Le Forum Catholique

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images/icones/livre.gif  ( 955224 )Tenue des aumôniers militaires, des chanoines de Strasbourg et décorations du St-Siège par JVJ (2022-11-05 11:03:36) 

Je découvre seulement à ma grande honte les travaux de Dominique Henneresse qui préside la société des amis du musée de la Légion d'honneur et des ordres de chevalerie (les vrais, pas les faux, pour ceux qui connaissent ce beau musée en face du musée d'Orsay). Pour ceux qui aiment se déguiser, j'ai place des Victoires comme administrateur de la SPH de l'Ordre de Malte des tiroirs plein de décorations les plus loufoques ou usurpées les unes que les autres, pour vos dîners, comme cela se faisait encore dans les années 60 (Paul Morand rapporte aussi cette pratique au Quai d'Orsay après la première guerre). Adhérez à la SPHOM pour ceux qui s'intéressent à Malte et aux Hospitaliers de St-Jean de Jérusalem, cela diminuera vos impôts...

M. Henneresse, ancien patron chez De Dietrich, formé à HEC et sciences po (avant ses dérives...), va publier un ouvrage chez la Nuée bleue sur les habits des chanoines de Strasbourg. Le reste du livre est sibyllin. Si cet homme parle des aumusses médiévales et de leur usage à partir des sources de première main, je tirerai mon chapeau.

habits de chanoines

Je salue les aumôniers militaires qui lisent le FC, mais aussi ceux qui l'étaient encore il y a peu de temps...

Livres en famille



Comment ce livre a-t-il pu m'échapper aussi longtemps ?!



Ce livre n'est qu'à 43 euros ! Bravo. On regrette que les magnifiques ouvrages de l'immense Lyonnais Bernard Berthod soient aussi chers, comme les volumes de la Nuée bleue sur les cathédrales, à moins d'être contributeurs du volume désiré (offert) ou de la collection (réduction).

Ceux qui vont dans les musées du Vatican ont été surpris par l'indigence de la librairie au bout de la visite.
Il ne s'y trouve qu'une poignée d'ouvrages et beaucoup de gadgets. Plus personne n'écrit de cartes postales par ailleurs et la poste vaticane peut dormir tranquille.
On pouvait penser trouver tous les ouvrages de référence publiés par le Saint-Siège avec des collections complètes.
C'est la misère. D'ici à ce que les gens qui défilent comme des moutons dans ces salles se fichent totalement du contenu, mais préfèrent faire la queue aux toilettes et aux cafétérias... (j'ai vu une paire de nombrils, de casquettes et beaucoup d'adolescents trans militants, sans parler des joggings, c'était aussi particulièrement bruyant et bordélique comme à St-Pierre et au Panthéon, très peu se taisent par respect du lieu, observent ou chuchotent. Engeance aussi des cars de touristes âgés. Et encore, les Italiens n'étaient pas en vacances scolaires; Et aucun voile, pas plus que dans les rues, sinon des voiles blancs seyants et légers, une seule timbrée en noir dont on ne voyait que les yeux). En fin de parcours, je me suis retrouvé devant des pièces liturgiques contemporaines immondes voulues là depuis Paul VI, et d'entendre un guide francophone disant à ses vieux que "François veut une liturgie plus pauvre et moins flamboyante" (je ne retrouve plus le dernier adjectif exact...). Je me suis permis de lui dire, avant de changer de salle, que sa remarque était débile avec le plus mauvais regard qu'on puisse faire. Cet homme disait en sous-texte : François est enfin un pape selon l'Evangile, le vieux Benoît XVI était un réac pas du tout comme il fallait. Si ce guide ne baratine que sur la vie sexuelle des Borgia quand il se trouve devant leurs superbes appartements, on peut lui botter le derrière.

Il suffit de comparer les livres proposés par ces musées apostoliques (une quarantaine à tout casser) avec les librairies de Cluny, du Louvre et d'Orsay. Un Français négociait à la caisse pour acheter un (faux) buste de je ne sais pour qu'on puisse lui emballer la chose dans le quart d'heure. La femme et les enfants étaient subjugués par cette oeuvre d'art (sic) qui je crois coûtait 3 000 euros. Quand on a un aussi mauvais goût digne d'un rappeur ou d'un Sarkozy (ou d'un Julien Dray), on ne va pas aux musées du Vatican.



images/icones/neutre.gif  ( 955227 )De vrais sujets cher jvj par Roger (2022-11-05 11:17:09) 
[en réponse à 955224]

S'agissant de la poste vaticane un ami romain (qui logeait rue Jeanne d Arc non loin de Sainte Marie ad martyres vous me suivez facilement j'imagine) m'avait dit (avant la pandémie) que la poste vaticane travaillant avec son homologue dun petit pays alpin neutre et partiellement italophone (je vous laisse deviner lequel?) était bien plus fiable que l'italienne. De nombreux Romains y avaient donc recours.
images/icones/fleche2.gif  ( 955229 )Il fut un temps où il fallait faire la queue pour avoir des timbres du Vatican par JVJ (2022-11-05 11:32:05) 
[en réponse à 955227]

et la flamme du Saint-Siège sur vos cartes postales...
De nos jours, hélas, moi le premier, plus personne n'envoie de cartes. J'ai seulement acheté deux cartes de Benoît XVI (toujours en vente avec quelques-unes de Jean-Paul II, il faut écluser les stocks) pour les adresser à deux prélats par manière de provocation.

Même les pièces du Vatican ne paient plus... Question de générations. Et personne ne regarde les panneaux concernant les timbres sous les précédents pontificaux.

Votre ami n'habitait pas plutôt place St-Louis des Français ? Dans la petite via Giovanna d'Arco, il n'y a rien de spécial...

Comme j'ai souvent mauvais esprit, j'ai imaginé que dans la rue perpendiculaire à celle-ci logeaient les prêtres du pèlerinage de l'abbé Barthe (que les intervenants du FC n'ont guère commenté, et encore moins favorablement, et y sont-ils allés ?)...

Contre votre rue Jeanne d'Arc se trouve en effet la domus sacerdotalis... Paulus VI.

Celle qui se trouve via della Conciliazone était tout de même un peu trop proche de François...
Les raides eussent crié au summum ralliement des ralliés...

Il y a les ralliés et les fous à lier.
images/icones/1g.gif  ( 955247 )Extrêmement réservé par Nemo (2022-11-05 15:22:35) 
[en réponse à 955224]

Les livres de M. Berthod fournissent une iconographie de premier ordre et à ce titre ils sont indispensables, je les ai tous. Mais le texte comporte souvent des erreurs grossières, les sources font défaut. Et hélas certains vous sortent aujourd’hui comme arguments imparables « c’est écrit dans le Berthod ».
images/icones/5a.gif  ( 955252 )Vous allez finir plus ronchon que moi ! par JVJ (2022-11-05 16:19:29) 
[en réponse à 955247]

Présentez-moi ceux qui vous citent M. Berthod (allez voir dans telle édition les noms de ceux qu'ils remercient... je dis cela, je ne dis rien).
Ils ont déjà un certain goût.
Je n'ai jamais croisé une seule personne, et surtout pas dans les CDAS ou les évêchés, qui me laissent penser qu'ils connaissent B. Berthod et le musée de Fourvière... Jamais ! Ni mon alter ego.
Et si j'en croisais, ce serait pour me dire que tout ce qui est dans ces livres est totalement muséifié et obsolète. Les never been voient du has been partout.

Vous êtes par ailleurs plus riche que moi. Celui qui n'a présentement pas de chauffage (avec son simple vitrage mais qui a une couverture sur les cuisses) va finir par agresser le laïc qui lui tend le denier de l'Eglise pour financer le synode, les feuilles de chants, le séminaire intercontinental et les salariés laïcs voués à la déchristianisation...

De fait, les livres de BB sont un peu comme Paris-Match, on achète d'abord pour les images. Mais j'ai des ouvrages sous Pie XI qui vous montrent aussi Rome et le pape dans la même optique, à l'époque où internet n'existait pas ni les ouvrages en couleur (ce sont des ouvrages fabuleux, j'en ai hérité encore récemment des carmélites défuntes de Bourges, sinon cela allait à la poubelle). On montre une cappa magna et la sedia, et même en noir et blanc, cela suffit à mon (notre) bonheur...

Vous savez mieux que quiconque qu'il est très compliqué de faire une notice courte et solide sur un objet que vous avez en face de vous : par où commencer ? quelle fourchette proposer ? qui travaille sur des objets romains ou catholiques doit s'attendre à maîtriser une bibliographie à l'échelle de la chrétienté et dans trente langues, ce qui est impossible pour un seul homme !
B. Berthod est tout de même celui qui est capable d'aller au Chili récupérer le dernier habit puce du dernier évêque capucin ante-conciliaire mort là-bas...

Et il a écrit une délicieuse petite biographie du cardinal Decourtray avec un esprit que seuls des tradis non butés peuvent comprendre. Rien à voir avec une biographie de commande ou un essai à la Levillain.



BB trouve des éditeurs, c'est déjà louable.

Il y a une espèce de chercheurs, de laquelle hélas je relève, qui travaille pendant vingt ans sur un même sujet (additionnez un ou deux sujets de plus chaque année, sur la pile), et qui n'arrivent pas à conclure (car il faut savoir clore), qui veulent toujours s'assurer que et que... Et puis du coup, rien ne sort et les piles s'accumulent. Les dossiers laissés en souffrance ne sont jamais repris ou alors c'est un calvaire. Il arrive aussi qu'un autre vous grille la politesse, par exemple quand vous lui aviez parlé de telle source qui méritait une étude neuve.

Même une chèvre qui écrirait sur la messe au XVIIIe s. dans tel diocèse mérite mon respect, car je sais ce que cela représente de dépouillements et d'heures solitaires...
Je précise que je mange des yaourts et des fromages de chèvre, et qu'on ne me fera pas le même procès qu'au député RN...

Pour les publications d'inventaires, par ex. en paramentique, soit on publie au risque qu'un Nemo et que votre serviteur pestassent, ou on attend d'être "blindé" et "bordé" de tous les côtés, et puis on ne fait rien...

Pour les chapeaux de cardinaux qui m'intéressent depuis vingt ans, BB a certes publié des petites notices dans ses livres (le cardinal Burke ne sait toujours pas que le chapeau est aboli depuis 1969..., sauf dans les armoiries). C'est court et frustrant (mais bien assez pour certains...). Mais il y a des points sur lesquels il ne pourrait en dire davantage de manière péremptoire (faute d'études ou de connaissance de sources d'un espace toujours trop restreint, c'est la vie). Mais pour lui avoir demandé deux ou trois détails, j'ai eu la joie de me voir le récipiendaire d'un pré-article sur le sujet, qui montre bien qu'il connaît ce sujet, disons dans les trois derniers siècles.

Si les tradis fondaient une société Benoît XIII-Mgr Barbier de Montault, nous pourrions publier de belles choses et les gens subventionnés par la CEF pourraient craindre pour leur avenir... Mais si c'est pour entendre qu'un tel ne met pas la barrette et qu'un autre n'a pas été confirmé par le bon évêque...

Le club des ronchons est un cercle qui ne se réunit jamais, sauf autrefois dans un restaurant près de la place Maubert, interdit aux femmes, aux animaux et aux plantes vertes. Jean Tulard, vilain orléaniste comme Maurice Druon et tant d'autres !, avait demandé d'ajouter le dernier terme, pour être bien clair. Je sais que Vox appréciera.

Nemo : il faudra vous faire violence quand une charmante femme vous ouvrira "ses" chapiers et son trésor (sic). Il ne dépend que de vous de proposer des samedis.
Et de nos jours, c'est aussi une jeune femme, de mes amies, qui s'y connaît le plus en habit du prêtre médiéval (même si, modeste, elle sait qu'elle a encore tout à apprendre et qu'une vie ne suffira pas).

Ne dites pas de mal de ce livre qui cite Ratzinger et Mgr Bux dans les notes... C'est l'Etat, pas l'Eglise, qui s'intéresse et a sauvé cela.
Depuis combien de décennies quelqu'un ici a vu un livre avec une telle magnifique couverture produit par l'Eglise en France ? Et je ne vous parle pas de la qualité de l'intérieur et de l'opération sauvetage dans les règles de la conservation... On est loin des cagettes de Lourdes et de la queue-leu-leu épiscopale.

Je rêverais que les deux grands liturgistes médiévistes que je cite souvent, Nemo, BB, JG, quelques conservateurs du Patrimoine et CAOA, quelques prêtres compétents se rencontrent deux fois l'an... quitte à s'écharper sur la datation d'un ornement ou sur la vraie fausse chasuble du sacre d'Henri IV (ou quand des tradis probablement légitimistes se pâment devant un supposé ornement ayant servi au simili sacre d'un crypto-protestant débauché qui sentait l'ail... au lieu de vénérer un cardinal devenu roi par l'opération de la Ligue...).
Ils seraient aussi la seule commission propre à donner son blanc-seing pour les réaménagements liturgiques en France.

Macte animo generose puer ! Sic itur ad astra...