Le Forum Catholique

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images/icones/tele.gif  ( 956892 )Plus qu'un Belge sur 40 va encore à la messe le dimanche: est-ce bientôt la fin de l’église catholique? par Bernard Joustrate (2022-12-06 09:46:53) 

Plus qu'un Belge sur 40 va encore à la messe le dimanche: est-ce bientôt la fin de l’église catholique?

C'est la question que l'on se pose sur rtl.be.
images/icones/bible.gif  ( 956896 )Lire les Ecritures par Jean-Paul PARFU (2022-12-06 10:28:28) 
[en réponse à 956892]

Elles prévoient "la Grande Apostasie".

Le paradoxe, c'est aussi que pour que cette "Grande Apostasie" ait lieu, il faut que les hommes aient oublié les Ecritures.

Et la messe nouvelle, c'est en partie du vide (et qui fait le vide) et j'emploie ici une expression employée par le cardinal Ratzinger dans certains de ses livres.
images/icones/fleche2.gif  ( 956897 )A ce propos par AVV-VVK (2022-12-06 10:31:08) 
[en réponse à 956892]

Ici (Belgicatho)
J' attends toujours des instructions claires, des appels forts dans le domaine de la liturgie, de la morale, de la discipline,...
images/icones/fleche2.gif  ( 956898 )C'est vous par Jean-Paul PARFU (2022-12-06 10:40:22) 
[en réponse à 956897]

Le blog Belgicatho ?
images/icones/neutre.gif  ( 956901 )belgicatho par Hildebrand (2022-12-06 11:08:42) 
[en réponse à 956898]

"Belgicatho est dévolu à la défense et à l'illustration des valeurs catholiques et authentiquement humaines dans notre pays, la Belgique. Il est l'oeuvre de laïcs qui souhaitent promouvoir une information honnête et objective et lutter contre la désinformation dont l'opinion est victime au quotidien."

Les moyens de communication moderne, via internet en particulier, offrent une opportunité jamais vue pour créer peu à peu un autre état d’esprit. Il s’agit de diffuser des informations qui manifestent la pertinence des positions défendues par l’Eglise, de faire circuler des analyses et des réflexions qui permettent d’approfondir notre foi et de renforcer notre espérance.

Il s'agit donc d'un blog catholique belge qui tâche quotidiennement d’apporter des informations, d’ouvrir des perspectives, de soutenir des initiatives, de nourrir notre attachement au Christ et à l’Eglise."

Yves Willemaers et Jean-Paul Schyns en sont les principaux responsables.
images/icones/1a.gif  ( 956917 )L'avenir de l'Eglise par le Cardinal Ratzinger par angloy (2022-12-06 12:56:17) 
[en réponse à 956901]

Non, ce ne sera pas la fin de l’église catholique.... Voici ce que prédisait le Cardinal Ratzinger :

Source : https://fr.aleteia.org/2016/07/15/le-jour-ou-joseph-ratzinger-a-predit-lavenir-de-leglise/

De la crise actuelle émergera l’Église de demain – une Église qui aura beaucoup perdu. Elle sera de taille réduite et devra quasiment repartir de zéro. Elle ne sera plus à même de remplir tous les édifices construits pendant sa période prospère. Le nombre de fidèles se réduisant, elle perdra nombre de ses privilèges. Contrairement à une période antérieure, l’Église sera véritablement perçue comme une société de personnes volontaires, que l’on intègre librement et par choix. En tant que petite société, elle sera amenée à faire beaucoup plus souvent appel à l’initiative de ses membres.

L’Église ordonnera à la prêtrise des chrétiens aptes, et pouvant exercer une profession

Elle va sans aucun doute découvrir des nouvelles formes de ministère, et ordonnera à la prêtrise des chrétiens aptes, et pouvant exercer une profession. Dans de nombreuses petites congrégations ou des groupes indépendants, la pastorale sera gérée de cette manière. Parallèlement, le ministère du prêtre à plein temps restera indispensable, comme avant. Mais dans tous ces changements que l’on devine, l’essence de l’Église sera à la fois renouvelée et confirmée dans ce qui a toujours été son point d’ancrage : la foi en un Dieu trinitaire, en Jésus Christ, le Fils de Dieu fait Homme, en l’Esprit-Saint présent jusqu’à la fin du monde. Dans la foi et la prière, elle considérera à nouveau les sacrements comme étant une louange à Dieu et non un thème d’ergotages liturgiques.

Le temps de « l’Église des doux » arrivera

L’Église sera une Église plus spirituelle, ne gageant pas sur des mandats politiques, ne courtisant ni la droite ni la gauche. Cela sera difficile pour elle, car cette période d’ajustements et de clarification va lui coûter beaucoup d’énergie. Cela va la rendre pauvre et fera d’elle l’Église des doux. Le processus sera d’autant plus ardu qu’il faudra se débarrasser d’une étroitesse d’esprit sectaire et d’une affirmation de soi trop pompeuse. On peut raisonnablement penser que tout cela va prendre du temps. Le processus va être long et fastidieux, comme l’a été la voie menant du faux progressisme à l’aube de la Révolution française – quand un évêque pouvait être bien vu quand il se moquait des dogmes et même quand il insinuait que l’existence de Dieu n’était absolument pas certaine – au renouveau du XIXe siècle. Mais quand les épreuves de cette période d’assainissement auront été surmontées, cette Église simplifiée et plus riche spirituellement en ressortira grandie et affermie. Les hommes évoluant dans un monde complètement planifié vont se retrouver extrêmement seuls. S’ils perdent totalement de vue Dieu, ils vont réellement ressentir l’horreur de leur pauvreté. Alors, ils verront le petit troupeau des croyants avec un regard nouveau. Ils le verront comme un espoir de quelque chose qui leur est aussi destiné, une réponse qu’ils avaient toujours secrètement cherchée. Pour moi, il est certain que l’Église va devoir affronter des périodes très difficiles. La véritable crise vient à peine de commencer. Il faudra s’attendre à de grands bouleversements. Mais je suis tout aussi certain de ce qu’il va rester à la fin : une Église, non du culte politique car celle-ci est déjà morte, mais une Église de la foi. Il est fort possible qu’elle n’ait plus le pouvoir dominant qu’elle avait jusqu’à maintenant, mais elle va vivre un renouveau et redevenir la maison des hommes, où ils trouveront la vie et l’espoir en la vie éternelle. »
images/icones/ancre2.gif  ( 956966 )Très optimiste ! par Paterculus (2022-12-06 21:54:13) 
[en réponse à 956917]

Le futur Benoît XVI ne prévoyait pas la mainmise de Satan sur les gouvernements, qui vont finalement avoir tous les moyens d'étouffer ce qui reste d'Eglise.
Seule une intervention divine peut nous l'épargner.
Bon, il y a peut-être quelque part une jeune fille qui entend Saint Michel.
Mais seule la prière peut nous le faire mériter.
Votre dévoué Paterculus
images/icones/neutre.gif  ( 956967 )Ils n'étoufferont que les étouffables par Revizor (2022-12-06 22:06:01) 
[en réponse à 956966]

, cher Paterculus, et les autres ainsi que les quelques prêtres qui ne seront pas étouffés, seront sauvés par la prière et la vie spirituelle, ce qui est presque une redite.

Pourvu que nous priions.

Revizor, pessimiste indécrottable et optimiste au fond.
images/icones/ancre2.gif  ( 956969 )Distinguons... par Paterculus (2022-12-06 22:10:56) 
[en réponse à 956967]

Pour les personnes, oui, il y a des gens étouffables et d'autres non. Pour ceux-ci il y a les camps de concentration.
Mais pour étouffer les communautés, il y a des moyens matériels efficaces quelle que soit la qualité de leurs membres.
VdP
images/icones/neutre.gif  ( 956970 )Vous parlez d'or par Revizor (2022-12-06 22:34:10) 
[en réponse à 956969]

et les communautés peuvent êtres anéanties. Leur germe continuera à fermenter dans les familles, les communautés renaîtront. La grâce est inextinguible. Chacun de mes nombreux enfants me le rappelle tel un cierge abandonné brûlant devant un autel de la Vierge dans une église de village vide, comme tous les enfants le rappellent certainement à chaque père de famille.

Ma boussole : que mes enfants soient des derniers concernés par le "si ces jours n'étaient abrégés, personne ne serait sauvé", qu'ils soient tous des ferments, et le transmettent à d'éventuels petits-enfants.
images/icones/ancre2.gif  ( 956971 )Vous avez raison mais... par Paterculus (2022-12-06 22:41:47) 
[en réponse à 956970]

Oui, nous faisons confiance à la grâce, et nous tâchons de la seconder, pour que les enfants des familles authentiquement catholiques gardent la foi.
Mais le Moloch a des moyens même à ce niveau. Je ne veux pas les détailler.
Derrière toute cette discussion nous devons nous souvenir de l'exemple albanais.
VdP
images/icones/fleche2.gif  ( 957025 )Il faut dire la vérité sur l'escroquerie et l'occultation à l'oeuvre. par Scrutator Sapientiæ (2022-12-07 22:31:17) 
[en réponse à 956966]

Rebonjour,

Il n'est sûrement pas suffisant, mais il est sûrement nécessaire de dire la vérité sur l'escroquerie et l'occultation qui sont à l'oeuvre, encore plus depuis le milieu de l'année 2012-2013 que depuis le début de l'année 1962-1963, ce qui n'est pas peu dire.

Or, force est de constater que, aujourd'hui encore, beaucoup de clercs catholiques, parmi les plus intègres et lucides, tels que le cardinal Sarah, ne veulent pas crever l'abcès, une bonne fois pour toutes, pour ainsi dire.

Tant que les catholiques seront asservis à l'irénisme et à l'utopisme caractéristiques du Concile et de l'après-Concile, ils seront asservis à un ensemble de chimères et à une stratégie ou à une volonté, actuellement inclusive, périphériste et synodaliste, d'actualisation et d'amplification de cet ensemble.

Ce dont il est question ici peut aller jusqu'à l'enclenchement d'un mouvement de destruction, post-arrupienne et pseudo-évangélique, de l'Eglise catholique, par amour pour une conception, inclusive ad absurdum, du "Peuple de Dieu".

La concrétisation de cette perspective devrait pouvoir faire réfléchir...

Bonne soirée.

Scrutator.
images/icones/fleche2.gif  ( 957039 )Une Eglise experte en humanité devenue experte en humanitarisme par Scrutator Sapientiæ (2022-12-08 08:00:08) 
[en réponse à 957025]

Bonjour,

Sans doute certains ne comprennent-ils pas rapidement en quoi il y a escroquerie, au sein du néo-catholicisme post-conciliaire.

Voici une proposition de formulation sur la localisation de cette escroquerie.

En un mot, les hommes d'Eglise qui ont voulu que l'Eglise catholique devienne "experte en humanité" ont fait en sorte que l'Eglise catholique devienne experte en humanitarisme, interconvictionnellement et interreligieusement correct.

Or, il se trouve que ce sont les mêmes clercs, qui sont continuateurs, partisans, propagateurs et promoteurs de la poursuite de cette "grande transformation", qui ne sont pas toujours très humains, c'est le moins que l'on puisse dire, dans leur "management" des personnes humaines, ou dans leurs relations avec les prêtres et avec les fidèles.

Par ailleurs, ces clercs ont-ils vraiment besoin de Jésus-Christ, en tant que Fils unique du seul vrai Dieu, ou en tant que celui qui est la voie, la vérité et la vie, ou encore en tant que seul Médiateur, Rédempteur, Seigneur et Sauveur, pour pouvoir devenir des experts en humanitarisme, mondialiste ou onusien dans le domaine des valeurs ?

Bonne journée.

Scrutator.
images/icones/pelerouin1.gif  ( 957041 )Et très brièvement : par Sacerdos simplex (2022-12-08 09:58:17) 
[en réponse à 957039]



L’Église fait dans l'humain, au lieu de faire dans le divin.

Elle perd sa raison d'être.
Les résultats sont là...
images/icones/fleche2.gif  ( 957168 )Du culte de l'homme à celui des divers droits de l'homme par Scrutator Sapientiæ (2022-12-10 20:38:11) 
[en réponse à 957041]

Bonsoir Sacerdos simplex,

En à peine plus d'un demi-siècle, l'Eglise catholique est passée du culte de l'homme à celui, inconditionnel ?, des divers droits de l'homme, au sens de : des diverses générations de droits de l'homme.

Il serait bon et il serait temps qu'un bilan soit effectué sur les conséquences doctrinales et pastorales de la mise en oeuvre de ce culte, alors que ces conséquences sont "incalcuttables", comme on le voit dans Laudato si et dans Fratelli tutti.

Or, un tel bilan serait-il considéré comme périphéristement et synodalistement correct ?

Bonne soirée.

Scrutator.
images/icones/neutre.gif  ( 956900 )si chaque chrétien par fils du vent (2022-12-06 10:56:04) 
[en réponse à 956892]


avait un tête de ressuscité, les églises se rempliraient. Mais on en est loin chacun. N'attendons pas une réforme machin chose, une liturgie orientée est ouest ou nord sud > celui qui pèche est comme une girouette sans boussole. Si déjà nous étions simplement bon envers les autres, simplement accueillant, prompt à ne pas condamner celui qui pense différemment, si nous étions un brin chaleureux. Si les patrons chrétiens donnaient envie de bosser dans leur entreprise, si les propriétaires cathos prêts à louer un bien vacant pas trop cher pour l'étudiant qui a du mal à se loger et à se nourrir.....bref j'en passe. Perso j'ai besoin de me convertir tous les jours et ne plus avoir de pensées méga hostiles quand je croise une barbe que je soupçonne peut être trop vite d'être islamo-terroriste....
enfin bref ....la chute de l'église c'est chacun de nous qui y contribue parce que trop du monde et pas assez chrétien.
images/icones/ancre2.gif  ( 956968 )Pas seulement... par Paterculus (2022-12-06 22:07:11) 
[en réponse à 956900]

Vous avez raison, cher Fils de l'esprit, l'attitude personnelle de chaque chrétien peut faire beaucoup pour attirer les gens à Jésus et à son Eglise, et donc pour remplir les églises.
Mais voyez-vous, pour que les fidèles aient "une tête de réssuscité", il faut qu'ils aient une claire vision des choses de la foi, et que cette vision soit soutenue pas les sacrements. Dans ces deux domaines, du catéchisme et de la liturgie, on est très loin du minimum vital, et cela d'une manière générale.
Nous avons donc besoin aussi d'une réforme. L'expérience que j'ai, pour avoir circulé dans un grand nombre de diocèses français et avoir parlé à beaucoup de confrères, me montre que les diocèses français sont dans leur très grande majorité irréformables. En sorte que la solution, pour moi, est la création d'une entité canonique destinée à regrouper les fidèles et les prêtres décidés à vivre selon les lois de l'Eglise, en matière de foi, de mœurs et de discipline.
Votre dévoué Paterculus
images/icones/fleche2.gif  ( 956972 )Une entité canonique par AVV-VVK (2022-12-06 22:55:28) 
[en réponse à 956968]

Une nouvelle prélature ?
images/icones/ancre2.gif  ( 956973 )On l'appellera comme on voudra. par Paterculus (2022-12-06 23:01:01) 
[en réponse à 956972]

Ce qui compte c'est une totale autonomie par rapport aux diocèses existants. Il faudrait donc que cette entité canonique ait ses propres évêques.
VdP
images/icones/fleche2.gif  ( 957017 )Combien d'évêques sur 40 veulent que les catholiques le soient vraiment ? par Scrutator Sapientiæ (2022-12-07 22:03:38) 
[en réponse à 956968]

Bonsoir Paterculus,

L'une des questions à se poser n'est bien sûr pas celle de savoir quel est le pourcentage de non catholiques qui ne sont pas catholiques, mais est plutôt celle de savoir quel est le pourcentage d'évêques qui veulent vraiment que les fidèles catholiques le soient dans les deux sens du terme : en tant que fidèles catholiques et en tant que catholiques fidèles aux fondamentaux du christianisme catholique, notamment en matière liturgique.

Or, il se trouve que depuis, à présent, au moins un peu plus de soixante ans, les fondamentaux du christianisme catholique sont devenus escamotables, et la fidélité aux fondamentaux du christianisme catholique est devenue facultative, au sein même de l'Eglise catholique.

Au demeurant, il serait particulièrement intéressant de savoir pourquoi et comment autant d'évêques en sont arrivés à croire, et à faire ou à laisser croire que, plus on est un catholique audiblement et visiblement fidèle aux fondamentaux du christianisme catholique, et plus on s'expose au rique de ne pas être "authentiquement chrétien" : doit-on en conclure, ou peut-on en déduire, que le contenu des fondamentaux du christianisme catholique n'est pas d'inspiration "authentiquement chrétienne", ou qu'une adhésion loyale et profonde, mais aussi affichée et assumée, à ce contenu, risque de ne pas être d'inspiration "authentiquement chrétienne" ?

N'est-ce pas à cause de la légitimation épiscopale de la vision des choses d'après laquelle plus on est catholique et moins on est chrétien que nous en sommes arrivés aujourd'hui à un aussi grand nombre de diocèses "irréformables", pour reprendre votre expression ?

Allons plus loin : comment se fait-il que les expressions et les omissions, dans le domaine de la foi, d'un aussi grand nombre d'évêques, soient assimilables ou équivalentes à des expressions et à des omissions qui émanent de clercs qui considèrent que l'explicitation de la spécificité de la foi catholique, en tant que distinctive ad extra et normative ad intra, est devenue "ringarde" ?

Bonne soirée.

Scrutator.
images/icones/neutre.gif  ( 957022 )Aujourd'hui, les évêques gèrent leur risque pénal. par le torrentiel (2022-12-07 22:26:27) 
[en réponse à 957017]

Pardon, ils sont pleins d'une compassion récente pour les victimes de la crise des abus sexuels qui n'est pas seulement un pétard mouillé pour les victimes dont certaines refusent d'être résilientes et de passer par pertes et profits les traumatismes qui en ont tué certaines. Mais cette crise est aussi un pétard mouillé pour l'Église. Car n'importe quel analyste de bonne foi pourrait prendre au mot la parole évangélique: "On juge l'arbre à ses fruits." Or voici que les évêques essentialisent la crise des abus non seulement comme étant "systémique", adjectif sur lequel je préfère ne pas me prononcer tant il prête à confusion, mais comme ce à quoi on dirait que se réduit la foi. Les évêques se sont tirés une balle dans le pied, non pas en faisant appel à une commission indépendante pour faire la lumière sur ce qui s'est passé, mais en laissant travailler cette commission non pas à tombeau, mais à budget ouvert, en laissant nommer les commissaires à la discrétion du président de la commission par excès de confiance, et en ne veillant pas en amont ou en ne refusant pas en aval que, dès lors que la plupart des recommandations de la commission Sauvé trahissaient ou déployaientun agenda caché, la CEF pouvait se déclarer solidaire de tout ou partie du diagnostic sans reprendre toutes les recommandations du rapport Sauvé.

Un autre aspect de votre message m'intéresse: plus on est catholique, moins on serait chrétien. Plus je vais et plus je me sens catholique et moins je n'ose me dire chrétien. Je ne me sens certes pas catholique de la manière dont la plupart des liseurs de ce forum portent l'étendard de notre religion, mais je me sens faire partie de la famille des catholiques au point que tous les catholiques sont de ma famille, c'est et ç'a toujours été le sens de ma présence ici, et je me sens relié à Dieu par mon appartenance à la religion catholique, non que j'adhère sans discussion à tous les dogmes comme le font les traditionalistes, mais je ne crois pas du tout que la religion soit une chose secondaire à l'exemple des évangéliques. Je crois au contraire que le Christ a bien fait de nous donner l'Eglise, parce qu'elle aide chacun à faire son salut personnel en le recevant ensemble dans la communion des saints, les convertis et ceux qui sont en voie de conversion priant les uns pour les autres.
images/icones/fleche2.gif  ( 957030 )La crise des moeurs du clergé et celle de la foi des clercs par Scrutator Sapientiæ (2022-12-07 23:04:15) 
[en réponse à 957022]

Bonsoir le torrentiel,

Il ne faudrait pas, en effet, ou en tout cas, que la crise dans le domaine des moeurs du clergé fasse office de crise dans celui de la foi des clercs, ou fasse oublier cette crise dans le domaine de la foi des clercs, or on se demande parfois si la plus médiatisée de ces deux crises ne fait pas perdre de vue, au préjudice de tous, la moins médiatisée de ces deux crises, qui n'est pas de même nature, mais qui est, elle aussi, extrêmement grave.

En d'autres termes, ce qui suit n'étant pas très bien dit, il ne faudrait pas que la "consommation d'énergie épiscopale" soit telle, en vue de la remédiation aux abus sexuels des clercs, qu'elle provoque un effet d'éviction, au préjudice de la remédiation à la "crise de foi" des clercs, cette crise étant pourtant flagrante, comme on le voit dans le cadre du processus synodal...

Par ailleurs, on ne peut que souscrire à ce que vous écrivez sur les conséquences à venir les plus probables de "l'alignement" de la CEF sur la partie la plus "programmatique" de la vision de la CIASE.

C'est comme un piège qui se referme sur ceux qui ont accepté qu'il leur soit tendu...

Bonne soirée.

Scrutator.
images/icones/neutre.gif  ( 957029 )un début de réponse par Paxtecum (2022-12-07 22:53:10) 
[en réponse à 957017]

Il y a quelques années Mgr Pican évêque de Bayeux Lisieux avait écrit à mon épouse, qui faisait le catéchisme d'une manière un peu trop classique pour notre curé, qu'elle avait théologiquement raison mais pastoralement tort...

Nous avons gardé la lettre.

La difficulté que je sens, c'est que le VOM a la structure et la sûreté de la Foi mais pas ou plus la manière de toucher les fidèles incertains ou ceux devenus païens, quant au NOM il n'a plus cette sûreté ni cette structure et ne donne pas plus envie que la Tradition de le rejoindre.

Les communautés traditionalistes sont fermées sur elles-mêmes (ce n'est pas forcément leur seule faute, puisqu'on les a mises à l'écart), les communautés paroissiales diocésaines sont agonisantes, vieillissantes, routinières. On y voit pas la joie du Christ ressuscité cela ne donne pas envie de les rejoindre. Attention il y a toujours des exceptions, notamment certaines paroisses de jeunes familles ou desservies par des prêtres encore enthousiastes et entraînants.
images/icones/1b.gif  ( 957071 )A ces évêques il faut répondre par Vatican II par Paterculus (2022-12-08 17:31:44) 
[en réponse à 957017]

Vous avez raison, cher Scrutator, les difficultés de l'Eglise catholique en France viennent principalement de l'épiscopat.
A l'indifférentisme de ces évêques, il faut répondre par l'enseignement du décret de Vatican II sur l'œcuménisme :

C’est, en effet, par la seule Église catholique du Christ, laquelle est le « moyen général de salut », que peut s’obtenir toute la plénitude des moyens de salut.
UNITATIS REDINTEGRATIO N° 3


Cependant cet indifférentisme est beaucoup plus ancien - c'est sans doute pourquoi il a été combattu à Vatican II.
En effet on en trouve une définition et une condamnation dans une lettre de Saint Maximilien Kolbe, qui a été choisie comme lecture le jour de sa fête dans Liturgia Horarum, ce qui prouve que l'Eglise continuait ce combat au moins à la date de la rédaction de cet office (sa canonisation eut lieu le 10 octobre 1982.

VdP

images/icones/fleche2.gif  ( 957167 )On doit aux évêques une erreur comparable à celle des protestants libéraux par Scrutator Sapientiæ (2022-12-10 20:09:27) 
[en réponse à 957071]

Bonsoir Paterculus,

D'une part, il ne serait pas surprenant que les évêques consensualistes fraternitaires ou, en d'autres termes, inclusivistes et oecuménistes, en raison et non en dépit du Concile Vatican II, ne lisent pas du tout UR comme vous le faites.

D'autre part, on ne doit pas avant tout aux évêques du premier après-Concile, montinien, puis à ceux du deuxième apres-Concile, wojtylien, un défaut d'adhésion à certains textes et un excès d'adhésion à d'autres textes du Concile.

En effet, on doit avant tout aux évêques du Concile eux-mêmes une erreur de stratégie globale, ou, si l'on préfère, une erreur d'analyse de la situation ad extra et de pilotage du dispositif ad intra, cette erreur n'étant certes pas totalement identique, mais étant globalement comparable à celle qui a été commise, dans la premiere moitié du XXEME siècle, par les protestants libéraux.

Les évêques d'aujourd'hui, non seulement partisans du consensualisme fraternitaire, mais aussi non opposés au périphérisme synodaliste (dont il n'a jamais été pontificalement question, de 1962 à 2012), sont les continuateurs ou les perpetuateurs de cette erreur, commune aux catholiques conciliaires et aux protestants libéraux.

En ont-ils pleinement conscience, et, au cas où ce serait bien le cas, quelles conclusions en tirent-ils, pour le présent et pour l'avenir ?

Bonne soirée.

Scrutator.
images/icones/bravo.gif  ( 956964 )C'est mieux qu'en France ! par Paterculus (2022-12-06 21:49:53) 
[en réponse à 956892]

De ce côté de Quiévrain, c'est de l'ordre d'un sur cent.
Votre dévoué Paterculus