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images/icones/sacrecoeur.gif  ( 956351 )24/11 St Jean de la Croix, confesseur et docteur par ami de la Miséricorde (2022-11-23 22:02:50) 



St Jean de la Croix, confesseur et docteur

Prière de Saint Jean de la Croix « Seigneur mon Dieu, qui donc te cherchera ? » :

« Oh ! Seigneur mon Dieu, qui donc te cherchera avec un amour pur et simple et ne te trouvera selon son gré et son désir ? Car c'est toi qui te montres le premier et qui viens à la rencontre de ceux qui te désirent. Du moment que je vais partout avec toi, mon Dieu, tout m'arrivera heureusement partout, comme je le veux pour toi. Mon Bien-Aimé, tout ce qui est âpre et pénible, je le veux à cause de toi, et je veux pour toi tout ce qui est doux et savoureux. Ainsi soit-il. »

Prière de Saint Jean de la Croix « Seigneur, Dieu, mon Bien-Aimé, accomplis Ta volonté… » :

« Seigneur, Dieu, mon Bien-Aimé ! Si le souvenir de mes péchés T'empêches de m'accorder la grâce que je sollicite, accomplis Ta volonté, car c'est là ce que je préfère. Et cependant, j'ose T'en supplier, donne lieu à ta Bonté, à ta Miséricorde, de resplendir dans le pardon que Tu m'accorderas.

Si ce sont mes œuvres que Tu attends pour m'accorder l'objet de ma requête, donne-les-moi en les opérant Toi-même en moi. Joins-y les peines que Tu voudras bien accepter, et qu'elles viennent. Et si ce ne sont pas mes œuvres que Tu attends, qu'attends-Tu, mon très aimant Seigneur ? Pourquoi tardes-Tu ? Si ce que je Te demande au nom de ton Fils est un don de Grâce et de Miséricorde, daigne prendre ma pauvre obole, puisque Tu la désires et donne-moi le trésor que je sollicite, puisque Ta volonté est aussi de me le donner.

Qui pourra, mon Dieu, s'affranchir des modes et des termes vulgaires, si Tu ne l'élèves Toi-même jusqu'à Toi en pureté d'amour ? Comment montera jusqu'à Toi l'homme engendré, nourri dans les bassesses, si Tu ne l'élèves, Seigneur, de cette même main qui l'a formé ? Tu ne me retireras point, mon Dieu, ce que Tu m'as une fois donné en me donnant ton Fils unique, Jésus-Christ, en qui Tu m'as donné tout ce que je puis désirer.

Aussi, je veux me réjouir, car Tu ne tarderas pas, si je T'espère véritablement. Et toi qu'attends-tu, puisque dès maintenant tu peux aimer Dieu dans ton cœur ? Les cieux sont à moi et la terre est à moi. A moi les nations, à moi les justes, à moi les pécheurs. Les anges sont à moi et la Mère de Dieu est à moi. Tout est à moi. Dieu est à moi et pour moi, puisque le Christ est à moi et tout entier pour moi (cf. 1 Co 3, 22-23).

Après cela, que demandes-tu et que cherches-tu, mon âme ? Tout est à toi et entièrement pour toi. Sois fière et ne t'arrête pas aux miettes qui tombent de la table de ton Père. Sors et glorifie-toi de ta gloire. Réjouis-toi, et tu obtiendras ce que ton cœur demande (Ps 36, 4). Ainsi soit-il. »

D'autres prières et une biographie de Saint Jean de la Croix

Les Oeuvres spirituelles de Saint Jean de la Croix




Mémoire de St Chrysogone, martyr

Biographie de Saint Chrysogone d'Aquilée
images/icones/marie.gif  ( 956352 )Méditation avec Les saintes voies de la Croix de M. Henri-Marie Boudon par ami de la Miséricorde (2022-11-23 22:06:14) 
[en réponse à 956351]



CHAPITRE V

Que le bonheur du Chrétien consiste à souffrir en ce monde
Réponse à quelques difficultés que l'on objecte sur ce sujet


Disons seulement ici ce qu'assurait sainte Catherine de Gênes, sur ce sujet : Un moyen qui me plaît davantage, disait cette sainte, est quand Dieu donne à l'homme un esprit occupé en grande peine et affliction, de telle manière que la partie propre ne peut se repaître ; il est nécessaire qu'elle se consomme.

Dans les consolations, les créatures se mettent entre Dieu et nous ; dans les afflictions Dieu se met entre nous et les créatures pour nous en séparer. Notre-Seigneur a dit à une sainte âme, que les prières lui étaient plus agréables lorsqu'on les faisait dans la sécheresse, la peine, la douleur et la répugnance. Mais enfin l'Écriture ne nous dit-elle pas que saint Pierre ne savait ce qu'il disait quand il disait qu'il était bon de demeurer dans la consolation du Thabor ?

Cependant les divines lumières qui y paraissaient, les douceurs que l'on y goûtait, étaient très bonnes et très excellentes, puisque c'était un rejaillissement des lumières et des torrents de la gloire du paradis et de la gloire du Sauveur même.

Après tout, l'adorable le Jésus est le véritable exemplaire de tous les élus, et sa divine vie, la règle de la vie de tous ceux qui seront sauvés. Jetant donc les yeux sur ce modèle adorable, nous n'y verrons que croix : croit extérieures terribles, croix intérieures extrêmes.

Toute sa sainte vie s'est passée dans la douleur ; car ou il souffrait actuellement des peines extérieures, ou son esprit en était affligé par la vue très présente qu'il en avait, et cela avec tant de fidélité pour la croix que sur le Thabor même, la gloire faisant un déluge de joie de toutes ses facultés, tant inférieures que supérieures, qui portaient leurs effets jusque sur ses vêtements, au lieu d'y arrêter son esprit, il en détournait ses pensées pour ne songer qu'aux tourments de sa passion, et pour nous enseigner fortement que les joies sensibles ne sont pas propres pour cette vie :

vous diriez qu'il veut étouffer dans l'esprit de ses disciples la vue de la gloire qu'il leur avait montrée, ne les entretenant ensuite que des souffrances ignominieuses de sa croix.

Enfin cette proposition du grand Apôtre est générale : Jésus-Christ n'a point pris de satisfaction en lui-même. (Rom. XV, 3) Cette proposition est si universelle, dit le révérend P. Louis Chardon, Dominicain, en son excellent Livre de la croix de Jésus, ouvrage qui ne peut être assez loué, qu'elle comprend son entendement, son esprit, son jugement, sa mémoire, ses richesses et les trésors de la science, qui ne l'ont jamais satisfait.

Elle comprend encore la complaisance qu'il pouvait tirer de l'union ineffable de son âme sainte avec une personne divine. Quelle pensée plus pressante pour être transporté de joie. Après tout cela la joie inénarrable qu'il devait recevoir de la vision béatifique est refusée pour donner la préférence à la pensée de la confusion de la croix qui sempare d'une partie de son esprit. Mais en mourant, remarque le même auteur, son amour pour la croix ne meurt pas.

Son côté sera ouvert par un coup de lance : il veut que la divine Eucharistie soit une représentation continuelle de sa passion ; et parce que le sacrifice doit finir avec le monde, il réserve ses plaies pour l'éternité ; plaies capables non seulement de recevoir les doigts, mais encore les mains de ses apôtres, pour nous marquer que ses inclinations à la croix ne peuvent finir.

Source : livres-mystiques.com

Que Jésus Miséricordieux vous bénisse
ami de la Miséricorde