Le diacre est le ministre de la Charité. Il est ordonné pour la mission d'enseigner (conduite de la prière, homélie, etc...) , de pratiquer la charité et d'aider le prêtre à l'autel pour la liturgie. Il dispense aussi le sacrement du baptême, il conduit les funérailles, il est le témoin de l'échange des consentements lors du sacrement du mariage et est ministre ordinaire de la Communion. Il est configuré, par l'ordination , au Christ serviteur.
Voici, de façon succincte, à quoi sert un diacre permanent. Il est avant tout serviteur.
Dans la célébration de la sainte Liturgie, la lecture de l’Évangile, qui «constitue le sommet de la liturgie de la Parole», est réservée, selon la tradition de l’Église, au ministre ordonné. Il n’est donc pas licite qu’un laïc, y compris un religieux, proclame l’Évangile durant la célébration de la sainte Messe, ni dans tous les autres cas, où les normes n’accordent pas explicitement une telle autorisation.
et ensuite va plus loin sur l'homélieL’homélie, qui est prononcée au cours de la célébration de la sainte Messe et fait partie de la liturgie elle-même, «est faite habituellement par le prêtre célébrant lui-même ou par un prêtre concélébrant à qui il l’aura demandé, ou parfois, si cela est opportun, aussi par le diacre, mais jamais par un laïc. Dans des cas particuliers et pour une juste cause, l’homélie peut être faite aussi par un Évêque ou un prêtre participant à la concélébration, même s’il ne peut pas concélébrer».
et plus loin dit que cela est dû non-pas à une norme écclesiastique mais bien à la nature même de l'homélieComme on l’a déjà dit, l’homélie est, par nature et du fait de son importance, réservée au prêtre ou au diacre pendant la Messe.
on peut donc en conclure que l'homélie et sans doute la proclamation de l'Evangile est réservée à ceux qui ont reçus les ordres sacrés de part la nature même de celle-ci et non-pas par norme canonique, même très antique.
L’Ordre est le sacrement grâce auquel la mission confiée par le Christ à ses Apôtres continue à être exercée dans l’Église jusqu’à la fin des temps : il est donc le sacrement du ministère apostolique. Il comporte trois degrés : l’épiscopat, le presbytérat et le diaconat.
1554 " Le ministère ecclésiastique, institué par Dieu, est exercé dans la diversité des ordres par ceux que déjà depuis l’antiquité on appelle évêques, prêtres, diacres " (LG 28). La doctrine catholique, exprimée dans la liturgie, le magistère et la pratique constante de l’Église, reconnaît qu’il existe deux degrés de participation ministérielle au sacerdoce du Christ : l’épiscopat et le presbytérat. Le diaconat est destiné à les aider et à les servir. C’est pourquoi le terme sacerdos désigne, dans l’usage actuel, les évêques et les prêtres, mais non pas les diacres. Néanmoins, la doctrine catholique enseigne que les degrés de participation sacerdotale (épiscopat et presbytérat) et le degré de service (diaconat) sont tous les trois conférés par un acte sacramentel appelé " ordination ", c’est-à-dire par le sacrement de l’Ordre
29. Les diacres
Au degré inférieur de la hiérarchie se trouvent les diacres auxquels on a imposé les mains « non pas en vue du sacerdoce, mais en vue du ministère ». La grâce sacramentelle, en effet, leur donne la force nécessaire pour servir le Peuple de Dieu dans la « diaconie » de la liturgie, de la parole et de la charité, en communion avec l’évêque et son presbyterium.
Selon les dispositions à prendre par l’autorité qualifiée, il appartient aux diacres :
- d’administrer solennellement le baptême,
- de conserver et de distribuer l’Eucharistie,
- d’assister, au nom de l’Église, au mariage et de le bénir,
- de porter le viatique aux mourants,
- de donner lecture aux fidèles de la Sainte Écriture,
- d’instruire et exhorter le peuple,
- de présider au culte et à la prière des fidèles,
- d’être ministres des sacramentaux,
- de présider aux rites funèbres et à la sépulture.
Consacrés aux offices de charité et d’administration, les diacres ont à se souvenir de l’avertissement de saint Polycarpe : « Être miséricordieux, zélés, marcher selon la vérité du Seigneur qui s’est fait le serviteur de tous. »
L’ordination des diacres correspond au premier degré du sacrement de l’ordre. Les deux autres degrés sont l’ordination l’ordination sacerdotale des prêtres et l’ordination épiscopale des évêques.
''La position doctrinale en faveur de la sacramentalité du diaconat se présente largement majoritaire dans l’opinion des théologiens depuis le XIIe siècle jusqu’à aujourd’hui et on la présuppose dans la pratique de l’Église et dans la plupart des documents du Magistère'' (ICI).
''...la matière et la seule matière des Ordres sacrés du diaconat, de la prêtrise et de l’épiscopat est l’imposition des mains...''
''... la tradition des instruments, du moins à l’avenir, n’est pas nécessaire pour la validité des Ordres sacrés du diaconat, du sacerdoce et de l’épiscopat.''
''...pour l’ordination au diaconat, la matière est l’imposition de la main de l’évêque, la seule prévue dans le rite de cette ordination.''
''On reconnaît unanimement que les sacrements de la Nouvelle Loi, signes sensibles et producteurs de la grâce invisible, doivent et signifier la grâce qu’ils produisent et produire la grâce qu’ils signifient. Or, les effets que les ordinations diaconale, sacerdotale et épiscopale doivent produire et partant signifier, à savoir le pouvoir et la grâce, se trouvent, dans tous les rites en usage dans l’Église universelle, aux diverses époques et dans les différents pays, suffisamment indiqués par l’imposition des mains et les paroles qui la déterminent.'' (Voir).
''Bellarmin se déclare clairement en faveur de la sacramentalité de l’épiscopat («ordinatio episcopalis sacramentum est vere ac proprie dictum»), à la différence des premiers scolastiques qui la rejetaient ; et il considère son affirmation comme assertio certissima, fondée dans l’Écriture et la Tradition. De plus, il parle d’un caractère épiscopal distinct du caractère presbytéral et supérieur à celui-ci.
Quant à la doctrine de la sacramentalité du diaconat, Bellarmin l’adopte et la considère très probable ; pourtant, il ne lui attribue pas une certitude ex fide, car on ne peut la déduire avec évidence ni de l’Écriture, ni de la Tradition, ni d’aucune détermination explicite de la part de l’Église.
Bellarmin se prononce également en faveur de la sacramentalité du sous-diaconat; il s’appuie pour cela sur la doctrine du caractère, sur le célibat et sur l’opinion commune des théologiens, bien qu’il reconnaisse que cet enseignement n’est pas aussi certain que celui qui concerne le diaconat.'' (Voir)