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images/icones/marie.gif  ( 959722 )30/01 Ste Martine, vierge et martyre par ami de la Miséricorde (2023-01-29 22:31:41) 



Pietro Berrettini dit Pierre de Cortone, Notre Dame et son divin Fils avec sainte Martine, XVIIème siècle, Montauban.

Ste Martine, vierge et martyre

Biographie de Sainte Martine de Rome

Hymne

" Chante Martine, Ô Rome, célèbre son nom, applaudis à sa gloire ; chante l'illustre Vierge, célèbre la Martyre du Christ.

Issue de noble race, entourée des délices et des charmes séduisants d'une vie livrée au luxe, elle vécut au milieu des trésors d'un palais opulent.

Mais elle dédaigne ces jouissances d'une vie terrestre ; elle se donne au Seigneur ; et sa main généreuse, versant les richesses au sein des pauvres du Christ, cherche la récompense des cieux.

Ni les ongles de fer, ni les bêtes, ni les verges qui sillonnent cruellement ses membres, n'ont ébranlé son courage. Descendus du séjour des bienheureux, les Anges la fortifient par un pain céleste.

Le lion même, oubliant sa férocité, se prosterne paisible à tes pieds, Ô Martine ! Au glaive seul est réservé l'honneur de t'ouvrir la demeure des cieux.

Tes autels, sur lesquels l'encens s'élève en nuage odorant, font monter vers toi nos prières assidues ; ton nom vient effacer, par une pieuse relation, le souvenir profane d'une fausse divinité.

Protège le sol qui t'a vu naître ; accorde un repos paisible à la terre des chrétiens ; renvoie sur le pays infidèle des Thraces le bruit des armes et les cruels combats.

Rassemble tous les rois avec leurs bataillons, sous l'étendard de la croix ; délivre Jérusalem de la captivité, venge le sang innocent, et renverse à jamais les remparts du Turc notre ennemi.

Ô Vierge, notre appui, notre gloire éclatante, reçois l'hommage de nos coeurs. Agrée les vœux de Rome qui te chante et t'honore dans son amour.

Eloigne de nous les joies mauvaises, Ô Dieu, dont le bras soutient les Martyrs ; Unité, Trinité, donne à tes serviteurs cette lumière par laquelle tu daignes faire le bonheur des âmes.

Ainsi soit-il."

Source : hodiemecum.hautefort.com

Neuvaine à Sainte Martine

Prière à Sainte Martine de Rome

O sainte Martine, après les épreuves de la terre, après les tourments du martyre, là-haut vous reposez dans la paix. Vous jouissez de la vision sans fin de Dieu que vous avez tant aimé. De toutes vos peines, de toutes vos souffrances il ne vous reste plus que la joie de les avoir acceptées généreusement et une éternelle gloire.

Que vous êtes heureuse ! Pour moi, c’est encore l'exil loin de la Maison de notre Père. Voyez les regards de mon cœur dirigés vers vous. Écoutez ma prière fervente. Je vous supplie, ô douce et puissante Martine, de me continuer votre aide et votre protection. Par vous, j'implore la grâce finale, le bonheur de contempler, avec vous et les autres saints et martyrs que j'aime tant, Celui qui fait au Ciel les éternelles délices des élus.

Source : Etoile Notre-Dame
images/icones/marie.gif  ( 959723 )Méditation avec Les saintes voies de la Croix de M. Henri-Marie Boudon par ami de la Miséricorde (2023-01-29 22:36:01) 
[en réponse à 959722]



LIVRE QUATRIÈME

CHAPITRE II

Pourquoi Dieu souvent ne nous exauce pas quand nous le prions qu'il nous délivre de nos souffrances


Voyez-vous ce père de la terre qui fait saigner son enfant dans une extrémité de maladie ; il lui est bien sensible de voir pleurer ce pauvre enfant, qui, n'étant pas en âge de comprendre le besoin qu'il a de cette saignée, crie et fait bien du bruit quand on lui bande et serre son petit bras.

Hélas ! Ses cris percent le coeur de ce pauvre père. Cependant il demeure ferme à lui faire donner ce remède douloureux. Si, touché des cris de son enfant, il entrait dans ses inclinations, et le laissait mourir, ne diriez-vous pas, vous qui lisez ceci, que ce serait une cruauté à ce père en cette occasion, de se rendre aux larmes de son enfant ?

Cependant cet enfant jette de hauts cris, s'impatiente et se tourmente grandement ; c'est qu'il n'est attentif qu'à un peu de peine qu'il ressent, et qui se passe bientôt, et qu'il n'en voit pas les heureuses suites. Voilà à peu près comme nous faisons dans nos croix, qui nous sont des remèdes un peu fâcheux, mais qui ne durent guère, la vie n'étant qu'un moment, comparée à l'éternité ; et nous ne voyons pas un poids immense d'une gloire infinie qu'elles opèrent en nous.

Adorons, mon âme, la croix de notre divin Sauveur, qui n'a pas été exaucé du Père éternel, l'ayant prié deux on trois fois qu'il éloignât de lui, s'il était possible, le calice de sa passion.

Hélas ! Il le voyait très bien lorsqu'il était attaché à une croix ; il savait bien qu'il était son Fils, et son Fils très innocent ; il connaissait très bien ses maux ; il l'aimait plus qu'on ne peut dire, et néanmoins il ne l'a pas voulu délivrer, le laissant dans un abandon épouvantable.

On rapporte de la sainte mère de Chantal que, priant un jour pour ses peines, Notre- Seigneur lui dit : L'homme de douleur n'a pas été exaucé ; ne pensez donc pas l'être. Je vois bien tes croix ; disait un jour le même Sauveur à l'un de ses plus grands serviteurs, le P. Balthazar d'Alvarez ; je t'aime mieux que tu ne t'aimes toi-même ; il est en mon pouvoir de te délivrer de tes croix si je le veux, et cependant je ne le fais pas.

C'en était bien assez à ce grand homme. Il est facile à une âme moins éclairée que la sienne d'en tirer la conséquence ; mais qu'il est juste que nous en tirions de semblables dans nos souffrances ! Ô mon Dieu, qu'elles sont douces et consolantes ! Quel repos, quelle paix ne donnent-elles pas à l'esprit, si l'on veut en faire un bon usage !

CHAPITRE III

Des ennemis de la croix, et des ruses dont l'amour-propre et la prudence de la chair se servent pour se tirer de ses voies


Le grand Apôtre nous enseigne (Philip. III, 18) qu'il y a plusieurs ennemis de la croix, et il en parlait souvent, comme il assure, parce qu'il croyait qu'il était nécessaire de les reconnaitre pour s'en donner de garde et les éviter.

Mais ce qui est grandement considérable, c'est qu'il n'en peut parler qu'en pleurant, ce qu'à peine pourra-t-on remarquer dans tous les sujets dont il traite dans le reste de ses épitres, qui sont toutes comme autant de miracles. Disons ici qu'il n'y a point à s'étonner sur les larmes de l'homme apostolique.

Ce qui nous doit surprendre, c'est de voir qu'il y ait des Chrétiens qui ne soient pas dans ses sentiments, et qui demeurent insensibles où il faudrait répandre des torrents de larmes.

Source : livres-mystiques.com

Que Jésus Miséricordieux vous bénisse
ami de la Miséricorde