
( 956045 )
Abus par Luján (2022-11-18 23:06:02)
[en réponse à 956027]
Je trouve pour le moins troublant le traitement donné par les participants à cette émission à toutes ces horreurs ; si tout cela sort au grand jour c'est parce que les évêques ont couvert les prédateurs, quand ils ne l'ont pas été eux-mêmes, au lieu de les avoir jugés et le cas échéant réduits à l'état laïc ; s'il s'agissait d'un délit, je crois qu'il devaient le communiquer à la justice civile (dans le sens s'étatique) ; et apparemment là, c'est la faute à la presse. Non, ces crimes horribles doivent être dénoncés à peine connus, parce que c'est la seule manière d'éviter leur répétition. Et donc d'éviter que d'autres victimes ne tombent dans les mains de ces criminels. Il ne s'agit pas de préserver le drame de quelqu'un mais d'éviter que ce drame se répète et que les criminels soient condamnés et mis hors d'état de nuire à d'autres. Le scandale ce ne sont pas les scoops des médias, ce sont les faits qui ont eu lieu et si les médias en font un mauvais traitement, c'est d'abord la faute très grave aux évêques et aux prêtres complices par leur silence et pour avoir couvert les prédateurs. Si les évêques se manifestent actuellement c'est parce que les médias en parlent. Et finalement si un prêtre a commis un délit, il doit être jugé par la justice civile autant que par la justice canonique. Je ne vois pas pourquoi un prêtre serait plus protégé qu'un citoyen lambda dans le cas d'un délit ou d'un crime. Bien au contraire un prêtre et a fortiori un évêque se doivent d'être exemplaires. On a l'impression que les prêtres qui participent à l'émission ne prennent pas toute la mesure de l'horreur qui s'est produite et qui continue de se produire.

( 956065 )
On ne peut exiger la confidentialité des procédures canoniques par JVJ (2022-11-19 15:03:44)
[en réponse à 956027]
et en même temps constater la faillite de celles-ci, l'omerta et l'opacité des jugements de la CDF (l'abbé Barthe racontant avoir soutenu une famille contre un prêtre dont il a appris la dégradation, mais par d'autres biais de la CDF...).
On a vu l'efficacité du St-Office avec les Pères Philippe (pour ne parle que d'eux) ou de la CDF avec Maciel, par exemple... Et si la moitié des mis en cause par Martel à la curie et à Rome sont ce qu'ils sont en toute impunité... Et le cardinal Poupard qui s'ajouterait au dossier...
Si le cardinal Ricard a fait son "outing", l'abbé Cellier a témérairement avancé quelques raisons probables... Tout simplement, la publicité d'une dépôt de plainte, si la plainte est acceptée. Belle com' d'un prince de l'Eglise, membre de la CEF et conclaviste ! Pas de doute, on est dans du sérieux.
On voit pourtant que tout cela n'a pas atteint Mgr Nault, qui n'est pourtant pas un progressiste à la sauce poitevine. L'invitation à la Sainte-Réparate est d'octobre (sans photo du cardinal sur le site diocésain... on faisait pareil à Moscou sur les photos. Heureusement que le maire de Nice a un compte tweeter pour vérifier que le cardinal était sous le dais, dans le choeur).
Les officialités et bien des évêques ont prouvé qu'ils ne servaient à rien. Et on a entendu à la radio le président de la CEF dire qu'il n'avait pas été formé pour surveiller ses confrères et "gérer" ces ""problèmes"", ce qui est fort de café.
L'Eglise a son droit, mais pour quelqu'un qui n'a rien à faire de cette association, on ne voit pas comment il lui ferait confiance pour régler les affaires de moeurs qui, dans certains pays, tombent sous les coups de la loi.
Et puis le droit canon qui laisse faire à un près tout, enseigner tout et son contraire dans les facultés catholiques, et même enseigner des gens qui n'ont rien de catholique...
Si les musulmans me disent qu'ils gèrent ce genre de problème en interne, cela me fera une belle jambe et je n'ai absolument aucune confiance.
L'Eglise, LFI, EELV... Les instances internes par-dessus la justice ! Ayez confiance...
Mais un certain clergé et quelques tradis ici sont tout contents de parler de prescription en se calant sur le droit civil (sauf pour protéger Touvier et le soustraire à la justice, car il y a des choses sans prescription aussi en droit).
M. Maxence a bien fait de rappeler, au cas où..., que nous n'étions pas en régime de chrétienté. Les ecclésiastiques ne jouissent pas d'une immunité... sinon dans une certaine Eglise, sans rapport avec le concile...
Je n'ai pas tout compris des raisonnements de certains. Une autre émission sur le même sujet avec le P. Viot et l'abbé de Tanouarn vaudrait la peine.
La question initiale était très dérangeante et personne n'y a répondu frontalement : êtes-vous surpris d'avoir appris ces choses touchant des évêques ?
On pourrait aussi avoir une émission sur le même sujet dans le monde traditionnel, histoire de ne pas trouver des circonstances atténuantes relatives aux évêques favorables à la Tradition... ce qui est pour le moins lunaire.
Je défends l'honneur de Mgr Fort dont le nom figure dans la fameuse liste balancée par la CEF. Mgr n'a fait que comme ses prédécesseurs et son successeur : il a maintenu en fonction des prêtres dont on savait le passé. Le cardinal Barbarin et lui ne sont en rien comparables à "Santier", comme disent les textes rémois...
S'il n'a pas changé son testament, il sera enterré dans la cathédrale de Perpignan. Mais j'imagine la souffrance de penser aux articles qui recopieront wikipedia au lendemain de sa mort et à l'idée de penser à la délégation d'Orléanais qui pour certains ont pris plaisir à le charger lors de son procès (outre l'archevêque Aubertin qui cumule les défausses, qui pour lors passe entre les gouttes de La Croix qui n'est décidemment pas toujours curieuse ; il n'a pas écouté un prêtre de son diocèse, qui dut se tourner vers Mgr Aupetit pour un signalement contre un évêque).
Le bal des hypocrites voudrait nous faire croire que seul Golias et Yves Chiron sont bien informés... La Croix disait que beaucoup savaient le nonce tactile avec de jeunes hommes... Mais le journal l'a dit après coup, ce qui est faire preuve de courage... Un journaliste en parle entre deux portes à l'archevêque de Paris ou au président de la CEF, et l'affaire eut été réglée en interne comme on sait faire. A moins qu'un président de la CEF ait peur du nonce, ce que je ne saurais croire.
Ben non, on a attendu le ridicule d'une plainte d'homosexuels de la mairie de Paris. Pour la honte, on a notre lot quotidien.
Pour des lycéens et des enseignants fort polis, les musulmans ont un problème avec les femmes et la tolérance, les catholiques, avec le sexe, le clergé catholique, avec les enfants. Cela essentialise les choses, comme nous savons aussi faire...
Si en principe une institution divine devait être reconnue comme protectrice de l'innocence, des plus fragiles et des enfants, c'est bien l'Eglise... Eh ben non.
L'abbé Barthe a parlé de délégitimation. Il a raison. On aimerait voir un évêque dire en débat que la famille idéale est celle d'un papa et d'une maman pour bien élever ses enfants. Une réplique cinglante serait très facile à apporter...
Ocean Viking a remplacé l'actualité épiscopale. Il suffisait d'attendre.
Et j'espère bien que l'épiscopat a donné son obole en toute discrétion à ces organisations dites humanitaires, qu'il faudrait plutôt qualifier d'immigrationnistes ou de remplacistes : ils sont tous dans la nature à présent sauf une dizaine restée au camp de vacances. L'archevêque de Marseille, en théologien de la Méditerranée (ce qui est discriminant pour la Baltique), proposera bien un jour une flotte style Lépante, mais qui, par repentance catholique assumée, offrira aux Turcs, aux Bengalis et aux Africains de venir grâce à des navettes. La croisière, pas la croisade.
Le pape était allé à Lampedusa pour lancer une couronne de fleurs dans l'eau. D'ici peu il nous fera une encyclique sur les réfugiés climatiques qui de droit peuvent venir en Europe (mais pas place St-Pierre...).
Il aurait pu aussi jeter cette couronne sur Notre-Dame de Paris, qui donne une idée de ce qu'est l'Eglise en France. J'aime bien les ruines, mais les ruines racontent un passé qui n'a pas plus de présent que d'avenir.
Si nous étions dans une république un peu plus raide, au Parlement, les catholiques auraient les oreilles qui siffleraient davantage... Un procureur, pour le plaisir, demanderait des perquisitions et des enquêtes, histoire de rappeler qui c'est Raoul et de pêcher au chalut... Après tout, la CEF a demandé la même chose à la ciase.
L'évêque de Metz vient de serrer en la vis contre les tradis : voilà des priorités pastorales !
Ein Volk, Eine Kirche...
Les derniers séminaristes du côté de Metz apprécieront.
On se souvient du texte de la province de Besançon absolument hostile au motu proprio de Benoît XVI. Que n'a-t-on lu l'équivalent après TC du genre "le vieux dit ce qu'il veut, nous, on estime que localement, ce n'est pas bon" ?
Les fidèles messins ont-ils su le fin du mot au sujet de l'économe qui a détourné des millions d'euros sous Mgr Raffin, tout aussi méchant contre la Tradition ? Ceux qui n'ont pas surveillé l'économe ont-ils sauté ou ont-ils été promu ? Ceux qui l'ont embauché ? Combien le diocèse a-t-il récupéré ? Combien d'autres économes sont-ils passés à travers les filets ou ont négocié leur départ au nom de la pastorale chut-chut ?
L'évêque, qui préside l'association diocésaine, est-il lui aussi tombé de la chaire ? L'esprit est prompt chez certains évêques, mais la chaire est faible... Il faut voir Sa Grandeur en habit immaculé à la libraire de Ste-Anne de Kergonan : Elle vous toise derrière ses lunettes, pas un mot aux enfants qui sortent de la messe, pas la moindre causette aux parents ou aux grands-parents : la paternité à la schlague, la croix pectorale... sur le ventre. Si sa Grandeur n'aime pas les laïcs, qu'Elle fasse ouvrir le magasin en dehors des horaires, les moines le feront très facilement. Un Ratzinger ou un Sarah sont mille fois plus accessibles.

( 956085 )
Un déni lunaire par Gaspard (2022-11-19 21:37:55)
[en réponse à 956027]
Le docteur Labriolle qui s'étale sur le fait qu'embrasser sur la bouche est courant chez les Russes pour dédouaner le cardinal Ricard. On croît rêver, d'autant que l'intéressé est psychiatre de profession. L'enquête préliminaire sur le Cardinal Ricard a été ouverte "pour agression sexuelle aggravée".
Prendre au pied de la lettre les aveux ultra-euphémisés des évêques - un baiser dit Mgr Ricard, un geste déplacé dit Mgr Grallet etc. alors qu'il s'agit d'agressions sexuelles par personne ayant autorité est effarant. Cela veut donc dire qu'aujourd'hui encore, d'éminentes personnalités n'ont toujours pas réalisé l'infamie des actes, l'infamie de leur dissimulation et leur nombre énorme.
Quant à M. l'abbé Barthe, se réfugier dans le "ya qu'à appliquer le droit canon point barre" est vraiment totalement hors sol et incompréhensible, car M. l'abbé connaît trop bien l'état de l'Église pour ne pas s'illusionner une seconde sur la possible application correcte de ce droit qui ne l'est pas depuis des décennies.
On a l'impression gênante que M. l'abbé Barthe voudrait dissimuler les affaires en les gérant en interne. S'il n'y avait qu'une poignée d'affaires cela pourrait s'entendre, mais la quantité d'affaires est telle que le fidèle de base demande aujourd'hui la vérité sur ce qui s'est passé et sur ce qui se passe dans son diocèse.
Que les évêques sortent les poubelles une bonne fois pour toutes, diocèse par diocèse. Ils ont couvert ? Qu'ils démissionnent. Ils ne veulent pas avouer qu'ils ont couvert ? Alors qu'ils soient démissionnés ou démissionnent tous en bloc, comme au Chili.
Mais qu'ils arrêtent ce supplice chinois des scandales majeurs distillés au fil des jours.

( 956090 )
infamie par Lycobates (2022-11-19 22:53:44)
[en réponse à 956085]
Prendre au pied de la lettre les aveux ultra-euphémisés des évêques - un baiser dit Mgr Ricard, un geste déplacé dit Mgr Grallet etc. alors qu'il s'agit d'agressions sexuelles par personne ayant autorité est effarant. Cela veut donc dire qu'aujourd'hui encore, d'éminentes personnalités n'ont toujours pas réalisé l'infamie des actes, l'infamie de leur dissimulation et leur nombre énorme.
Les conciliaires ont éliminé depuis 1983 le concept juridique d' "infamie", et ses conséquences, dans ce qu'ils osent appeler leur "droit canon".
L'un expliquant sans doute en partie l'autre.
Quant à M. l'abbé Barthe, se réfugier dans le "ya qu'à appliquer le droit canon point barre" est vraiment totalement hors sol et incompréhensible, car M. l'abbé connaît trop bien l'état de l'Église pour ne pas s'illusionner une seconde sur la possible application correcte de ce droit qui ne l'est pas depuis des décennies.
Je n'ai pas écouté ou regardé ces séquences, mais j'ajouterais seulement le témoignage (privé) d'un canoniste de Louvain, pas la moindre des facultés de droit canon dans le monde, aussi philologue et philosophe et qui se professait "athée", il est aujourd'hui décédé, qui me disait un jour (
inter pocula, mais quand-même) que le "droit" de 1983 ne valait pas le papier sur lequel il était imprimé (sauf pour ce qui avait trait aux affaires matrimoniales), et que notamment le droit pénal était presque totalement inopérant.
N'étant pas dans l'obédience de la Nouvelle Pentecôte, je ne saurais le confirmer de première main, mais cette affirmation me paraît largement véridique.