Le Forum Catholique
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( 955988 )
Bonne nouvelle par Info Renaissance Catholique (2022-11-17 16:47:57)
soyez remerciés, vos prières ont été utiles:
La justice donne tort aux associations LGBT qui attaquaient la doctrine catholique La Cour d'appel de Paris a confirmé le 16 novembre 2022 la relaxe du directeur de publication d’un site d’actualité catholique, attaqué par deux associations LGBT pour avoir rappelé la doctrine de l’Eglise sur le mariage homosexuel. L’affaire était très symbolique.
La suite ici
I R C

( 955989 )
IVG et Constitution française par jejomau (2022-11-17 17:10:23)
[en réponse à 955988]
On aura bientôt le même genre de problème avec l'IVG en France puisque les députés ont adopté mercredi en commission un nouveau texte visant à inscrire le droit à l'avortement dans la Constitution et qui sera examiné le 24 novembre dans l'hémicycle.
Une fois dans la Constitution, il deviendra difficile, voire impossible de s'y opposer...

( 955992 )
non en principe quiconque a le droit de réclamer par Luc Perrin (2022-11-17 18:01:52)
[en réponse à 955989]
une révision de la Constitution ou un changement de Constitution, la VIe République, comme l'a fait par ex. M. Mélenchon.
Ce qui deviendra alors impossible, c'est une abrogation des lois encadrant l'avortement dans le sens d'un retour à la loi de 1920.
Mais s'y opposer dans le débat public ... rien ne s'y oppose, si j'ose dire. En théorie du moins.
Il est vrai que la diminution de l'espace de la liberté d'expression en France comme en Occident en général est un phénomène qui conduit au libéralisme totalitaire qui se met en place étape par étape. Par voie "judiciaire" le plus souvent où la "justice" rétablit le délit d'opinion et la lettre de cachet de l'Ancien Régime.

( 955997 )
un exemple avec la peine de mort par jejomau (2022-11-17 19:49:39)
[en réponse à 955992]
On peut toujours donner son avis sur le sujet à titre individuel, il devenu totalement impossible à un parti politique ou à une association de tenter de s'y opposer ou même de vouloir en débattre dans le domaine public

( 956025 )
légalement non par Luc Perrin (2022-11-18 16:04:18)
[en réponse à 955997]
pour les raisons indiquées dans mon post précédent.
Il convient de distinguer entre l'ordre légal libéral et le totalitarisme à prétention "libérale" qui est imposé à la société en Occident par le pouvoir médiatique avec la complicité convaincue ou apeurée des politiques et aux USA des grandes entreprises.

( 956035 )
Hédoniste ? par Roger (2022-11-18 20:37:58)
[en réponse à 956025]
Pourquoi parler de cet oxymore de totalitarisme libéral?
Ne faut il pas qualifier ce phénomène d hedonisme ? Ou de faux libéralisme ?

( 956120 )
hédonisme ? je ne vois pas le lien par Luc Perrin (2022-11-20 15:44:20)
[en réponse à 956035]
Le vaxisme n'est sûrement pas un "hédonisme" ou par le biais du plaisir exclusivement sado-masochiste "Bill, Olivier, Ursula fais moi mal, tue moi" ... comme la chanson avec Johnny.
Non je ne comprends pas du tout le rapprochement.
Par ailleurs si vous avez des états totalitaires sous l'Antiquité, merci de me renseigner : là l'historien ne peut davantage vous suivre.
On peut retrouver une notion d'hédonisme parmi d'autres notions au sein du libéralisme mais ce n'est pas le trait principal tant s'en faut du libéralisme classique du XIX-mi XXe siècle. Le modèle victorien anglais ou "l'éthique du capitalisme" longtemps ont passé par un "puritanisme" affiché ou l'hédonisme était proscrit comme le propre des sociétés d'Ancien Régime aristocratiques.
Libéralisme et totalitarisme sont deux fruits de la Modernité. Je tiens à la chronologie, c'est dans mon ADN.

( 956112 )
Le totalitarisme actuel est diversitaire et technocratique par Scrutator Sapientiæ (2022-11-20 13:34:00)
[en réponse à 956025]
Bonjour Luc Perrin,
D'une part, Tocqueville a prévu le despotisme de la majorité, mais n'a pas prévu la dictature des minorités.
D'autre part, le totalitarisme actuel ou, en tout cas, l'hégémonie actuelle, est à la fois diversitaire et technocratique.
Hier, l'humanisme libéral a laissé place à de l'hédonisme libéral-libertaire, dans un contexte historique qui a rendu presque impossible une réception féconde, loyale, sereine, sérieuse, du Concile.
Et, aujourd'hui, il faut être aveugle pour ne pas voir que le monde occidental recourt officiellement à des pré-notions et à des prétentions libérales, comme vous-même l'écrivez, et recourt effectivement à des procédés et à des processus diversitaires et technocratiques de fragmentation et de domination de l'esprit public et du corps social.
Sous cet angle, force est de constater que la postmodernite est non seulement anti-humaniste et anti-libérale, mais aussi anti-occidentaliste et anti-universaliste, et il est assez cocasse que les philosophes, psychanalystes et sociologues postmodernes des annees 1960-1970 aient produit tout un discours anti-système qui, à partir des années 1980, a été admirablement utilisé par bien des partisans de la mondialisation néo-libérale...
Bon dimanche.
Scrutator.

( 956123 )
oui pour la conclusion mais pas entièrement sur le reste par Luc Perrin (2022-11-20 16:18:50)
[en réponse à 956112]
Oui le retournement du discours libéral-libertaire est patent et sert d'outil au service d'un projet qui demeure totalitaire à mon sens.
Technocratique bien évidemment mais justement c'est un trait des totalitarismes d'imposer une technocratie supposée supérieure au débat public.
Diversitaire oui et non.
Là encore le vaxisme est à étudier comme reflet d'un système englobant, totalitaire. Le dernier G20 l'a une fois encore affiché : ce que réclamait J. Attali dès la fin des années 1980, un "passeport" vaxinal obligatoire pour l'humanité, en attendant le crédit social pour l'humanité et la monnaie électronique unique.
La volonté d'éradiquer les non-vaxés, traités en parias et copieusement injuriés publiquement et sans la moindre gêne, n'a rien de "diversitaire" et rien non plus d'humaniste ni de libéral.
La diversité là dedans ? C'est un trompe l'oeil comme dans l'URSS où les multiples "nationalités" disposaient d'un statut en apparence, folklorique en réalité.
J'ai plus en tête l'analyse de Lénine sur le capitalisme monopolistique d'État à échelle mondiale cette fois. Le libéralisme se dévore lui-même, il s'auto-détruit de fusion en fusion le "libre-échange" n'a plus rien de libre : là encore le vaxisme a abouti au partage de l'Occident en deux firmes Pfizer et Moderna. toute la concurrence a peu à peu été éliminée par les régulateurs eux-mêmes copieusement "financés".
Ainsi du libéralisme philosophique et politique qui en vient en s'auto-dévorant à ressembler de plus en plus au Léviathan, supposé être son exact opposé.
L'Occident me paraît être sur la même trajectoire que dans les années 1930 : crise économique, régimes autoritaires, tentation de guerre planétaire. Pour mémoire, le Parlement français ne compte qu'un député souverainiste et encore pas totalement acquis à la sortie de la prison des peuples.
Zéro au Parlement britannique qui soit vraiment opposé à l'agenda de Davos.
Les élections américaines, pas encore achevées (!!!), montrent une victoire (inattendue) de l'Uniparti malgré le bilan catastrophique du président en place.
Le libéralisme totalitaire parvient avec une liberté de surface très cantonnée, proche des régimes autoritaires africains qui tolèrent un soupçon d'opposition factice, pratiquement au même résultat que les régimes totalitaires d'antan tout en conservant le discours "libéral" diversitaire comme vous le nommez mais comme flatulence verbale.
ps. il y a des similarités avec le débat ecclésial et la fausse "synodalité". Bon dimanche à vous aussi.

( 956006 )
Stop à la sidération ! par Goupillon (2022-11-17 23:50:57)
[en réponse à 955989]
Ce qu'une loi fait, une autre peut le défaire.
Les hypnotiseurs des masses (politichiens, journaleux, et autres "experts") essaient de faire croire qu'une fois la loi inscrite dans le marbre, on ne peut plus la changer...
Mais cela n'existe tout simplement pas en droit constitutionnel : aucune loi n'est intangible.
La révision constitutionnelle est une procédure prévue et tout à fait conforme à la Constitution.
Il faut redire que tout est une question de VOLONTÉ POLITIQUE.

( 956007 )
mouais par jejomau (2022-11-18 06:01:28)
[en réponse à 956006]
En ce qui concerne la Constitution, il faut la volonté politique si vous voulez mais aussi d'autres conditions qui rendent la chose difficile à défaire..

( 956009 )
Mais c'est tout simple ! par Goupillon (2022-11-18 09:34:22)
[en réponse à 956007]
Le référendum par exemple.
Question : « Souhaitez-vous modifier l'article 66-1 de la Constitution en vue de permettre le rétablissement de la peine capitale pour les crimes les plus graves ? »
Aujourd'hui 52% des Français y sont favorables.
Demain, la peine de mort de mort pour les criminels (et non plus pour les victimes) peut être rétablie.
La condition ? AVOIR LA VOLONTÉ POLITIQUE DE LE FAIRE.
Le problème ? La grande peur des bien pensants de droite, et particulièrement de droite catholique, tellement sidérés par la gauche révolutionnaire depuis le ralliement qu'ils font pipi dans leur culotte rien qu'à l'idée de remettre en cause un pilier idéologique du cosmopolitisme.
La force des méchants ne procède que de la faiblesse des bons.

( 956010 )
nous ne sommes pas sur la même longueur d'ondes par jejomau (2022-11-18 09:47:41)
[en réponse à 956009]
Je pense au sujet de départ : celui de l'avortement.
Et ne me dites pas que c'est la me chose que la peine de mort. D'ailleurs l'abolition de la peine de mort à été faite alors que la majorité des Français était déjà "contre".
Pour l'IVG c'est bien autre chose.
L'IVG est considéré, déjà chez la majorité des catholiques et autres religions sécularisées dans notre pays, comme un progrès et un confort de vie manifeste... pour revenir dessus, tintin oui !
Par ailleurs l'autre danger, une fois la loi devenue constitutionnelle c'est qu'il deviendra impossible de s'y opposer légalement via des associations ou politiquement... puisque ce sera inconstitutionnel

( 956053 )
En 1975 par Roger (2022-11-19 07:56:43)
[en réponse à 956010]
Il ne me semble pas que la loi sur l'avortement ait été présentée comme un progrès en 1975. Il me semble plutôt que sa justification reposait plus sur une sorte de moindre mal. Un peu comme pour la prostitution : C'est mal mais c'est inévitable. Donc il vaut mieux l'organiser.

( 956026 )
Vous avez parfaitement raison par Donapaleu (2022-11-18 16:54:58)
[en réponse à 956006]
Et beaucoup de gens actuellement essayent de faire croire qu'il est interdit de porter un jugement négatif sur l'avortement pour la simple raison qu'il est autorisé par la loi. Même plus le droit de penser et de parler ! Pourtant, les mêmes, ou leurs ancêtres, ne se gênaient pas pour contester la loi lorsqu'elle interdisait l'avortement. Si toute loi est définitivement gravée dans le marbre avec interdiction même d'en parler… les démocrates en peau de lapin montrent le bout de leur museau !

( 956050 )
Oui par Roger (2022-11-19 07:46:11)
[en réponse à 956026]
L'idée qu une loi serait incontestable est très récente et tout à fait anti démocratique.
Il me semble que c'est un argument lancé par Hollande et Taubira après le vote de la loi du mariage "pour tous" pour arrêter les manifestations.

( 956051 )
Je pense par XA (2022-11-19 07:49:09)
[en réponse à 956050]
que la loi Badinter sur la peine de mort remplit plus ce critère, avec toutes ses suites sur le plan européen.

( 955990 )
Et surtout par Info Renaissance Catholique (2022-11-17 17:12:19)
[en réponse à 955988]

( 955991 )
Félicitations ! par Jean-Paul PARFU (2022-11-17 17:35:51)
[en réponse à 955990]
Bravo à J-P Maugendre, au père abbé du Barroux et à mon confrère Triomphe !