Le Forum Catholique

http://www.leforumcatholique.org/message.php?num=958551
images/icones/marie.gif  ( 958551 )De la Ste Vierge au samedi par ami de la Miséricorde (2023-01-06 22:57:42) 



Nicolas Poussin, L'adoration des bergers, entre 1650 et 1657,
Bavarian State Painting Collections, Schleißheim State Gallery


De la Ste Vierge au samedi

Avant 1955 : 2ème jour dans l’Octave de l’Épiphanie

Sermon de Saint Bernard de Clairvaux pour l'Epiphanie de Seigneur

4. Après tout il est tout petit enfant, il sera donc bien facile de l'apaiser: Qui ne sait que les enfants pardonnent aisément? Et s'il n'est pas venu à nous pour peu de chose, cependant il faut bien peu de chose pour nous réconcilier avec lui ; mais si peu que ce soit de ne saurait pourtant pas être moins que la pénitence, après tout n'est-ce que notre pénitence, sinon infiniment peu de chose?

Nous sommes pauvres, nous ne pouvons donner que peu; mais ce peu, si nous le voulons, suffit pour nous réconcilier. Tout ce que je puis donner, c'est ce misérable corps, mais si je le donne, il suffit; sinon j'ajoute son propre corps au mien, en effet il est du même sang que moi, il est à moi. Car cet « enfant est né pour nous, ce fils a été donné à nous (Is. IX, 6). »

Seigneur, je supplée par vous à ce qui me manque. O réconciliation d'une incomparable douceur ! O satisfaction infiniment agréable ! O réconciliation vraiment facile mais infiniment utile ; satisfaction vraiment petite mais non de peu de prix ! Mais plus elle est facile aujourd'hui, plus elle sera difficile demain, et si maintenant il n'est personne qui ne puisse se réconcilier, bientôt il n'y aura plus personne qui le pourra, car, de même que la bonté du Sauveur s'est montrée au delà de toute espérance, au delà de tout ce que les hommes pouvaient imaginer, ainsi pouvons-nous nous attendre à un jugement d'une sévérité pareille à ce que fut sa bonté.

Gardez-vous donc bien de mépriser la Miséricorde de Dieu si vous ne voulez point ressentir sa justice, ou plutôt sa colère, son indignation, sa violence ou sa fureur.

Seigneur, ne me reprenez point dans votre fureur, et ne me châtiez pas dans votre colère (Psal. VI, 1). Pour que vous n'ignoriez point quelle sera la sévérité du jugement futur, il a commencé par vous en donner une idée dans la grandeur de sa Miséricorde qui, le précède; jugez donc de la grandeur de la vengeance par la grandeur de l'indulgence. Dieu est immense, sa justice comme sa Miséricorde est infinie, il est riche en pardon, riche en vengeance ; mais la Miséricorde a pris le devant, afin que, si nous le voulons, la sévérité du jugement n'ait plus le motif de sévir. Il a donc donné le pas à sa bonté, afin que réconciliés par elle, nous pussions considérer sans crainte sa sévérité. Voilà pourquoi il voulut non-seulement descendre sur la terre, mais s'y faire connaître; non-seulement y naître, mais y être connu. (...)Lire
images/icones/marie.gif  ( 958552 )Méditation avec Les saintes voies de la Croix de M. Henri-Marie Boudon par ami de la Miséricorde (2023-01-06 22:59:48) 
[en réponse à 958551]



LIVRE TROISIÈME

CHAPITRE V

Des doutes et scrupules


Les scrupuleux sont très sujets à ces doutes, dont les scrupules, selon Grenade, viennent, ou de ce qu'ils ne peuvent pas faire la différence entre la pensée et le consentement de la volonté ; et à cela l'unique remède est l'obéissance, s'en rapportant au jugement du directeur ; ou de ce que les hommes ne comprennent pas assez la bonté de Dieu, et le désir extrême qu'il a de les sauver.

Ils le traitent comme un juge rigoureux et bizarre, et ils sont infiniment injurieux à la bonté de Dieu, étant entièrement éloignés des sentiments qu'ils en doivent avoir.

Ce sont les propres paroles de cet auteur. Pour lors il faut, selon le commandement du Saint-Esprit, prendre des sentiments de bonté du Dieu de toute Miséricorde, et le chercher en simplicité de coeur. (Sap. I, 1) Il est vrai que les scrupuleux ont des pensées de la conduite de Dieu, qu'ils ne pourraient pas prendre d'un honnête homme sans l'offenser.

Il leur semble que Dieu ne veille que sur leur perte. Oh ! Que ces Miséricordes sont bien plus grandes que nous ne pouvons jamais penser !

Les scrupules viennent quelquefois d'une humeur mélancolique ; et en cet état on a besoin de récréations honnêtes et du secours de la médecine, ou de la qualité de l'esprit ; et en ce cas il est assez difficile d'y remédier ; cependant l'assujettissement du jugement y fera beaucoup.

Les scrupules viennent aussi de la lecture des livres de théologie, et spécialement des matières de la prédestination, de la grâce, ou d'autres sujets qui ne sont ni propres ni nécessaires à ceux qui s'en occupent, soit par la lecture, soit par l'entretien, comme aux femmes ou aux hommes qui ne sont pas obligés par leur état d'étudier ces matières.

Pour lors il n'y a point d'autre voie que de renoncer absolument à ces lectures, se défaire des livres que l'on en a, quitter les entretiens où l'on en parle, ne s'arrêter jamais volontairement aux raisonnements, ni aux pensées qui en arrivent, les éloignant doucement de son esprit, ou n'y pensant pas avec une entière vue, n'y donnant plus d'occasion ; autrement ces curiosités sont suivies d'étranges peines et malheurs ; et l'expérience fait voir que ces esprits, curieux ordinairement, ont toujours quelque peine, et ne sont jamais dans un parfait repos.

Les scrupules viennent encore par une conduite particulière de Dieu, pour purifier et humilier l'esprit. Dans cet état, le remède est la patience et la soumission aux ordres de Dieu.

Ils viennent aussi du démon, qui les donne pour abattre, pour décourager, pour rendre la dévotion insupportable ; et il faut lui résister.

Ils peuvent encore venir, ou être augmentés par les directeurs timides, peu résolus et expérimentés ; quand cela est, il faut nécessairement changer de confesseur, il n'y a point à cette rencontre à hésiter.

Source : livres-mystiques.com

Que Jésus Miséricordieux vous bénisse
ami de la Miséricorde