Le Forum Catholique

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images/icones/1f.gif  ( 956793 )JM Guénois (Le Figaro) fait le travail que La Croix ne fera jamais par JVJ (2022-12-04 17:24:38) 

Le début de sa lettre, assez longue, avant que vous n'achetiez demain Le Figaro.

Le Figaro

J'aimerais qu'on me confirme qu'en conscience, le cardinal Ricard tient à rester cardinal et membre de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi qui, accessoirement, juge les dossiers épiscopaux...

L'Eglise ne cache pas d'aujourd'hui ses affaires. J'ai acheté cette semaine et lu le petit livre sur le curé d'Uruffe rédigé à partir des dépositions, des archives des prisons et des archives de l'Eglise de France ! Auteur fort honnête.

Mgr Lallier faisait pression sur l'Est républicain pour en dire le moins possible (fin des années 50) pendant que le secrétaire général de la conférence des cardinaux et archevêques et Feltin en faisaient autant pour que Le Figaro et Match n'envoient pas leurs reporters. Desnoyers a re-sévi à Kergonan avec une femme et Dom Blazy a demandé qu'on ferme les yeux. Il est aussi bien démontré que l'Eglise savait que le curé se servait des veuves et des jeunes filles de ses paroisses, bien avant d'ouvrir le ventre de sa maîtresse à trois jours d'accoucher (il n'a pas baptisé l'enfant contrairement à la légende, mais l'a bien défiguré, sans lui crever les yeux comme on a pu l'écrire).

Comme M. Guénois pour qui va toute mon estime lit le FC, je lui conseille de se décharger de wikipedia et d'être plus précis. Comme a dit Mgr de Reims, les cas sont différents.

Par exemple, à la notice de Mgr F*, il faudrait préciser quand cet évêque a quitté Orl* et vérifier si les deux curés réduits à l'état laïc n'ont pas été maintenus en poste en connaissance de cause par le nouvel évêque et, pourquoi pas ?, les vicaires généraux (dont deux sont aujourd'hui évêques). Comment un simple laïc pose des questions que même l'avocat de la défense n'a pas voulu avancer, pour protéger aussi l'Eglise locale, qui s'est bien essuyée les pieds sur l'ancien évêque. J'ai hâte d'assister à la messe qui se dira à la mort de Mgr F* dans son ancienne cathédrale. On pourra compter ceux qui lui conservent toute son estime et les faux frères qui prendront des mines de circonstance. Et au procès, l'archevêque de T* (celui qui n'a pas voulu entendre l'un de ses prêtres au sujet de Santier) a aussi chargé Mgr F*. Il suffit de lire le journal local. Et puis l'évêché d'O* touche stricto sensu le séminaire intercontinental qui a eu droit aussi à sa chronique côté enseignant.

Je n'ose pas demander à des évêques où se trouvent les fameux "dossiers" individuels de prêtres et si seul l'évêque en a connaissance. Je sais pour que les prêtres morts, c'est diversement désherbé et émondé dans les archives diocésaines... Ce qui est aussi dégoûtant pour les prêtres innocents, est que les moindres lettres de plaintes contre un curé (tradi, classique ou progressiste) peuvent aussi s'y trouver. Dix paroissiens peuvent se plaindre, cela ne ferait pas dudit curé un abruti ou un mauvais curé.

La défense du cardinal Ricard m'a fait penser à celle de DSK : "cela ne me ressemble pas".
Ben tiens.
L'évêque de Nice savait en octobre et l'a laissé présider sous un dais la Ste-Réparate.

M. Guénois est au courant des évêques émérites pour raison de santé, membres de la CEF qui monnaient leur conférence ?
Que lui-même ne nous refasse pas le coup de l'Isabelle : je savais tout depuis trente ans, et je l'écris pour vous le dire...

Et la honte de l'ancien nonce à la main baladeuse à son corps défendant. La Croix disant, après son départ, que cela se savait !

Plus aucun catholique ne lit Le Figaro et ceux qui lisent La Croix ne sont plus catholiques...
Cela devrait rassurer ceux qui s'arrangent avec leur conscience tout en acceptant la mitre avec bonheur... et humilité !

Au club des hommes : comment la société peut-elle entendre des évêques sur l'IVG après un tel mois d'octobre ? Les répliques pour faire taire ceux qui sont déjà largement muets (Rennes !) seraient faciles à trouver.
- Dis-donc Loulou, tu nous donnes des leçons de maintien alors que tu as envoyé chez des soeurs un évêque qui faisait se déshabiller des hommes devant ton hostie ?! Ca va bien la cohérence ?!

Au club des hommes, j'ai vu quelques prêtres remarquables dire, d'un geste, qu'ils en avaient par-dessus la tête de ce sujet.
Comme laïc et parent, ce n'est pas du tout mon avis, tout opposé à la ciase et à la délation que je suis. Les mêmes oseraient-ils encore nous faire la leçon en morale du couple ? Comme savent faire si bien certains célibataires laïcs, jeunes ou bien vieux, alors que je ne les embête nullement sur leur vie...
images/icones/hein.gif  ( 956794 )Curé d'Uruffe par Candidus (2022-12-04 17:56:25) 
[en réponse à 956793]

Le livre auquel vous faites allusion est-il Le double crime du curé d'Uruffe de Daniel Jacques ou Le double crime de l'abbé Desnoyers, curé d'Uruffe de Jean-Pierre Bigeault ?

Je suis surpris d'apprendre que la scène du baptême est apocryphe. Encore une fois, je constate avec quelle facilité les légendes urbaines apparaissent et se répandent.

Sait-on si l'ex-abbé Desnoyers a au moins fait une bonne mort à Kergonan ?
images/icones/fleche2.gif  ( 956797 )Le livre très sérieux est de Bertrand Le Gendre par JVJ (2022-12-04 18:54:58) 
[en réponse à 956794]

Ancien rédacteur en chef au Monde, biographe de Flaubert, Bourguiba, plusieurs livres sur De Gaulle et sur l'Algérie.

Petit livre de 2021 qui se lit en une heure.

Cet homme est passé mardi sur RTL à l'Heure du crime (ré-entendable en allant sur le site).

Il y a évidemment des choses qui ne s'y trouvent pas, comme la bonne mort dont vous parlez, que j'espère et que j'imagine.
Le passage sur la levée du célibat par Paul VI qu'il fallut demander est aussi trop furtif.
Il se trouve une référence à Trente (sur les enfants de prêtres !) qui ne trouve pas son correct pendant en note. J'ai même dû chercher en vain le passage dans une traduction de Trente...

Un seul curé suspectait déjà ce prêtre de coucher avec des jeunes femmes (et même sans aller jusque dans un lit), mais le doyen puis le vicaire général archidiacre n'ont pas fait leur travail.
Il est troublant de voir les dépositions de plusieurs curés, qui tous avaient entre 40 et 55 ans...

L'auteur, en journaliste honnête, fait le tri entre ceux qui inventèrent et brodèrent comme Pottecher (empêché par son patron d'y aller pour ne pas salir l'Eglise !). Claude Lanzmann assista au procès qui dura 10 heures (seulement !). Colossimo et Jouhandeau ont aussi relayé des faits que l'instruction n'a jamais établi.
L'auteur a eu accès aux photos (un archiviste d'archives départementales a cela aussi sur ses rayons...).

On regrette aussi que le Nachleben de ce crime ne soit pas davantage traité car le bref passage du Bloc-notes de Mauriac n'est pas compréhensible.
Le mauvais bouquin de Raspail est cité en biblio, sans dire sous quel angle ce roman traita l'ancien prêtre.

L'aumônier général des prisons Jean Rhodain lui donne du Monsieur l'abbé alors qu'il n'est plus prêtre...
Outre Kergonan, En Calcat et Sept-Fons étaient partants pour l'accueillir. On ne sait comment le démarchage se faisait...

Un mot du condamné à un journaliste du Nouveau détective, s'il est vrai (si !), rapporte à Plouharnel (que je connais bien !) : "si le concile avait eu lieu avant 1956, rien ne serait arrivé".
Fichtre !
Il lui aurait aussi dit quelque chose qui est typique des catholiques d'alors (pourquoi pas, mais cela peut aussi aller très loin...) : "les autorités ecclésiastiques m'ont imposé le devoir de conscience de ne plus chercher à comprendre".
Ceux qui sont hors d'une forma mentis d'une certaine Eglise ne peuvent évidemment entrer dans ce genre de raisonnement. Et je ne les comprendrais...

Je me suis permis cette incise qui faisait allusion à une émission que j'avais dit avoir entendue ce mardi et à ma lecture d'hier (une heure !), pour bien expliquer à ceux qui seraient tentés de faire des raccourcis : ce n'est pas le concile qui a créé des curés prédateurs et criminels.
Le procureur demandait la guillottine, et la composition des jurés explique(rait) les circonstances atténuantes (des hommes probablement tous catholiques pratiquants).
L'auteur fait de Nancy une seconde Vendée.
Sauf le respect que je dois à mes amis nancéens et à des lieux que je connais bien, je ne vois pas trop ce qui l'autorise à dire cela.

Je ne sais si le cardinal Tisserant s'est prononcé sur ce curé, peut-être dans sa correspondance privée à la quelle accéda E. Fouilloux pour rédiger son exceptionnelle biographie.

J'ai plaint le curé qui a succédé sur le champ au criminel.
L'évêque de Nancy et Toul a demandé le jour de l'ouverture du procès de jeûner, de faire pénitence et de faire adoration (impensable de nos jours), avec interdiction de prêcher.
Le nouveau curé d'Uruffe a tout de même dit trois mots.
On admire la famille qui est resté catholique.
L'enfant et la mère reposent dans le même cercueil.
Le curé, devant les gendarmes, avait recouvert le corps de la femme d'une vieille soutane qui était dans son coffre.
Il avait une gouvernante de plus de 70 ans.

Il est aussi question d'un précédent enfant dans sa même paroisse. Le curé est allé jusqu'à le faire passer pour l'enfant d'un tiers. La mère dut l'abandonner dans la Drôme (de mémoire, je ne lève pas pour vérifier). Cela a alerté le curé de ce lieu qui est entré en contact avec l'évêché de Nancy (est-ce à dire qu'on savait la pratique courante ?!... tiens tiens). Obligation fut pour la jeune maman d'abandonner l'enfant qui dut prendre une autre identité.

Réduction à l'état laïque le 6 mai 1958 (le double crime eut lieu le 3 décembre 1956 : époque où l'Eglise, pourtant plus occupée avec des curés partout, savait prendre les choses en main, quand je compare aux procès dont parle Y. Chiron engagé depuis 2006 pour le fondateur des chanoines de Lagrasse... diffamation !).
Or Desnoyers voulut dire la messe parfois en prison...
Et au moment où il en est sorti, il était sur le point de faire sa vie avec une veuve avec ses quatre enfants dont deux jeunes adolescentes...

En 1978, quand Paul VI lui lève son célibat (truc à creuser), une note confidentielle de l'évêché (adressée à qui ? aux doyens ?) et conservée au CNAEF (qui a bien voulu ouvrir ses portes), dit bien qu'il ne faut pas le faire savoir pour ne pas mettre une pièce dans la machine...

Le journaliste cite partie de l'acte de décès de Desnoyers à l'abbaye en 2010. Etrange, car en principe, le maire doit observer un délai de cent ans pour en donner la consultation (même si le secrétaire de mairie et tout conseiller peuvent aller le lire...).

L'évêque Pirolley voulait aussi absolument que le procès se fasse à huis clos. Finalement, ce ne fut le cas que pendant deux heures pour la déposition des mineurs. Sur dix heures bien rapides...
Il craignait des paroles inconsidérées de ce cinglé (ceux qui m'en voudraient d'appeler cet homme comme tel 1 n'avaient qu'à ne pas me lire si loin en bon voyeur qu'ils sont 2 feraient bien de prendre conscience que Guy Desnoyers n'est pas mort prêtre et qu'il a commis quelque chose qu'on croise une fois tous les siècles dans les annales du clergé).

Le successeur du criminel à Uruffe soupçonnait aussi son confrère d'avoir été incestueux avec sa soeur, faible d'esprit, pour deux enfants.

Régine avait 19 ans et son enfant a eu aussi un prénom (que j'ai oublié).

J'entends d'ici des personnes inverser la responsabilité (et il se peut que j'entende cela encore chez de vieilles personnes que je connais bien, ce qui me met dans un état de colère dont elles se souviennent) : ces filles ont provoqué ce curé de 37 ans, elles n'avaient qu'à s'habiller autrement, etc.
Quand on est vieille (ou repoussante) près du feu, on se remet mal d'avoir perdu toutes ses pétales ou de n'en avoir jamais eu...
Si un enfant est agressé par un adulte, c'est de la faute à l'enfant ?

C'est le même niveau de saloperie dont Iraniens et islamistes servent pour cacher jusqu'aux cheveux des femmes.
Si une femme se fait violer, c'est de sa faute.

Il fut un temps, avant le concile, où une fille dénoncée par une autre d'avoir embrassé un garçon sur la bouche, se voyait trainer dans la rue par les cheveux pour attirer le public, et était frotté par des orties (il s'en trouve souvent en campagne en été...) sur le ventre et les cuisses. La fille avait déshonoré la famille (tandis que ses frères, eux, pouvaient lutiner...).
Cela se faisait dans de bonnes familles pratiquantes et ce n'est pas une invention du XXe s. Au XVe s., les filles d'évêques devenaient abbesses, et les fils d'évêques étaient légitimés par le roi ou le pape, avant de recevoir indults qui leur permettrait de diriger abbayes et diocèses (au pluriel).

Des hôpitaux ruraux accueillaient aussi des filles soudainement malades pendant cinq ou six mois, avant d'abandonner l'enfant. Cela concernait les meilleures familles. Les sage-femmes ont toujours été d'une parfaite discrétion. Si l'enfant mourrait à la naissance, ce n'était pas plus mal. Un beau mariage en blanc se ferait quelques années plus tard à l'église (Simenon en parle de temps à autre).

Dois-je reparler des orphelinats irlandais tenus par des religieuses d'avant le concile ? Les archéologies et les anthropologues ont compté et daté l'âge des petits squelettes lancés dans des latrines destinées à cet usage.

Ma voisine octogénaire la semaine dernière m'a encore parlé des fameuses Soeurs du Bon Pasteur de Besançon dont elle se souvient encore avec dégoût (crime d'avoir été enceinte à 16 ans). Repasser le linge sept à huit heures par jour sans être payée, mendier avec les soeurs les légumes et les fruits à la fin du marché pour pouvoir manger, ne plus revoir ses parents. Les filles avaient droit à des sermons tous les soirs, par une Soeur, où des promesses de damnation ne faisaient plus aucun effet. Elle a fugué plusieurs fois. Je dois être la seule personne qui parle à cette dame en déambulateur et qui je n'ai jamais caché ma foi. Elle est devenue protestante en grandissant.
Et après, il faudrait qu'on nous parle du Doux Enfant-Jésus de Prague !?

Entre ce curé d'Uruffe et un autre curé cinglé qui se prenait pour Clément XV (curé au diocèse de Nancy avant le concile...), le diocèse de Nancy a eu quelques occasions de vérifier l'institution divine de l'Eglise !...

A moins que mon lecteur ne soit mythomane ou irrationnel, je n'ai pas écrit que tous les clercs du diocèse de Nancy avant le concile étaient des criminels et des cinglés (à toute fin utile pour les apologètes chut-chut).

Pour compenser, je recommande les deux livres du chanoine Jean Popot ! Aumônier de la prison de Fresnes à la Libération, qui finira curé de La Madeleine. J'ai trouvé cela il y a longtemps grâce à amazon.
Mémoires poignants et curé qui n'a pas aimé les applications brutales de Vatican II.

En regardant les 8e de finale, je me demandais si le Saint-Siège avait envoyé un représentant épiscopal au Qatar... Histoire de meubler le temps de ceux qui n'ont rien à faire, comme ce sera le cas pour ces misérables J.O. qui vont nous coûter cher, défigurer Paris, occuper les forces de l'ordre pendant des mois sans garantir les crimes, les vols et les attentats d'une certaine religion.

images/icones/1y2.gif  ( 956801 )rédacteur en chef au Monde ? par jejomau (2022-12-04 19:32:20) 
[en réponse à 956797]

Forcément un gauchiste sectaire radical-soc bon teint

lapidaire mais ... évident
images/icones/2a.gif  ( 956804 )Et alors ? par Rex Vaincra (2022-12-04 19:59:34) 
[en réponse à 956801]

Les faits.
Mon voisin est sans religion, adorateur du jus de chaussette ou des frères trois points, donc sa parole est nulle ?
Heureusement non.
RV.
images/icones/iphone.jpg  ( 956817 )Et le mien par Vincent F (2022-12-04 22:27:48) 
[en réponse à 956804]

est menteur (synonyme de rédacteur en chef au Monde), sa parole a de la valeur?
images/icones/1i.gif  ( 956827 )Indiquez-moi les 10 auteurs que vous avez lu récemment par JVJ (2022-12-05 10:11:52) 
[en réponse à 956801]

pour que je leur trouve aussi des handicaps dirrimants aussi ridicules que les vôtres.

Si vous aviez lu Chiron, vous auriez croisé plus d'une fois Beuve-Méry.

La Croix, pô bien.

La Nef, rallié (et même rallié à François, c'est vrai).

Le Figaro, Dassault a un mauvais sang.

L'Homme Nouveau, rallié et séduit la FSSPX à la marge par son club.

Valeurs Actuelles, le vicaire ne nous a encore pas dit que Laurent Dandrieu et Charlotte d'Ornellas étaient vendus au grand capital apatride... (or si un hebdomadaire avec pignon sur rue relaie et respecte les tradis, c'est bien lui !).

Si un ancien journaliste du Monde écrit, archives à l'appui soigneusement comprises et présentées, qu'Elizabeth II est bien morte, vous allez crier au complot ?

Bref, il ne reste que Raviole, avec un directeur - emmailloté - au nom qui plaît au légitimistes purs et durs, qui est indépendant de tout pape et qui un jour ne voudra plus lire l'Ancien Testament et ses psaumes car le roi David n'était pas de la bonne religion... J'ai le libéralisme d'acheter parfois cette chose, mais quand icelle se défend d'être antisémite, je crois que nous n'avons pas les mêmes catégories politiques en tête : le courage et l'honnêteté ne sont pas leurs premières qualités.
Je n'ose imaginer des gamins d'une école hors contrat faire des dictées avec l'abbé qui lit ce truc le lundi matin... Et pourtant, cela doit exister.

Jejomau écrivant sur le curé d'Uruffe :

- sources : Trente, mais pas wikipedia trop offensif

- objet : apologétique totale, défendre ce curé pour défendre le Sacerdoce victime depuis 1789 des attaques maçonnes ou de la justice républicaine, taper sur l'évêque qui a réduit à l'état laïc cette victime du stupre féminin et du Malin

- blâmer le prêtre (dont la déposition n'est pas légitime) uniquement parce qu'il n'a pas choisi une abbaye ou le couvent célébrant dans le bon rite (Touvier, lui, avait meilleur goût)

- prouver que les deux assassinats n'ont jamais eu lieu (en insistant sur le fait qu'il n'y a aucune preuve que le curé était le père et que c'était de la pure médisance)

- être content de soi, soutenir l'insoutenable, regarder la paille chez ceux qui ont écrit autre chose, Talleyrand a certes couché avec des femmes et même sa nièce, mais jamais au grand jamais nous n'avons une source qui atteste que cela ne s'est fait qu'en tout bien tout honneur (il est resté évêque jusqu'à son dernier souffle et son ordination n'a pas été commandée par sa famille et son handicap, Louis XVIII ne doit son trône qu'au Saint-Esprit, mais pas au génie de Talleyrand et du régicide défroqué Fouché...)

P.S. si vous avez lu moins de dix livres ces derniers mois, vous pouvez inventer. Indiquez moi des noms de laïcs. Attention, un défunt respecté chez les tradis peut en cacher un autre... Il arrive que sous le texte se cache un hypotexte.

images/icones/1a.gif  ( 956837 )[réponse] par jejomau (2022-12-05 11:51:59) 
[en réponse à 956827]

non.. rien
images/icones/1e.gif  ( 956840 )Vous copierez cent fois! par abbé F.H. (2022-12-05 12:42:53) 
[en réponse à 956797]

"les habitants de Nancy s'appellent les NancéIens", na!


Sauf le respect que je dois à mes amis nancéens



Franchement...
images/icones/1q.gif  ( 956850 )L'idée même que Nancy ait un évêque m'est largement par JVJ (2022-12-05 14:45:04) 
[en réponse à 956840]

incompréhensible... comme de savoir que Dijon a un archevêque, qui plus est métropolitain... de l'archevêque de Sens ! Il n'y a que les évêques français en 2000 pour imaginer une telle barbarie, évidemment ad experimentum. Ultime queue de comète de la méthode conciliaire... On crée un truc sans précédent, c'est du provisoire, on tâte, mais sachez que le cliquet est enclenché et empêchera de reculer.

St-Dié, Nancy, Dijon, St-Claude, Lille, Versailles... autant de sièges que je ne croise jamais dans mes sources...
Toutes ces créations sont d'une contemporanéi(!)té affligeante...

Le nombre de livres d'histoire qui racontent que les Etats Généraux ont commencé avec une messe en la cathédrale St-Louis de Versailles !

Cela dit, "Nancéien" m'était étranger sous ma frappe.
Le i fait toute la différence entre le slam et l'islam, avec le grand corps malade en commun.

Avec un "i" grec en plus, Noé eut été noyé.

J'espère que vous connaissiez l'inscription épiscopale nancéienne dans la cellule unique de la prison mamertine ! Elle est la seule inscription posée sur les murs.

On attend la démission d'un primat sursitaire ! Si cela peut permettre la promotion d'un évêque ligérien, j'en serai ravi pour votre Eglise. Hi hi.



images/icones/1i.gif  ( 956870 )Vous eussiez été malheureux entre 1801 et 1822 par Alexandre (2022-12-05 22:30:31) 
[en réponse à 956850]

Pendant cette période, le titre d'évêque de Langres était porté par celui de Dijon, comme aujourd'hui celui de Lisieux par l'évêque de Bayeux !

Quant à l'archevêque de Paris, entre 1801 et 1822, il portait aussi les titres de Reims et Sens...
images/icones/fleche3.gif  ( 956873 )Publicité des actes d'état civil par Alexandre (2022-12-05 22:35:59) 
[en réponse à 956797]


Le journaliste cite partie de l'acte de décès de Desnoyers à l'abbaye en 2010. Etrange, car en principe, le maire doit observer un délai de cent ans pour en donner la consultation (même si le secrétaire de mairie et tout conseiller peuvent aller le lire...).



Vous êtes mal informé, JVJ : tous les actes de décès sont accessibles à n'importe quel requérant depuis bien longtemps, peut-être même depuis le Code Napoléon.

Quant aux actes de naissances et de mariages, depuis la loi archives de 2008, ils sont accessibles au tout-venant 75 ans après la clôture du registre et non plus 100 (délai ramené à 25 ans après le décès des intéressés, le cas échéant). Rudement pratique pour les généalogistes, soit dit en passant.
images/icones/neutre.gif  ( 956980 )Précisions par Sic transit (2022-12-07 10:20:56) 
[en réponse à 956873]


Quant aux actes de naissances et de mariages, depuis la loi archives de 2008, ils sont accessibles au tout-venant 75 ans après la clôture du registre et non plus 100 (délai ramené à 25 ans après le décès des intéressés, le cas échéant).



Ça c'est pour l'accès à la totalité du registre.
Mais pour un acte individuel, c'est 75 ans ; avec l'allongement de la vie, j'ai tout de suite pensé que c'était extrêmement déplaisant pour un octogénaire de savoir que le détail de sa naissance, de ses mariages, divorces, était accessible au tout venant connaissant la date et le lieu de naissance...
images/icones/1b.gif  ( 956981 )Précision supplémentaire par Alexandre (2022-12-07 10:51:35) 
[en réponse à 956980]

Merci de votre précision, je n'avais pas fait attention.

Par ailleurs, il y a longtemps que l'on peut savoir les mariages, divorces et autres mentions marginales possibles d'un acte de naissance ou de mariage, pour peu que l'on connaisse les date et lieu de l'événement et que le ou les intéressés aient 20, 50 ou 70 ans. En effet, tout cela doit figurer sur les actes sans filiation, accessibles à tout requérant. Et cette disposition est bien antérieure à 2008.
images/icones/neutre.gif  ( 956842 )Au sujet de la fin de vie de ce curé par Zara (2022-12-05 12:57:25) 
[en réponse à 956794]

Lire le livre de Jean RASPAIL : LA MISERICORDE

Un roman sur ce sujet que j'ai trouvé très beau et qui laisse les options de fin de vie ouvertes

images/icones/tao.gif  ( 956852 )Je n'ai pas du tout aimé le livre de Raspail par JVJ (2022-12-05 15:18:41) 
[en réponse à 956842]

ce qui prouve mon indépendance, car j'ai beaucoup lu cet homme et admiré son courage physique, sa façon de voir les choses.

Si le covid ne m'avait empêché d'aller à St-Roch, j'y serais allé, évidemment, avec Marion Maréchal, Villiers, Couteaux, Tesson et quelques rares personnes indépendantes.

Ce livre est un roman et ne dit rien de la fin qui puisse être certain. Il s'en éloigne même absolument. Ce n'est pas dans ce support qu'on ira trouver quelque chose d'avéré. Roman (qui n'est pas vendu à Kergonan dont la librairie pourtant est assez orientée) !

Il y a trop de choses sans aucune crédibilité.
Il parle de "messe à blanc", au lieu ce me semble de "messe blanche" p. 151.
p. 128 : "le curé de Bief demeurait prêtre, en dépit de la suspense a divinis, même aggravée par l'interdit" (Raspail se flatte d'avoir été aidé par l'abbé Chanut, qui l'a ramené aussi à une certaine pratique, bien. mais écrire ce passage, c'est vraiment se décentrer très largement de Desnoyers, qui a été réduit à l'état laïc moins de deux ans après ses deux crimes. Sciemment ou pas, Raspail parle donc d'autre chose et brode. Même si lui-même insiste sur la nature du roman, il aurait pu affirmer plus fermement que cela n'a aucun rapport avec la Lorraine...
le prêtre (sic) en prison bénit le corps d'un détenu qui est mort et l'a absous. "Il en avait le pouvoir" (p. 86). Fichtre ! Je connais un peu ce genre d'outrance...

On trouve aussi ceci (je suis un grand lecteur de romans et puis tout lire) sous la plume du narrateur en 1960
p. 17 "Contrairement aux moines, peu de prêtres ont du goût. En auraient-ils, que ce goût serait déplacé. C'est pourquoi, dans leur intimité domestique, sécrètent-ils la laideur matérielle, malgré la noblesse des murs qui, souvent, les abritent..."
Fin de citation.
Bof.

Raspail commence fort en parlant à la première page de l'ancienne abbatiale St-Saturnin des XIe-XIIe s., dans le style roman cistercien. On peut espérer qu'il n'utilisait pas wikipedia, mais des guides verts...
Le premier qui me trouve une abbatiale cistercienne en dur antérieure aux années 1130/40 m'appelle d'urgence pour qu'on rédige un article dans le Bulletin Monumental et dans la revue Cîteaux. Commentarii cistercienses, dont je connais les directeurs. Mais je demande à être co-auteur de la découverte qui se situerait donc quelques mois après la fondation du Nouveau Monastère par l'abbé en fuite Robert de Molesme (diocèse de Langres) en 1098.

Il a été écrit avec de grandes facilités (malgré ses dénégations pour dire qu'il le portait depuis longtemps) et les mêmes approximations lexicales qu'il savait introduire.

La fin du livre est une confession qu'un prêtre contemporain fait à un laïc : c'est im-pen-sa-ble en raison du contenu ! Si un prêtre fort sérieux se mettait à déballer de telles choses à un laïc, il faut d'urgence le faire taire.

Il me manque sans doute deux ou trois livres de Raspail, je pense être compétent pour juger une oeuvre. La Miséricorde se rapproche un peu de Sire, mais la corde est usée.

Avez-vous acheté le recueil des hommages amicaux qu'il reçut à sa mort ? Vous pouvez l'acheter à Paris à l'excellente Librairie nouvelle.
Il se trouve aussi ses articles de presse (merci Le Figaro) introuvables, dans lesquels il essayait d'intéresser à Louis XVI, par exemple. Cette lecture ne fait pas mal à la tête. Il serait bien que ce grand éditeur soit payé de retour pour cette publication courageuse...
Raspail a aussi été accueilli régulièrement par Valeurs Actuelles, ce qui ne m'a pas surpris.

En lisant ce recueil, j'ai lu après le livre qui l'a le plus marqué : Le village oublié, de Theodor Kröger.

Il loua aussi très tôt les chanoines de Lagrasse et leur liturgie.
Royalistes honnêtes et ouverts, à lire absolument ! Et il est venu à la Tradition par Dom Gérard.
Les légitimistes ont essayé de se l'approprier à sa mort, peine perdue.

Magnifique livre pour le coup, qui aurait pu aussi s'appeler "Au soir de notre civilisation".

Raspail n'était pas un royaliste et un catholique de salon. Il a mouillé la chemise en marchant et en naviguant très jeune, comme Kessel. Et "Le camp des saints" est un livre à offrir.

images/icones/neutre.gif  ( 956853 )Merci pour ce commentaire par Zara (2022-12-05 15:31:13) 
[en réponse à 956852]

J'ai lu le livre comme un roman, sans recherche d'analyse.
C'était sans doute trop léger et vos explications rattrapent cela !

Appréciant beaucoup Jean Raspail, je n'ai pas eu l'esprit critique qu'il aurait fallu.

Le recueil des hommages amicaux est dans ma liste de livres à acheter depuis un moment : votre message va donc en accélérer l'achat !
images/icones/fleur.gif  ( 956858 )Une lectrice de Raspail a toute ma sympathie et le lecteur est libre par JVJ (2022-12-05 16:51:08) 
[en réponse à 956853]

d'apprécier une oeuvre ou même un livre !

Oui, c'est un roman. Mais Raspail a surjoué "j'ai cela en moi depuis des années, c'est délicat, je marche sur des oeufs, je risque de choquer".

Les pervers qui ont censuré tant de fois "Le camp des saints", pensent que Raspail avait voulu rédiger un essai ! L'Eglise bien traditionnelle a elle aussi censuré tant de romans, pensant que cela allait produire des cinglés et des immoraux. Cette goût de l'index n'a pas fait un catholique de plus ! Et les catholiques purs et durs n'avaient qu'à écrire des romans qui puissent intéresser un public... On attend ! Saint Pierre, d'accord. Et qui le lit ?
Bloy et Barbey n'avaient pas devant eux la fine fleur des esprits ecclésiastiques élevés de Paris et de Rome...

J'avais lu que vous indiquiez ce livre pour y trouver des pistes pour savoir réellement comment est mort Guy Desnoyers. La fin du livre est au-delà de la fantaisie. La mère de 19 ans et l'enfant à terme moins trois jours (quelle perversité diabolique que ce curé !) sont passés par pertes et profits.
La miséricorde est un peu facile...
Raspail aurait pu écrire la même chose avec Mohammed Mera qui tua une petite française juive à bout portant en la filmant... ou les mémoires d'un directeur de camp d'extermination (ce roman a déjà été rédigé d'ailleurs, de manière magistrale).

Les moines de Kergonan ont bien fait de ne pas en faire un saint de vitrail pro domo (je fréquente régulièrement cette abbaye sans avoir jamais entendu parler du curé d'Uruffe avant la publication de Raspail). Cela regarde Dieu et sa créature... Il est bon de nous en faire encore un saint. Sa fille, elle, est déjà un ange. Et l'autre qu'il a abandonné sciemment est probablement toujours en vie.

Les moines ont conçu récemment un nouveau cimetière, mais je ne sais même pas s'il se trouve un endroit pour leurs hôtes ou les oblats.
Je ne demanderai pas davantage de chose la prochaine fois.

Votre pseudo a un lien certainement avec :



J'ai lu "Les yeux d'Irène" plusieurs années avant de croiser les vrais. Comme quoi !

Les femmes de Raspail sont de vraies femmes, avec du tempérament, du chien et de la grâce (les autres peuvent lire Homélie Nostombes, Marguerite Duraille et Anneau Ernie avec leur photo devant les yeux, si cela leur plaît).
Elles ne marchent pas deux mètres derrière leurs maris, qu'ils fussent barbus ou hommes à chevalière aux armes usurpées... à cheval sur certains principes.

Avez-vous noté que les journalistes conservatrices, fort rares, sont en général plus proches des canons élémentaires féminins que leurs consoeurs de gauche ? Même Catherine Nay à 80 ans a toutes les qualités que des clochardes de LFI ou de Rance Inter (payées par mon impôt) n'auront jamais à 30 ans.
Entre d'Ornellas et Mouchard (alias Joffrin), c'est qui la plus belle ? Et Bastié face à Dray samedi soir ? Même question.

Les bégueules et les grenouilles de bénitier mettront en garde les âmes contre Raspail, car il sait parler des appels et des besoins des corps...

Evidemment, cela change des contes qu'on lit aux adolescents de 19 ans en certaines chaumières où Balzac, Gide, Barbey et Voltaire servent à allumer le feu :

"Diane-Ultrogothe et Marie-Chilpéric se rencontrèrent, tombèrent immédiatement amoureux, s'inscrivirent la semaine suivante à la préparation au mariage au cours de laquelle ils eurent 20/20 à toutes les questions, se fiancèrent devant l'abbé Chamel et eurent un beau repas, se marièrent dans la forme extraordinaire sans autorisation de l'ordinaire (bon point NLDR) en janvier de l'année suivante, jour où pour la première fois ils échangèrent un chaste baiser (non pas qu'avant ils ne fussent pas chastes, mais de baisers ils n'en voyaient la nécessité sur la base de l'anathème 31 de Trente), une petite fille naquit de leur union - supposée unique - en novembre, aînée de douze enfants d'une famille sans histoire qui hélas donna un enseignant dans l'enseignement sous contrat et un journaliste à RCF".

Claudel et Mauriac sont des pornographes pour plus d'un chrétien qui censure la moindre pensée et la moindre image, comme le curé censurait les baisers dans Cinema Paradiso (tout en les gardant pour lui, outre le projectionniste).