe actuelle réunit tous les éléments du plus ancien culte chrétien ; on retrouve dans ses assises la synaxe et la cène. Toutes les sectes qui veulent conserver le vrai culte chrétien ont dû revenir à ces cérémonies ou seront obligées d’y revenir sous peine d’avouer qu'elles entendent rompre avec le plus ancien christianisme et courir sur des errements nouveaux, c’est-à-dire renoncer au vrai culte chrétien.

Du reste il faut descendre jusqu'au xvie siècle pour trouver des sectes qui aient rejeté ou tronqué ce majestueux édifice liturgique. Sauf de rares exceptions, les sociétés qui se sont détachées de l'Église dans le courant des siècles, ont cherché à conserver la messe antique.

À plus forte raison les églises restées dans l'unité catholique ont-elles gardé précieusement ce rite auguste, le centre et le noyau d'où est sortie toute la liturgie chrétienne. Les variantes, comme nous l'avons vu, portent sur des points tout à fait secondaires. La plus considérable, celle que l’on a pu donner comme caractéristique des deux grandes familles liturgiques, provient de l'habitude d'improviser certaines formules, qui a été générale à l’origine mais que l'Église latine a plus longtemps gardée. Si donc il fallait dire qui a été plus fidèle non pas à la lettre, mais à l'esprit de la liturgie primitive, c’est assurément l'Occident, contrairement à ce qu'on croit. L’Orient dès le ive siècle arrêta ses formules, coupant court à toute velléité d'improvisation. Peut-être faut-il y voir un dessein providentiel. Déchiré comme il le fut du ive au viie siècle, par toutes hérésies, l'Orient eût été exposé à voir toutes ces erreurs passer dans sa liturgie ; on fit bien quelques efforts dans ce sens, mais sans grand succès ; la fixité de ses formules le sauva. L'Occident, moins menacé, pouvait pendant ce temps continuer paisiblement à chercher dans de nouvelles oraisons l'expression de sa foi, et l'on peut dire, en un sens, que cette fécondité liturgique s’est perpétuée jusqu'à nos jours, puisque de nouvelles formules sont encore ajoutées aux anciennes.



in Dom Cabrol, Les origines liturgiques, appendice I : « Les origines de la messe et du canon romain ».
images/icones/neutre.gif  ( 960849 )Bien joué Christine, n'en déplaise aux sectateurs ! par Davidoff2 (2023-02-21 05:38:09) 
[en réponse à 960823]

C'est pas du tout le sujet, mais Pericles demande quand-même : "Que comptent faire les lecteurs catho tradi de ce forum si le pape François promulgue l’interdiction de la messe Tridentine ?"

Jean Paul Parfu répond : "Faire ce que les Tradis font depuis 1970

- Résister !"


(Car le rite bimillénaire de l'Eglise latine ne peut être supprimé, pas même par le pape ! Supprimer ce rite est un abus de droit, est même l'abus de droit par excellence, et est donc totalement irrecevable ! Churchil etc.)

Les cathos tradis ont un problème de forme, et de foi, et si j'en crois la suite de la diatribe de M. Parfu, ont un problème d'agitation, parce que tout ça ne mène à rien.

Moi je demande : Que comptent faire les apôtres le soir du jeudi Saint alors qu'ils voient les soldats approcher ?

Jean Paul Parfu répond : Résister !

Et saint Pierre a été bien inspiré, il a résisté, vaillant, seul contre une troupe armée, lui sans aucune éducation militaire, avec une épée sans même être capable de fracasser le crâne adverse, il vise à côté et lui coupe une oreille, sacrée résistance ! Je ne critique pas Saint Pierre, car il y a de la bravoure dans le geste, il y a de la noblesse dans le fait de savoir qu'il va sans doute se faire tuer mais n'en a cure, il est là, il agit, il résiste même face à l'impossible, pour un peu, il se transformait en Spartiate aux thermopyles. Bon, admettons que de pêcheur il se transforme réellement en spartiate et liquide toute la cohorte des gardes et des apprentis pharisiens qui étaient là pour superviser l'opération.

Donc Saint Pierre, le King avant l'heure, il anéantit la menace et trouve même un plan de retraite.

Jésus, le principal intéressé, a vu toute la journée du lendemain dans son agonie, il a transpiré des goûtes de sang, et il a accepté de boire le calice jusqu'à la lie.

Il lui dit quoi Jésus à Saint Pierre : "NON MAIS QUEL ABRUTI tu peux faire, tu viens de gâcher toute mon entrée, tu changes le scénario sans me prévenir, tes pensées ne sont pas celles de Dieu mais celles des hommes ! Maintenant, je vais aller voir Caïphe, quoi ? ... Ben oui, tu viens avec moi, ... quoi encore ? Mais oui bien sûr qu'ils vont te crucifier, t'es devenu un assassin, tu crois quand-même pas qu'ils vont te laisser aller et venir après ça ?"

L’Évangile aurait été un peu changé à la marge, 4 croix au lieu de 3, Dieu au centre et 3 assassins autour, un bon larron, un mauvais, et l'apôtre qui se demande franchement ce qu'il fout là, car comme le lui a soufflé J.P Parfu, il faut se battre partout et toujours comme l'explique un certain Churchil.

Dans un tel cas, je pense que Jacques aurait pu faire un bon premier pape.

Les tradis ont une tentation dont ils n'arrivent pas à se défaire : Ils veulent un règne théologique sur le monde, sans trop se soucier si c'est la volonté de Dieu ou pas.

Christine nous parle de sa foi, qui a l'air bien vivante, et elle fait exactement l'inverse du conseil de M. Parfu : Elle est tentée de résister à la proposition, mais elle se soumet en faisant un deal avec Dieu : A l'antenne, je te cède la place !

Et elle explique comment ça se passe : Prière dans la voiture, prière à genou dans les studios avant l'émission, et elle laisse le bon Dieu faire Son œuvre. Elle témoigne de sa foi sur scène, elle témoigne de sa foi sur le plateau à genou, elle prie, et elle touche les cœurs par sa simplicité et gentillesse. Alors bien sûr, elle n'est pas du bon bord, et ça c'est très fâcheux, parce que pour un tradi, ça veut dire qu'une pierre est entrain de parler mieux qu'eux !!!???

Le tradi va faire une manifestation, exprimer bruyamment son mécontentement, organiser des contre-manifestations aux gay-pride (ou autres), prier des chapelets pour la vie sous les injures qui recouvrent leur prières, oui, c'est bien, ça demande du courage dans ce monde, exactement comme ça aurait demandé du courage à Saint Pierre s'il avait voulu se transformer en Spartiate, mais le résultat est... maigre, voire contre-productif si Saint Pierre avait réussi son affaire.

Moi je pense que fondamentalement, le tradi n'a pas la foi, il s'inquiète tout le temps, et si le pape ceci ? Et si Rome cela ? et quelles contre-mesures on va pouvoir déployer ? Qu'aurait fait Churchil ? Qu'aurait fait Franco ? ... et Charlemagne ? etc.

Marge de manoeuvre du Bon Dieu avec les tradis = aucune, Il est sommé d'approuver et de bénir, et pour le reste, qu'il règne aux Cieux pour le moment, on s'occupe de l'intendance sur terre pour qu'il retrouve place nette lorsqu'Il reviendra !

Christine fait l'inverse, marge de manoeuvre du Bon Dieu = Totale ! Et ça touche les coeurs pendant que les tradis crispent tout le monde et même Dieu.

La forme plutôt que la foi !

Alors je donne mon témoignage. J'en ai rien à faire de la forme sauf sur un point : J'aime que le Christ soit bien traité pendant la messe, et pour ça, les tradis savent faire les choses en ordre, mais ça ne fait pas de bruit, et c'est ce que je considère comme étant le principal. L'Eucharistie, c'est ça qui tient le monde, et moi qui ne communie quasiment jamais (toujours debout devant la porte du fond), je suis fasciné à chaque consécration du pain et du vin. Pendant ce moment précis, le recueillement est total, ma gorge se noue, et souvent une petite larme perle. C'est la foi qui remonte des tréfonds de mes abîmes, juste à ce moment, c'est Dieu qui vient à ma rencontre, et moi qui n'ose pas aller à la sienne. Pourquoi je n'ose pas ? Parce que j'ai vu Mère Teresa communier, et qui a vu Mère Teresa communier de près, même s'il ne comprend rien au truc de la chips, il comprend très bien que cette petite dame s'est mise dans un recueillement total pour se préparer à recevoir quelque chose d'immense qui la dépasse, même si d'apparence si petit.

Christine est seule, elle est douce, elle ne vocifère pas, elle est avenante, souriante, elle a de l'humour, comme Dieu.

Et je me demande... si on sort du petit cercle de ceux qui n'ont pas besoin d'être convertis (les pratiquants), et qu'on prend la population française dans son ensemble, quel impact ?
Des dizaines de milliers de tradis contre une antillaise sans doute même pas catholique (j'en sais rien, peut-être qu'elle l'est). Ben dans le match, il n'y a même pas besoin de caricaturer, c'est la douceur contre la grogne, vers qui se tourneront les gens de bonne volonté ? Vers les grognards ?
Moi pas, mais ça ne compte pas, je suis déjà converti (par un hindou qui n'avait jamais entendu parler du Christ en plus).

En fin de compte, avez-vous si peu confiance au Christ que vous pensez comme Saint Pierre qu'il faille faire le boulot à la place de Dieu ? On dirait bien que oui, mais comme le disait le général Zappatta : Dans l'adversité, mieux vaut mourir debout que vivre à genou.

Ahhhhh les tradis, qu'est-ce que Dieu va bien pouvoir faire de vous ?

- Je sais ! Dieu a toujours besoin de quelques martyrs, et ça me semble être dans vos cordes, donc rendez-vous utiles et si vous n'en êtes plus à vouloir verser votre sang dans l'arène, acceptez au moins de bon coeur les petites humiliations dont vous êtes l'objet.

Parce qu'un martyr qui entre dans l'arène en vociférant et en grognant sur son sort, ...moyen moyen pour l'exemple, alors donnez un meilleur exemple, soyez dignes dans l'humiliation et les épreuves, laissez Dieu s'occuper de ces détails de messe, et arrêtez d’échafauder des plans de bataille ou de résistance, bande de spartiates !

;-)
images/icones/neutre.gif  ( 960862 )a Davidof réponse exempte d'agressivité contrairement á son propos par Pericles (2023-02-21 10:20:56) 
[en réponse à 960849]

EN UNE
La nécessité de la prière, l’urgence de la mobilisation
MAXIMILIEN BERNARD
21 FÉVRIER 2023


Communiqué de l’Union Lex Orandi :

Un article du site Riposte Catholique du 19 février 2023 se fait écho de la rumeur d’une future constitution apostolique en préparation au Vatican pour avancer vers l’abolition de la liturgie traditionnelle. Citant la revue américaine The Remnant, Riposte Catholique explique qu’un texte préparé par le Dicastère pour le Culte Divin et la Discipline des Sacrements a été présenté au Pape François fin janvier, mais qu’il soulève par ailleurs une forte résistance de la Curie romaine.

Face à l’impossibilité d’obtenir plus de précisions sur cette information, nos amis d’Una Voce ont publié un appel à tous les catholiques de bonne volonté pour qu’ils offrent des prières et des pénitences pendant le Temps du Carême, à l’intention de la liberté de la messe traditionnelle. Cet appel est essentiel tant est puissante l’arme de la prière. Toute la liturgie du Carême qui va commencer illustre l’urgence de la foi, de l’espérance et de la charité dans cette période où l’Eglise du Christ est si éprouvée. Notre Seigneur, durant sa vie terrestre, prodiguait ses bienfaits à ceux qui les lui demandaient avec foi, comme cet aveugle de Jéricho mentionné dans l’Evangile du dimanche de la quinquagésime. « Que veux-tu que je fasse pour toi ? » nous demande encore aujourd’hui le Seigneur. Prions le maître de l’impossible afin de nous entendre dire, à nous qui demandons la préservation des trésors liturgiques de l’Eglise : « Qu’il te soit fait selon ta foi».

Face à la menace d’un durcissement de Traditionis Custodes qu’évoque l’article cité, l’Union Lex Orandi lance également un appel. A la nécessité de la prière, à laquelle Lex Orandi s’associe très intensément, s’ajoute l’urgence de la mobilisation. Il nous appartient, à nous fidèles laïcs, de porter le témoignage de notre attachement à la liturgie traditionnelle. Ce trésor n’est pas à la disposition arbitraire de ceux à qui la Providence divine a permis d’occuper des fonctions ecclésiales même les plus hautes, comme le rappelle le Catéchisme de l’Eglise Catholique : « Même l’autorité suprême dans l’Église ne peut changer la liturgie à son gré » (CEC N° 1125). Ce trésor est à la garde de l’Eglise dont nous sommes les membres. Il constitue notre bien spirituel, le moyen de notre sanctification. Or, proclame l’Eglise « le salut des âmes est la loi suprême ».

Chargé, en vertu de leur baptême, de cette responsabilité, les fidèles laïcs peuvent et doivent s’organiser pour témoigner de leur attachement à ce trésor liturgique. L’Union Lex Orandi invite toutes les communautés, les mouvements, les groupes de prière ou de formation, les parents d’élèves des écoles créées par des familles catholiques, à se constituer de manière collective, en s’identifiant à un Saint protecteur, à un lieu d’enracinement ou à un objet social commun, et à s’affilier à l’Union Lex Orandi. Cette union regroupe depuis 2021 de dizaines de mouvements de fidèles attachés à la liturgie traditionnelle. Elle est un réseau au service des structures locales, au service de l’Eglise et du bien commun. Partout où, aujourd’hui, est célébrée la liturgie traditionnelle, un groupe de fidèles doit s’organiser. L’Union Lex Orandi est à leur service.

www.lex-orandi.org

contact@lex-orandi.org
images/icones/1b.gif  ( 960866 )Pas d'agressivité de ma part ;-) par Davidoff2 (2023-02-21 11:13:06) 
[en réponse à 960862]

... et vous n'êtes pas agressifs non plus sur ce forum je précise.

Mon propos est un peu comme moi, cash, si vous l'avez pris pour de l'agressivité c'est bien, ça fait un exercice pour répondre avec douceur à un propos qui ne prend pas de gants (je l'ai relu mais pas vu l'agressivité).

J'ai lu la réponse ci-dessus, et je pense qu'il y a une bonne piste : Former des groupes de prières entre-soi, entre personne qui aiment les mêmes prières, sous une forme qui leur plaît et qui a fait ses preuves, aucun soucis, je vois ça plutôt d'un bon œil. Par rapport au manuel d’Épictète c'est à moitié juste :
- On change les choses qui sont à notre portée (qui dépendent de nous)
- On ne s'inquiète pas de ce qui n'est pas à notre portée (qui ne dépend pas de nous).

Et que ce soit dans ce texte précédent ou dans la teneur générale du forum, il y a toujours ce clivage : On fait juste ce qui dépend de nous, et on rouspète pour ce qui ne dépend pas de nous. Quasi chaque sujet c'est la même chose, sur les synodes, sur les documents, consitutions et motu proprio papaux, Pachamama, et la liste est innombrable avec François.

En rouspétant sur ce qui est totalement hors de portée des traditionalistes, ça va faire avancer les choses ? J'en ai pas eu l'impression jusqu'ici, tout au plus, à la marge, telle fraternité à eu droit à une "tolérance"... étroite la tolérance ;-)

Rome a perdu la foi, ça c'est net, mais c'est dans l'ordre des choses, on a été prévenu, ça ne pouvait que se passer comme ça, et Dieu le veut ! Allez, Il ne le veut pas, mais laisse faire, ça fait partie du Plan..., non, en fait Il le veut vraiment, comme pour lors de l'agonie du fils "si c'est possible, que cette coupe passe loin de moi", réponse : "Non non, je le veux, et tu la boiras jusqu'à la lie". Si Dieu voulait autre chose, Bergoglio serait mort et enterré depuis belle lurette. Parce que quoi, Dieu n'est-il plus le maître de l'échiquier ? Il lui suffit d'un souffle pour que François fasse une crise cardiaque. Prochain conclave, les cardinaux élisent encore un bras cassé, hop, cancer fulgurant, re-conclave et re-mécréant ? Cette fois-ci ce sera cirrhose et basta, et ainsi de suite jusqu'à ce que les cardinaux élisent un saint pape.

C'est tellement facile pour Dieu, mais s'Il ne le fait pas, c'est que la situation lui convient, ou à tout du moins, elle fait partie d'un Plan qui se déroule selon Son désir.

Donc deux choses :
- Je n'écoute plus ni ne m'intéresse plus loin de ce qui sort de Rome, c'est une perte de temps, mon avis sur la question est net depuis déjà pas mal d'années, le pape n'est un apostat, je pense qu'il a perdu la foi.
- Dieu le veut ainsi, Il est le seul maître de l'échiquier, qu'il en soit ainsi.

En réalité, il y a le Plan de Dieu qui se déroule parfaitement, et nous sommes les témoins de cela. Oui, c'est incommodant, mais tous les tradis savent parfaitement que Dieu ne nous promet pas une vie bien confortable lors de ce transit terrestre, la béatitude ce sera pour après.

Alors quand je vois un beau témoignage comme celui de Mme Kelly, et tous les postes critiques dessous, qui tournent très rapidement, dès la deuxième réponse, sur le problème du rite, je me dis que Mme Kelly a trop de foi pour être comprise dans nos milieux.

La foi c'est la confiance que pas un cheveux ne tombe sans permission expresse de Dieu, ni même un oiseau ne tombe sans la même permission. Alors le rite traditionnel, est-il plus important ou moins qu'un cheveu ?

S'il est plus important, pourquoi s'inquiéter ?

Et surtout, parce que là on se donne une importance qu'on a pas, pourquoi s'occuper de ce qui ne dépend absolument pas de nous (sauf si on croit réellement qu'on est capable de convertir le pape, mais ça me semble capillotracté).

Du coup moi je reste tranquille et j'attends de voir ce que le Bon Dieu nous réserve. S'énerver, c'est mauvais pour les humeurs et la tension, j'ai pas envie de me faire du mal pour un type comme Bergoglio et sa junte.
images/icones/fleche2.gif  ( 960827 )Les liens publics… par Luc de Montalte (2023-02-20 17:31:40) 
[en réponse à 960816]

… entre cette journaliste et certaines sociétés secrètes invitent néanmoins à une certaine prudence.

Pour ce qui est de la question, il s'agira bien évidemment de s’opposer par des moyens proportionnés aux éventuelles injustices dont la rumeur circule actuellement. Quoi d'autre ?