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images/icones/sacrecoeur.gif  ( 955446 )08/11 Les Quatre Saints Couronnés, martyrs, Sainte Elisabeth de la Trinité, vierge par ami de la Miséricorde (2022-11-07 22:03:36) 

De la férie

Messe comme au dimanche précédent ou messe de la Mémoire




Mémoire des Quatre Sts Couronnés, martyrs

Avant 1955 : Octave de la Toussaint



8 novembre : Sainte Elisabeth de la Trinité

Vierge


Élisabeth Catez naquit à Avord le 18 juillet 1880.
Elle entra au Carmel de Dijon en 1901 à l'âge de vingt et un ans.
Un bref passage sur la terre mais une Sainteté de vie qui nous éclaire
sur le chemin à suivre pour rejoindre la Très Sainte Trinité, son berceau.
Elle mourut au Carmel , cinq ans plus tard le 9 novembre 1906 de la maladie d'Addison. Elle repose dans l'église Saint Michel de Dijon.
Sa fête est placée le 9 novembre au sanctoral et le Carmel célèbre sa solennité le 8 novembre.

Biographie de Sainte Elisabeth de la Trinité.

Quelques-uns de ses écrits

Prière d’Élisabeth de la Trinité « Ô mon Dieu, Trinité que j'adore » :

Ô mon Dieu, Trinité que j'adore, aidez-moi à m'oublier entièrement pour m'établir en Vous, immobile et paisible comme si déjà mon âme était dans l'éternité.
Que rien ne puisse troubler ma paix, ni me faire sortir de Vous, ô mon Immuable, mais que chaque minute m'emporte plus loin dans la profondeur de votre Mystère.
Pacifiez mon âme, faites-en Votre ciel, Votre demeure aimée et le lieu de Votre repos. Que je ne Vous y laisse jamais seul, mais que je sois là tout entière, tout éveillée en ma foi, toute adorante, toute livrée à votre Action créatrice.
Ô mon Christ aimé crucifié par Amour, je voudrais être une épouse pour votre Cœur, je voudrais Vous couvrir de gloire, je voudrais Vous aimer jusqu'à en mourir !
Mais je sens mon impuissance et je Vous demande de me revêtir de Vous-même, d'identifier mon âme à tous les mouvements de Votre âme, de me submerger, de m'envahir, de Vous substituer à moi, afin que ma vie ne soit qu'un rayonnement de votre Vie.
Venez en moi comme Adorateur, comme Réparateur et comme Sauveur. Ô Verbe éternel, Parole de mon Dieu, je veux passer ma vie à Vous écouter, je veux me faire tout enseignable, afin d'apprendre tout de Vous.
Puis, à travers toutes les nuits, tous les vides, toutes les impuissances, je veux Vous fixer toujours et demeurer sous Votre grande Lumière; ô mon Astre aimé, fascinez-moi pour que je ne puisse plus sortir de Votre rayonnement.
Ô Feu consumant, Esprit d'amour, survenez en moi afin qu'il se fasse en mon âme comme une incarnation du Verbe : que je Lui sois une humanité de surcroît en laquelle Il renouvelle tout son Mystère.
Et Vous, ô Père, penchez-Vous vers Votre pauvre petite créature, ne voyez en elle que le Bien-Aimé en lequel Vous avez mis toutes Vos complaisances.
Ô mes Trois, mon Tout, ma Béatitude, Solitude infinie, Immensité où je me perds, je me livre à Vous comme une proie.
Ensevelissez-Vous en moi pour que je m'ensevelisse en Vous, en attendant d'aller contempler en Votre lumière l'abîme de Vos grandeurs.

Ainsi soit-il.

Source : site-catholique.fr

images/icones/marie.gif  ( 955448 )Méditation avec Les saintes voies de la Croix de M. Henri-Marie Boudon par ami de la Miséricorde (2022-11-07 22:16:59) 
[en réponse à 955446]



LIVRE PREMIER

CHAPITRE PREMIER

La science de la Croix est un mystère caché


Les superbes et les suffisants ne l'entendent jamais ; car il est écrit que Dieu leur résiste, qu'il s'éloigne d'eux. Hélas ! Si ceux qui ont approché de plus près la lumière même, la Sagesse incarnée, ne l'entendaient pas avant la venue du Saint-Esprit, comment pourront l'entendre ceux qui sont plongés dans les ténèbres ?

L'on a donc beau faire de grandes et longues études, prendre des degrés dans les écoles de philosophie et de théologie, se rendre habile dans les plus hautes sciences, et les enseigner même, si la superbe et la suffisance s'y rencontrent, ces gens seront toujours ignorants de la science de la croix ; et avec toute leur doctrine, ils n'arriveront jamais à en savoir l'ABC. Ils sont même entièrement inhabiles pour l'étude de cette science, et tout à fait incapables d'être admis en son école.

Le désir de l'honneur est une opposition formelle à la connaissance de ce mystère, qui ne se donne pas à ceux qui mettent leur joie dans l'estime et l'applaudissement des hommes, et dans l'amitié des créatures, dont ils craignent les rebuts et les contradictions.

Les amateurs d'eux-mêmes, qui travaillent à donner de la satisfaction à leur esprit et à leur corps, et qui se recherchent, n'en auront pas l'intelligence. Les mépris et les abaissements de la croix peuvent être très difficilement aperçus parmi l'éclat des honneurs.

Comment pourrait-on connaître ses douleurs, et goûter ses souffrances parmi les aises de la vie ! La délicatesse des habits et des lits, la somptuosité des meubles, la bonne chère des tables, sont comme autant de voiles épais qui nous dérobent la vue de la croix.

Hélas ! quel rapport de la douceur vaine et trompeuse de la vie du siècle, avec la dureté de ce bois salutaire ! L'empereur Héraclius voulant porter la sainte croix sur laquelle le Fils de Dieu a été crucifié, ne put jamais avancer d'un pas, pendant qu'il demeura vêtu de ses habits royaux ; il fut obligé de prendre un habit simple et pauvre pour avoir cet honneur.

Mais ce qui est bien déplorable, est de voir plusieurs personnes qui font profession de dévotion, qui en parlent, qui la prêchent, et qui cependant sont très peu instruites dans la connaissance de ce mystère. Le grand secret, pour en avoir une véritable lumière, est la pratique, qui est une pratique de pauvreté, de douleur, de mépris, de contradictions, de délaissements, de rebuts, d'ignominies , et comme cette pratique est plus ordinaire aux gens simples, qui sont dans la souffrance et dans la privation de ce que le monde estime, souvent de pauvres idiots, de simples femmelettes, sont bien savants dans cette doctrine, pendant que les doctes n'y connaissent rien.

C'est donc de la sorte, ô Père éternel, qu'il vous a plu d'en ordonner. Vous cachez ces choses aux sages et aux prudents, et vous les révélez aux petits. (Matth. XI, 25) Prenons donc bien garde à marcher toujours dans la simplicité chrétienne, et pour me servir de la comparaison de l'Apôtre, en la IIe Épître aux Corinthiens, craignons que nos sens ne soient corrompus, comme Ève a été séduite par la finesse du serpent. Prenez garde, dit l'Écriture (Eccli. XIII, 16) à votre ouïe.

Ah ! Quil est difficile, n'entendant parler des honneurs, des plaisirs et des biens, qu'avec une grande estime, de ne pas se laisser corrompre par les sentiments du siècle, en prenant ses maximes !

Source : livres-mystiques.com

Que Jésus Miséricordieux vous bénisse
ami de la Miséricorde