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images/icones/sacrecoeur.gif  ( 959484 )25/01 Conversion de St Paul, apôtre par ami de la Miséricorde (2023-01-24 22:10:10) 



Francisco Camilo, Conversion de Saint Paul, 1673, Musée de Segovie

Conversion de St Paul,

Litanies de Saint Paul Apôtre

Seigneur, ayez pitié de nous, Seigneur, ayez pitié de nous
Christ, ayez pitié de nous, Christ, ayez pitié de nous
Seigneur, ayez pitié de nous, Seigneur, ayez pitié de nous

Jésus-Christ, écoutez-nous, Jésus-Christ, écoutez-nous
Jésus-Christ, exaucez-nous, Jésus-Christ, exaucez-nous

Père Céleste, qui êtes Dieu, ayez pitié de nous
Amour de Dieu le Père, sauvez-nous
Grâce de Notre Seigneur Jésus-Christ, vivifiez-nous
Communication du Saint Esprit, sanctifiez-nous
Trinité Sainte, qui êtes un seul Dieu, ayez pitié de nous

Saint Paul Apôtre, priez pour nous
Saint Paul, vous qui avez obtenu la Miséricorde de Dieu, priez pour nous
Saint Paul, vous en qui le Fils de Dieu s'est révélé, priez pour nous
Saint Paul, vous qui avez été un instrument de choix au service du Christ, priez pour nous
Saint Paul, vous qui avez été prédicateur de la Vérité, Apôtre et Docteur des nations, priez pour nous
Saint Paul, vous dont l'apostolat fut confirmé par des prodiges, priez pour nous
Saint Paul, vous qui avez été Ministre très fidèle de l'Eglise, priez pour nous
Saint Paul, vous qui avez donné aux nations l'Evangile du Christ et votre vie, priez pour nous
Saint Paul, vous qui portiez les Chrétiens dans votre cœur et dans vos chaînes, priez pour nous
Saint Paul, vous qui avez été crucifié avec le Christ, priez pour nous
Saint Paul, vous en qui le Christ vivait et agissait, priez pour nous
Saint Paul, vous qui ne pouviez vous séparer de l'Amour du Christ, priez pour nous
Saint Paul, vous qui avez supporté la prison et les peines, priez pour nous
Saint Paul, vous qui avez enduré les blessures et les dangers, priez pour nous
Saint Paul, vous qui avez été ravi au Ciel vivant, priez pour nous
Saint Paul, vous qui avez honoré votre ministère, priez pour nous
Saint Paul, vous qui avez accompli votre mission et attendu la couronne de Gloire, priez pour nous

Agneau de Dieu, qui avez converti Paul persécuteur, ayez pitié de nous, Seigneur.
Agneau de Dieu, qui avez récompensé Paul Apôtre, écoutez-nous, Seigneur.
Agneau de Dieu, qui avez glorifié Paul Martyr, ayez pitié de nous, Seigneur

V. Saint Paul, instrument choisi de Dieu et prédicateur de la Vérité dans le monde entier, priez pour nous,
R. Afin que nous soyons dignes des promesses de Jésus-Christ.

Prions : Seigneur notre Dieu, qui avez choisi l'Apôtre Saint Paul pour faire connaître l'Evangile du Salut; faites que l'humanité tout entière accueille la Foi qu'il annonça aux Rois et aux Nations, et que Votre Église se manifeste sans cesse comme Mère et Éducatrice de tous les peuples. Par Jésus, le Christ, notre Seigneur. Ainsi soit-il.

Source : notredamedesneiges.overblog.com

Saint Augustin, Quatrième sermon sur la conversion de Saint Paul (52e sermon des sermons inédits)

« 1. Mes frères, essayons de parler un peu de l'apôtre saint Paul. Arrêtons-nous d'abord à son nom ; car il s'est appelé Saul avant de s'appeler Paul ; le premier nom symbolisait l'orgueil, comme le second symbolise l'humilité ; le premier était bien le nom d'un persécuteur. Saul vient du mot Saül. Saül fut ainsi désigné parce qu'il persécuta David, figure de Jésus-Christ qui devait sortir de la famille de David, par la Vierge Marie, selon la chair. Saul remplit le rôle de Saül, lorsqu'il persécuta les chrétiens ; il était animé d'une haine violente contre les disciples du Sauveur, comme il le prouva au moment du martyre de saint Étienne ; car il voulut garder les vêtements de ceux qui le lapidaient, comme pour faire entendre qu'ils n'étaient tous que ses propres instruments. Après le martyre de saint Étienne, les chrétiens de Jérusalem se dispersèrent portant partout la lumière et le feu dont le Saint Esprit les embrasait. Paul, voyant la diffusion de l’Évangile de Jésus-Christ, fut rempli d'un zèle amer. Muni de pleins pouvoirs de la part des princes des prêtres et des docteurs, il se mit en mesure de châtier sévèrement tous ceux qui lui paraitraient invoquer le nom de Jésus-Christ, et il allait respirant le meurtre et altéré de sang.

2. Ainsi désireux de s'emparer des chrétiens et de verser leur sang, il parcourait le chemin de Jérusalem à Damas, à la tête d'un certain nombre de ses complices, lorsqu'il entendit une voix du ciel. Mes frères, quels mérites avait acquis ce persécuteur ? Et cependant cette voix qui le frappe comme persécuteur, le relève apôtre ; voici Paul après Saul ; le voici qui prêche l’Évangile et il décline lui-même ses titres : « Je suis », dit-il, « le plus petit d'entre les Apôtres (I Co XV, 9) ». Que ce nom de Paul est bien choisi ! Ce mot, en latin, ne signifie-t-il pas petit, modique, moindre ? et cette signification, l'Apôtre ne craint pas de se l'appliquer à lui-même. Il se nomme le plus petit, rappelant ainsi la frange du vêtement de Jésus-Christ, que toucha une femme malade. Cette femme, affligée d'une perte de sang, figurait l’Église des Gentils ; et c'est vers ces Gentils que Paul, le plus petit des Apôtres, a été envoyé, car il est la frange du vêtement, la partie la plus petite et la dernière. En effet, ce sont là les qualités que l'Apôtre se donne ; il s'appelle le plus petit et le dernier. « Je suis le dernier des Apôtres (I Co IV, 9) ; je suis le plus petit des Apôtres (Id. XV, 9) ». Ce sont là ses propres paroles, et s'il en a prononcé d'autres, qu'il veuille bien nous les rappeler ; car nous ne voulons pas lui faire injure, quoique ce ne soit pas faire injure à Paul que d'exalter la grâce de Dieu. Toutefois, écoutons-le : « Je suis », dit-il, « le plus petit des Apôtres, je ne suis pas digne d'être appelé apôtre », ; voilà ce qu'il était ; « Je ne suis pas digne d'être appelé apôtre » ; pourquoi ? « Parce que j'ai persécuté l’Église de Dieu ». Et d'où lui est venu l'apostolat ? « Mais c'est par la grâce de Dieu que je suis ce que je suis ; et la grâce de Dieu n'a pas été vaine en moi, car j'ai plus travaillé que tous les Apôtres ».

3. Mais, ô grand Apôtre, voici que des hommes inintelligents se figurent que c'est encore Saul qui parle et qui dit : « J'ai plus travaillé qu'eux tous » ; il semble se louer, et cependant son langage est plein de vérité. Il a remarqué lui-même que ce qu'il venait de dire pouvait tourner à sa louange ; aussi, après avoir dit : « J'ai plus travaillé qu'eux tous », s'empresse-t-il d'ajouter : « Non pas moi, mais la grâce de Dieu avec moi ». Son humilité a connu, sa faiblesse a tremblé, sa parfaite charité a confessé le don de Dieu. Ô vous qui êtes rempli de grâce, qui êtes un vase d'élection, et qui avez été élevé à un rang dont vous n'étiez pas digne, dites-nous les secrets de la grâce en votre personne ; écrivez à Timothée et annoncez le jour de la justice. « Je suis déjà immolé », dit-il. Nous venons de lire l'épître de saint Paul ; ce sont bien là ses propres paroles : « Je suis déjà immolé ». En d'autres termes : l'immolation m'attend, car la mort des saints est un véritable sacrifice offert à Dieu. « Je suis immolé, et le moment de ma dissolution approche ; j'ai combattu le bon combat, j'ai consommé ma course, j'ai conservé la foi ; il ne me reste plus qu'à attendre la couronne de la justice, que Dieu me rendra en ce jour, en sa qualité de souverain juge ». Celui par qui nous avons mérité nous rendra selon nos mérites ; Paul a été fait apôtre sans l'avoir mérité, et il ne sera pas couronné qu'il ne l'ait mérité. Parlant de la grâce qu'il avait reçue d'une manière absolument gratuite, il s'écrie : « Je ne suis pas digne d'être appelé apôtre, mais c'est par la grâce de Dieu que je suis ce que je suis ». Au contraire, quand il exige ce qui lui est dû, il s'exprime en ces termes : « J'ai combattu le bon combat ; j'ai consommé ma course, j'ai conservé la foi, il ne me reste plus qu'à attendre la couronne de la justice ». Cette couronne m'est due ; et afin que vous sachiez qu'elle m'est due, je déclare « que Dieu me la rendra ». Il ne dit pas : Dieu me la donne, ou m'en gratifie, mais : « Dieu me la rendra en ce jour, en sa qualité de souverain juge ». Il m'a tout donné dans sa Miséricorde, il me rendra dans sa justice.

4. Je vois, ô bienheureux Paul, à quels mérites vous est due la couronne ; en regardant ce que vous avez été, reconnaissez que vos mérites eux-mêmes ne sont que des dons de Dieu. Vous avez dit : « Je rends grâces à Dieu, qui nous donne la victoire par Notre-Seigneur Jésus-Christ. J'ai combattu le bon combat ; mais tout me vient de Dieu, qui fait miséricorde ». Vous avez dit : « J'ai conservé la foi » ; mais vous avez dit également : « J'ai obtenu Miséricorde, afin que je sois fidèle ». Nous voyons donc que vos mérites ne sont que des dons de Dieu, et voilà pourquoi nous nous réjouissons de votre couronne. »

Source : chemindamourverslepere.com



Pierre dans la prédelle du retable de la Visitation par le maître de Segorbe (1460-70) (Musée de la cathédrale de Segorbe).

Mémoire de St Pierre, apôtre
images/icones/marie.gif  ( 959485 )Méditation avec Les saintes voies de la Croix de M. Henri-Marie Boudon par ami de la Miséricorde (2023-01-24 22:12:38) 
[en réponse à 959484]



CHAPITRE VIII

Continuation du sujet précédent


Il est bien vrai qu'il faut souffrir beaucoup pour entrer dans cet heureux état du néant divin ; et parce que tous les efforts que la créature peut faire avec la grâce commune ne sont pas capables d'y introduire, Dieu, tout bon, vient Miséricordieusement au secours par ces peines qui sont extraordinaires, soit qu'elles le soient en elles-mêmes, soit qu'étant ordinaires, comme par exemple les maladies du corps, elles soient données d'une manière qui ne l'est pas.

Oh ! Que les hommes savent peu les bontés de notre Dieu très Miséricordieux ! L'on trouve sa conduite pleine de rigueur, lorsquelle est toute remplie de Miséricorde ineffable. Les hommes pécheurs, malades de la grande maladie du péché, ou gâtés par les taches qui en restent, ne peuvent ni se guérir, ni se laver parfaitement avec des remèdes ordinaires.

Que fait Dieu dans son excessive charité, cet unique médecin de nos âmes ! Il y met lui-même sa divine main ; et parce que le mal demande une application douloureuse des remèdes, nous crions et nous nous tourmentons, quand nous devrions baiser un million de fois amoureusement cette main divine, et fondre en actions de grâces de ce qu'elle s'applique à notre sanctification.

Grâce très particulière, qui demande des reconnaissances singulières ; car Dieu, tout bon, ne fait pas la grâce de ces croix extraordinaires à un chacun : c'est une faveur réservée pour les meilleurs amis. Hélas donc ! Qu'avons-nous à nous plaindre, s'il nous traite comme ses favoris ? Cependant, comme ces peines sont très rudes à la nature, sainte Thérèse assure que si l'âme les savait avant que de les souffrir, elle aurait de la peine à s'y résoudre : tant il est vrai que nos lâchetés sont grandes et nos misères excessives.

Il faut ici remarquer un certain abus de plusieurs, qui pensent être dans ces états surnaturels de peine, et qui n'y sont pas. Voici quelques marques que l'on donne de l'état passif des peines :

La première, si l'âme ne trouve et ne veut trouver aucun goût dans toutes les choses du monde, quoique tentée d'inclination, pour elles ; car c'est une marque qu'elle est unie à Dieu : autrement elle se laisserait aller à ses mouvements de nature.

La seconde, si elle a soin de n'offenser point Dieu, si elle craint le péché, puisque, si elle n'aimait point Dieu, elle ne se soucierait pas de pécher. La sécheresse qu'elle porte pour lors est une aridité, et non pas une tiédeur.

La troisième, si elle ne peu méditer comme elle faisait, mais se trouve arrêtée par une notice générale, et vue simple, sans distinguer rien en particulier.

La quatrième, si les personnes expérimentées assurent que son état de peines est passif. Au reste, il y a autant de différence entre ces peines et les autres qu'entre le jour et la nuit.Mais que faut-il faire dans ces états ? Adorer la divine volonté en la manière qu'on le peut, s'y abandonnant sans aucune réserve, sans retour ni sans réflexion, pour tous les tourments qu'il lui plaira nous envoyer.

Eviter un certain désir secret de sortir de ces peines, ce qui est opposé à un certain abandon ; aussi bien cela ne sert qu'à les augmenter, puisqu'elles sont données pour ôter toute imperfection, et par conséquent ce désir, qui en est une grande.

Lorsque la colère de Dieu se présente avec ses châtiments, il les faut recevoir avec joie, et à bras ouverts, et enfin tout ce qui arrivera de la part des hommes, des démons et furies de l'enfer.
Si vous manquez à adorer un seul des coups que la divine volonté a ordonnés, la colère de Dieu tombe sur vous, et augmente vos peines. C'est ce que disait aux démons une sainte âme, comme nous l'avons déjà remarqué.

Source : livres-mystiques.com

Que Jésus Miséricordieux vous bénisse
ami de la Miséricorde