Le Forum Catholique

http://www.leforumcatholique.org/message.php?num=959256
images/icones/croix.gif  ( 959256 )Lundi 21 janvier 1793. par XA (2023-01-21 15:33:29) 

«Lundi 21 janvier 1793.
A six heures, l'abbé Edgeworth célèbre la messe. Cléry a dressé l'autel sur la commode tirée au milieu de la pièce. Le curé constitutionnel d'une église voisine a accepté de fournir ornements et objets du culte, mais certains municipaux ont tenté de s'opposer à ce que le roi communie, sous prétexte que l'ostie pourrait être empoisonnée. Cléry sert la messe. Comme il hésite parfois, bouleversé, le roi lui indique du doigt les chapitres sur le missel. Les municipaux se sont quand même retirés. mais ont exigé que les portes restassent grandes ouvertes. Le roi communie, puis se réfugie dans sa tourelle pour prier. Il est sept heures et demie du matin. (...) Vers huit heures et demie il se fait un grand vacarme. La cour du Temple et tout le quartier retentissent de cliquetis d'armes et de pas d'hommes et de chevaux. Les portes s'ouvrent avec fracas. C'est Santerre, accompagné de dix gendarmes et des commissaires municipaux.
-Vous venez me chercher ?
-Oui.
-Je suis en affaire, dit avec autorité le roi. Attendez-moi là. Dans une minute je serai à vous.
Il referme la porte de la tourelle et se jette aux pieds de l'abbé :
-Tout est consommé. Donnez-moi votre bénédiction et priez Dieu qu'il me soutienne jusqu'à la fin.
(...)
Silence et visages de bois. Le roi regarde Santerre et dit:
-Marchons.
A l'entrée de l'escalier, il aperçoit Mathey, le concierge sans-culotte qui avait de si affreuses manières.
-J'ai eu un peu de vivacité envers vous avant-hier, lui dit le roi. Ne m'en veuillez pas.
Mathey se détourne ostensiblement. Il a peur que ce mot obligeant du dernier roi lui fasse perdre sa loge. En traversant la première cour, le roi se retourne et lève les yeux vers le troisième étage du donjon où sont la reine et sa famille. Puis, au mouvement qu'il fait, raconte l'abbé Edgeworth qui l'accompagne, « on voit qu'il rassemble sa force et son courage ».
La voiture, une berline verte, ne comporte que quatre places étroites. Le roi et l'abbé Edgeworth sur une banquette et, en face d'eux, presque genoux contre genoux, deux gendarmes, le lieutenant Lebrasse et le maréchal des logis Muret. (...) l'un est un défroqué, Lebrasse. Peut-être même les deux : dernière avanie d'Hébert qui les a lui-même désignés. Il semble toutefois, d'après Edgeworth, « qu'ils parurent extasiés et confondus tout ensemble de la piété tranquille d'un monarque qu'ils n'avaient jamais vu sans doute d'aussi près ». Le roi lit l'office des morts sur le bréviaire de l'abbé Edgeworth, alternant avec l'abbé la récitation des psaumes.
Les vitres de la voiture sont levées et embuées. On ne voit rien à l'extérieur où règne une humidité. pénétrante faite de brouillard et de neige fondue. Les chevaux avancent au pas. En tête du cortège, cent gendarmes à cheval, puis douze tambours qui ne cesseront de battre pendant la durée du voyage. Qui durera une heure trois quarts.
Choisis avec un soin républicain, douze cents hommes des sections entourent la voiture (« tout ce qu'il y avait de plus corrompu dans Paris », note Edgeworth). En arrière-garde, cent sectionnaires à cheval. Par ordre de la Commune et sous menace de faire feu, toutes les boutiques sont closes, les portes et les fenêtres des maisons fermées. Et peu ou pas de civils dehors, mais une immense et formidable haie de quatre-vingt mille hommes sous les armes, dont certains retiennent leurs larmes.
Porte Saint-Martin, une jeune fille crie «Grâce ! » et s'évanouit. Quelques voix s'élèvent :
«Grâce ! Grâce ! » A ceux-là, il fallut beaucoup de courage. Le roi ne les entend pas, ne les voit pas. Il ne saura rien non plus de la tentative avortée du baron de Batz, porte Saint-Denis, lequel tire son épée et crie : « A nous ceux qui veulent sauver leur roi ! », puis échappe miraculeusement tandis que ses deux compagnons sont sabrés. Plus loin, à hauteur de la Madeleine, c'est Beauregard, un ancien secrétaire de la reine, qui se précipite seul sur l'escorte et expire dans son sang, sur le pavé. Retentissent à présent les cris de mort. La Commune a peuplé la Concorde de ses enragés. La voiture s'arrête. Le roi, cette fois, a entendu. Il dit :
-Nous voilà arrivés, si je ne me trompe.
La portière s'ouvre. Le roi descend. D'un ton souverain, désignant Edgeworth, il déclare :
-Messieurs, je vous recommande monsieur que voilà. Ayez soin qu'après ma mort il ne lui soit fait aucune insulte.
C'est alors que, levant la tête, il aperçoit la machine sur sa plate-forme, à deux mètres au-dessus du sol, entourée d'une balustrade. Tous les témoins affirmeront que le roi ne tremblait pas. Son regard est calme. Son teint ne paraît pas altéré. Repoussant les aides-bourreaux qui veulent lui ôter son habit, il l'enlève lui-même, défait son col, ouvre sa chemise. On veut s'emparer de ses mains pour les lui attacher derrière le dos. Il proteste avec vivacité.
-Que prétendez-vous ?
-Vous lier.
-Me lier ! Je n'y consentirai jamais. Faites ce qui vous est commandé, mais vous ne me lierez pas !
Comme ses bourreaux s'apprêtent à l'y forcer, lui, le roi, en présence d'une foule innombrable, il interroge du regard l'abbé Edgeworth, lequel lui dit:
-Sire, je vois dans ce nouvel outrage un dernier trait de ressemblance entre Votre Majesté et le Dieu qui va être sa récompense.
Le roi consent.
-Assurément, dit-il, il faut Son exemple pour que je me soumette à pareil affront.
Puis se tournant vers les bourreaux :
-Faites ce que vous voudrez. Je boirai le calice jusqu'à la lie.
Il reste à monter les marches raides, étroites et mal équarries qui conduisent à la machine, ce qui est malaisé pour un homme de sa stature et qui a les mains liées. L'abbé Edgeworth le soutient. Les bourreaux sont là qui l'attendent pour le courber sous la lunette et l'attacher avec des sangles. Le roi s'arrache à leurs mains, fait face à la foule et d'un geste arrête les tambours, qui aussitôt lui obéissent. Alors, dans le silence, il s'écrie d'une voix qui s'entend jusqu'aux Tuileries :
-Peuple, je meurs innocent de tous les crimes que l'on m'impute. Je pardonne aux auteurs de ma mort, et je prie Dieu que le sang que vous allez répandre ne retombe jamais sur la France...
Des soldats pleurent. La foule va-t-elle se retourner ? Santerre tire son sabre, hurle des ordres, et reprennent les roulements de tambour qui couvrent la voix du roi. Sanson reste immobile, comme hagard. C'est son fils Henri-François, Legros et les autres bourreaux, futurs exécuteurs de la reine, qui précipitent le roi dans les sangles. On entend un cri « affreux ». Le couperet tombe. Jaillit une pluie de sang devant laquelle, horrifié, le confesseur du roi recule. Anéanti par la douleur, l'abbé Edgeworth de Firmont sera plus tard incapable de préciser s'il a ou non prononcé ces paroles que la postérité a retenues : « Fils de Saint-Louis, montez au ciel ! ».
Il est dix heures et vingt-deux minutes. Le sacré s'est retiré à jamais, en France, de l'exercice du pouvoir. Le roi Louis XVI avait trente-huit ans. »

Jean Raspail, Le Figaro Magazine, 23 janvier 1993.


© Raspail par Terpant
images/icones/carnet.gif  ( 959257 )... vu par Albert Camus par XA (2023-01-21 15:36:56) 
[en réponse à 959256]

"Le 21 janvier, avec le meurtre du Roi-prêtre, s’achève ce qu’on a appelé significativement la passion de Louis XVI. Certes, c’est un répugnant scandale d’avoir présenté, comme un grand moment de notre histoire, l’assassinat public d’un homme faible et bon. Cet échafaud ne marque pas un sommet, il s’en faut. Il reste au moins que, par ses attendus et ses conséquences, le jugement du roi est à la charnière de notre histoire contemporaine. Il symbolise la désacralisation de cette histoire et la désincarnation du Dieu Chrétien. Dieu, jusqu’ici, se mêlait à l’histoire par les Rois. Mais on tue son représentant historique, il n’y a plus de roi. Il n’y a donc plus qu’une apparence de Dieu relégué dans le ciel des principes.
Les révolutionnaires peuvent se réclamer de l’Evangile. En fait, ils portent au Christianisme un coup terrible, dont il ne s’est pas encore relevé. Il semble vraiment que l’exécution du Roi, suivie, on le sait, de scènes convulsives, de suicides ou de folie, s’est déroulée tout entière dans la conscience de ce qui s’accomplissait. Louis XVI semble avoir, parfois, douté de son droit divin, quoiqu’il ait refusé systématiquement tous les projets de loi qui portaient atteinte à sa foi. Mais à partir du moment où il soupçonne ou connaît son sort, il semble s’identifier, son langage le montre, à sa mission divine, pour qu’il soit bien dit que l’attentat contre sa personne vise le Roi-Christ, l’incarnation divine, et non la chair effrayée de l’homme. Son livre de chevet, au Temple, est l’Imitation de Jésus-Christ. La douceur, la perfection que cet homme, de sensibilité pourtant moyenne, apporte à ses derniers moments, ses remarques indifférentes sur tout ce qui est du monde extérieur et, pour finir, sa brève défaillance sur l’échafaud solitaire, devant ce terrible tambour qui couvrait sa voix, si loin de ce peuple dont il espérait se faire entendre, tout cela laisse imaginer que ce n’est pas Capet qui meurt mais Louis de droit divin, et avec lui, d’une certaine manière, la Chrétienté temporelle. Pour mieux affirmer encore ce lien sacré, son confesseur le soutient dans sa défaillance, en lui rappelant sa « ressemblance » avec le Dieu de douleur. Et Louis XVI alors se reprend, en reprenant le langage de ce Dieu : « Je boirai, dit-il, le calice jusqu’à la lie ». Puis il se laisse aller, frémissant, aux mains ignobles du bourreau."

Albert Camus, L’homme révolté
images/icones/iphone.jpg  ( 959258 )Merci par Oivas 1 (2023-01-21 15:56:31) 
[en réponse à 959256]

Xavier pour ce beau texte.
images/icones/FleurDeLys.png  ( 959259 )Et Ernest Renan ... par ptk (2023-01-21 16:04:53) 
[en réponse à 959256]

"Le jour ou la France coupa la tete à son Roi, elle commit un suicide"
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Suite de l'histoire

Legros, l' assistant de l' exécuteur, saisit la tête sanguinolente et la présente au peuple.

Le canon tonne et prévient la famille Royale restée à la Tour du Temple que l'exécution a eu lieu.

Jacques Roux commissaire de la Commune de Paris, rédige le procès- verbal de l'exécution; il précise que des citoyens recueillent sur l' échafaud ensanglanté le sang du Roi avec leurs mouchoirs, leurs piques ou leurs sabres.

La dépouille de Louis XVI est immédiatement transportée à l' ancienne église de la Madeleine.
La Convention a en effet refusé que les restes de Louis XVI soient inhumés auprès de son père, Louis de France, à Sens.

Ce sont deux vicaires assermentés, fidèles à la révolution, qui officient pour le court service funèbre célébré à l' église de la Madeleine.

Le vicaire Damourau témoigne :

" Arrivé au cimetière, je fis faire le plus grand silence. Un détachement de gendarmes nous fit voir le corps. Il était vêtu d' un gilet blanc, d' une culotte de soie grise, les bas pareils. Nous psalmodiâmes les vêpres, les prières du service des morts. Le corps mis à découvert dans la bière, fut d'après les ordres du pouvoir exécutif, jeté au fond de la fosse, sur un lit de chaux, puis d'un lit de terre, le tout fortement battu et à plusieurs reprises. La tête de Louis XVI fut mise à ses pieds "


Cambacérès fut chargé de surveiller les décrets de la Convention relatifs à la destruction des restes du Roi, et rendit compte de sa mission avec une impassibilité dont les Royaliste se souviendront en 1816.


Le 21 Janvier 1815, les restes de Louis XVI furent inhumés à la basilique Saint- Denis.

En 1816, son frère le Roi Louis XVIII fit élever un monument funéraire réalisé par Edme Gaulle.


L' endroit ou fut inhumé Louis XVI et plus tard la Reine Marie- Antoinette ( 16 Octobre 1793 ) au cimetière de la Madeleine est aujourd'hui le square Louis XVI ou est édifiée la chapelle expiatoire.

L'autel de la crypte y marque l' endroit exact ou Louis XVI fut inhumé.

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images/icones/FleurDeLys.png  ( 959260 )Et Chateaubriand .... par ptk (2023-01-21 16:06:26) 
[en réponse à 959256]

Le 30 décembre de l’année 1814, les Chambres législatives furent ajournées au 1er mai 1815, comme si on les eût convoquées pour l’assemblée du champ de mai de Bonaparte. Le 18 janvier furent exhumés les restes de Marie-Antoinette et de Louis XVI. J’assistai à cette exhumation dans le cimetière[60] où Fontaine et Percier ont élevé depuis, à la pieuse voix de madame la Dauphine et à l’imitation d’une église sépulcrale de Rimini, le monument peut-être le plus remarquable de Paris. Ce cloître formé d’un enchaînement de tombeaux, saisit l’imagination et la remplit de tristesse. Dans le livre IV de ces Mémoires, j’ai parlé des exhumations de 1815[61] : au milieu des ossements, je reconnus la tête de la reine par le sourire que cette tête m’avait adressé à Versailles.

Le 21 janvier on posa la première pierre des bases de la statue qui devait être élevée sur la place Louis XV, et qui ne l’a jamais été. J’écrivis la pompe funèbre du 21 janvier ; je disais : « Ces religieux qui vinrent avec l’oriflamme au-devant de la châsse de Saint-Louis, ne recevront point le descendant du saint roi. Dans ces demeures souterraines où dormaient ces rois et ces princes anéantis, Louis XVI se trouvera seul !… Comment tant de morts se sont-ils levés ? Pourquoi Saint-Denis est-il désert ? Demandons plutôt pourquoi son toit est rétabli, pourquoi son autel est debout ? Quelle main a reconstruit la voûte de ces caveaux, et préparé ces tombeaux vides ! La main de ce même homme qui était assis sur le trône des Bourbons. Ô Providence ! il croyait préparer des sépulcres à sa race, et il ne faisait que bâtir le tombeau de Louis XVI[62]. »

J’ai désiré assez longtemps que l’image de Louis XVI fût placée dans le lieu même où le martyr répandit son sang : je ne serais plus de cet avis. Il faut louer les Bourbons d’avoir, dès le premier moment de leur retour, songé à Louis XVI ; ils devaient toucher leur front avec ses cendres, avant de mettre sa couronne sur leur tête. Maintenant je crois qu’ils n’auraient pas dû aller plus loin. Ce ne fut pas à Paris comme à Londres une commission qui jugea le monarque, ce fut la Convention entière ; de là le reproche annuel qu’une cérémonie funèbre répétée semblait faire à la nation, en apparence représentée par une assemblée complète. Tous les peuples ont fixé des anniversaires à la célébration de leurs triomphes, de leurs désordres ou de leurs malheurs, car tous ont également voulu garder la mémoire des uns et des autres : nous avons eu des solennités pour les barricades, des chants pour la Saint-Barthélemi, des fêtes pour la mort de Capet ; mais n’est-il pas remarquable que la loi est impuissante à créer des jours de souvenir, tandis que la religion a fait vivre d’âge en âge le saint le plus obscur ? Si les jeûnes et les prières institués pour le sacrifice de Charles Ier durent encore, c’est qu’en Angleterre l’État unit la suprématie religieuse à la suprématie politique, et qu’en vertu de cette suprématie le 30 janvier 1619 est devenu jour férié. En France, il n’en est pas de la sorte : Rome seule a le droit de commander en religion ; dès lors, qu’est-ce qu’une ordonnance qu’un prince publie, un décret qu’une assemblée politique promulgue, si un autre prince, une autre assemblée, ont le droit de les effacer ? Je pense donc aujourd’hui que le symbole d’une fête qui peut être abolie, que le témoignage d’une catastrophe tragique non consacrée par le culte, n’est pas convenablement placé sur le chemin de la foule allant insouciante et distraite à ses plaisirs. Par le temps actuel, il serait à craindre qu’un monument élevé dans le but d’imprimer l’effroi des excès populaires donnât le désir de les imiter : le mal tente plus que le bien ; en voulant perpétuer la douleur, on ne fait souvent que perpétuer l’exemple. Les siècles n’adoptent point les legs de deuil, ils ont assez de sujet présent de pleurer sans se charger de verser encore des larmes héréditaires.

En voyant le catafalque qui partait du cimetière de Desclozeaux[63], chargé des restes de la reine et du roi, je me sentis tout saisi ; je le suivais des yeux avec un pressentiment funeste. Enfin Louis XVI reprit sa couche à Saint-Denis ; Louis XVIII, de son côté, dormit au Louvre ; les deux frères commençaient ensemble une autre ère de rois et de sceptres légitimes ; vaine restauration du trône et de la tombe dont le temps a déjà balayé la double poussière.

Puisque j’ai parlé de ces cérémonies funèbres qui si souvent se répétèrent, je vous dirai le cauchemar dont j’étais oppressé quand, la cérémonie finie, je me promenais le soir dans la basilique à demi détendue : que je songeasse à la vanité des grandeurs humaines parmi ces tombeaux dévastés, cela va de suite : morale vulgaire qui sortait du spectacle même ; mais mon esprit ne s’arrêtait pas là ; je perçais jusqu’à la nature de l’homme. Tout est-il vide et absence dans la région des sépulcres ? N’y a-t-il rien dans ce rien ? N’est-il point d’existences de néant, des pensées de poussière ? Ces ossements n’ont-ils point des modes de vie qu’on ignore ? Qui sait les passions, les plaisirs, les embrassements de ces morts ? Les choses qu’ils ont rêvées, crues, attendues, sont-elles comme eux des idéalités, engouffrées pêle-mêle avec eux ? Songes, avenirs, joies, douleurs, libertés et esclavages, puissances et faiblesses, crimes et vertus, honneurs et infamies, richesses et misères, talents, génies, intelligences, gloires, illusions, amours, êtes-vous des perceptions d’un moment, perceptions passées avec les crânes détruits dans lesquels elles s’engendrèrent, avec le sein anéanti où jadis battit un cœur ? Dans votre éternel silence, ô tombeaux, si vous êtes des tombeaux, n’entend-on qu’un rire moqueur et éternel ? Ce rire est-il le Dieu, la seule réalité dérisoire, qui survivra à l’imposture de cet univers ? Fermons les yeux ; remplissons l’abîme désespéré de la vie par ces grandes et mystérieuses paroles du martyr : « Je suis chrétien. »

images/icones/abbe4.gif  ( 959261 )Agnus Dei, qui tollis peccata mundi dona eis requiem ! par Jerailu (2023-01-21 16:47:59) 
[en réponse à 959256]

Agnus Dei, qui tollis peccata mundi dona eis requiem !
Agnus Dei, qui tollis peccata mundi dona eis requiem sempiternam !
images/icones/neutre.gif  ( 959263 )Merci cher XA.... par Pol (2023-01-21 17:37:45) 
[en réponse à 959256]

....vous m'avez touché droit au coeur...merci... la bonne France se relèvera un jour, de loin, je suis avec vous, toujours.Merci.

images/icones/photo.gif  ( 959268 )Paroisse Saint Bruno des Chartreux (Lyon) par Bernard Joustrate (2023-01-21 19:02:17) 
[en réponse à 959256]



images/icones/fleche3.gif  ( 959270 )Ce NOM par Super-Malouin (2023-01-21 19:18:44) 
[en réponse à 959268]

qui ne trompe plus personne !
images/icones/FleurDeLys.png  ( 959283 )21 janvier : vœux du Chef de la Maison de Bourbon par Goupillon (2023-01-21 21:45:57) 
[en réponse à 959256]


FIGAROVOX/TRIBUNE - À l'occasion de l'anniversaire de la mort de Louis XVI, le 21 janvier 1793, le Duc d'Anjou dresse un bilan de l'état de la France, et présente ses vœux pour l'année à venir. Selon lui, l'exemple de la royauté française peut servir de guide en ces temps d'épreuve.


Source : Le Figaro
images/icones/photo.gif  ( 959441 )En l'église Saint-Matthieu de Perpignan par Bernard Joustrate (2023-01-24 15:46:01) 
[en réponse à 959256]


Ce samedi 21 janvier, une cinquantaine de personnes s'est retrouvée en l'église Saint-Matthieu de Perpignan pour célébrer la mort de Louis XVI.

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