Le Forum Catholique

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images/icones/carnet.gif  ( 959754 )La galaxie traditionaliste (La Croix) par XA (2023-01-30 15:43:11) 

La galaxie traditionaliste

Par Clémence Houdaille, La Croix le 25/1/2023

Les fidèles traditionalistes, attachés à la liturgie préconciliaire, et les prêtres célébrant selon l’ancien rite représentent en France environ 60 000 personnes, hors lefebvristes.

Qui sont les fidèles traditionalistes aujourd’hui?
Après le concile Vatican II, Paul VI a réformé la liturgie en publiant un nouveau Missel en 1970. Les catholiques traditionalistes sont ceux qui restent attachés à la célébration de la messe selon le Missel qui était en vigueur auparavant, dit de rite tridentin, ou de saint Pie V – car promulgué par ce pape, en 1570, suivant les indications du concile de Trente, ou encore de Jean XXIII, la dernière édition de ce Missel ayant eu lieu en 1962. Benoît XVI parlait pour ce Missel de « forme extraordinaire du rite romain », par rapport à la « forme ordinaire » que constitue le Missel de Paul VI.
Historiquement, « le traditionalisme français est le plus ancien à s’être manifesté, notamment de la part de laïcs », explique l’historien Yves Chiron, auteur d’un ouvrage de référence sur le sujet (1). Dans la foulée du concile et de la réforme liturgique qui suivit, ces laïcs attachés à l’ancienne forme du rite furent suivis « par un certain nombre de prêtres, puis par Mgr Lefebvre à la fin des années 1970 », poursuit l’historien.
Cinq décennies plus tard, « les tradis sont toujours là, chaque fois un peu plus nombreux et avec une moyenne d’âge toujours très jeune », constatait, dans une enquête publiée à l’été 2021 (réalisée juste avant la publication du motu proprio Traditionis custodes restreignant l’usage du Missel de 1962), dans La Nef. Ce mensuel catholique proche de cette sensibilité estimait à environ 60 000 en France le nombre de catholiques ayant un lien régulier avec la messe en rite préconciliaire (sans compter les fidèles de la Fraternité Saint-Pie-X qui ne sont pas rattachés à Rome).
Outre les pratiquants réguliers dans le Missel de Jean XXIII, le monde « tradi » recouvre aussi des familles par le biais d’établissements scolaires, de mouvements scouts, camps de jeunes ou retraites. Le pèlerinage Notre-Dame de chrétienté, de Paris à Chartres, le week-end de la Pentecôte, en est l’illustration. Cet événement comptabilisait pour sa 40e édition en 2022 15 000 participants, la moitié de moins de 20 ans.
Tous ne fréquentent pas exclusivement le rite tridentin, certains « naviguent facilement entre les différentes sensibilités », note Christophe Geffroy, rédacteur en chef de La Nef. « Les traditionalistes des jeunes générations ne se sentent pas concernés par les grandes querelles liturgiques de leurs aînés qu’ils n’ont pas connues, explique-t-il. C’est pourquoi, tout en étant exigeants sur la liturgie, ces jeunes, qui peuvent être qualifiés de conservateurs, vont autant à la messe suivant le Missel de Paul VI que de Saint Pie V. »

Quelles sont les communautés traditionalistes?
Les communautés célébrant la messe selon le Missel de saint Pie V, en communion avec Rome, relevaient jusqu’en 2019 de la Commission pontificale « Ecclesia Dei ». Celle-ci fut créée en 1988, après le schisme provoqué par Mgr Lefebvre lorsqu’il ordonna sans l’aval de Rome des évêques au sein de la Fraternité sacerdotale Saint-Pie-X (FSSPX). Avec « Ecclesia Dei », Rome entendait encadrer les communautés qui refusaient de suivre Mgr Lefebvre dans son schisme, et poursuivre le dialogue avec la FSSPX. En 2009, cette commission a été intégrée, tout en conservant une certaine autonomie, à la Congrégation pour la doctrine de la foi (CDF). Depuis 2019, il ne s’agit plus que d’une section de la CDF.
En France, parmi les communautés dites « Ecclesia Dei » figurent des sociétés de vie apostolique – fondées pour certaines par d’anciens de la FSSPX – , comme l’Institut du Christ- Roi Souverain Prêtre, l’Institut Saint-Philippe-Néri, la Fraternité sacerdotale Saint-Pierre (FSSP, la plus nombreuse avec aujourd’hui 356 prêtres et 169 séminaristes), l’Institut du Bon- Pasteur, les « missionnaires de la miséricorde divine ». On compte aussi des monastères ou des instituts religieux comme les bénédictins du Barroux, de Triors ou de Fontgombault, les chanoines de Lagrasse, ou encore la Fraternité Saint-Vincent-Ferrier. « Le morcellement est une caractéristique du monde traditionaliste, que ce soit pour les instituts ou les monastères », souligne Yves Chiron.

Certains, comme les prêtres de la Fraternité Saint-Thomas-Becket, célèbrent la messe selon les deux formes du rite, en latin. À la Fraternité Saint-Pierre, le choix de célébrer occasionnellement dans la nouvelle forme du rite est laissé à l’appréciation de ses membres – le refus de certains de concélébrer avec l’évêque lors de la messe chrismale, au moins une fois par an, étant un des grands points de crispation car perçu comme emblématique d’un refus de communion avec toute l’Église.

En juillet 2021, en promulguant le motu proprio Traditionis custodes, le pape François a très largement restreint le recours à la liturgie tridentine, en en faisant désormais une exception sous le contrôle de l’évêque. Ce texte fut cependant suivi, en février 2022, d’un décret confirmant l’autorisation, pour les prêtres de la Fraternité Saint-Pierre, de recourir aux livres liturgiques préconciliaires.
« En France, il existe désormais une sorte de statu quo, estime Yves Chiron. À ma connaissance, aucun autre institut traditionaliste que la Fraternité Saint-Pierre n’a eu droit à un décret l’autorisant à poursuivre comme avant. Mais dans les faits c’est ce qui se passe. Il n’y a pas d’obstacle à ce que les prêtres formés par les instituts traditionalistes continuent à être ordonnés. » Traditionis custodes n’a d’ailleurs pas freiné les entrées au séminaire dans les communautés traditionalistes. Au contraire, la Fraternité Saint-Pierre en compte davantage par rapport à 2021.
Quelle place dans les diocèses pour la liturgie tridentine ?
La libéralisation de la liturgie traditionnelle en 2007, par Benoît XVI, a conduit des évêques à confier la célébration de messes dans le rite tridentin dans leur diocèse à des communautés de tradis ou à demander à certains prêtres de se former pour répondre aux demandes de fidèles.
Avec le texte de 2021, les choses ont quelque peu changé, « mais cela dépend beaucoup des pays et des diocèses », nuance Yves Chiron. « À Paris le nombre de messes selon l’ancien rite a été réduit, mais à Marseille il n’a pas varié. » Le site AMDG, qui recense les messes célébrées selon l’ancien rite en France, décomptait 227 lieux de célébration dominicale en 2022 contre 241 en 2021.
Qu’en est-il de la Fraternité Saint-Pie-X ?
Quatorze ans après la levée des excommunications des 4 évêques ordonnés illégitimement par Mgr Lefebvre, les discussions avec Rome en vue d’une reconnaissance canonique de la FSSPX semblent à l’arrêt. En 2016, le pape François avait toutefois reconnu la validité des absolutions et mariages célébrés par les prêtres lefebvristes.

Présente dans une quarantaine de pays (162 prieurés), avec plus de 600 prêtres (dont un tiers en France), la FSSPX se targuait en septembre dernier de 79 nouvelles entrées dans ses séminaires, dont 21 en France, à Flavigny-sur-Ozerain (Côte-d’Or).
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Un livre. « Histoire des traditionalistes »
Histoire des traditionalistes, d’Yves Chiron, Tallandier, 2022, 640 p., 26,90 €
Dans cet ouvrage de référence, Yves Chiron, historien de l’Église contemporaine, détaille l’histoire des traditionalistes catholiques qui ont critiqué ou rejeté le concile Vatican II et la réforme liturgique qui suivit. Largement sourcé et documenté, ce livre donne à voir les nombreuses chapelles aux histoires entremêlées des traditionalistes.
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Ce qu’il faut retenir. Les catholiques traditionalistes en France
Environ 60 000 catholiques en France ont un lien régulier avec la messe en rite préconciliaire (chiffre ne tenant pas compte des fidèles de la Fraternité Saint-Pie-X). Outre la messe dominicale, le monde « tradi » touche aussi des familles par le biais d’établissements scolaires, de mouvements scouts, de camps de jeunes ou de retraites.
Parmi les communautés traditionalistes figurent des sociétés de vie apostolique, comme la Fraternité Saint-Pierre, mais aussi des monastères ou des instituts religieux.
En 2022, après la publication du motu proprio Traditionis custodes restreignant le recours à la liturgie tridentine, en en faisant désormais une exception sous le contrôle de l’évêque, on comptait en France 227 lieux où la messe traditionnelle dominicale est célébrée, contre 241 en 2021.

Clémence Houdaille

(1) Histoire des traditionalistes, Tallandier, 2022, 640 p., 26,90 €.

images/icones/1i.gif  ( 959755 )Ai-je bien lu ? par Pétrarque (2023-01-30 16:51:11) 
[en réponse à 959754]


À la Fraternité Saint-Pierre, le choix de célébrer occasionnellement dans la nouvelle forme du rite est laissé à l’appréciation de ses membres



C'est vrai, ça ?

Si oui, je ne savais pas.

images/icones/fssp.gif  ( 959815 )Les constitutions sont claires monoritualisme par Savonarole (2023-01-31 12:21:07) 
[en réponse à 959755]

La fin particulière de la Fraternité S. Pierre est de réaliser ce but par l'observance fidèle des "traditions liturgiques et disciplinaires" conformément aux dispositions du Motu proprio "Ecclesia Dei" du 2 juillet 1988 , qui est à l'origine de sa fondation.

Et les prêtres pretent serment de respecter la constitution tant qu'ils sont membres.
images/icones/fleche2.gif  ( 959820 )Merci Savonarole ! par Pétrarque (2023-01-31 14:02:10) 
[en réponse à 959815]

C'est bien ce qu'il me semblait...

Un prêtre FSSP qui dirait la nouvelle messe violerait ses constitutions, et La Croix, encore une fois, écrit des stupidités.
images/icones/neutre.gif  ( 959845 )Non par Roger (2023-01-31 20:22:30) 
[en réponse à 959820]

Les constitutions de la FSSP n'interdisent pas aux membres de célébrer et de concelebrer selon le Missel de Paul VI. Ils sont libres de le faire.
images/icones/3b.gif  ( 959882 )Relisez mon message par Savonarole (2023-02-01 16:39:40) 
[en réponse à 959845]

Extrait des constitutions :
"La fin particulière de la Fraternité S. Pierre est de réaliser ce but par l'observance fidèle des "traditions liturgiques et disciplinaires" conformément aux dispositions du Motu proprio "Ecclesia Dei" du 2 juillet 1988 , qui est à l'origine de sa fondation.
"

Observance fidèle.
images/icones/neutre.gif  ( 959904 )L'observance fidèle par Roger (2023-02-02 06:08:23) 
[en réponse à 959882]

Signifie que le membre de la FSSP célèbre habituellement la liturgie traditionnelle.

Cela ne l'empêche pas de concelebrer une fois l'an avec son évêque.

Ce que font certains prêtres mais pas la majorité.
images/icones/fssp.gif  ( 959915 )Fidèle : Ca veut dire tt le temps pas habituellement par Savonarole (2023-02-02 14:58:11) 
[en réponse à 959904]

Je suis fidèle à ma femme. C'est à dire tout le temps pas habituellement.

Je n'imagine pas que votre conception de la fidélité veut dire autre chose.

Enfin dernier point, et non des moindres les 16 prêtres qui ont tentés de faire un putsch l'ont fait pour pouvoir concélébrer à la messe chrismale ce que le supérieur refusait au nom des constitutions.

J'avais fait un post en ce sens il y a bien longtemps, on est bi ritualiste quand on ne dit pas qu'un seul rite peu importe la fréquence.

Monoritualiste VOM : FSSPX FSSP FSVF
Biritualiste : ICRSP, Beckett, Miséricorde, Lagrasse, Fontgombault et ses filles.

Voila
images/icones/neutre.gif  ( 959924 )Qu'en.pense la fraternité ? par Roger (2023-02-02 15:56:21) 
[en réponse à 959915]

Je crois que elle laisse ses membres libres.

La fidélité liturgique ne relève pas de l engagement conjugal.
images/icones/1q.gif  ( 959760 )un doute me prend par jejomau (2023-01-30 17:51:18) 
[en réponse à 959754]

J'ai l'impression de lire du JVJ.... Chiron par ci, Chiron par là.. Aspects historiques...

Je dois être parano..
images/icones/idee.gif  ( 959761 )Il est probable par XA (2023-01-30 17:52:48) 
[en réponse à 959760]

que le livre de Chiron fasse longtemps référence, d'une façon ou d'une autre.
images/icones/hein.gif  ( 959772 )A propos de Trente, j'aimerais en savoir plus.... par Sacerdos simplex (2023-01-30 19:26:51) 
[en réponse à 959754]


...le Missel qui était en vigueur auparavant, dit de rite tridentin, ou de saint Pie V – car promulgué par ce pape, en 1570, suivant les indications du concile de Trente,



Je n'ai pas le temps de relire tout Trente, hélas.
Quelqu'un saurait-il me citer ce que Trente a "indiqué" ?...

Merci !


images/icones/bible.gif  ( 959779 )En gros par Rémi (2023-01-30 19:58:33) 
[en réponse à 959772]

lors de la XXVè session, la dernière, que les travaux des commissions des Pères sur les mauvais livres, mais aussi sur le catéchisme, le bréviaire et le missel soient présentés au Pape pour être achevés et publiés par son jugement et son autorité.



... delectis quibusdam patribus commisit ... praecipit ut quidquid ab illis praestitum est sanctissimo Romano Pontifici exhibeatur ut eius iudicio atque auctoritate terminetur et evulgetur. Idem que de catechismo a patribus quibus illud mandatum fuerat et de Missali et breviario fieri mandat.

images/icones/bravo.gif  ( 959786 )Article honnête et sans anathème ! par Cristo (2023-01-30 21:19:05) 
[en réponse à 959754]

Ca surprend presque.

Merci madame et merci la Croix!
images/icones/fleche2.gif  ( 959804 )Aujourd'hui tout est « comme avant » sauf avec une poignée d'évêques fanatiques par Gaspard (2023-01-31 10:00:41) 
[en réponse à 959754]

Ces fanatiques sont allés jusqu'à supprimer des messes dominicales, alors que leurs églises sont pour la presque totalité vides, ils ferment quelques rares églises qui fonctionnent bien.

Le nombre de messes dominicales a ainsi baissé à 227 lieux de célébration dominicale en 2022 contre 241 en 2021.

Faible baisse, mais autant de trégédies locales pour les fidèles.

Honte à ces évêques auto-démolisseurs.
images/icones/find.gif  ( 959805 )Une question par XA (2023-01-31 10:09:12) 
[en réponse à 959804]

Où sont allés ces fidèles privés de ces lieux de culte ?
Ont-ils cessé toute pratique ?
Ont-ils rallié (eheh) la FSSPX ?
Vont-ils dans un autre lieu de culte traditionnel en augmentant leur temps de trajet ?
Vont-ils à la messe Paul VI ?
images/icones/fleche2.gif  ( 959806 )Excellente question par Gaspard (2023-01-31 10:23:03) 
[en réponse à 959805]

Il y a une autre option : des fidèles qui cessent de pratiquer mais qui prient selon la liturgie traditionnelle et en particulier le dimanche avec des messes en ligne, comme cela s'est vu pendant le confinement. Je crois que les nombreux offices traditionnels retransmis sur Internet permettent une survie des fidèles plus facile. C'est une option survie.

Je dirais en tout cas que l'option "Messe de Paul VI" doit être marginale ; pas beaucoup plus élevé, l'option FSSPX ; l'option allongement du temps de transport plébiscitée si elle est raisonnablement possible, ce qui n'est pas fréquent.
images/icones/hum2.gif  ( 959807 )La retransmission n'est-elle pas la dernière des options ? par Fenestri (2023-01-31 11:00:01) 
[en réponse à 959806]

Dès lors qu'on ne rejette pas la validité de la messe Paul VI, je ne vois pas vraiment comment, dans le cas d'une impossibilité pratique de se rendre dans un lieu de culte traditionnel, justifier préférer une retransmission en ligne, que se rendre dans une église proche où est célébrée le NOM.

Si la messe est valide, on s'y rend. Non ? Je ne vois pas trop comment on peut choisir de refuser de se rendre à une messe valide, sans remettre en cause la validité de ladite messe.
images/icones/1f.gif  ( 959809 )Dans les faits, c'est souvent plus complexe par Adso (2023-01-31 11:23:19) 
[en réponse à 959807]

vous nous dites "Si la messe est valide, on s'y rend. Non ? Je ne vois pas trop comment on peut choisir de refuser de se rendre à une messe valide, sans remettre en cause la validité de ladite messe."

Je peux vous citer des centaines d'églises, où vous avez, en dépit de la validité du sacrifice de la messe, un cirque et un bruit infernal (je ne parle pas des enfants qui s'agitent) du début à la fin , le seul moment du sacrifice étant à peu près recueilli...

Dois-je faire un catalogue ?
- musique niaise
- procession chapeautée par les dames KT (non, il n'y a pas de faute d'orthographe)...
-pauvreté intellectuelle , choix des textes par les laïcs (oui vous avez bien lu, car le curé laisse cela à l'équipe pasto et ce jour là, l'évangile prévu ne plaisait pas à l'équipe...
-Communion distribution (et cela m'a été rapporté, distribution de petits pains au levain (présentés en même temps que l'élévation) en guise de communion)

Je pose donc la question : Dans quelles conditions assistez vous au sacrifice de cette messe qui peut être valide néanmoins!

A moins d'arriver à s'isoler mentalement, sauf les quelques minutes nécessaires, de tout ce qui se passe, ce n'est pas possible ...
Si en plus ce genre de cérémonie doit provoquer la colère...

Sans faire de généralité, je ne connais pas beaucoup de lieux de messe, où un fidèle qui aime la messe dite en forme extra, ne subisse pas de tourments psychologiques !
Du coup, certains préfèrent s'isoler chez eux avec la messe sur internet... Vu que de toutes façons, communier à la messe NOM peut aussi être un souci ...
images/icones/1b.gif  ( 959811 )Je conçois tout à fait + question aux prêtres du Forum par Fenestri (2023-01-31 11:44:05) 
[en réponse à 959809]

Toutes vos remarques, que je partage pour la plupart. La question de la colère à la messe en particulier.

Simplement, quand vous dites : "Je peux vous citer des centaines d'églises, où vous avez, en dépit de la validité du sacrifice de la messe, un cirque et un bruit infernal", je dis : "Je peux vous citer des centaines d'églises, où vous avez, en dépit d'un cirque et d'un bruit infernal, un sacrifice de la messe valide". C'est une question de perspective...

Il ne s'agit absolument pas de nier quoique ce soit (même s'il faudrait mettre de la mesure dans certaines caricatures, car je n'ai jamais assisté à des messes telles que rapportées sous forme de "worst-of" régulièrement mis en ligne sur le FC).

Encore une fois, la question de la colère est la plus pertinente mais, même là, je ne suis vraiment pas sûr que cela dispense de la messe, car on peut toujours offrir sa colère et sa souffrance pour l'Eglise.

Je serais preneur des avis des prêtres du forum, pour répondre à cette question :

Quand l'assistance à la messe provoque de la colère, doit-on s'abstenir de s'y rendre ?
images/icones/idee.gif  ( 959817 )Assister au NOM en limitant les dégats par Candidus (2023-01-31 12:39:02) 
[en réponse à 959809]

Quand je n'ai pas l'option du VOM, je me rends dans la plus grande église à proximité qui soit dotée de chapelles latérales et absidiales. Je vais dans celle qui est la plus isolée et j'y assiste à la messe en méditant sur les quatre fins du sacrifice appliquées aux mystères du Rosaire.
images/icones/1r.gif  ( 959888 )la paix intérieure par olive (2023-02-01 18:13:13) 
[en réponse à 959817]

Pourquoi je ne vais pas à la messe NOM :
- d'abord il n'existe pas de messe NOM ; il existe une messe polymorphe qui diffère d'un lui à autre ; impossible de suivre cette messe ; nous devons subir les choix et innovations de l'équipe locale;
- La messe NOM polymorphe est perçue comme une appropriation de la liturgie de l'Eglise , or la liturgie ne nous appartient pas ; elle appartient à l'Eglise et les équipes locales devraient mettre un point d'honneur à se conformer à la règle ( inappliquable par ailleurs tant les choix sont possibles);
- Aujourd'hui ( depuis le coronacircus) la communion est imposée dans la main en France ce qui m'est impossible à subir en raison du caractère sacré du renouvellement non sanglant du Christ sur La Croix,
- Enfin tellement tourmenté par ces aspects ; je ne trouve pas de paix intérieure donc pas bon pour l'âme.
images/icones/fleche2.gif  ( 959812 )La dernière option sera l'achat d'un bâtiment par Gaspard (2023-01-31 11:54:04) 
[en réponse à 959807]

Adso a très bien répondu à votre question : la messe Paul VI est valdie mais dans la pratique presque toujours insupportable (messe à l'envers systématique sauf à Villars-les-Dombes etc.)

Mais votre expression "dernière option" me fait penser qu'au pire, si les évêques devaient tous se radicaliser, la dernière option sera l'achat ou la location d'un bâtiment, de préférence si cela est possible une église, et la prise en charge matérielle des prêtres.

Cela créera une nouvelle mouvance pluricéphale (FSSP, ICRSP etc.) à côté de la FSSPX.

Évidemment c'est le scenario du pire. Je l'avais oublié, mais il est malheureusement possible.
images/icones/1r.gif  ( 959813 )Surtout par Jean-Paul PARFU (2023-01-31 12:02:14) 
[en réponse à 959812]

Et même si l'on considère a priori que la messe Paul VI est valide, on ne sait pas toujours, quand on assiste à une messe Paul VI, si elle est célébrée validement ou pas ?
images/icones/neutre.gif  ( 959844 )Il ne faut pas oublier....avant son arrivée à l'autel.... par Pol (2023-01-31 20:20:51) 
[en réponse à 959813]

....qu'un Prêtre doit avoir la ferme INTENTION de dire la Messe comme il faut et qu'il croit ferme que son rôle sur la Terre est le plus grand et noble: dire une messe Catholique...cela demande beaucoup de Foi et d'humilité. Prions pour les bons Prêtres.
images/icones/fleur.gif  ( 959821 )Pour une simple raison... par Pétrarque (2023-01-31 14:11:23) 
[en réponse à 959807]


Si la messe est valide, on s'y rend. Non ?

Je ne vois pas trop comment on peut choisir de refuser de se rendre à une messe valide, sans remettre en cause la validité de ladite messe.



L'état de l'Eglise est tel que l'on ne peut être assuré, a priori, que la messe Paul VI à laquelle on se rend sera valide.

Et sans même parler de la validité de la messe elle-même, il y a tout le relativisme et l'hétérodoxie ambiants... le foutoir dans l'église, les sermons pitoyables, l'absence de sacré, la musique à vomir...

Comme à l'église Sainte-B... de Lyon, où l'on se voit proposer un chocolat chaud avant la messe...

Pour ma part, si je n'ai pas la possibilité d'avoir une messe traditionnelle, je reste chez moi et je la lis dans un missel, plutôt que de donner dans la communicatio in sacris.
images/icones/1z.gif  ( 959825 )La question de la validité par ptk (2023-01-31 14:48:01) 
[en réponse à 959821]

ne suffit pas à régler celle de l'opportunité.

Si la messe réformée est peut-être valide au motif qu'elle est imposée par l'autorité de l'Eglise, y assister est inopportun et sans doute dangereux.

L'église conciliaire affirme que ce missel est sa seule lex orandi; que la messe antérieure fracture la communion ecclésiale.

C'est donc que la lex orandi de l'église a changé, partant, sa lex credendi aussi.

Il est donc important, tout en espérant être dans l'erreur, de se tenir à l'écart de cette nouvelle église qui, si elle a la forme et la structure de l'église catholique, peut très vraisemblablement n'en avoir plus la Foi.
images/icones/1n.gif  ( 959826 )Espérer être dans l'erreur par Luc de Montalte (2023-01-31 15:19:51) 
[en réponse à 959825]

Curieux concept que voilà…
images/icones/1n.gif  ( 959828 )Ben oui par XA (2023-01-31 15:24:34) 
[en réponse à 959826]

Une sorte de roulette russe spirituelle, quoi.

images/icones/hein.gif  ( 959834 )Ne peut-on espérer par ptk (2023-01-31 16:37:42) 
[en réponse à 959826]

de tout cœur que l'Eglise, mère de Vérité, soit dans le vrai lorsqu'elle impose les réformes post-conciliaires, tout en étant persuadé du contraire et en voulant garder inaltérée la Foi de toujours?
images/icones/fleche2.gif  ( 959887 )Bah non par Luc de Montalte (2023-02-01 17:53:06) 
[en réponse à 959834]

C'est complètement illogique. Vous ne pouvez pas souhaiter vous tromper sans rien vouloir y changer…
images/icones/pelerouin1.gif  ( 959833 )Il me semble ptk par Jean-Paul PARFU (2023-01-31 16:24:16) 
[en réponse à 959825]

Qu'il ne faut pas confondre validité et licéité de la messe.

Une messe peut être valide, sans être licite (exemple : un prêtre qui célèbre une messe de plus que le nombre permis par jour par son évêque, est illicite au regard du droit, mais cependant valide) ; a contrario, une messe peut être licite, mais invalide (une messe de dimanche où le célébrant utilise du pain contenant d'autres ingrédients, où le célébrant ne récite pas correctement les paroles de l'institution, en les déformant ...).

En ce qui concerne notre débat, une messe est valide quand elle réalise vraiment le sacrement de l’Eucharistie (c’est-à-dire la transsubstantiation du pain et du vin dans le Corps et le Sang de Jésus-Christ) et le sacrifice qui l’accompagne, mais illicite si elle n'est pas autorisée par l'autorité compétente dans l'Eglise sauf état de nécessité.

On peut ajouter qu'une messe est licite quand elle respecte toutes les conditions que l’Église a légitimement établies pour sa célébration. Parmi ces conditions, la plus importante est que la messe exprime suffisamment la foi catholique concernant le mystère de l’Eucharistie. En conséquence, certaines messes Paul VI ne sont ni valides ni licites.

Lire ceci
images/icones/fleche2.gif  ( 959827 )notabile vel mediocriter grave incommodum par Lycobates (2023-01-31 15:24:18) 
[en réponse à 959807]

Pour les moralistes catholiques de toujours (voir les manuels), tout inconvénient notable ou moyennement grave qui est prévu ou craint de façon raisonnable (quod rationabiliter timetur) suffit pour dispenser de l'assistance à la Messe le dimanche et les jours d'obligation. Pas du repos dominical, s'il peut être par ailleurs gardé, mais au moins de l'assistance à la Messe et au sermon.

Si le seul costume en votre possession pour être habillé de façon convenable est souillé par un accident de table le samedi, et vous ne pouvez pas le mettre le dimanche, vous êtes excusé de l'assistance à la Messe. Vous n'êtes pas tenu à y assister en tenue moins adaptée (dans certaines "chapelles" vous n'y seriez d'ailleurs pas admis), pour ne pas attirer la curiosité des autres ou, le cas échéant, causer scandale.

De là à des conditions, des inconvénients bien plus que "notables ou moyennement graves", pour votre piété, la tranquillité de votre esprit, etc., décrites par Pétrarque, et paraît-il endémiques chez les conciliaires, "le foutoir dans l'église, les sermons pitoyables, l'absence de sacré, la musique à vomir...", pas besoin de vous faire un dessin.

Je vous laisse juge pour votre cas particulier, mais les conditions, même supposée la validité du prêtre et du rite, pour ne pas aller au NOM sont largement remplies.
images/icones/neutre.gif  ( 959829 )Internet? par Marc B. (2023-01-31 15:58:30) 
[en réponse à 959806]

Le deuxième commandement de l'Eglise est parfaitement clair et observer le premier et pas le second est un pêché grave.

regarder la Messe sur Internet n'est pas assister à la Messe. Rien ne sert de se mettre à genoux au moment de la Consécration, il ne se passe rien dans l'écran....

Accepter que on remplit l'obligation du dimanche en regardant la Messe par Internet ou en lisant simplement les prières dans son Missel, alors qu'on a la possibilité (même difficile) d'assister à la Messe, est une faute.

Sinon, pourquoi ces rassemblements pour la Messe à l'automne 2020? Il y avait internet!

Sinon également, la question est simple: le rite de Paul VI est-il valide ou non? Le Saint Sacrifice est-il perpétué, renouvelé ou non?
Si non, mon message n'a aucun sens, si oui, qui suis-je pour refuser d'aller adorer Mon Dieu.

Marc qui fait jusqu'à une heure de route aller et autant retour pour aller à la Messe pendant les vacances.
images/icones/neutre.gif  ( 959824 )Un problème se situe dès la première phrase par Raoul (2023-01-31 14:27:29) 
[en réponse à 959754]

Il est parfaitement possible d'être lefebvriste sans aller à la FSSPX et il est parfaitement possible d'aller à la FSSPX sans être lefebvriste.

Je pense pouvoir dire que l'IBP, par exemple, a été fondée par des lefebvristes et beaucoup de ses prêtres (tous?) me semblent l'être aujourd'hui encore.