Le Forum Catholique
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( 959847 )
Dante: Benoît XVI en enfer aux côtés de S. Célestin par Chicoutimi (2023-01-31 21:50:29)
Un article du
Wanderer traduit par
Benoît-et-moi:
Question sur le renoncement
31/01/2023
Le dol éventuel de Benoît XVI
(...)
"En bref, la démission de Benoît XVI aurait pu être résolue avec le Melatol [un somnifère].
Si c’était le cas, un juge terrestre – je ne me prononcerai pas sur le Juge divin – pourrait inculper Ratzinger pour dol éventuel. En droit pénal, le dol éventuel est commis par une personne qui, bien que connaissant le résultat et le dommage qu’une certaine action peut causer, continue à la faire et n’exclut pas le résultat qui peut se produire. Par exemple, un automobiliste qui est en retard pour son travail et qui traverse à grande vitesse une zone où se trouvent de nombreux piétons. Il sait que le résultat de son action peut être la mort d’un piéton, mais il persiste dans son action.
Dans notre cas, le pape Benoît, lorsqu’il a démissionné, savait parfaitement, parce qu’il connaissait le collège des cardinaux – et s’il ne les connaissait pas, c’était encore pire – que n’importe qui pouvait être élu. Il est vrai que son ami le cardinal Scola pouvait être élu, ou un membre de la curie, mais on pouvait aussi élire un cardinal progressiste, ou un fou, ou un fripon, ou un menteur, ou un déséquilibré, ou tout cela à la fois, ce qui est précisément ce qui s’est passé.
Pour cette raison, et bien que cela me fasse mal en raison de l’énorme affection et de l’admiration que j’ai pour le pape Benoît, je dois dire que, à mon avis, il est coupable de dol éventuel et, par conséquent, pénalement responsable du fait que, depuis presque dix ans, l’Église est à la merci de la volonté de Bergoglio et traverse l’une des crises les plus graves de son histoire.
Dante, s’il mettait à jour sa Divine Comédie, le placerait sans doute en Enfer à côté de Saint Célestin*. J’intercéderais pour lui et le supplierais de l’envoyer au purgatoire."
* Célestin V, au siècle Pietro Angelerio da Morrone (dont on se souvient pour le geste «prophétique» de Benoît XVI déposant son pallium sur sa tombe, lors de sa visite à l’Aquila en 2009), fut placé par Dante dans le «cercle des veules» (girone degli Ignavi, d’autres traductions disent «vestibule des lâches»), autrement dit ceux qui ont vécu sans infamie et sans louange, pour avoir accompli le geste que le grand poète décrit comme «le grand refus».
Source

( 959851 )
Comment peut-on.... par Père M. Mallet (2023-02-01 00:34:00)
[en réponse à 959847]
...juger d'une situation médicale d'une personne sans connaître son dossier médical ? (et éventuellement sans être médecin).
Jésus disait de ne pas juger, pour ne pas être jugé : ce qui se rapporte aux "jugements téméraires", ce qui me semble être le cas ici.
Les somnifères ont des quantités d'effets secondaires, qui en plus peuvent être différents d'une personne à l'autre : baisse de vigilance tout au long de la journée, endormissements intempestifs.
L'insuffisance rénale est aussi un très gros problème.
Et à supposer que ce problème de santé relève aussi de la "maladie diplomatique", nous n'avons pas à en juger.
Donc je ne me permettrait certainement pas de le juger.

( 959871 )
Ce texte du Wanderer... par Chicoutimi (2023-02-01 14:49:58)
[en réponse à 959851]
peut et doit, à mon avis, être lu non pas comme un jugement contre la personne de Benoît XVI mais comme un questionnement par rapport à sa renonciation.
Et force est d'admettre qu'il y a actuellement plus de questions que de réponses concernant cette renonciation qui, jusqu'à preuve du contraire, a fait du tort à l'Église.
Quant à la raison médicale (insomnie) de sa renonciation, il n'est point besoin d'être médecin pour constater que cette raison ne correspond pas à ce qui s'est passé en 2013: l'annonce en quasi-catastrophe de la renonciation comme si cela ne pouvait pas attendre (à tel point que Benoît XVI n'a même pas pris le temps de terminer son encyclique sur la foi).
Enfin, je ne pense pas que c'est juger la personne que de juger ses actes. Au ''
Qui suis-je pour juger'' de François, le Cardinal Burke avait très bien répondu en réaffirmant l'importance du jugement moral lorsqu'il disait ''
Nous devons juger les actes, nous n’avons pas le choix'' (
ICI).

( 959986 )
Pour comprendre l'urgence, il suffit d'imaginer mars 2013 avec Benoît XVI. par Scrutator Sapientiæ (2023-02-03 08:03:31)
[en réponse à 959871]
Bonjour Chicoutimi,
Pour bien comprendre l'extrême urgence qui a conduit à la démission de Benoît XVI, il suffit d'imaginer la suite, si le successeur de Jean-Paul II s'était accroché à son poste : l'assèchement financier ou la paralysie financière du Saint-Siège aurait été rapide, au bout de quelques semaines, et l'implication judiciaire de Benoît XVI et de quelques autres hommes d'Eglise travaillant au Saint Siège, pour cause de couverture de clercs pédophiles, aurait été presque aussi rapide, au bout de quelques mois.
Bonne journée.
Scrutator.

( 959857 )
suis bouche bée par fils du vent (2023-02-01 09:51:21)
[en réponse à 959847]
Chicoutimi. Alors là les bras m'en tombe. Parlez comme ça du pape Benoit XVI qui avait des problèmes de santé. De la manière dont tu juges tu seras jugé. A bon entendeur.

( 959863 )
le titre est inconvenant et détestable mais la question posée reste par Luc Perrin (2023-02-01 12:32:42)
[en réponse à 959847]
La question de la curieuse renonciation de Benoît XVI de 2013 n'a pas été véritablement éclaircie et le décès du Pontife émérite conduira, peut-être, à plus de clarté dans les années qui viennent.
J'avais à l'époque émis de sérieux doutes sur la version officielle et je n'étais pas le seul : Philippe Levillain avait fait part de sa perplexité et quelques autres.
En 2013, les nécrologies étaient prêtes et le décès du 31 décembre 2022 était annoncé comme imminent il y a 10 ans...
L'ironie de l'histoire aura voulu que Benoît XVI ait été pape émérite plus longtemps que pape en fonction. Tout ce qu'on a vu et lu du Pontife après sa résignation démontre qu'il avait toutes ses facultés plusieurs années après son départ. L'argument officiel de 2013 était manifestement faux et il n'est pas besoin d'être médecin ni d'avoir son dossier médical pour en juger : les faits sont là.
J'ai toujours insisté sur la renoncement progressif de Benoît XVI au programme que tous y compris La Croix attendaient en 2005.
Atermoiements, temporisation malheureuse et finalement capitulation en rase campagne : je pourrais résumer ainsi la ligne dominante du pontificat. Le dol n'est pas à chercher en 2013 mais sur le parcours 2005-2013.
Il a fallu deux ans avant d'avoir S.P. - grâce soit rendu à Dieu et au Pontife pour le texte - alors que le cardinal Ratzinger avait été au coeur du dossier depuis au moins 1983. Encore 4 ans pour l'Instruction de 2011 qui clarifiait certains points et pas tous.
En liturgie ce fut pratiquement tout sauf quelques retouches de traduction. Point de "réforme de la réforme" tant escomptée et théorisée par ... Joseph Ratzinger dans plusieurs livres et conférences.
Pire c'est connu, la politique ce sont les hommes et les femmes le cas échéant dans l'Église que l'on choisit. On sait combien ceux de Benoît XVI n'ont pas été à la hauteur et plusieurs figures (Braz de Aviz, Paglia, Roche ...) du pontificat actuel viennent en héritage de Benoît XVI.
S'il y a "dol" le plus grave est là. Pour un Curialiste chevronné, tant d'erreurs sont étonnantes : il en a fait autant que Trump qui a l'art de s'appuyer sur des judas et autres RINOs (ses Brutus) mais Trump en 2017 est un complet novice en politique. L'excuse ne vaut pas pour l'élu de 2005.
L'abandon a été manifeste en 2012 mais déjà le cas de Mgr Ranjith nommé secrétaire de la Congrégation du Culte divin mais jamais préfet puis renvoyé en 2009 à Sri Lanka (avec le chapeau rouge en 2010 certes) était une résignation en soi.
Velléité aussi quant à l'encadrement du dialogue interreligieux mais abandon en cours de route.
Le ratage complet de la réconciliation espérée avec la FSSPX en 2012 est entièrement imputable à Rome et au Pape.
Bref la promesse des fleurs en 2005 ne s'est pas traduite par une belle récolte de fruits, quelques uns par ci par là.
L'ensemble du pontificat a été entravé, ralenti, torpillé de l'intérieur et cela va très au-delà de la personne et du caractère à la Louis XVI de Benoît XVI : bon et hésitant.
L'important que l'histoire aura à mettre au jour, c'est ce sabotage interne à la Curie, au Sacré Collège et à certains épiscopats notamment. Comme on voit émerger les multiples entraves qui ont frappé la présidence Trump de 2017 à 2021 : Spygate fabriqué par le FBI et la CIA, la mauvaise farce de la collusion avec la Russie, les élections volées en 2020 et tous ceux qui autour du président n'avaient de cesse de le trahir (le Vice-président, Bill Barr, Bolton etc.).
Les archives secrètes de la CIA finalement rendues publiques fin 2022 avec décision de justice ont montré que l'agence a fortement trempé dans l'assassinat du président Kennedy en 1962.
Le cardinal Danneels avait dans l'euphorie révélé les actions de la "mafia de Saint-Gall", tout n'est pas clair dans Vatileaks qui démarre peu avant la résignation ...Pourquoi le revirement pontifical en quelques mois en 2012 entre un accord prêt à signer avec Mgr Fellay et le rejet lors de sa visite à Rome ?
Espérons que les manoeuvres et intrigues qui ont eu lieu entre 2005 et 2013 seront pleinement dévoilées avant ... 60 ans.
Au fond Benoît XVI a-t-il résigné sa charge parce que de facto il ne pouvait plus gouverner la barque de Pierre non en raison de sa santé mais des résistances de plus en plus vives que l'appareil néo-catholique lui opposait en bloquant son désir de réformer vraiment l'Église post-conciliaire pour la ramener dans le droit chemin de l'herméneutique de la réforme dans la continuité avec la Tradition ?

( 959883 )
Très bon post ! par Jean-Paul PARFU (2023-02-01 17:05:05)
[en réponse à 959863]
Merci Luc !
Benoît XVI fut un très bon second de Jean Paul, mais n'a pas su s'entourer. Il n'était pas un homme d'autorité et n'était pas assez politique. Son erreur fut de prendre Mgr Bertone comme secrétaire d'Etat.
Pour le reste, il a payé au prix fort "Summorum Pontificum", la levée des excommunications des évêques de la FSSPX et quelques erreurs de communication (Ratisbonne, interview dans l'avion).
Dès le début de son pontificat, il nous a demandé de prier pour lui, afin de ne pas céder face aux loups. Il sentait en lui cette tentation. Il s'était rendu sur la tombe de St Célestin.
Le pape Benoît XVI avait salué en 2009, de manière particulièrement chaleureuse, la mémoire du pape Célestin V qui avait démissionné en 1294, en déposant sur ses reliques le « pallium » qui lui avait été remis lors de son intronisation en 2005.
Le plus extraordinaire dans cette histoire, ce fut le blocage des terminaux bancaires de l'Etat du Vatican juste avant la démission du St Père et leur déblocage dès l'annonce de sa démission. Bizarre, bizarre, vous avez dit bizarre ?

( 959886 )
Parmi les événements troublants... par Chicoutimi (2023-02-01 17:36:34)
[en réponse à 959883]
qui précédèrent la renonciation de Benoît XVI, il y a eu le dévoilement d'un complot pour l'assassiner et l'affaire des terminaux bancaires. Nous en parlions
ICI.

( 959889 )
Vous faites allusion Luc par Jean-Paul PARFU (2023-02-01 18:19:05)
[en réponse à 959863]
Notamment aux Etats-Unis et à Kennedy.
Le 22 novembre 1963, John Fitzgerald Kennedy était assassiné à Dallas, au Texas. Plusieurs historiens et chercheurs, à l'exemple de Thierry Lentz, Janette Habel ou Anthony Summers, pensent que l'organisation criminelle de Sam Giancana et de Santos Trafficante (Mafia de Chicago et de Floride) et la CIA étaient impliqués dans cet assassinat. Cette théorie repose notamment sur les affirmations du frère et du neveu de Giancana, Chuck et Samuel Giancana. Dans leur livre "Notre homme à la maison blanche" (ou Double Cross) paru en 1992, ces derniers indiquent que l'assassinat à Dallas aurait été une opération croisée impliquant la CIA et le milieu" (Wikipédia).
En tout état de cause, on peut voir sur les images d'Abraham Zuder que le Président est touché par des projectiles venant de derrière, de devant et de côté.
Cette opération a été rendue possible par la complicité au moins passive de la Police de Dallas et très certainement de personnalités influentes au Texas et même à la direction du FBI.
Par la suite, Lee Harvey Oswald est lui-même assassiné par un homme de la Mafia à Dallas et en juin 1968, c'est le frère du Président, Bob Kennedy, qui est assassiné à son tour.
Le 19 juin 1975, alors qu’il faisait cuire des saucisses sur son barbecue, Sam Giancana fut assassiné d’une balle derrière la tête. Puis, l'assassin le coucha sur le dos et lui tira six balles supplémentaires dont une dans la bouche et cinq sous le menton.
Les mobiles de son assassinat restent inconnus à ce jour. Toutefois, Sam Giancana aurait dû comparaître quelques jours plus tard devant la commission Church, commission sénatoriale des Etats-Unis, sur les services secrets fondée en 1975 et qui enquêtait, notamment sur l'assassinat du Président Kennedy.

( 959902 )
Une précision par Jean-Paul PARFU (2023-02-01 22:53:15)
[en réponse à 959889]
C'est Abraham Zapruder (15 mai 1905 - 30 août 1970), fabricant de vêtements pour dames de Dallas au Texas qui est devenu célèbre pour avoir filmé l'assassinat du président John F. Kennedy, le 22 novembre 1963.

( 959951 )
Le transport du cercueil de Robert Kennedy par AVV-VVK (2023-02-02 19:16:04)
[en réponse à 959889]
par train. Un hommage émouvant, peut-être déjà dépassé.
Ici

( 960049 )
Merci beaucoup, c'est en effet très émouvant. par Scrutator Sapientiæ (2023-02-03 23:49:07)
[en réponse à 959951]
Bonoir AVV-VVK,
Tout simplement merci beaucoup. C'est en effet très émouvant.
Qu'est-il arrivé au monde occidental en général, et aux USA en particulier, dans les années 1960 ?
Quand on pense que cela fera cinquante-cinq cette année.
Il se sera écoulé un peu moins de temps entre début 1914 et début 1968 qu'entre début 1968 et fin 2023. C'est "complètement fou"...
Bonne soirée.
Scrutator.

( 959976 )
Je vous recommande deux livres et une approche iconoclaste par Scrutator Sapientiæ (2023-02-02 23:30:35)
[en réponse à 959889]
Bonsoir Jean-Paul PARFU,
Je vous recommande ces deux livres :
- "La face cachée du clan Kennedy", de Seymour Hersch,
- "JFK - Autopsie d'un crime d'État, de William Reymond.
Je vous recommande aussi une approche iconoclaste, à laquelle vous avez sûrement déjà pensé, pour bien comprendre ce dont il est souvent question : les gens les plus criminels, les plus malfaisants, sont, en un sens, des gens comme les autres, car ils n'aiment pas que l'on se moque d'eux, qu'on leur manque de respect, alors que JFK n'a pas cessé de manquer de respect, dès 1961, à ceux qui ont contribué à son élection, d'extrême justesse, en 1960.
En particulier, la nomination de son propre frère à la tête du ministère de la justice a été perçue comme une véritable provocation par le crime organisé, quand il est apparu que Robert Kennedy entendait se lancer dans une espèce de croisade contre la mafia.
Mais les gens les plus criminels, les plus malfaisants savent bien qu'ils tirent une grande partie de leur pouvoir de la terreur qu'ils inspirent. Aussi, quand des personnes qui leur doivent quelque chose se mettent à se moquer d'eux, ils se doivent de réagir, le déploiement de la puissance permettant le maintien en vie du prestige.
La non mise à mort de JFK aurait certainement été perçue comme une "faute professionnelle", impardonnable et inexcusable, par bon nombre de ceux qui avaient objectivement intérêt à ce qu'il n'effectue pas un second mandat à la Maison blanche.
Bonne soirée.
Scrutator.

( 959992 )
Merci Scrutator par Jean-Paul PARFU (2023-02-03 09:57:14)
[en réponse à 959976]
Pour votre post. Je connais les deux livres que vous évoquez. J'ai lu le second qui est effectivement très intéressant.
Je partage totalement votre analyse. Il faut aussi savoir qu'il y avait à l'époque une totale collusion entre les hommes de main de la CIA et la Mafia. Cette collusion était due à plusieurs facteurs et notamment à l'affaire de Cuba.
Pourquoi Cuba ? Parce que la CIA et la Mafia voulaient renverser Castro. La Mafia voulait renverser Castro car avant la prise de pouvoir de Castro, Cuba était livrée à la Mafia.
Avant Castro, Cuba était un immense bordel, après Castro Cuba est devenue un immense bagne !

( 960013 )
et le FBI d'Edgar J. Hoover qui fait toujours des siennes par Luc Perrin (2023-02-03 14:28:49)
[en réponse à 959992]
Jusqu'à présent, on incriminait surtout le FBI d'Hoover et la mafia américaine qui étaient devenus ami-ami depuis la Guerre froide et Hoover voyait dans le communisme soviétique un danger plus important que celui de la mafia et des "mobsters". Son autre aversion était à l'encontre du mouvement des droits civiques et des organisations noires américaines. L'opération d'infiltration du FBI "Cointelpro" est restée célèbre, la mort de Malcolm X lui doit beaucoup et le démantèlement des Black Panthers.
Le rapprochement avec la mafia s'est fait pendant la seconde guerre mondiale notamment en vue du débarquement en Sicile.
Aucun doute que la mafia avait une défense de mammouth à l'encontre des Kennedy : le père ambassadeur était lié de manière certaine à la mafia et avait un pacte tacite avec elle en 1960 pour faire élire son fils contre le candidat républicain ... Nixon. John et Robert n'ont pas respecté le pacte conclu par leur père.
Les documents d'archives de la CIA sont publics depuis quelques mois seulement et il ne fait plus de doute que cette agence a trempé dans l'assassinat de JFK jr.
Des indices font aussi apparaître une implication dans la fin prématurée du second mandat de Richard Nixon.
On sait combien FBI et CIA ont collaboré pour monter le Spygate de 2016-2017 contre le Général Flynn et Donald J. Trump et le "Russian hoax" qui a prolongé cette affaire montée de toutes pièces.
Le "Deep State" ou État profond est une évidence aux USA comme ailleurs.
Le "Deep Vatican" ne fait pas exception. Ce n'est pas d'hier au demeurant et le fameux népotisme (nipote neveu en italien) avait été au XVe-XVIIe un moyen pour des papes en position de faiblesse à Rome de tenter d'avoir des collaborateurs proches de confiance. Jusques à saint Pie V eut son cardinal neveu, pas très brillant d'ailleurs.

( 960046 )
Nous sommes ici en présence de véritables structures de péché par Scrutator Sapientiæ (2023-02-03 23:18:05)
[en réponse à 960013]
Bonsoir Luc Perrin,
Peut-être certains s'étonnent-ils qu'il soit question de tout ceci sur le Forum catholique, mais il faut bien comprendre que nous sommes ici en présence de véritables structures de péché.
Alors que l'Eglise catholique, elle, devrait être une structure de grâce...
Les cinéphiles du FC pourront revoir ou voir ces chefs d'oeuvre :
Serpico, Les trois jour du condor, Révélations, The Yards.
Chacun de ces films permet de comprendre ce qu'est une structure de péché, et permet aussi de comprendre ce qui arrive à toute personne qui est plus ou moins contrainte de contre-attaquer, depuis l'intérieur d'une structure de péché.
Bonne soirée.
Scrutator.

( 960048 )
A Rome comme à Whashington, "les meilleurs et les plus intelligents" par Scrutator Sapientiæ (2023-02-03 23:35:25)
[en réponse à 959992]
Bonsoir Jean-Paul PARFU,
Je vous renvoie aussi au chef d'oeuvre de David Halberstam, "Les meilleurs et les plus intelligents", livre absolument indispensable à la compréhension de l'oligarchie états-unienne dans les années 1960, et je vous renvoie également à la constatation du fait que, à Rome, au cours des mêmes années 1960, bien des théologiens, des évêques et des cardinaux se sont pris, eux-aussi, pour "les meilleurs et les plus intelligents", avec les conséquences que nous subissons depuis.
Bonne soirée.
Scrutator.

( 959903 )
un rappel par Lycobates (2023-02-01 23:21:25)
[en réponse à 959863]
Je vous suis largement où vous dites que beaucoup de points seraient à éclaircir dans cette histoire de la "renonciation" du défunt émérite.
Il convient peut-être de rappeler (face aux trémolos indignés des hagiographes indus) ce qu'un ami de longue date du professeur Ratzinger (professeur lui-aussi et digne de meilleure confiance dans sa spécialité) a cru devoir dire, et à raison, concernant les "grands dangers pour l'unité de l'Église" que suppose la renonciation de quelqu'un qui est pape (ou considéré comme tel) :
ICI
et l'article du savant historien en italien :
ICI

( 959973 )
Quand on signe soi-même son propre arrêt de mort... par Scrutator Sapientiæ (2023-02-02 22:55:30)
[en réponse à 959863]
Bonsoir Luc Perrin,
De même que JFK a signé lui-même son propre arrêt de mort dès l'année 1961, dans le cadre de l'affaire de l'abbé Descauchons, de même Benoît XVI a signé lui-même son propre arrêt de mort, au plus tard en 2011, en minimisant la capacité de nuisance de certains acteurs internes et de certains acteurs externes.
Face à une double mise sous pression, financière et judiciaire, Benoît XVI n'a pas pu, pas su ou pas voulu prendre la tête d'une double opération "mains propres", au Vatican, en l'occurrence contre un manque de régulation et de transparence bancaires et financières, et contre l'organisation ou la pérennisation de l'impunité, au bénéfice d'une partie du clergé, impliquée dans la pédophilie.
Une autre chose est ahurissante : l'absence totale de référence au dialogue oecuméniste interconfessionnel et au dialogue inclusiviste interreligieux dans l'homélie prononcée par Benoît XVI, lors de la béatification de Jean-Paul II, en mai 2011. Si j'avais été un adversaire de Benoît XVI, ce jour-là, j'aurais compris le message cinq sur cinq...
En fait, cela fait depuis très longtemps que cela ne va plus du tout, notamment sous l'angle du management, au Vatican. Ainsi, qu'est-ce qui nous a valu autant de voyages de Jean-Paul II, pendant un quart de siècle, alors que déjà, à cette époque-là, il y avait de quoi se poser bien des questions, sur le comportement financier des uns et sur le comportement sexuel des autres ?
Bonne soirée.
Scrutator.

( 959981 )
Merci et... par Roger (2023-02-02 23:58:50)
[en réponse à 959973]
Pouvez-vous développer votre vision des voyages de Jean Paul II s'il vous plaît ?

( 959982 )
Quand on est souvent dehors on ne sait pas ce qu'il se passe dedans par Scrutator Sapientiæ (2023-02-03 00:31:12)
[en réponse à 959981]
Bonsoir Roger,
Quand on est souvent en dehors de sa propre maison, on ne risque guère de bien connaître et de bien comprendre ce qu'il s'y passe.
Et l'on risque encore moins de contribuer personnellement à l'amélioration de ce qui s'y fait et à l'assagissement de ceux qui y vivent, ne serait-ce que sous l'angle de la supervision effective.
Ce n'est pas plus compliqué que cela, et c'est une donnée de base.
Bonne nuit.
Scrutator.

( 959985 )
Allons plus loin par Roger (2023-02-03 07:28:15)
[en réponse à 959982]
Cher Scrutator
Je me souviens de propos de journalistes (France Inter) critiquant ces voyages comme chers et inutiles...et d autres (ou les mêmes) félicitant Jean Paul II de son désintérêt pour l'administration du Vatican ...
J osé proposer un lien entre les deux : les milieux progressistes laissaient le pape polonais voyager puisqu ils jugeaient ces spectacles sans portée et pendant ce temps pouvaient gangrener les conférences épiscopales (chères à François ) voire certaines congrégations vaticanes...
Suis je complotiste?

( 960012 )
sur les voyages de Jean Paul II par Luc Perrin (2023-02-03 14:06:51)
[en réponse à 959985]
Ces très nombreux voyages ont deux raisons.
La première tient au ministère pontifical - à la Pie IX ou Pie XI - à une époque où l'Église catholique s'est considérablement dilatée, en nombre de diocèses, de prêtres, en population de fidèles : c'est quasiment devenu une nécessité. Les successeurs ont continué et Paul VI avait lancé le mouvement.
Il est, par ailleurs, de notoriété publique et maintes fois rapporté que le Pape Jean Paul II étouffait à Rome au sein de la Curie et était impatient de repartir.
Un peu comme Pie IX qui laissait quasi carte blanche au trouble cardinal Antonelli pour tout ce qui avait trait aux affaires temporelles et se concentrait sur les questions spirituelles au sens large.
Jean Paul II a écrit un document "Duc in altum" ... mais on est toujours rattrapé à un moment par les contingences matérielles : sans gaz et produits pétroliers russes la "belle" machine otano-germano-européenne se grippe et multiplie les ratés.

( 960017 )
pas voulu je pense par Luc Perrin (2023-02-03 14:57:13)
[en réponse à 959973]
L'affaire McCarrick montre qu'il a bien mis sur la touche l'ondoyant cardinal américain aux nombreuses relations politico-financières mais sans sanction véritable ni publique. Il a pensé que gérer les problèmes mezzo voce, avec plus de fermeté toutefois que Jean Paul II comme son action relative aux Légionnaires du Christ, suffirait.
Je crois surtout que bien que conscient des "loups" auxquels il fait allusion de suite en 2005, il n'avait pas perçu l'importance de la meute au sein du Sacré Collège.
Et que des "brebis" wojtyliennes, ex. Schönborn, ex. Tettamanzi, ex. Marx etc., n'étaient que des loups déguisés.
A cet égard, il est peut-être moins paradoxal de voir dans le pontificat ratzinguérien une transition involontaire sur le fond entre le temps d'une "génération Jean Paul II" - qui vivait dans l'illusion d'avoir domestiqué les vieux démons post-conciliaires et certaines ambiguïtés imputables au Concile -, et la rupture assumée par le pontificat bergoglien. Entre l'épuisement et le craquement de la dynamique 1974-2005 de stabilisation et réinvestissement partiel dans la Tradition et le projet d'un néo-catholicisme "californien" tel qu'il s'est installé.
Pilote trop prudent, Benoît XVI a hérité d'un véhicule qu'il pensait rutilant et en bon état de marche et a peu à peu découvert que la rouille était sous l'éclat de la peinture, que le volant ne répondait plus guère et le moteur avait des hoquets de plus en plus fréquents. Il est finalement descendu de la voiture en 2013 alors qu'elle était passée dans un mode de pilotage hors conducteur.
ps. comme indiqué dans mon post initial, les capitulations n'ont pas attendu 2011, les renoncements ont été successifs et le départ de Mgr Ranjith en 2009 alors que tout le destinait à la charge de préfet du dicastère pour le Culte divin était plus que prémonitoire.