Le Forum Catholique
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( 957488 )
Que penser ? par Non volumus ignorare (2022-12-19 08:34:12)
Une petite question liturgique? Un ami m'a rapporté que des desservants issus d'une communauté tradi
refusaient le port de chasubles gothiques ou semi gothiques pour la célébration du Saint Sacrifice.
Que penser de ce genre d'attitude alors que l'on sait que la "violon" ne date que du XVIIe environ.
Je souhaiterais surtout interroger Nemo sur la question.
Merci d'avance

( 957493 )
C'est un marronnier du tradiland par Candidus (2022-12-19 10:00:52)
[en réponse à 957488]
On peut y ajouter le thème du port de la barrette.
Le retour de la chasuble gothique date du XIXème siècle, époque à laquelle on a redécouvert et mis à l'honneur une certaine vision du moyen-âge, y compris de sa paramentique.
Cet attrait pour une esthétique médiévale plus ou moins fantasmée, s'est illustré dans la littérature romantique et les réalisations architecturales de Viollet-Le-Duc qui dessinait aussi des ornements liturgiques néo-médiévaux.
Cette esthétique médiévale a triomphé avec le style néo-gothique, appelé aussi style Troubadour. C'est dans cette veine que les travaux musicologiques de Solesmes se situent, on a voulu reconstituer le chant grégorien médiéval ; certains diront qu'on a créé une belle chimère romantique. Je ne m'aventurerai pas sur ce terrain.
Je n'ai jamais compris les polémiques autour de ce type d'ornements. Lorsque le servant d'autel relève la chasuble du prêtre au moment de la consécration, cela ne se comprend vraiment qu'en référence à la chasuble gothique que le célébrant portait à une époque ancienne et qui gênait le mouvement du prêtre.

( 957495 )
chimères romantiques par Lycobates (2022-12-19 10:55:57)
[en réponse à 957493]
Si vous avez le temps pour passer un moment agréable, vous pourrez lire cet article
de 1891 qui nous démontre que les extravagances romantiques ne datent pas de notre temps.
Plus récemment, mais il me faut retrouver la référence, la Congrégation des Rites a permis l'utilisation des chasubles (néo-)gothiques, là où la coutume existait, avec interdiction de les introduire ailleurs.
Comme aujourd'hui ce type de chasuble est répandu un peu partout, j'ignore ce que la belle dormante qu'est la Congrégation des Rites déciderait en 2022. J'imagine qu'elle penserait qu'il y a d'autres chats à fouetter d'urgence.
Votre comparaison avec la barrette (pour les séculiers) n'est pas tout à fait légitime.
Il est strictement prescrit que l'officiant accède à l'autel la tête couverte, et qu'il se découvre en bas de l'autel, avant d'entamer la célébration.
Ce n'est donc pas anodin ou laissé au choix de l'individu.
Mais nous ne convaincrons jamais les anarcho-tradis, habitués à un demi-siècle de maquis liturgique.

( 957510 )
Une précision par Jean-Paul PARFU (2022-12-19 13:09:06)
[en réponse à 957495]
En Occident, on aurait plutôt tendance à se découvrir en présence de l'autorité.
Le fait, pour le prêtre, de se couvrir à certains moments de la messe vient de l'habitude juive de se couvrir la tête, voire le visage, devant ou en présence de Dieu, à la manière des anges :
"Des séraphins se tenaient au-dessus de lui; ils avaient chacun six ailes; deux dont ils se couvraient la face, deux dont ils se couvraient les pieds, et deux dont ils se servaient pour voler" (Isaïe 6-2).
Car, "l'Eternel dit: Tu ne pourras pas voir ma face, car l'homme ne peut me voir et vivre". (Exode 33-20)
Le prêtre peut toutefois se couvrir avec autre chose que la barrette qui relève, selon moi, davantage de l'habit ecclésiastique que du vêtement liturgique. La barrette est issue de l'habit universitaire de la fin du XIIIème siècle. D'ailleurs, les prêtres moines se couvrent de la capuche monastique lorsqu'ils montent à l'autel.

( 957512 )
Exactement par Lycobates (2022-12-19 13:23:37)
[en réponse à 957510]
En Occident, on aurait plutôt tendance à se découvrir en présence de l'autorité.
C'est la raison pour laquelle le prêtre accède à l'autel la tête couverte (le séculier avec la barrette, le régulier avec la capuche), et se découvre lorqu'il arrive en bas d'autel.
Il se couvre à nouveau
quand il s'éloigne de l'autel pour s'asseoir ou pour le récès (le retour à la sacristie).
Cela n'a donc rien à voir avec les coutumes juives.
Cette coutume se reflète plutôt dans le rite de se couvrir le visage (la vue) avec la patène enveloppée par le sous-diacre pendant le Canon. Mais se couvrir le visage désigne autre chose que se couvrir la tête.
Pendant le Canon célébrant et assistants ont toujours la tête découverte.

( 957526 )
L'Amict et le Chrémeau par Jean-Paul PARFU (2022-12-19 16:14:56)
[en réponse à 957512]
1) La signification de l'Amict, qui a été en partie remplacé par la barrette pour le prêtre séculier, est la suivante :
"Selon la forme tridentine du rite romain, le clerc qui le revêt commence par le poser sur sa tête, et ensuite seulement le fait descendre sur ses épaules. Il récite la prière suivante : « Impone, Domine, capiti meo galeam salutis ad expugnandos diabolicos incursus. » (« Mets sur ma tête, Seigneur, le casque du salut, pour repousser les attaques démoniaques »), allusion aux passages de saint Paul qui encourage à revêtir la cuirasse de la Foi et de l'amour de charité, avec le casque du salut (1 Thess 5, 8 et surtout Eph 6, 17)" (Wikipedia).
2) Une chose que je trouve particulièrement belle dans la liturgie catholique, c'est le "chrémeau de sacre des évêques" (je crois qu'on appelle ça comme cela) dans le rite ancien du sacre !
Il s'agit d'un tissu de lin dont on entoure la tête des clercs que l'on sacre.
Je l'ai découvert lors des sacres des 4 évêques de la FSSPX en 1988.
Ce "chrémeau" ressemble un peu (pardonnez la comparaison) à ce que portaient les samouraïs ou les kamikazes japonais.
Magnifique !
On a pu aussi voir sur le Forum, que des jeunes gens et jeunes filles qui venaient d'être confirmés, portaient également ce tissu autour de la tête.
On en coiffait aussi, apparemment, les nouveau-nés pour recevoir le baptême.

( 957663 )
Couvre-chef aux offices par Eucher (2022-12-21 05:02:55)
[en réponse à 957512]
Cher Lycobates,
Quid de la toque académique ("Barrett" chez vous) portée par un laïc en toge ("Talar") dans la nef lors des offices dans une chapelle universitaire: se conforme-t-il aux rubriques que suivent les clercs au chœur, ou bien se plie-t-il à la coutume du chapeau laïc pour rester découvert à l'église ?
J'ai vu faire les deux.
Bien vôtre,
-Eucher.

( 957666 )
Ce qui nous rappelle par Jean-Paul PARFU (2022-12-21 09:49:45)
[en réponse à 957663]
que "La barrette n'est pas, à l'origine, propre aux ecclésiastiques. À la fin du XIIIème siècle et au début du XIVème siècle, cette toque est une coiffure portée couramment par tous, notamment les avocats, les juges, les médecins et les maîtres en théologie. On l'appelait également "bonnet carré." (Wikipedia)
C'est un peu comme si les clercs avaient adopté comme habit ecclésiastique, puis comme vêtement liturgique, le béret basque. Il ne faut pas oublier que le béret basque a été adopté par certaines armées.

( 957669 )
Tous les vêtements et ornements par Lycobates (2022-12-21 10:23:12)
[en réponse à 957666]
ecclésiastiques et liturgiques ont une origine profane.
Votre argument contre le couvre-chef liturgique tombe à l'eau.

( 957835 )
Je crois que l'on aurait gagné à la FSSPX par Jerailu (2022-12-24 04:52:49)
[en réponse à 957669]
si mgr Lefebvre avait précisément demandé à ses prêtres d'user de l'amict en lieu et place de la barrette ! J'aime son symbole et elle est tout à fait dans l'esprit religieux qu'il semblait avoir et qui a beaucoup influencé ses vues liturgiques.
In Christo,
Jerailu, qui, parfois, pour servir la messe en aube, veut que le Seigneur place, sur sa tête le casque du Salut, afin qu'il puisse repousser les assauts du démon.

( 957840 )
Je ne comprends pas votre 1ere phrase par Meneau (2022-12-24 10:22:32)
[en réponse à 957835]
Les Prêtres de la FSSPX usent bien sûr systématiquement de l'amict
Cordialement
Meneau

( 958041 )
Je sais qu'ils en usent par Jerailu (2022-12-29 18:51:45)
[en réponse à 957840]
mais pas comme d'un capuchon, ce que je trouve bien dommage et que j'aurai aimé voir restauré au-lieu de la barrette. Afin de rendre à ce vêtement son sens de casque ne faudrait-il pas précisément le porter sur la tête ?
On me répondra qu'on le place déjà sur sa tête lorsqu'on le met mais je ne suis pas fan de cette diminution de l'acte qui peut finir par diminuer le sens. Ce n'est pas pour rien si dans la nouvelle-messe ce vêtement est réduit à un simple aspect utilitaire de couvrir le col, comme en témoigne l'option de se séparer si l'aube épouse déjà le col par sa forme.
In Christo,
Jerailu.

( 957863 )
barrette ou capuche par Lycobates (2022-12-24 22:01:02)
[en réponse à 957835]
Tous les prêtres revêtent l'amict (sous l'aube) pour célébrer.
Les réguliers se couvrent de leur capuche, et les séculiers de la barrette pour accéder à l'autel et s'en éloigner.
Les prêtres de la FSSPX sont des séculiers réunis dans une pia unio (selon le can. 707), bombinant, après le 1 novembre 1976 (ou suivant une interprétation bénévole : le 1 novembre 1982), bien malgré elle, c'est entendu, en quelque sorte dans un vide canonique.
C'est le cas de toutes les associations de prêtres "tradis" qui ne sont pas (entièrement) sous l'obédience conciliaire et ne jouissent pas de la "reconnaissance" des ces "autorités" (grand bien leur fasse !)
Mgr Lefebvre n'avait aucun pouvoir de législation liturgique, en fait même aucun Ordinaire ne possède un tel pouvoir, cela relève entièrement de la Congrégation des Rites.
Les prêtres de la FSSPX doivent donc user de la barrette.
Ils ne portent pas d'habit, et n'ont par conséquent pas de capuche.

( 957866 )
L'absence de barrette par Jean-Paul PARFU (2022-12-24 23:42:20)
[en réponse à 957863]
Ou la quasi-absence de barrette au sein de la FSSPX, a pour origine, je crois, la culture de missionnaire de Mgr Lefebvre. En Afrique, les missionnaires ne portaient pas la barrette, mais le casque colonial, ou ne s'encombraient pas d'un couvre-chef à cause de la chaleur ou de la végétation (forêts, etc ...).

( 957870 )
Je ne vois pas le rapport par Nemo (2022-12-25 09:09:08)
[en réponse à 957866]
La barrette est une coiffure liturgique qui ne se porte pas hors des cérémonies (en principe). Imaginer une messe célébrée avec un casque colonial m’a fait hurler de rire !

( 957874 )
Don Camillo par Jean-Paul PARFU (2022-12-25 13:01:40)
[en réponse à 957870]
Portait pourtant constamment la barrette.

( 957989 )
Le Saturno par Adso (2022-12-28 12:13:47)
[en réponse à 957874]
qu'il porte aussi, est plus approprié !

( 957916 )
Casque tropical, en fait par Paterculus (2022-12-25 21:42:44)
[en réponse à 957866]
On parle de style colonial improprement à mon avis pour des maisons à balcons et colonnes : le but est simplement de protéger les murs des pluies abondantes ou de l'ardeur du soleil. On ne devrait parler de style colonial que s'il y a une volonté de manifester de la puissance.
Le casque blanc et à large rebord a les mêmes fonctions. Il est devenu un symbole colonial uniquement parce que que ceux qui l'employaient sous les tropiques le faisaient de fait dans un cadre par ailleurs colonial.
VdP

( 958043 )
C'est précisément ce que je trouve dommage par Jerailu (2022-12-29 19:12:08)
[en réponse à 957863]
j'aurai aimé que la FSSPX adopte l'amict comme capuche, ce qui se faisait avant l'adoption de la barrette même pour les clercs séculiers, plutôt que de supprimer tout couvre-chef liturgique !
In Christo,
Jerailu.

( 957670 )
Personnellement ... par Lycobates (2022-12-21 10:25:29)
[en réponse à 957663]
je retirerais la toque académique comme couvre-chef dans une chapelle ou église.
Mais j'ignore s'il y a vraiment une règle uniforme à ce sujet.

( 957678 )
En fonction ou en corps constitué… par Nemo (2022-12-21 12:08:08)
[en réponse à 957670]
Il n’y a pas trop d’ambiguïté concernant les laïcs en fonction : un garde suisse, un bedeau restent couverts dans le cadre de leurs fonctions.
On peut à la rigueur penser qu’un corps d’universitaires dans une chapelle de leur propre université sont vaguement en fonction. En revanche isolés dans la nef, ils doivent, comme les militaires, suivre les usages des fidèles.
Du reste un militaire se découvre dans un lieu couvert s’il n’est pas en fonction.

( 957684 )
distinctions par Lycobates (2022-12-21 13:20:32)
[en réponse à 957678]
Il n’y a pas trop d’ambiguïté concernant les laïcs en fonction : un garde suisse, un bedeau restent couverts dans le cadre de leurs fonctions. On peut à la rigueur penser qu’un corps d’universitaires dans une chapelle de leur propre université sont vaguement en fonction. En revanche isolés dans la nef, ils doivent, comme les militaires, suivre les usages des fidèles.
Vos distinctions sont pertinentes.
La question est de savoir si des étudiants sont "en fonction" quand ils assistent simplement à un office.
J'étais parti de la supposition d'une présence isolée dans la nef.
Quand mes parents se sont mariés, une délégation de l'association dont était membre mon père était présente, telle une garde d'honneur, dans le choeur, en costume complet ("Vollwichs" on dit), étendard à l'appui.
Ils ont apparemment fait une grande impression.

( 957685 )
quelques beaux exemplaires récents par Lycobates (2022-12-21 13:33:20)
[en réponse à 957684]
ICI
à la cathédrale de Muenster.
Comme on voit, la tête reste couverte même à l'intérieur.

( 957514 )
une réponse à un doute et une déclaration par Lycobates (2022-12-19 13:51:43)
[en réponse à 957493]
J'ai retrouvé les textes les plus récents sur la question dont je parlais.
Il y a d'abord la réponse de la SCR du 9.12.1925 (AAS 18/1926:58) à un doute sur la licéité de la confection et l'utilisation d'ornements d'une mode "différente de la coutumière, même ancienne" ("An in conficiendis et adhibendis paramentis ... liceat recedere ab usu in Ecclesia recepto, aliumque modum et formam etiam antiquam inducere"). La réponse est qu'il n'est pas permis de le faire sans consulter (dans chaque cas) le Saint-Siège, selon la législation du XIXe s. (citée dans l'article de 1891 en lien).
Ensuite il y a une déclaration de la même SCR du 20.8.1957 (AAS 49/1957:762) où la décision de le permettre ou pas est remise au "jugement prudent" des Ordinaires ("prudenti Ordinariorum iudicio remittendum esse censuit").
On connaît les suites (pour ce point, mineur certes, et d'autres).
Soit :
1925 : on tient les rênes (nous sommes sous Pie XI)
1957 : on laise aller (nous sommes sous Pie XII)
What else is new ?

( 957584 )
Un peu lunaire… par Nemo (2022-12-20 09:58:45)
[en réponse à 957488]
La réponse juridique a été donnée de façon très précise par Lycobates.
Hélas le manque de place a fait que mes décrets officiels des congrégations sont partis dans des cartons non ouverts dans mon grenier à la campagne.
Je lui serais très reconnaissant, si ça ne lui prenait pas trop de temps, de me dire quand le manipule cesse d’être obligatoire dans l’Eglise moderne.
L’Eglise faisait toujours preuve de prudence lors des apparitions d’innovations, même s’il s’agissait de retrouver des formes anciennes : l’archéologisme.
On voit comme aujourd’hui elle condamne le retour vers la tradition !!!
Pour être plus sérieux, le retour aux formes plus amples a commencé par différents indults. Les bénédictins de la congrégation de France ont beaucoup oeuvré dans ce sens.
Aujourd’hui il devrait y avoir une grande latitude, après tout il s’agit de dimensions, de préférence, on ne touche pas la nature de l’ornement. Je souffre quand je vois des violons du pire modèle commercial, élimés, servir dans une messe. Je n’aime que les beaux violons. Ma préférence va vers le drapé solennel des très beaux ornements gothiques, qui sont rares.
J’ai vu apparaître récemment dans ma paroisse des ornements synthétiques non doublés neufs, à motifs religieux vulgaires et lamés de fil de cuivre ou autre… Le célébrant ressemble au choix à un clown ou à une grosse papillote violette.
Refuser par principe le violon ou le gothique me semble lunaire. Il y a des domaines plus importants pour avoir des principes. Je suis d’accord, le port de la barrette lui n’est pas facultatif…

( 957588 )
Merci par Non volumus ignorare (2022-12-20 10:12:09)
[en réponse à 957584]
à tous et particulièrement à Nemo qui est allé droit au but.
C'est bien comme je le pensais dans le domaine du lunatique qu'il faut ranger ces refus (voire dans le domaine des oeilleres). C'est aussi déséquilibré que de vouloir utiliser des ornements au style espagnol en Picardie ou en Belgique. (même si nous fûmes un temps sous influence espagnole)
Saint et Joyeux Noel

( 957597 )
"Manipulus semper omitti potest" par Lycobates (2022-12-20 11:50:10)
[en réponse à 957584]
Point 25 de l' "INSTRUCTIO ALTERA Ad exsecutionem Constitutionis de sacra Liturgia recte ordinandam", du 4.5.1967 (AAS 59/1967: 447).

( 957613 )
Un grand merci par Nemo (2022-12-20 14:54:01)
[en réponse à 957597]
Mon curé m’affirmait, péremptoire, que le port du manipule était facultatif en 1962. C’est tellement lassant de discuter avec des conciliaires qui ne connaissent plus rien des lois de l’Eglise et prétendent donner des leçons.

( 957648 )
En ne voulant nullement être agressif. par Quelconque (2022-12-20 18:54:12)
[en réponse à 957613]
Je me demande quand même comment il est possible d'accorder une aussi grande importance à ce genre de détails alors que la maison est en feu.
Je ne vous vise pas Nemo ! Ne vaut-il pas mieux une chasuble gothique digne, ornée de motifs religieux (pas d'arc-en-ciel par exemple) que des romaines derrière lesquelles le célébrant disparaît, sous la minerve et des d'embrasses de tentures ?
La romaine sert souvent de drapeau et je crois que le problème tradi est là. Voilà ce à quoi certains prêtres passent leur temps: se focaliser sur une forme d'ornement et cela parfois au détriment de la sollicitude qu'ils doivent avoir pour leurs fidèles.
Je pense que nous sommes ici dans de la symbolique et la symbolique on lui fait dire ce que l'on veut. Faut-il en faire un absolu ? Je ne fais que poser la question.
Au 18ème siècle les fidèles allaient à la messe avec des sabots taillés dans le saule, faudrait-il y revenir également ?
Il faut me pardonner, je suis limité.

( 957667 )
Maison en feu par Nemo (2022-12-21 09:54:54)
[en réponse à 957648]
Quand on parle de cérémonie, on ne doit pas tenir compte de ce qui se passe autour.
Le port du manipule ne devient pas facultatif parce que la maison brûle (ou brûlerait).
Et une fausse note dans le plain-chant reste une fausse note.
J’ai déjà expliqué qu’à qualité égale, ma préférence va à la chasuble gothique mais que pour le coup il s’agit juste d’une préférence.
Je vous rejoins quand vous dites que pour beaucoup, le port régulier de la soutane, celui de la boîte à violon, l’usage de l’encens, du latin et du plain-chant semblent constituer une preuve d’orthodoxie. Il n’en est rien, la soutane peut revêtir l’hérésie, le mensonge et les déviances. Ce n’en est que plus insidieux.

( 957673 )
Certes mais... par Roger (2022-12-21 11:14:18)
[en réponse à 957667]
L habit ne fait pas le moine et un pretre impeccable sur les apparences peut très bien être un hérétique et/ ou un pêcheur...mais reconnaissez s'il vous plaît que de nos jours une soutane impeccable est rare et peut légitimement laisser penser que celui qui la porte adhère très probablement à une conception traditionnelle de la Foi catholique.
A l'inverse un prêtre en jean basket peut être légitimement soupçonne d'être un peu distant à l'égard de la liturgie de la doctrine et de la morale traditionnelles....

( 957834 )
Et si le prêtre par Jerailu (2022-12-24 04:47:45)
[en réponse à 957673]
porte des baskets et que son jean se trouve...sous sa soutane ? On n'avait pas prévu cette option hé hé hé !
Plus sérieusement, je suis d'accord avec Némo. La maison brûle et c'est bien triste mais ce n'est pas en abandonnant les questions liturgiques qu'elle brûlera moins.
In Christo,
Jerailu.

( 957676 )
A Nemo par Quelconque (2022-12-21 11:49:50)
[en réponse à 957667]
Je me suis mal exprimé ou vous m'avez mal compris.
Mille excuses.