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images/icones/sacrecoeur.gif  ( 959226 )21/01 Ste Agnès, vierge et martyre par ami de la Miséricorde (2023-01-20 22:45:16) 



Paolo Guidotti (Italian, 1559–1629), Le Martyre de Sainte Agnès de Rome

Ste Agnès, vierge et martyre

Bréviaire romain

Biographie de Sainte Agnès de Rome

La Légende Dorée de Sainte Agnès de Rome par le Bx jacques de Voragine

Litanies de Sainte Agnès

Seigneur, ayez pitié de nous.
Christ, ayez pitié de nous.
Seigneur, ayez pitié de nous.

Jésus-Christ, écoutez-nous.
Jésus-Christ, exaucez-nous.

Père céleste, qui êtes Dieu, ayez pitié de nous.
Dieu le Fils, Rédempteur du monde, qui êtes Dieu, ayez pitié de nous.
Esprit-Saint, qui êtes Dieu, ayez pitié de nous.
Trinité Sainte, qui êtes un seul Dieu, ayez pitié de nous.

Sainte vierge Marie, reine des martyrs, priez pour nous.
Sainte Agnès, priez pour nous.
Sainte Agnès vierge martyre, priez pour nous.
Sainte Agnès épouse immaculée du Christ, priez pour nous.
Sainte Agnès qui a tout laissé pour Jésus Christ, priez pour nous.
Sainte Agnès flagellée par amour du Christ, priez pour nous.
Sainte Agnès modèle de vertu, priez pour nous.
Sainte Agnès vierge courageuse, priez pour nous.
Sainte Agnès soutien de la jeunesse, priez pour nous.
Sainte Agnès promotrice de la foi, priez pour nous.
Sainte Agnès reflet de pureté, priez pour nous.
Sainte Agnès miroir de sainteté, priez pour nous.
Sainte Agnès modèle d’obéissance, priez pour nous.
Sainte Agnès terreur des démons, priez pour nous.
Sainte Agnès glorieuse de Satan, priez pour nous.
Sainte Agnès comblée de grâce, priez pour nous.
Sainte Agnès notre soutien, priez pour nous.

Agneau de Dieu, qui enlevez le péché du monde, pardonnez-nous Seigneur,
Agneau de Dieu, qui enlevez le péché du monde, exaucez-nous, Seigneur,
Agneau de Dieu, qui enlevez le péché du monde, ayez pitié de nous.

Priez pour nous sainte Agnès,
Afin que nous soyons rendu dignes des promesses de Jésus Christ.

Prions

Dieu plein d’amour qui avez élevé Sainte Agnès à la plus haute gloire, faites que par son intercession nous soyons purifiés dans le sang de l’Agneau afin de vous louer un jour avec votre Divin fils, dans l’unité du Saint Esprit pour tous les siècles. Ainsi soit-il.

Source : http://imagessaintes.canalblog.com

Sermon 2 pour la fête de sainte Agnès de Saint Bonaventure

La contemplation

Que tu es belle mon amie, que tu es belle, tes yeux sont comme ceux des colombes. (Ct 1, 14).

La contemplation a quatre qualités : elle est sereine, secrète, élevée et joyeuse. Et il y a pour l’âme autant de beauté, qu’elle reçoit d’illumination et d’irradiation de la sagesse divine.

Je dis donc que l’âme est embellie par la contuition de la contemplation sereine, en considérant elle-même les réalités extérieures avec sérénité afin de d’éléver par elles jusqu’à son Créateur. C’est pourquoi il est dit dans le Cantique des cantiques. En effet, l’âme sainte, considérant les réalités extérieures dans une contemplation sereine, selon l’état de la loi de nature, de la Loi écrite, de la loi de grâce et selon l’état final, s’élève ainsi de diverses manières, et est ainsi dénommée de diverses manières, parce que, considérant les réalités extérieures, quant à l’état de la loi de nature, elle est dite « surgissant », quant à l’état de la Loi écrite, elle est dite « belle », quant à l’état de la loi de grâce, elle est dite « élevée », quant à l’état final, elle est dite « comme ».

Autre est l’embellissement de l’âme par la contemplation secrète, dans la considération de ses réalités intérieures, et quand elle est rassemblée à l’intime. C’est pourquoi, dans le Cantique des cantiques, l’Epoux dit au sujet de cette beauté : « Tu », en laquelle sont les neuf ordres angéliques, en celle qui a les neuf genres d’habitus : la grâce, les vertus, les dons, les béatitudes, etc. De plus, elle s’exerce dans l’acte du premier des ordres angéliques, peu après dans le deuxième, et cela jusqu’au dernier. Celui qui est exercé à la cithare, peut, aussitôt qu’on lui apporte, en jouer avec musicalité, et non pas celui qui n’est pas exercé. Il en est de même pour ces actes.

Troisièmement, l’âme est dite belle d’une contemplation élevée, quand elle est portée plus haut, par la contemplation des réalités célestes et des biens éternels. Il est écrit dans le Cantique des cantiques : « Que », etc. Par rapport aux autres arbres, le palmier est admirable, car les autres arbres sont pyramidaux, gros aux racines et fins à la cime, alors que le palmier est plus gros aux branches qu’aux racines. De même, l’âme, selon qu’elle portée plus haut par la contemplation, est plus vertueuse. Quelle est grande la beauté de l’âme qui, par cette excellente contemplation, monte intérieurement jusqu’à Lui. Autant, en effet, l’esprit est plus noble que le corps, autant le miroir, qui représente cet art éternel, est plus beau que tout autre miroir et que toute autre beauté corporelle.

La quatrième est la beauté de la contemplation joyeuse. Celle-ci est l’accomplissement, parce que l’âme est déjà hors de toutes choses et hors de soi. Elle est alors soulevée dans une certaine admiration et une joyeuse exultation. Il est écrit au chapitre IV du Cantique des cantiques : « Que ». En effet, quand l’âme est introduite en « ce » de Dieu, c’est-à-dire au cellier de la joie des réalités divines, elle parvient au rassasiement et à l’ivresse, parce que tous ses sens sont comme absorbés et émoussés : la vue par l’immense clarté, la goût par la douceur. C’est ainsi que l’âme est toute absorbée par cette joie. Personne n’y parvient sans la vertu de la prière. Le Psaume dit : « Ma » ; et il est écrit dans le Cantique des cantiques : « L’odeur ». Il faut donc que l’homme, qui veut s’élever ainsi vers Dieu par la contemplation, se mortifie lui-même et demeure dans une prière continuelle.

Source : saint.bonaventure.free.fr
images/icones/marie.gif  ( 959227 )Méditation avec Les saintes voies de la Croix de M. Henri-Marie Boudon par ami de la Miséricorde (2023-01-20 22:47:52) 
[en réponse à 959226]



CHAPITRE VII

Des peines surnaturelles


La nature inférieure ainsi purifiée, il faut que l'esprit le soit par la soustraction de ces actes quil produisait en la première purgation ; ce n'est pas assez que ces actes soient ôtés, si l'on tonnait encore que l'on aime, que l'on ressent cet amour. Dieu ôte cette vue et ce sentiment.

Il veut que nous ne nous voyions plus nous-mêmes, comme si nous n'étions pas. Il prive, non-seulement des actes reflexes, comme en la première purgation, mais de plusieurs actes directs, et ne lui laisse plus qu'une soumission à sa divine volonté ; soumission qui n'est pas active, mais passive, qui n'est pas ressentie, mais démentie.

Dans la première purgation, elle a quelquefois des actes ressentis, des résistances sensibles contre les tentations : dans cette seconde, elle résiste sans sentiment elle opère virtuellement, sans connaissance ni satisfaction. Que si elle s'efforce de s'élever vers Dieu, elle sent un poids d'une pesanteur insupportable, qui tombe sur son entendement et sur sa volonté : il lui semble que tout ce qui s'est passé en elle, n'est que fiction et tromperie.

C'est ainsi que la partie sensitive est purgée par tous ces divers travaux, comme aussi par maladie, perte de biens, et autres sortes de peines. C'est ainsi que la partie intellective l'est, comme aussi par les tentations contre la foi, de réprobation et de désespoir. C'est de la sorte que la volonté l'est, et par d'autres angoisses étrangères. Jusqu'ici sont les paroles de cet auteur.

Mais écoulons la grande maitresse des voies intérieures, la séraphique Thérèse. Elle dit, au chap. 30 de sa Vie, que ce sont quelquefois les choses de rien qui nous inquiètent : que l'âme cherche du secours, et que Dieu permet qu'elle n'en trouve point ; qu'on a les yeux bandés, que la foi est pour lors amortie, et toutes les autres vertus ; que si l'âme veut s'appliquer à l'oraison, et se retirer en solitude, c'est augmenter sa croix ; que c'est en vain qu'on cherche du remède dans la lecture ; que sa peine paraît une parcelle des gênes de l'enfer ; que la conversation est insupportable, parce qu'on a pour lors l'esprit dégoûté, et il semble qu'on aurait courage de manger tout le monde.

Les confesseurs tourmentent. Il semble qu'on ôte le pouvoir de penser à aucune bonne chose, et le désir d'aucun acte de vertu. Il sert de peu de faire de bonnes uvres extérieures. Elle dit, au chap. 36, qu'il ne lui venait en l'esprit que ce qui pouvait la contrarier.

Au chapitre 1er de la 6ème demeure du Château intérieur, elle ajoute qu'il semble à l'âme que jamais elle ne s'est souvenue de Dieu ; qu'elle ne se fait pas entendre aux confesseurs, et qu'elle les trompe ; et quoi qu'on lui dise, cela ne sert de rien. Le diable lui fait entendre qu'elle est réprouvée de Dieu ; et il y a quantité de choses qui la combattent avec un saisissement intérieur si sensible et si intolérable, qu'elle ne sait à quoi les comparer, si ce n'est aux peines que l'on souffre dans l'enfer.

Elle ne reçoit aucune consolation, ni de la lecture, ni des prières. Ce sont des angoisses qu'on ne peut nommer. Elle est en mauvaise humeur, la solitude lui est ennuyeuse, la conversation lui déplait, toutes les créatures la tourmentent, comme elles tourmentent les damnés. Voilà comme parle cette grande sainte, dont la doctrine est une doctrine du ciel, comme l'a qualifiée l'Église ; et elle assure en d'autres lieux, que le ciel et la terre n'avaient aucune consolation pour elle ; et que lâme ressent Dieu comme s'il lui était opposé, comme s'il la rejetait, la combattait, comme n'ayant plus d'accès auprès de lui.

Source : livres-mystiques.com

Que Jésus Miséricordieux vous bénisse
ami de la Miséricorde