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images/icones/tao.gif  ( 960322 )Mayenne : démolition et restauration d'églies par Cristo (2023-02-08 12:18:19) 


peut-être que dans certains cas, il n'y a pas d'autre choix que de démolir.
Prend-on le temps avant de retirer et réattribuer au culte tout le mobilier ?


En Mayenne, le débat de la démolition des églises reste épineux

De Alexandre Frémont , Maïwenn Bordron
Mercredi 8 février 2023
Par France Bleu Mayenne

C'est un débat qui revient souvent sur la table, la démolition des églises. En Mayenne, la commune du Genest-Saint-Isle, près de Laval, a fait le choix d'en détruire une trop coûteuse à rénover. À l'inverse, à Houssay, dans le sud-Mayenne, le maire a décidé de la rénover. Explications.


C'est un sujet récurrent, un vieux serpent de mer : faut-il démolir ou restaurer les églises dans les communes ? La plupart des édifices religieux ont plusieurs siècles, ils sont délabrés et donc dangereux. La restauration revient aux mairies et ça coûte cher, voire très cher. Deux communes mayennaises viennent d'acter la démolition de leur église : La Baconnière et Le Genest-Saint-Isle. L'objectif est d'éviter des accidents comme au Genest-Saint-Isle, près de Laval.


Démolir pour éviter le danger

Depuis des années, la mairie du Genest-Saint-Isle se bat pour conserver son église. Elle a été bâchée et des filets ont été posés sur les murs pour éviter les chutes de pierres, mais l'édifice est trop délabré. Pour préserver le bâtiment, la mairie aurait dû dépenser un million d'euros. Un budget qui ne comprend même pas la restauration de l'église. "Elle a la particularité d'être juste au bord de la route départementale 278", détaille Nicole Bouillon, la maire du Genest-saint-Isle, "c'est une route sur laquelle il y a un trafic relativement important et l'état de dégradation du monument nous conduit à prendre cette décision qu'on aurait bien voulu éviter".
Selon elle, les riverains vivent dans l'angoisse qu'un pan de mur de l'église s'écroule. La mairie a pu prendre cette décision assez facilement, car il existe deux églises dans la commune, Le Genest et Saint Isle ont fusionné le 1er janvier 2000 et c'est donc l'église de Saint-Isle qui est concernée par la démolition. "L'église du Genest bien évidemment est maintenue en parfait état donc la pratique du culte est possible", rassure Nicole Bouillon. La démolition pourrait avoir lieu rapidement, mais aucune date n'est pour l'instant fixée selon elle. La maire du Genest-Saint-Isle rappelle qu'un lieu de mémoire sera mis en place à l'emplacement de l'église.


D'autres communes font le choix de rénover l'église

À l'inverse, le maire de Houssay, dans le sud-Mayenne, a décidé de se lancer dans la restauration de l'église de la commune. L'église de Houssay date du 19ᵉ siècle, elle est très abimée, "C'est une verrue dans le centre du bourg", affirme le maire Jean-Marie Gigan mais impossible de se résoudre à la raser. "Un village sans église et sans clocher c'est quand même un peu bizarre", ajoute-t-il, "je pense que la population n'accepterait pas forcément".
Jean-Marie Gigan a finalement décidé de garder l'église et donc de la restaurer. Première étape : le clocher. Les travaux ont débuté au mois de décembre. "La structure est solide sauf que ce sont toutes les pierres de tuffeau qui sont en très mauvais état", décrit le maire, "pour la restauration du clocher, nous sommes à plus de 500.000 euros et je pense que pour l'ensemble de l'édifice on peut multiplier par trois".
Après le clocher, il faudra restaurer le reste de l'église. "Comment on va financer la suite ? Je n'en sais encore rien", se questionne Jean-Marie Gigan qui lance donc un appel aux mécènes. Pour financer la première partie des travaux, la mairie de Houssay a pu compter sur l'aide financière de l'État, de la Région, du département et de la communauté de communes de Château-Gontier-sur-Mayenne. La restauration de l'église de Houssay pourrait donc prendre plusieurs années.


Un processus long pour démolir une église

Le processus est en tout cas très long et pour qu'une église soit démolie, il faut d'abord avoir le feu vert de l'évêque de Laval. C'est le cas pour les églises de La Baconnière et du Genest-Saint-Isle, un décret de désacralisation a été pris pour ces deux édifices. Il faut ensuite que la préfecture de la Mayenne signe ce qu'on appelle un arrêté de désaffectation, c'est-à-dire entériner que l'édifice n'est plus destiné au culte. Un seul arrêté a pour l'instant été pris pour l'église du Genest Saint-Isle. Concernant La Baconnière, cela pourrait intervenir dans les semaines qui viennent.


https://www.francebleu.fr/infos/economie-social/en-mayenne-le-debat-de-la-demolition-des-eglises-reste-epineux-1803616
images/icones/carnet.gif  ( 960609 )"beaucoup de choses qu'on a dû jeter" par Cristo (2023-02-15 08:55:35) 
[en réponse à 960322]

triste, en espérant cependant qu'une commission diocésaine a pu passer pour sauver tout ce qui pouvait l'être.
Les catholiques ordinaires, vous et moi donc, ont peut-être intérêt à s'intéresser à ces situations afin, qui sait ?, de contribuer à sauver des objets du culte et leur permettre d'être remis en service ailleurs.



EN IMAGES - La cloche a sonné une dernière fois à l'église de Saint-Isle, en Mayenne
Le Genest-Saint-Isle
De Alexandre Frémont
Mardi 14 février 2023 à 20:09
Par France Bleu Mayenne

L'église de Saint-Isle, près de Laval en Mayenne, est en cours de déconstruction parce qu'elle menaçait de s'effondrer. Alors avant de voir disparaître le clocher et tout l'édifice, la mairie et les responsables des travaux ont décidé de faire sonner la cloche une dernière fois ce mardi midi.

La cloche de l'église de Saint-Isle a donc sonné une dernière fois ce mardi midi.

C'est la dernière fois que les cloches ont sonné ce mardi midi à l'église de Saint-Isle, près de Laval. L'édifice est en cours de déconstruction après une décision de la Préfecture et le diocèse de Laval il y a un mois presque jour pour jour car elle menaçait de s'écrouler. À midi pile ce mardi, près d'une centaine d'habitants, ex-habitants ou famille d'anciens de la commune sont venus écouter sonner une dernière fois la cloche.


Certains ont tout vécu dans l'église

Beaucoup d'habitants présents ont un ou des souvenirs bien ancrés dans leur mémoire. Comme Mado, qui habitait à l'époque juste derrière l'église, elle immortalise l'instant avec sa tablette. "Je suis née ici moi", raconte Mado, "je suis émue, c'est normal, je faisais le petit Jésus moi quand j'étais petite à l'église". Paulette, elle, a tout vécu dans cet édifice. "Moi aussi je suis née ici", dit-elle, "j'ai fait mon baptême, mes communions et mon mariage, mes parents qui sont décédés ont aussi eu leur sépulture dans cette église". Alors avec tous ces souvenirs qui remontent à la surface, Paulette a quelques larmes qui coulent, "ça me touche quand même, j'ai un petit pincement au cœur en voyant ça, c'est comme ça".

Des larmes pour certains, des bêtises qui reviennent pour d'autres. Les anecdotes fusent, certains racontent qu'ils sont montés dans le clocher pour se rendre compte de la vue, d'autres se souviennent qu'ils mangeaient les hosties de la messe. "On en a fait des bêtises ici !", plaisante une habitante, "oh parle pour toi", rigole un autre à côté. Deux couples se sont même mariés le même jour dans cette église. "Un double mariage !", nous explique l'un des habitants, "ça faisait 42 ans qu'il n'y avait pas eu de doubles mariages", continue sa femme. Le couple s'est dit oui le même jour que la sœur de la mariée.


Des éléments de l'église conservés

Tout ne sera pas détruit, plusieurs éléments seront déplacés ailleurs. "La grosse cloche en bronze, signé d'un fondeur qui s'appelle Petit-Homme, ira à l'Abbaye de Clermont, près de la commune, ça veut dire qu'elle va rester en proximité", détaille Nicole Bouillon la maire du Genest-Saint-Isle, "on va également conserver tout ce qui est plaques commémoratives qui étaient posées à l'intérieur de l'église, quelques vases, quelques chandeliers et les fonts baptismaux, en marbre rose, iront dans l'église du Genest mais il y a aussi beaucoup de choses qu'on a dû jeter".

Il restera donc toujours un bout d'histoire à l'Abbaye de Clermont, toute proche, ou dans l'église du Genest. La déconstruction doit durer encore jusqu'en fin de semaine. Le monument aux morts de la commune prendra ensuite la place et le marquage au sol de l'église perdurera pour conserver un souvenir.

https://www.francebleu.fr/infos/societe/en-images-la-cloche-a-sonne-une-derniere-fois-a-l-eglise-de-saint-isle-en-mayenne-5056988
images/icones/sacrecoeur.gif  ( 960615 )La longue et triste litanie des destruction d'églises par MG (2023-02-15 10:28:05) 
[en réponse à 960609]

ne fait que commencer.

A vue humaine rien ne peut arrêter cela.

Nous avons gagné du temps (loi de 1905) mais aujourd'hui les municipalités ne peuvent plus assurer seules l'entretien des églises, les paroissiens encore moins.
images/icones/hum2.gif  ( 960627 )Pareille situation plus ou moins par AVV-VVK (2023-02-15 14:01:48) 
[en réponse à 960615]

en Flandre. Les évêques semblent y acquiescer et le parti politique des Chrétiens-démocrates la favorisent: donner aux églises une fonction culturelle.
images/icones/fleche2.gif  ( 960631 )Une protestation paisible par AVV-VVK (2023-02-15 14:21:59) 
[en réponse à 960627]

par un musicien, un juif "converti" au christianisme
Ici