Le Forum Catholique

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images/icones/hein.gif  ( 954632 )Santier : réflexions personnelles sur l' ascèse par Roger (2022-10-23 23:55:50) 

Chers liseurs permettez moi de partager quelques réflexions.


L affaire Santier n'est pas seulement une affaire de mœurs. Elle est aussi et peut-être même d'abord un blasphème.

Ce n'est certainement pas par hasard ni par simple plaisanterie que Santier avait organisé ses séances devant le tabernacle.

En outre Santier n'était pas un simple prêtre plus ou moins pervers ou dépressif. Il était un successeur des apôtres. Un des dirigeants de l'Église de France responsable d'une portion du peuple de Dieu.

Je suis frappé du fait que ce scandale s'inscrit pleinement dans une tendance relativement claire d'une fraction relativement importante de notre épiscopat depuis quelques décennies. Voilà des gens souvent sévères à l'égard de la tradition liturgique de l'Église, généralement méprisant à l'égard de toutes les idées ou attitudes traditionnelles et tout aussi complaisant à l'égard de la plupart des déviations intellectuelles et morales de notre temps (Santier avait commencé sa carrière ecclésiastique comme aumônier de la JOC des années 70).

Mais un prêtre ( d'orientation très traditionnelle) me faisait observer il y a peu que le trait dominant du clergé "ordinaire" et de sa pastorale était de refuser toute perspective ascétique et de privilégier constamment la recherche du bonheur personnel.

On trouve en effet facilement des textes du clergé ordinaire nous expliquant que la foi conduit au bonheur sur terre sans nous imposer de vrais efforts.

Ce refus de l'ascese en morale n'est-il pas lié à une déviation théologique selon laquelle Dieu pardonne toutes les fautes et comme l'a dit un chanteur célèbre "nous irons tous au paradis"?

Peut-être mon propos va-t-il trop loin et se fonde t-il sur une connaissance trop superficielle de la faire Santier ?

Néanmoins je crois intéressant de nous interroger sur la place de l ascèse dans notre vie catholique et et de l'enfer et jugement....
images/icones/2a.gif  ( 954634 )Quand on nie l'existence de l'Enfer... par vistemboir2 (2022-10-24 09:47:36) 
[en réponse à 954632]

on nie le Jugement dernier et finalement toute Justice divine, ce qui bien tout à fait contraire à l'Évangile : entre autres, Notre Seigneur consacre deux des Béatitudes à la justice... et à elle seule !

Cette négation débouche naturellement sur celle de la nécessité de faire son salut, auquel il lui est effectivement substitué la recherche d'un bonheur terrestre, comme l'idéologie communiste ou maçonnique...
images/icones/1f.gif  ( 954635 )Simple prêtre par Alexandre (2022-10-24 09:51:45) 
[en réponse à 954632]


En outre Santier n'était pas un simple prêtre plus ou moins pervers ou dépressif. Il était un successeur des apôtres.


Peut-être ai-je raté un développement, mais à ma connaissance, les strip-confessions de Michel Santier sont antérieures à son ordination épiscopale...
images/icones/bravo.gif  ( 954638 )Voilà par Sic transit (2022-10-24 10:18:28) 
[en réponse à 954635]

C'est le point que je voulais signaler moi aussi.

Ce que nous ne pouvons savoir, mais que j'espère de tout mon cœur, c'est qu'il s'en est confessé avant de recevoir la consécration épiscopale.
images/icones/hein.gif  ( 954639 )Simple... confession par Alexandre (2022-10-24 10:21:20) 
[en réponse à 954638]

Une simple confession suffit-elle à relever du péché de sacrilège ?
Je ne connais pas la législation canonique sur le sujet, mais j'en doute fort.
images/icones/neutre.gif  ( 954654 )Simple, je ne crois pas... par Sic transit (2022-10-24 11:50:03) 
[en réponse à 954639]

Cela doit faire partie des cas réservés pour plus haut que le prêtre de base.
images/icones/neutre.gif  ( 954645 )Justement par Roger (2022-10-24 10:38:46) 
[en réponse à 954635]

On choisit pour évêque un blasphèmateur!

Et l'intéresse accepte !

Il a commis des actes blasphématoires en tant que prêtre et ça ne l à pas retenu d accepter la charge épiscopale !
images/icones/fleche2.gif  ( 954649 )Mgr Blanchet envisage que Mgr Santier a commis de tels actes pendant son épiscopat par Gaspard (2022-10-24 11:16:56) 
[en réponse à 954635]


Envisageant « la possibilité que Mgr Santier ait pu commettre de tels abus dans le cadre de son épiscopat à Créteil » – qui a duré de 2007 à 2021, soit 14 ans – Mgr Blanchet a appelé « les personnes victimes qui le voudraient de se manifester auprès de la cellule d’écoute diocésaine


Source article Aleteia
images/icones/hum2.gif  ( 954650 )Ben enfin… par XA (2022-10-24 11:24:21) 
[en réponse à 954649]

Vous avez vraiment lu la lettre de Mgr Blanchet ? À vous voir citer Aleteia comme source, on peut en douter…
images/icones/1n.gif  ( 954652 )Oui par Gaspard (2022-10-24 11:40:23) 
[en réponse à 954650]

J'ai bien lu cette lettre de Mgr Blanchet donnée par .
Bernard Joustrate ici et j'ai même posté un commentaire.

Mais j'ai dû la lire trop vite, j'avoue, ce qui fait que j'ai pris pour un ajout d'Aleteia ce qui était contenu verbatim dans la lettre de Mgr Blanchet.

Et puis il est quand même difficile de réaliser l'ampleur de l'ignominie et le nombre des infamies, des faits eux-mêmes, du sacrilège, de l'omerta, des mensonges impudents - Mgr Blanchet affirmant il y a quelques mois sur BFMTV d'après La Croix que "l'Église ne couvre pas les abus" etc.


images/icones/heho.gif  ( 954667 )Le plus grave, le sacrilège par Nemo (2022-10-24 13:33:29) 
[en réponse à 954652]

Le plus grave étant sans aucun doute le fait que Mgr Blanchet fait officier un évêque sacrilège dans une concélébration du Jeudi-Saint en pleine connaissance de cause : belle démonstration de ce "symbole d'unité" exigé des prêtres qui ne célèbrent que la liturgie traditionnelle de l'Eglise.
C'est la complicité au plus haut point !
images/icones/sacrecoeur.gif  ( 954655 )l'affaire est très douloureuse par Super-Malouin (2022-10-24 11:50:44) 
[en réponse à 954632]

Pour tous les catholiques. Ce qui est incompréhensible c'est la peine canonique, relativement , clémente pour un prêtre qui commet des sacrilèges et qui, visiblement confesse les personnes avec qui il a péché gravement. Je crois qu'il y a une peine canonique réservée à cette faute.


Il a accepté l'ordination sacerdotale en connaissant certainement ses tenadances et ses fautes éventuelles.
Il a accepté l'ordination épiscopale en étant sacrilège , a-t-il été relevé des sanctions canoniques auparavant ?


Vous écrivez, Roger, que c'est sans doute un manque d'ascèse et la disparition de la peur de l'enfer qui pourraient en être la cause ?
Certainement mais cela est aussi applicable au clergé des instituts tradi (tous). J'ai en mémoire un prêtre "tradi" quasi adulé, excellent prédicateur, bon confesseur, défenseur ardent le la Tradition et qui nous exhortait à la conversion... et aujourd'hui nous sommes nombreux à avoir été blessés.
Que Dieu nous garde de la présomption.
images/icones/neutre.gif  ( 954659 )Il y a un problème de contexte par Mandrier (2022-10-24 12:33:24) 
[en réponse à 954655]

Vous avez raison, il existe des cas d'abus partout y compris chez les prêtres traditionnels, il ne sert à rien de se voiler la face. Cependant, ce que Roger souligne, sans prétendre répondre à sa place, c'est que dans ce cas précis, il y a une perte de la croyance dans la nécessité de l'ascèse, de l'effort, une baisse de l'importance de la Croix pour mettre en avant la joie pascale. C'est un peu ce que nous reproche le pape, qui nous dit rigide et en serait à nous traiter de faces de Carême. Les abus commis par dans un cadre où l'idéal ascétique est fort tranchent d'autant plus là où une proximité parfois trop grande avec le "père" untel ou même "Michel" ont pu amener à une pente propice à des abus, dans un cadre où la frontière n'était plus claire.
D'où l'importance de barrières physique comme la soutane par exemple, même si évidemment celle-ci n'empêche absolument pas les abus loin de là, mais au moins la frontière est établi et celui qui fait le mal le fait en connaissance de cause bien claire.
images/icones/fleche3.gif  ( 954657 )Votre remarque est pertinente par Johanis (2022-10-24 12:17:03) 
[en réponse à 954632]

Votre remarque sur l'absence de l'ascèse me semble très pertinente. Et cette perte du sens et de la nécessité de l'ascèse s'inscrit dans un contexte de conception de foi et de vie de foi plus large.
Tout un mouvement spirituel a réintroduit le primat de la vie théologale et de la vie spirituelle dans la vie chrétienne ; ce sont les « nouvelles communautés ». Cette vie spirituelle est toutefois assez déconnectée des commandements, de la vie morale. Et elle est aussi déconnectée de l'ascèse.
Il faut noter que Jean-Paul II avait un sens profond vécu de l'ascèse puisque le jeûne avait toute sa place dans sa vie, et même on l'a su après sa mort, il se flagellait. Et il est indéniable que l'exigence morale été chez lui fondamentale dans la vie spirituelle.

Après le concile on n'a plus considéré que l'ascèse et la mystique étaient indissociables ; dans l'enseignement théologique on ne parle plus de théologie ascétique et mystique. L'ascèse n'est plus une composante fondamentale de la vie spirituelle. Un combat contre les "tendances de la chair" n'est plus considéré comme nécessairement constitutif de tout chemin de sainteté..
L'union au Christ s'obtient par un simple mouvement du cœur, il suffit de se laisser entraîner par le souffle de l'Esprit.
La redécouverte du rôle de l'Esprit Saint est l'unique clé de la vie spirituelle.

Les communautés nouvelles ont apporté dans l'Eglise post conciliaire un retour au sens du théologal et de la vie spirituelle, mais manifestement avec une grave faille du côté moral et sans aucun doute en lien avec l'oubli de la nécessité de l'ascèse, du combat contre "les tendances de la chair" (qui comporte aussi l'orgueil, ...).
Avec Mgr Santier c'est encore un fondateur de communauté nouvelle dans la vie de qui on découvre des actes scandaleux.

L'abus d'autorité auquel ces scandales sont liés est l'une de ses tendances de la chair qui n'est plus assez combattue, mais on aurait tort de ne pas voir que le problème est plus général et lus profond.

On s'est beaucoup penché sur l'abus d'autorité à propos de ces scandales, il faudrait maintenant identifier les causes plus profondes et plus générales, et la dépendance des conceptions théologiques contemporaines.

Il n'est pas douteux que la relativisation de la gravité du péché, démotive du combat contre celui-ci.

De même, voulant rejoindre les aspirations du monde, l'enjeu de la vie de foi n'est plus le salut, qui exige le combat contre le péché, l'orientation de toute la vie sur la volonté de Dieu et donc sur la mise en pratique des commandements, mais l'amélioration de la vie sur terre. Il s'agit de procurer le bien-être psychologique. Et ce qui est mis en avant dans l'ordre de la prière c'est la prière de louange, mais une prière de louange qui apporte un bienfait psychologique.

C'est à creuser.
images/icones/fleche2.gif  ( 954658 )L'ascese par jejomau (2022-10-24 12:22:24) 
[en réponse à 954632]

N'a de sens que si l'on veut offrir ces souffrances, privations et sacrifices au sacrifice de Notre Seigneur pour la sanctification des âmes et la conversion des pécheurs

Mais...

L'église conciliaire NE veut PLUS convertir . C'est pour elle du prosélytisme condamnable

Aussi, très peu croit RELLEMENT que Jésus-Christ est Dieu dans cette église. C'est un Christ historique, un personnage extraordinaire qui a bien existé, mais bon... sans plus !

Des lors, l'ascèse...
images/icones/neutre.gif  ( 954661 )Un adepte de la liturgie de l'orgasme ? par Sombreval (2022-10-24 12:51:47) 
[en réponse à 954632]

J'en parlais déjà en 2009 sur mon site....


Lu quelques pages hier d’un bouquin, publié en 2008 au Cerf, d’un agrégé de philo, et professeur d’éthique à l’Institut Catholique de Lyon, qui nous expose une herméneutique de la «sexuation humaine» sous l’angle du personnalisme. La Personne pour le catholique gogo d’aujourd’hui, c’est l’homme de la Genèse créé à l’«image» de Dieu (infusée à la création et inaliénable) mais exempté de la nécessité d’atteindre à la «ressemblance» qui est l’actualisation de tout ce qui implique l’«image» et qui résulte de la réalisation graduelle, de l’effort : elle doit se conquérir (c’est la théosis). Considérée comme constitutive de la Personne, la sexualité devient dans la perspective de notre auteur une réalité sacrée, insoupçonnée des naturalistes, des hédonistes et autres matérialistes. On a eu droit au jansénisme au siècle de Pascal. Aujourd’hui on nous impose la «sexualité chrétienne», une «théologie de la conjugalité» censée nous révéler tous les aspects de la Personne : don, communion, auto-révélation (...)

On voit d’ailleurs que «l’herméneutique de la sexuation» et «des gestes amoureux» débouche bien souvent sur ce qu’on pourrait appeler une théologie pornographique qui a pour caractéristique principale d’être blasphématoire (ce que n’est pas explicitement et ouvertement la pornographie). A ce titre nous découvrons dans l’essai en question des extraits d’ouvrages qui auraient valu le bûcher à leurs auteurs à des époques moins déliquescentes. La transposition dans le domaine de la sexualité de tout ce qui touche à la liturgie catholique me semble particulièrement ignoble.. On est affligé à la lecture des extraits de l’essai d’un sexologue abruti, publié en 2006 aux Presses de la Renaissance et intitulé : Ne gâchez pas votre plaisir, il est sacré. Pour une liturgie de l’orgasme : «Dans l’effusion génitale, écrit-il, le couple vit la joie d’être tout en soi et tout à l’autre. Bien sûr cette communion ne dure qu’une fraction de temps. Puis une partie secrète de chacun se referme, comme se referme l’iconostase. Chacun revient sur terre et reprend sa route propre, comme lors de l’envoi final à la messe». Commentant ce passage, notre auteur ose cette affirmation ahurissante, en se fondant sur une lecture tronquée d’un verset du Cantique des Cantiques : «Le corps de l’amante est présenté comme le réceptacle de la semence masculine représenté par l’amas de froment ainsi que le lieu de l’ivresse du plaisir symbolisé par le vin parfumé. Dans l’amour conjugal, le don de la vie est symbolisé par les attributs mêmes de l’eucharistie, le pain et le vin. Enfin à l’instar de la communion eucharistique, le temps de la communion intime est un temps privilégié...etc…». Sur une page entière, est reproduite la citation d’un essai d’une paroissienne en chaleur qui face à son mec en rut se lance dans un monologue sirupeux, aux accents poétiques insupportables. Il y a lieu de penser qu’il s’agit d’un amant ou d’un mari imaginaire car aucun type normal n’aurait pu endurer le supplice d’un monologue aussi stupide, révélateur tout à la fois d’une névrose religieuse et d’une névrose sexuelle, qui se mêlent sans qu’on sache très bien laquelle conditionne l’autre :


Ceci est mon corps »
Blasphème ou réalité ?
Toute recueillie, je crois pouvoir prononcer devant toi ces mots divins :
« Ceci est mon corps »
Je prends à deux mains ce corps, avec sa pesanteur matérielle, ses élans et ses résonnances (…) avec son insatiable soif d’éternité
« Ceci est mon corps »…que je te donne en nourriture
Reçois-le en toi, comme le don le plus achevé que je puisse te faire, de l’être que je suis, moi, ton épouse.
En échange, tu me donnes, et je te reçois : ton corps d’homme, fait de vigueur et de puissance, avec ses violences (sic) et ses fougues, ses tentations et sa fécondité (…) avec ton âme tranchante comme une épée, pure comme un lac. Et cette clarté de Dieu qu’elle reflète (bon d’accord, mais c’est quand que tu te fous à poil ?)
« Ceci est mon corps »
Quand nous communions l’un à l’autre, ce n’est pas un blasphème que de dire que nous communions au Christ dont chacun de nous est pétri. En toi et moi, péchés et misères, joies et peines du couple, deviennent une unique hostie à l’image du Christ.
Qu’en lui, et par Lui, avec Lui, soit enfin sanctifié l’amour d’un homme et d’une femme devenu Cantique d’actions de grâce, Messe à la gloire de Dieu.


Faute de liturgie digne de Dieu dans nos paroisses, on se contentera donc de la messe au plumard (elle aussi reflet de la liturgie céleste si l’on suit les divagations de nos catholiques modernes). L’imagination débridée par de telles lectures, notre agrégé se lâche carrément lorsqu’il aborde l’«herméneutique des gestes amoureux». S’appuyant sur Lévinas et d’autres philosophes qui bénéficient du label Fnac, notre auteur commence par développer une «phénoménologie de la caresse» et du baiser. Puis l’on passe à une étude plus poussée, celle de la pénétration : « Le sexe masculin est tout entier ordonné à la pénétration et au don du sperme. L’homme est tourné vers l’extérieur de lui-même et donne avec son corps quelque chose de très intime, de très précieux, support de son identité génétique. Dans le coït, ce qui est donné de plus concret, c’est le sperme. Pour l’homme, donner son sperme, c’est se donner, c’est donner son intimité. Avec audace et réalisme, saint Jean Chrysostome parle du sperme comme de “l’or le plus pur”, “un parfum liquide”. C’est dire à quel point le coït est vécu comme un don très précieux. Le coït révèle aussi une dynamique centrifuge où il s’agit de lancer un projectile dans un lieu précis, un réceptacle adéquat. En projetant la semence à l’extérieur de soi, l’homme est l’origine d’une transformation au plus intime du corps de la femme (…) Enfin le plaisir sexuel masculin est localisé, bref tout entier centré sur le moment objectif de l’éjaculation qui en est comme la raison d’être...etc…»
Il est noter que le propos attribué à Jean Chrysostome est tiré du bouquin foireux de O. Florant, «La liturgie de l’orgasme». La source authentique reste donc à vérifier.

Mêler les détails les plus intimes du sexe au donné théologique est assez caractéristique de la nouvelle manière de concevoir le Mystère chez les catholiques modernes. Lapinos sur son blog citait dernièrement un passage d’un écrivain dont les ouvrages bénéficient eux du label «La préférence-La Procure» : Fabrice Hadjadj. La seule réaction que suscite un tel texte, c’est le dégoût : « Au commencement, avant de créer le monde, Dieu pensait au sexe d'une femme. Est-ce le secret de son anatomie en coupe faciale : une sorte de croix avec un triangle sur la pointe au centre ? La chose est probable, mais ce qui est sûr, c'est que le Père, pensant d'abord à cet Adam dont son fils assumerait la nature jusqu'à la mort la plus douloureuse, ne pouvait pas ne pas songer en même temps à ce qui serait sa première résidence : l'utérus de la Vierge (...) »

Il est donc évident à la lecture de tels textes que le catholicisme français moderne est une abomination. Il a fallu tout saccager, tout détruire, et en particulier la liturgie, pour aboutir à un tel naufrage de l’intelligence chrétienne.
images/icones/colombe2.png  ( 954664 )Mon commentaire du 16 Octobre par Jerailu (2022-10-24 13:19:22) 
[en réponse à 954632]

que je maintiens totalement, en parle un peu, du scandale spirituel.

Je souscris à vos propos, Roger. L'ascèse a été oubliée dans l'Eglise. Pas seulement le jeûne, mais toute l'ascèse.

Combien de personnes seraient prêts à imiter sainte Thérèse ne serait-ce que dans les petites choses ? Sans doutes beaucoup, mais on ne l'entend guère en homélie. Il faut donner aux fidèles des résolutions et des exemples concrets de comportements à adopter, les saints sont aussi fait pour ça.

A ce sujet, le frère Paul-Adrien, OP a parlé a plusieurs reprises d'un jeûne qu'il fait une fois par semaine, il me semble d'ailleurs que l'intention est dirigée vers la réparation des actes allant contre le sixième commandement par ses frères dans le sacerdoce, perspective intéressante peu abordée dans l'Eglise: c'est une résolution concrète, avec un but concret. Ou même de toutes petites choses, au-lieu de prendre un coca ou un verre de rouge à midi, on prend de l'eau, voir une boisson que l'on n'aime pas, offrant ce petit sacrifice à Dieu. On garde un cailloux qui nous dérange un peu dans notre chaussure quelques kilomètres. Et cetera, les moyens simples d'offrir à Dieu sont multiples.

Peut-être gagnerons nous à exercer notre sacerdoce baptismal de cette manière ? Offrir des choses à Dieu, comme si on voulait lui offrir un bouquet de fleur.

In Christo,
Jerailu, peu ascétique lui-même et qui cherche à s'améliorer.
images/icones/icones-jmd.gif  ( 954673 )Ascèse chrétienne par jean-marie dobrée (2022-10-24 14:23:48) 
[en réponse à 954632]

L'ascèse chrétienne n'est pas l'occasion de prouesses de générosité, elle est plutôt vouée à devenir le lieu de notre défaite où seule la grâce de Dieu triomphe. Son but est de mettre en évidence notre radicale faiblesse afin que puisse enfin se déployer la richesse de la grâce.
images/icones/1y.gif  ( 954706 )L'ascèse sans doute... mais aussi et surtout par Gereo (2022-10-24 21:00:24) 
[en réponse à 954632]

l'absence d'une saine crainte de Dieu, de la possibilité de la damnation dans une matière aussi grave où l'on offense triplement Dieu en maltraitant autrui, en le poussant à accomplir un sacrilège et en le commettant soi-même dans l'exercice d'un sacrement. L'éclipse de l'enseignement sur les fins dernières dans l'Eglise post-conciliaire n'y est pas étranger. on peut même se demander si certains évêques ont encore tout simplement la foi catholique pleine et entière, voire la foi tout court.
images/icones/heho.gif  ( 954707 )Je ne crois pas, c’est plus grave par Nemo (2022-10-24 21:21:23) 
[en réponse à 954706]

L’affaire Santier n’est pas nouvelle.
Il ne s’agit pas de la faiblesse d’une brebis égarée.
Il ne s’agit pas d’un clerc esclave d’une addiction, un clerc qui maîtrise mal sa promesse (ce n’est pas un voeu) de chasteté.
Il ne s’agit pas d’une faiblesse qui serait due à l’oisiveté, une vie spirituelle relachée, ou même l’absence de crainte de Dieu.
Nous sommes dans le domaine de la profanation, du sacrilège, qui s’apparente aux messes noires. Dieu est provoqué devant son tabernacle, volontairement.
Nous savons hélas que ces horreurs ont frappé l’entourage proche de nos rois.
Il faudrait en parler à un exorciste.
Mais je crois que Lucifer n’est pas loin.
Je n’imagine pas que Mgr Santier ait agit dans l’ignorance, il y a provocation directe devant le tabernacle, c’est un fait.
Si Mgr Blanchet n’y voit pas un empêchement majeur, c’est inquiétant. Du reste ayant lu sa lettre, je pensais que la conclusion était de présenter sa démission. Eh bien… non.
images/icones/neutre.gif  ( 954722 )Oui, d'où ma question sur les prières léonines par Gereo (2022-10-24 23:43:33) 
[en réponse à 954707]

Je ne dis pas que Santier est une brebis égarée, il est bien placé comme prêtre pour savoir ce qui menace l'auteur de tels péchés, s'il y croit encore (et même s'il n'y croit pas). Il a reconnu les faits, au moins en partie, il aurait pu s'enfermer dans le déni total comme un Marcial Maciel, qui est mort, selon des témoignages, en refusant les derniers sacrements, dans l'impénitence finale.

Je n'irai pas jusqu'à parler de messes noires, le sacrilège ne s'est pas accompagné d'homicide, de meurtres d'enfants en l'occurrence, comme dans le cas de l'infâme l'abbé Guibourg sous Louis XIV auquel vous faites probablement allusion, qui est historiquement certain, comme apparemment le cas de l'abbé Van Haecke (qui se traduit par "d'ocre" en français), le chanoine Docre dans le roman de Huysmans, Là-Bas. J'invite d'ailleurs à lire ceci pour qui cherche à avoir un point de vue critique sur ces questions (que je n'avais pas forcément avant lecture)

L'auteur, même controversé sur un plan politico-religieux, est un catholique sincère, c'est du moins ce que m'a dit un ami, (même si on trouve chez lui des collusions un peu surprenantes avec des personnages louches en regard du sujet traité dans le livre, peut-être aussi pour mieux le traiter en gardant des contacts avec le "milieu")

Chez Santier, il y a effectivement plus que la tentation du démon par des voies ordinaires, et il y a probablement chez lui quelque chose à exorciser. Et s'il était le seul, ça se saurait. (ironie de ma part)
images/icones/fleche2.gif  ( 954755 )D'accord avec vous par Johanis (2022-10-25 15:00:18) 
[en réponse à 954706]

Ces comportements supposent certainement l'absence de crainte de Dieu.
Mais quand on dit perte de sens du péché, ça implique perte de la juste crainte de Dieu, aux 2 niveaux de la crainte de Dieu.
images/icones/hum2.gif  ( 954714 )Qu'en est-il des ordinations ? par JFB33 (2022-10-24 22:59:15) 
[en réponse à 954632]

Qu'en est-il des ordinations faites par Monseigneur Santier ?
Sont-elles valides ?
images/icones/bible.gif  ( 954715 )Valides (a priori, et sous réserves d'autres éléments) par Père M. Mallet (2022-10-24 23:18:31) 
[en réponse à 954714]


Les sacrements conférés par un prêtre présumé en état de péché grave sont, en l'absence d'autres éléments, valides.

Comme disait St Augustin :
Pierre baptise, Jésus baptise ;
Jean (? ou un autre Apôtre ?) baptise, Jésus baptise ;
Judas baptise, Jésus baptise.