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images/icones/sacrecoeur.gif  ( 956959 )07/12 St Ambroise, évêque, confesseur et docteur par ami de la Miséricorde (2022-12-06 21:43:39) 



Matthias Stomer, Portrait de Saint Ambroise, 1633-1639 Rennes musée Beaux-Arts

St Ambroise, évêque, confesseur et docteur

Biographie de Saint Ambroise de Milan

Hymne sur la Nativité de Notre-Seigneur-Jésus-Christ « Ô merveilleuse Conception qui a produit le Christ » de Saint Ambroise

« Le Christ a franchi la porte virginale, la porte pleine de grâce ; le Roi a passé, et cette porte demeure fermée à jamais, comme elle le fut toujours. Le Fils du Dieu suprême est sorti du sanctuaire de la Vierge ; Il est l’Époux, le Rédempteur, le Fondateur, le Géant de son Église.

Gloire et joie de sa Mère, Espoir immense des croyants, en épuisant le noir breuvage de la mort, Il guérira nos crimes. Il est cette Pierre détachée de la montagne qui couvre de Grâce le monde entier ; cette Pierre que la main de l’homme n’a pas taillée, qu’avaient annoncée les anciens Prophètes. Le Verbe fait chair à la parole de l’Ange, naissant vierge, s’est élancé de la retraite sacrée d’un Sein virginal.

Les Cieux ont versé leur Rosée, les nuées ont répandu le Juste ; la terre altérée, enfantant son Salut, a reçu Celui qui est son Seigneur. Ô merveilleuse Conception ! Elle a produit le Christ ; et la Vierge dans l’enfantement, est demeurée Vierge après l’enfantement.

Que toute âme tressaille de joie ; le Rédempteur des nations, le Seigneur du monde, est venu racheter ceux qu’Il a formés. Le Créateur de la race humaine, Celui que l’univers ne saurait contenir, Mère sainte, Il s’est renfermé dans Vos entrailles.

Celui que le Dieu Père a engendré Dieu avant tous les temps, la virginité d’une Mère féconde L’a mis au jour dans le temps. Il ôtera tous les péchés, Il apportera les Trésors de la Grâce ; par Lui la Lumière recevra son accroissement, l’empire des ténèbres sera ruiné. »

Prière pour réfuter péremptoirement ceux qui attaquent la perpétuelle Virginité de Marie « Vous étiez Vierge, ô Marie, non seulement de corps, mais d'esprit » de Saint Ambroise

« Ô Marie, nous voulons jeter sans cesse les yeux sur Votre vie pour y contempler un portrait naturel de la Virginité et pour y voir briller, comme dans un miroir, les rayons de la Pureté et la beauté de la Vertu.

C'est sur ce Modèle où sont imprimés les traits de la plus haute perfection, c'est sur ce Modèle que les vierges devront former leur vie et apprendre ce qu'elles doivent corriger dans leurs mœurs et imiter dans leur vie... Vous étiez Vierge, ô Marie, non seulement de corps, mais d'esprit. Votre candeur Vous rendait incapable du moindre déguisement et de la plus légère tromperie.

Vous étiez humble de cœur, grave en Vos paroles, sage en Vos desseins. Vous ne parliez que rarement, mais Vous lisiez assidûment les Livres Saints. Vous ne mettiez point Votre confiance en des richesses incertaines, mais dans les prières des pauvres. Vous étiez toujours courbée sur le travail et n'aviez que des entretiens très modestes ; Vous ne vouliez avoir d'autre témoin de votre Cœur que Dieu seul.

Bien loin de blesser jamais, Vous faisiez du bien à tout le monde ; Vous rendiez toute sorte d'honneur à Vos supérieurs et ne portiez pas envie à Vos égaux. Vous fuyiez la vaine gloire, consultiez en tout la raison, et aimiez ardemment le bien. Vos regards étaient pleins de douceur, Vos mœurs d'humilité et Vos actions de modestie. T

out dans Votre extérieur était tellement réglé qu'on voyait sur Vos traits une image de Votre âme et que toute Votre conduite était un Modèle accompli de toutes les vertus. Telle était l'étendue de Votre charité que Vous ne saviez ce que c'était que d'y mettre des bornes. Faut-il parler de la frugalité de Votre nourriture : Vous Vous refusiez les choses les plus nécessaires et prolongiez Vos jeûnes durant plusieurs jours.

Vous n'aviez recours au sommeil que par une nécessité absolue. Pendant que Votre corps était assoupi, Votre esprit veillait. Oui, les moments du sommeil même étaient pour Vous des moments de religion et de piété. Vous ne Vous croyiez jamais moins seule que quand Vous étiez seule. Et comment en effet auriez-Vous été seule, ayant à Vos côtés les Livres Saints, les Archanges et les Prophètes.

Je ne suis pas surpris enfin que l'évangéliste Saint Jean nous ait révélé les plus hauts et les plus sublimes Mystères de la Religion, ayant ou auprès de lui Celle qui en était le Canal et le Sanctuaire. Ave Maria ! »

Ainsi soit-il.

Source : site-catholique.fr

Autres prières de Saint Ambroise

Oeuvres de Saint Ambroise

Lettres de Saint Ambroise de Milan

On fait mémoire du Mercredi de la 2ème Semaine de l’Avent

Avant 1955 : Vigile de l’Immaculée Conception
images/icones/marie.gif  ( 956962 )Méditation avec Les saintes voies de la Croix de M. Henri-Marie Boudon par ami de la Miséricorde (2022-12-06 21:47:33) 
[en réponse à 956959]



LIVRE DEUXIÈME

CHAPITRE III

Suite du même discours


Surtout, il faut bien prendre garde que la patience ne consiste pas à ne souffrir aucune agitation, à n'avoir pas de répugnance, à ne pas sentir de l'ennui, du chagrin involontaire, à ne pas avoir de l'opposition pour le bien, mais bien à vouloir souffrir dans son fond tout ce que Dieu veut, et en la manière qu'il le veut, malgré tout ce que l'on peut ressentir au contraire.

Bien des gens donc se trompent, qui vous disent qu'ils ne veulent pas souffrir, parce qu'ils ont de grandes aversions et des répugnances sensibles aux souffrances ; puisque, si vous les examinez bien dans leur fond, ils ne voudraient pas autre chose que ce que Dieu veut.

L'exemple de Notre-Seigneur est bien consolant dans ce sujet. Il témoigne de la tristesse et de l'ennui ; l'on peut donc bien se plaindre. Il prie deux ou trois fois son Père, que ce calice s'éloigne de lui : marque que la sensibilité de la partie inférieure n'empêche pas l'entière conformité aux ordres de Dieu.

Il y a de grandes âmes que les douleurs sensibles faisaient crier à haute voix, et dont toutefois la volonté ne laissait pas d'être totalement perdue en celle de Dieu ; et notre Maître n'a-t-il pas crié hautement sur la croix dans son grand délaissement de son Père ?

Remarquez que souvent les efforts que l'on fait pour se délivrer de la croix que lon porte, sont très inutiles. Il y a des personnes peinées, dit Taulère, qui, lorsqu'elles apportent plus de diligence et font plus d'efforts, deviennent plus sèches au dedans, et dures comme des pierres, si bien qu'à grande peine souffrent-elles quelquefois patiemment, et sont de plus en plus tourmentées et abattues de courage, outre qu'il s'y rencontre une secrète présomption qui fait agir, comme si l'on pouvait venir à bout des tentations par ses efforts ; et c'est le moyen de les augmenter, car l'orgueil croît ; et elles sont données pour l'ôter.

L'abandon total et sans réserve est donc nécessaire pour une entière indifférence à toutes sortes de souffrances, et pour leur qualité, et pour leur quantité, et pour leur durée.

Quelquefois Dieu ne fait qu'attendre cet abandon parfait, pour soulager la personne qui souffre, comme il se lit du vénérable frère Alphonse Rodriguez, de la compagnie de Jésus. La propre volonté est la grande cause de nos peines : si elle était anéantie, souvent elles cesseraient ; mais il ne faut pas s'étonner si, la cause durant toujours, les effets en arrivent.

Vos peines vous sont données pour vous purifier, et pour vous détacher : au moins c'est l'une des principales causes. Vous demeurez toujours attaché à vouloir ou ceci ou cela dans vos croix ; comment voulez-vous donc qu'elles cessent ?

Ne voyez-vous pas que vos propres désirs sont toujours de nouvelles matières de souffrances ? Ah ! que Dieu sait bien mieux ce qu'il nous faut que nous-mêmes ! Pesez bien ces vérités. Il voit ce qui nous arrive, il nous aime plus que nous ne nous aimons ; il peut l'empêcher, et ne l'empêche pas. Il faut donc nécessairement, et sans aucun doute, que la chose nous soit plus avantageuse.

Source : livres-mystiques.com

Que Jésus Miséricordieux vous bénisse
ami de la Miséricorde