Le Forum Catholique

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images/icones/carnet.gif  ( 954804 )Après l'affaire Santier, la révélation d'un autre cas à Versailles crée le malaise par Bernard Joustrate (2022-10-26 11:21:48) 

Lu dans La Vie :

Après l'affaire Santier, la révélation d'un autre cas à Versailles crée le malaise

L’affaire de la non-divulgation des mesures canoniques prises à l’encontre de l’évêque Michel Santier a mis en lumière le manque de transparence dans l’Église catholique. À Versailles, des sanctions concernant un prêtre à la retraite ont ainsi été révélées au presbyterium… après sa mort.
Par Youna Rivallain

Seules deux paroisses, dont il a été le curé, en parlent, de façon laconique. Jean-Jacques Villaine, prêtre à la retraite du diocèse de Versailles, est mort le 9 octobre. « Ses obsèques seront célébrées mardi prochain 18 octobre dans la stricte intimité du fait de sanctions canoniques qui imposent cette disposition », indiquait mi-octobre un communiqué de la paroisse Sainte-Marguerite du Vésinet, dont Jean-Jacques Villaine avait été curé. Pas de détail sur les mesures en question, encore moins sur leurs raisons. L’existence de mesures canoniques à l’encontre du prêtre, curé de plusieurs paroisses successives dans les Yvelines, a été divulguée par l’évêque de Versailles, Luc Crepy, aux prêtres du diocèse, à la suite de son décès. Aucun communiqué n’a été publié à ce sujet sur le site du diocèse.

À quelques jours de l’assemblée plénière des évêques à Lourdes, du 3 au 8 novembre, ce cas pose, une fois de plus, la question du secret des sanctions canoniques sur des clercs. Selon des documents réunis par La Vie, une plainte pour viols et agressions sexuelles sur personne majeure a été déposée auprès de la justice en 2019 concernant ce prêtre. La gestion de ce cas rappelle fortement l’affaire révélée mi-octobre par Golias et Famille chrétienne concernant Michel Santier, ancien évêque de Créteil visé par des sanctions canoniques en 2021 pour abus spirituels à des fins sexuelles sur deux jeunes adultes dans les années 1990. Le droit de l’Église exigeant la non-publication des sanctions, celles-ci n’avaient pas été rendues publiques, empêchant tout appel à témoignages pour trouver d’éventuelles autres victimes… qui n’ont pas tardé à se faire connaître, quelques jours seulement après la révélation de l’affaire sur la place publique.

La suite de l'article est réservée aux zabonnés.
images/icones/1n.gif  ( 954805 )on déterre un mort.. ? par jejomau (2022-10-26 11:41:11) 
[en réponse à 954804]

ne ferait-on pas mieux de s'intéresser aux cas plus récent de clercs en lien avec des messes noires au Vatican ? (cf. Church Militant.)

Beaucoup plus grave, non ? ... Mais mà, ça ne les intéresse pas..
images/icones/1e.gif  ( 954818 )Sous François, les sanctions canoniques ... par vistemboir2 (2022-10-26 13:25:20) 
[en réponse à 954804]

sont réservées aux clercs qui célèbrent la messe traditionnelle...
images/icones/1d.gif  ( 954819 )Je l'ai rencontré par Sombreval (2022-10-26 13:26:40) 
[en réponse à 954804]

J’ai vécu 3 ans au Vésinet début 2000. J’habitais juste en face du presbytère, une très belle bâtisse trônant au cœur du centre-ville. Ce monsieur possédait une certaine prestance et savait en jouer. Il était assez âgé et pourtant il recevait régulièrement la visite d’une femme plus jeune. Je les sais car cette femme devait sortir de sa voiture, ouvrir la grille pour pénétrer dans la cour du presbytère. Bon allez… pour ne pas nuire au Diocèse de Versailles, disons que cette visiteuse régulière venait accomplir des tâches administratives pour lui ou faire son ménage (ahaha).  

Je l’ai rencontré une fois au presbytère alors que pendant un temps j’allais tous les matins à la messe. Comme beaucoup de prêtres, sa manière de célébrer était très mécanique. Je me posais des questions sur ma vocation. On a dû discuter cinq minutes. Il m’a dit de prendre contact avec le Service des vocations de Versailles, dirigé par le père de Rubercy, devenu recteur du séminaire français de Rome (?!). Un entretien, plus deux trois appels téléphoniques avec le père m’ont dissuadé de poursuivre dans cette voie. Comme je lui avais adressé un texte résumé de ma thèse, il m’a semblé judicieux d’aborder quelques points de doctrine relatifs à la messe. Sur la dimension sacrificielle de la messe, je lui ai dit qu’il n’y a même pas de matière à discussion. « La messe est un sacrifice », ai-je insisté, certitude qui s’était renforcée pendant la rédaction de ma thèse. Je n’ai pas oublié sa réponse : « On peut l’interpréter comme ça… »

Quant au père Villaine, je le croisais régulièrement mais un accord tacite, silencieux s’était établi entre nous : faire comme si on ne se connaissait pas. Bonne attitude qui devrait être de mise dans l’Eglise.
images/icones/2b.gif  ( 954906 )Dossier complet sur Paix liturgique par Gereo (2022-10-27 15:17:14) 
[en réponse à 954804]

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