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images/icones/vatican.gif  ( 955812 )Le pape dénonce les « sirènes du populisme » alors qu'il marque le jour des pauvres par Bernard Joustrate (2022-11-13 17:12:14) 

Le pape dénonce les « sirènes du populisme » alors qu'il marque le jour des pauvres
Par NICOLE WINFIELD (AP)



Le pape François a dénoncé les "sirènes du populisme" dimanche, alors qu'il appelait à un engagement renouvelé à aider les pauvres, les sans-abri et les migrants au milieu du dernier débat sur la migration en Italie.

François a célébré la Journée mondiale des pauvres de l'Église catholique en invitant des centaines de pauvres et de sans-abri et de migrants au Vatican pour une messe et un déjeuner spéciaux. Il a dénoncé l'indifférence que le monde leur montre ainsi que les "prophètes de malheur" qui alimentent la peur et les conspirations à leur sujet pour un gain personnel.

« Ne soyons pas enchantés par les sirènes du populisme, qui exploitent les besoins réels des gens par des solutions faciles et hâtives », a déclaré Francis.

La commémoration de cette année a lieu alors que l'Italie est une fois de plus au cœur d'un débat européen sur la migration, avec le gouvernement d'extrême droite du Premier ministre Giorgia Meloni qui s'affronte avec la France sur le sort des personnes secourues en Méditerranée. L'Italie a gardé quatre bateaux de sauvetage en mer pendant des jours jusqu'à ce qu'il en permette enfin trois à débarquer la semaine dernière, forçant la France à prendre le quatrième. L'impasse a déclenché une querelle diplomatique qui a conduit la France à suspendre sa participation à un programme de redistribution européen et à renforcer ses contrôles frontaliers avec l'Italie.

François a déploré que la guerre en Ukraine ne fait qu'ajouter au sort des pauvres, qui sont toujours ébranlés par la pandémie de coronavirus, ainsi que par les catastrophes naturelles et le changement climatique.

« Aujourd'hui aussi, bien plus que par le passé, beaucoup de nos frères et sœurs, douloureusement éprouvés et découragés, migrent à la recherche de l'espoir, et de nombreuses personnes vivent de l'insécurité en raison du manque d'emploi ou de conditions de travail injustes et indignes », a-t-il déclaré.

Pour montrer des actes concrets de solidarité, le Vatican a invité quelque 1 300 personnes à déjeuner dans la salle d'audience du Vatican après la messe.

En outre, les contrôles médicaux gratuits qui avaient été interrompus en raison de la COVID-19 ont redémarré cette semaine sur la place St-Pierre, fournissant des examens, des vaccins, des tests sanguins, des électrocardiogrammes ainsi que des tests pour l'hépatite C, la tuberculose et le VIH. Selon un communiqué du bureau d'évangélisation du Vatican, les paroisses de la région distribuaient quelque 5 000 boîtes de produits de base donnés par un supermarché, dont environ 10 tonnes de pâtes et 5 tonnes de riz.

images/icones/2e.gif  ( 955814 )hypocrite... pharisien... par jejomau (2022-11-13 17:28:28) 
[en réponse à 955812]

Pour entrer dans la Cité du Vatican on passe entre 2 à 3 contrôles "douaniers", si je puis dire...

Montre nous l'exemple François : accueille chez toi toute cette populace islamiste. N'est-ce pas celà l'ouverture à la fraternité humaine ? Et construis leur aussi leurs lieux de culte avec de beaux minarets pendant qu'on y est..

Ce genre de discours subversif au sein de l'église devient intolérable à supporter
images/icones/coeurbrise.gif  ( 955863 )Attention par Le Cap (2022-11-14 18:28:39) 
[en réponse à 955814]

ne le dîtes pas trop vite ni trop fort! La liquidateur est bien capable d'installer un camp de migrants dans Saint-Pierre, dans les jardins vaticans et jusque dans la Sixtine. Il a déjà bradé Castel Gondolfo.
images/icones/2a.gif  ( 955820 )Le « dépouillement » est allé de pair avec l’« enfouissement »... par vistemboir2 (2022-11-13 18:28:25) 
[en réponse à 955812]

On n’a plus voulu montrer la splendeur de la liturgie avec ce qui l’accompagne, comme on n’a plus voulu se montrer prêtre en abandonnant la soutane pour un costume civil, comme on n’a plus voulu se montrer catholique dans les États catholiques (tel l’Espagne) en demandant de reléguer le catholicisme au rang des autres religions : tel a été le résultat de l’« ouverture au monde » clamé au Concile, qui est n’a été que la « fermeture au message du Christ »…

Et après, on déclarera que l’Église doit être missionnaire !
Depuis 60 ans, la hiérarchie, à quelques rares exceptions près, est atteinte de schizophrénie.
Et pour cacher l’échec patent de sa « pastorale » mondaine, elle s’en prend aujourd’hui au petit troupeau de fidèles tradis, accusé de tous les maux, sans doute parce qu’il est un reproche vivant à son orgueil et à son insouciance du soin des âmes.

C’est pitoyable, c’est même lamentable ! ...
images/icones/neutre.gif  ( 955823 )Beaucoup..... par Pol (2022-11-13 18:48:09) 
[en réponse à 955820]

....partagent vos propos.Merci.
Pour la enième fois, je dirai que le combat se poursuit inlassablement sur tous les fronts. Tradis, nous n'abandonnerons jamais.
images/icones/sacrecoeur.gif  ( 955825 )de l'abbé Berto par Super-Malouin (2022-11-13 19:09:31) 
[en réponse à 955820]


Dans un article d'une grande lucidité l'abbé V.A. Berto - qui fut au concile le théologien personnel de Mgr. Lefevbre – publié par la revue Itinéraires (Avril 1964) ayant pour titre « La théologie non-euclidienne et le peuple orphelin », on peut lire ses lignes qu'ont l'avantage de nous apporter une vive lumière sur des idées et des pratiques qui restent d'une grande actualité :

« Maudite la théologie qui ne contient plus dans un sein plein d'amour les pauvres de Jésus !

Maudite la théologie sans tendresse et sans entrailles, qui passe sans même le voir, auprès du blessé gisant sur la route de Jéricho !

Je rejette cette théologie, je la repousse, elle me fait horreur, parce qu'il n’y a plus rien, sur ses traits durs, et fermés, de ce que saint Augustin appelle le sourire de l’Évangile aux tout-petits, « Evangeli superficies blanda parvulis »

Et ils nous reprochent notre « triomphalisme » comme ils ont inventé de dire.

Et ils disent qu’ils veulent faire « l’Église des pauvres »!

Que savent-ils des pauvres, que savent-ils si les pauvres n'ont pas besoin de ce qu'ils appellent notre « triomphalisme », ces hommes de cabinet et d’Université, de livres et de revues, de conférences et de sessions !

Je ne leur reproche pas d'être tels.

Il faut de grandes chaires dans l’Église, il faut des savants, il les faut de premier ordre, qui puissent marcher dans leur science les égaux des plus grands savants de toutes les sciences.

Je leur reproche de parler de ce qu'ils ne connaissent pas et d’en parler « irréellement ».

Ils se sont fait une idée du pauvre aussi irréelle que toutes leurs idées.

Ils n'ont pas l’expérience du pauvre, ils se sont rendus incapables de l’avoir, parce que l’esprit de système les domine, et que l’esprit de système est clos sur soi, enfermé en soi, et, pour que les faits tels qu'ils sont ne lui donnent pas de démenti, ils les décrètent autres qu'ils ne sont.

Il n'a pas prise sur le réel, mais aussi le réel n'a pas prise sur lui, n’exerce plus sur lui la fonction réductrice que seul il peut remplir, et la raison raisonnante déraisonne sur les pauvres, comme elle déraisonne sur toutes choses.

Ils ont donc décidé que 1'Église sera "Église des pauvres » quand le Pape ne paraîtra plus porté sur la sedia, quand les évêques ne revêtiront plus d'ornements précieux, quand la messe sera célébrée en langue vulgaire, quand le chant grégorien sera relégué au musée des discothèques, et choses de ce genre, — c'est-à-dire quand les pauvres seront privés de la seule beauté qui leur soit gratuitement accessible, qui sache leur être accessible, qui sache leur être amie sans rien perdre de sa transcendance, qui est la beauté liturgique ; quand les cérémonies de l’Église, vulgarisées, trivialisées, ne leur évoqueront plus rien de la gloire du ciel, ne les transporteront plus dans un monde plus haut, ne les élèveront plus au-dessus d'eux-mêmes ; quand l’Église enfin n'aura plus que du pain à leur donner, — et Jésus dit que l'homme ne vit pas seulement de pain.

Qui leur a dit que les pauvres n'ont que faire de beauté?

Qui leur a dit que le respect des pauvres ne demande pas qu'on leur propose une religion belle, comme on leur propose une religion vraie ?

Qui les rend si insolents envers les pauvres que de leur refuser le sens du sacré ?

Qui leur a dit que les pauvres trouvent mauvais de voir un Évêque présider une procession, crosse en main et mitre en tête, et s'approcher d'eux pour bénir leurs petits enfants ?

Sont-ce les pauvres qui ont crié au gaspillage quand Marie Madeleine a répandu le nard sur la tête de Jésus, jusqu'à briser le vase pour ne rien épargner du parfum ?

Qui leur a dit surtout que, les Évêques dépouillés des marques liturgiques de leur autorité, les prêtres en seront plus évangéliquement dévoués aux pauvres ?

Qui leur a dit que les honneurs extérieurs rendus aux Évêques ne sont pas une garantie faute de laquelle l'évangélisation des pauvres n'aurait plus, aux yeux des pauvres mêmes, aucune marque d'authenticité, sans laquelle l'évangélisation des humbles ne serait plus assez humble elle-même, n'ayant plus le caractère d'une mission reçue d'une autorité visiblement supérieure, mais tous les dehors de l’entreprise d'un prédicant particulier ?

On détruit, on saccage, on ravage, sans nul souci de ces réalités séculairement éprouvées ; s'en soucier serait du « triomphalisme », et ils ont décidé que le « triomphalisme » est le dernier des crimes, indiscernable qu'il est du « constantinisme », lequel consiste à réclamer pour l’Église, à l’égard de la puissance séculière, une quelconque reconnaissance de ses droits.

Comment ce qui était un devoir parfaitement clair, inlassablement inculqué, est-il devenu un crime? Accusez l’esprit de système et dîtes-vous que c'est un système parfaitement lié, cohérent comme une géométrie, auquel il ne manque que d'être vrai, mais qui est en ce moment, notamment en France, le seul qui ait droit à l'audience, le seul publiquement exposé.

Nous en avons vu les commencements il y a bien trente ans quand, par un renversement des valeurs qui n'avait pas de précédent, on a imaginé, presque secrètement d'abord, puis avec une audace fracassante, de faire aux chrétiens un devoir « apostolique » de fréquenter les bals et les spectacles, que toute la tradition de l’Église absolument unanime avait jusque là considérés comme des manifestations de l'esprit du monde, dont l'esprit de l’Évangile devait inspirer l'aversion.

Tel a été le premier murmure des clameurs qui proclament aujourd'hui dans l’Église « la révolution d'octobre ».

Qu'y gagneront les pauvres? Hélas ! ils y perdront tout.

S'il y a une cruelle évidence, c'est celle du peu que nous pouvons pour eux dans un régime de « laïcité ».

Quand les lois, les institutions, les mœurs publiques perdent toute référence à l’Église, quand tout se fait dans l’État sous le préalable d'une ignorance délibérée, volontaire, universelle, du christianisme, quand l’Église y est réduite à la condition d'une association privée, « la première conséquence est que les pauvres ne sont plus évangélisés. »

Voila comment on affirme avec rigueur, que le premier souci que les pasteurs doivent avoir pour venir en aide aux pauvres est de combattre fermement ce « laïcisme » qui domine les sociétés modernes. Voici comment en quelques lignes l'abbé Berto le met en évidence:

« Nul besoin pour cela que l’État soit d'un laïcisme hostile et agressif.

Les classes aisées peuvent échapper, en partie du moins et notamment dans l'éducation des enfants, à la formidable pression sociale qui résulte de la simple déchristianisation de l’État ; les pauvres ne le peuvent pas.

Ils ont besoin d'assistance, elle est « laïque » ;ils ont besoin d'hôpitaux, ils sont « laïques » ; ils ont besoin d'écoles pour leurs enfants, elles sont « laïques » ; et s'ils sont pauvres à ce point de ne pouvoir enterrer leurs morts, ils obtiendront des obsèques gratuites, mais « laïques », car l’État qui paiera le cercueil et le fossoyeur, ne paiera pas les frais d'une absoute.

Les pauvres, et eux seuls, sont emprisonnés sans remède dans la « laïcité » de l’État ; seuls ils sont condamnés sans remède à ne respirer que dans le climat d'indifférence religieuse engendré par la « laïcité » de l’État.

Nous arrachons un enfant à cette asphyxie de l'âme ; nous en laissons cent qui ne seront jamais évangélisés, qui passeront d'une école « laïque » à un centre d'apprentissage « laïque », d'un centre d'apprentissage « laïque » à un mouvement de jeunesse « laïque », dont toute la vie enfin sera par l’État « laïque » si inexorablement tenue à l'écart de toute influence chrétienne, que ce sera un miracle de la grâce si l'un ou l'autre, forçant les barreaux de sa cage, ouvre les ailes de son baptême pour retrouver le climat de sa deuxième naissance et rejoindre l’Église sa mère qui lui tend les bras.

Il y a longtemps que tel est le sort des pauvres en régime de « laïcité », mais jusqu'aujourd'hui, la théologie catholique enseignait que c'était un mal, une iniquité, un désordre atroce dont les petits de ce monde étaient la proie sans défense, un désordre auquel il fallait travailler sans relâche à substituer l'ordre chrétien.

Maintenant elle enseigne, du moins celle qui a le privilège exclusif de la parole, que ce désordre est l'ordre. Si l’évangélisation des pauvres en est rendue plus difficile encore, ce sera tant pis pour les pauvres, le système n’en conviendra pas, car il ne saurait avoir tort. »

images/icones/fleur.gif  ( 955827 )Merci de nous rappeler ce très beau texte... par vistemboir2 (2022-11-13 19:23:54) 
[en réponse à 955825]

Pour les pauvres, l'Église a, en effet, à leur apporter plus qu'une ONG : la Voie du salut éternel et le reste par surcroît...
images/icones/1z.gif  ( 955836 )Marc 7:24-27 par ptk (2022-11-13 23:10:32) 
[en réponse à 955812]



24 Jésus, étant parti de là, s'en alla dans le territoire de Tyr et de Sidon. Il entra dans une maison, désirant que personne ne le sût; mais il ne put rester caché.

25 Car une femme, dont la fille était possédée d'un esprit impur, entendit parler de lui, et vint se jeter à ses pieds.

26 Cette femme était grecque, syro-phénicienne d'origine. Elle le pria de chasser le démon hors de sa fille. Jésus lui dit:

27 Laisse d'abord les enfants se rassasier; car il n'est pas bien de prendre le pain des enfants, et de le jeter aux petits chiens.

Libera nos Domine !

ABDICATION !