Le Forum Catholique

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images/icones/hum2.gif  ( 954330 )Et homo factus est par Gereo (2022-10-17 12:44:15) 

Comme je ne lis pas que le F.C, mais que je m'intéresse aussi à d'autres cathos qui n'ont pas forcément les mêmes idées que moi (et réciproquement) j'ai lu sur FB un fil sur la question (passionnante...) des servants d'autel et servantes d'assemblée, qui me passe d'ailleurs (presque) complètement au-dessus de la crinière, et ne concerne d'ailleurs que le NOM, là n'est pas la question. Était cité un article de La Croix (le 2ème qui répond au premier que je cite)

Dans la Croix du 30/08/2022 cet avis d'un prêtre : "Dieu s’est fait homme. Il ne s’est pas fait femme, même s’il a assumé par l’incarnation l’humanité entière, mais il est « né d’une femme » (Ga 4, 4). Il s’est fait homme pour donner sa vie à « l’Épouse », qui constitue toute la symbolique de l’Église en son mystère nuptial (Eph 5). L’Église reçoit la vie de sa communion au Corps livré du Christ, par excellence dans le sacrifice eucharistique. « L’eucharistie fait l’Église, et l’Église fait l’eucharistie », écrivait le cardinal de Lubac. Il faut remonter à cette source pour comprendre pourquoi le sacerdoce catholique est réservé aux hommes, et qu’il ne s’agit pas là d’une affaire d’opinion mouvante et discutable, ni d’une convenance historique déterminée, mais de l’obéissance à la symbolique même de la Révélation."

Réponse d'un prof. de théologie à l'UCL (Louvain) dans La Croix du 13/10/2022 : "Une confusion doctrinale, bien illustrée dans la tribune publiée le 30 août. L’affirmation que Dieu ne s’est pas fait femme, donc qu’il s’est fait mâle, est même une erreur doctrinale. Lorsque les chrétiens proclament que le Verbe s’est fait chair (Jn 1), c’est l’humanité que Dieu lui-même rejoint. Si Jésus le Christ était évidemment un homme-mâle, c’est l’humanité tout entière qu’il assume et transcende."

Le Verbe a assumé notre nature humaine commune et donc une humanité particulière, celle d'un homme (vir) La question qui se pose : est-ce que cette humanité singulière masculine dans le Christ est accidentelle ? Je n'ai pas vraiment trouvé la réponse chez St Thomas ni dans mon catéchisme n° 456 et suiv. La question se pose dans la mesure où ce caractère accidentel est le présupposé de ce raisonnement que j'ai trouvé en cherchant la réponse à ma question :

La masculinité de Jésus a-t-elle une signification théologique ?

Comment démonter cette argumentation ?
images/icones/bible.gif  ( 954331 )Si Dieu s'incarne par Jean-Paul PARFU (2022-10-17 14:08:54) 
[en réponse à 954330]

Il doit choisir : soit il est un homme, soit il est une femme. Il ne peut être les deux !

L'homme est associé au pôle extérieur, à la force, au combat, à l'autorité. "L'homme est le chef de la femme" écrit St Paul. Ainsi, si le gérant est le chef de la SARL ou le Président Directeur Général celui de la Société Anonyme, l'homme est le chef de la famille !

Il s'agit là d'une hiérarchie de fonction et non d'une hiérarchie de personne. Si l'on prend la Ste famille pour exemple, la hiérarchie de fonction est même l'inverse de la hiérarchie de personnes !

Si c'est à la Très Sainte Vierge que l'ange demande si elle accepte de devenir la Mère de Dieu, c'est à St Joseph qu'il s'adresse pour leur ordonner de fuir en Egypte.

Enfin, très honnêtement, on voit mal une femme, qui peut être considérée comme un objet de désir, voire par certains comme un objet sexuel, être un prédicateur itinérant, ou mourir à demi-nue sur la croix.
images/icones/bravo.gif  ( 954332 )C'est tout à fait juste par Athanase (2022-10-17 14:17:36) 
[en réponse à 954331]


La femme n'a pas le même "impact" à l'égard de la collectivité humaine: elle est associée à d'autres chose, à d'autres rôles, au risque de choquer les déconstructeurs du genre... Il y avait une raison de convenance à ce que cela fût un homme.
images/icones/1n.gif  ( 954333 )Une bonne raison par Rémi (2022-10-17 14:31:13) 
[en réponse à 954332]

est que la deuxième Personne de la Trinité sainte est le Fils de Dieu. Pas sa fille.

Le Fils de Dieu incarné dans une chair féminine ça aurait fait désordre, tout de même ...
images/icones/1f.gif  ( 954370 )Nous nous rendons compte que le Fils est Fils par Athanase (2022-10-17 23:32:11) 
[en réponse à 954333]

parce qu'Il s'est incarné. Mais avant l'Incarnation, il est difficile d'en parler puisqu'Il ne s'est pas incarné. Mis à part l'apparition à Abraham sous la chêne de Mambré, on ne peut rien dire sur la Trinité qui suppose, pour être connue à nos yeux, l'Incarnation. Nous ne pouvons dire donc que le Fils ne peut être qu'homme qu'a posteriori, après l'Incarnation, mais pas avant.
images/icones/bible.gif  ( 954372 )Il est Fils de toute éternité ! par Jean-Paul PARFU (2022-10-18 00:07:45) 
[en réponse à 954370]

Le fait pour Jésus d'être fils n'est pas lié à l'Incarnation. L'Incarnation fait du Fils de Dieu, 2ème Personne de la Sainte Trinité, le fils de l'homme !
images/icones/fleche2.gif  ( 954375 )Certes, il est Fils de toute éternité... par Chicoutimi (2022-10-18 00:41:12) 
[en réponse à 954372]

mais ce mystère ne nous a été communiqué que suite à l'Incarnation.
images/icones/1n.gif  ( 954379 )La question par Rémi (2022-10-18 05:17:35) 
[en réponse à 954375]

n'est pas de savoir quand ce mystère nous a été communiqué, mais s'il convenait que le Fils, et Fils de toute éternité comme le dit fort justement M. Parfu, quand bien même les juifs n'en ont rien su, s'incarne dans une chair féminine.


Et poser la question c'est y répondre.
images/icones/fleche2.gif  ( 954380 )Nous sommes d'accord... par Chicoutimi (2022-10-18 07:24:11) 
[en réponse à 954379]

concernant la conclusion: à savoir qu'il convenait que le Fils s'incarne dans une chair masculine.

Mais nous sommes en désaccord concernant l'argument à donner pour justifier cette conclusion.

Je persiste à dire que c'est un argument insuffisant que d'en appeler au statut de ''Fils de toute éternité'' pour dire qu'il ne convenait pas que ce même Fils s'incarne dans une chair féminine.

En effet, lorsque l'on dit ''Fils'', on parle d'une personne divine qui a été engendrée et qui est en relation avec son Père. Et il est clair qu'avant l'Incarnation, le Fils n'est pas un individu de sexe masculin. Il est dit Fils en raison de son rapport avec le Père. Ce rapport avec le Père est caractérisé par la filiation. Or, la filiation n'est pas exclusive aux fils; elle se dit aussi à propos des filles. Ainsi, les noms des 2 premières personnes divines de la Sainte Trinité sont basés sur les relations de paternité et de filiation. Donc, dans l'hypothèse où la 2e personne se serait incarnée dans une chair féminine (ce qui ne convenait pas, nous sommes d'accord là-dessus), ce rapport ''paternité - filiation'' n'aurait pas été brisé et nous aurions probablement alors appelé la 2e personne ''Fille'' et non pas ''Fils''.
images/icones/iphone.jpg  ( 954397 )Le mystère trinitaire ne peut être connu par voie rationnelle par Athanase (2022-10-18 11:44:39) 
[en réponse à 954375]

La venue du Fils en ce monde nous révèle le mystère des relations au sein de la Trinité. Nous savons que le Père et le Fils ont une relation, qu’Ils ne font qu’Un tout en étant distincts. Je t’envoie à l’ouvrage de Scheben sur le mystère de l’Église. La Trinité ne nous est pas accessible par la raison, et il faut la révélation du Fils, qui commence par l’Incarnation, pour qu’elle nous soit révélée.
images/icones/sacrecoeur.gif  ( 954405 )Chez les philosophes anciens, des constructions ternaires par Glycéra (2022-10-18 12:14:36) 
[en réponse à 954397]


Chez les philosophes anciens, des constructions ternaires existent.

idée/pensée/essence
corps/coeur/pensée

etc.

Platon, Socrate, Aristote, Pythagore, Plotin ont chacun son mode de construire l'être sur un ternaire.

Mais, être créés, ils ne peuvent sortir du fini. La soif d'infini existe, mais elle est, elle aussi, finie, et ne peut soulever le voile qui mène à l'infini.

Seul le Seigneur, envoyant son Verbe, disant sa paternité toute donnée, montrant le Fils se montre "Qui me voit, voit le Père.
Alors Jésus écarte des fils du voile, et nous donne d'entrevoir l'infini, lui aussi ternaire infiniment, trinitaire car chacun des trois est totalement dévoué, donné, aimant des deux autres dont il est vivant en Un.

Oui, seule la Foi appelle Dieu qui entre et donne à goûter, cadeau que de nous exposer Son Mystère, muet jusque là, car cela n'est pas venu des discours des humains.

Le Ciel touche la terre pour celui qui croit.
images/icones/iphone.jpg  ( 954396 )Il l’est ! par Athanase (2022-10-18 11:41:13) 
[en réponse à 954372]

Mais cet engendrement de toute Éternité qui est propre au Mystère trinitaire n’est pas réductible à la filiation au sens humain. Ce que prouve bien qu’il s’agit d’un mystère ! Nous sommes dans le mystère des processions divines.
images/icones/fleche2.gif  ( 954334 )D'accord, sauf avec votre dernier paragraphe... par Chicoutimi (2022-10-17 14:47:02) 
[en réponse à 954331]

puisque des femmes ont quand même déjà subie le supplice de la crucifixion (par exemple: sainte Julie et sainte Eulalie) et certaines exercèrent également une forme de prédication itinérante (par exemple: sainte Benoîte).

Pour le reste, je suis bien d'accord avec vous.
images/icones/neutre.gif  ( 954336 )Oui par Meneau (2022-10-17 15:13:45) 
[en réponse à 954331]

Si effectivement NSJC a assumé l'intégralité du genre humain, il s'est bel et bien incarné en un homme et non une femme.

Mais il voir aussi que l'impossibilité du sacerdoce pour les femmes n'est pas non plus appuyé que sur cet argument : le principal est que NSJC, bien qu'aussi entouré de femmes, et malgré le rôle important qu'Il a donné à certaines femmes à l'encontre des us et coutumes de l'époque, n'a choisi aucune femme pour être l'un(e) des douze. S'Il avait voulu que les femmes aient accès au sacerdoce, Il aurait très bien pu choisir aussi une femme, et ceci nonobstant le statut de la femme dans la société "patriarcale" de l'époque : NSJC ne s’embarrassait pas de préjugés ou de respect des convenances, et n'hésitait pas à pardonner ses péché à la Samaritaine, quitte à provoquer un scandale. Et une femme parmi douze hommes n'aurait pas remis en cause l'audibilité de la prédication des Apôtres. De même les Apôtres n'ont pas élu la Très Sainte Vierge Marie pour remplacer Judas, malgré le rôle éminent de celle-ci dans l’œuvre de la Rédemption.

L'article cité par Gereo fait bien référence à Inter Insigniores, mais en "oublie" les 3/4.

Cordialement
Meneau
images/icones/hein.gif  ( 954337 )"Homo factus est" et non pas "Vir factus est" ... par Glycéra (2022-10-17 15:23:04) 
[en réponse à 954330]



Est-ce important ? Sûrement, car aucun mot n'est anodin.
Le latin a choisi "homo".
Quid du grec ?

Autre approche : quelles sont les conséquences d'une féminité du Sauveur ? Que porte de différent une vie féminine ? Pourquoi Jésus ne pouvait-il être femme quand il est venu marcher parmi nous ?

Remarques : Né de Marie, il a fallu une intervention pour que Jésus soit porteur de chromosome Y. Des études existent, quelqu'un les a-t-il lues pour nous en parler ici ?

Il me semble instructif de creuser le sujet.
images/icones/neutre.gif  ( 954343 )Il y a eu un synode gaulois par Vox clamantis (2022-10-17 17:58:32) 
[en réponse à 954337]

Qui a traité du sujet et condamné celui qui pensait qu'il fallait dire vir. Au 18e siècle il a été détourné pour dire que l'Eglise avait dû faire un concile pour accepter que les femmes ont une âme...

Le Christ a revêtu notre humanité, il se trouve que cette humanité est à la fois sexuée (biologiquement) et genrée (culturellement). D'autres dans ce fil ont fait observer qu'il eût été dans la culture de l'époque impossible que le Christ ait un genre féminin et qu'il accomplisse ce qu'il a accompli, je pense qu'il y a consensus sur le sujet.* Dans l'immense majorité des cas humains le genre correspond au sexe biologique, donc je ne sais pas s'il faut voir dans le sexe biologique du Christ beaucoup de signification théologique, ni dans son genre.

Le choix de douze apôtres hommes me semble beaucoup plus important théologiquement car pour le coup il aurait pu y avoir des femmes, à beaucoup d'égards (qu'on songe à des personnalités comme Marthe ou Marie Madeleine...)



*Moins l'aspect de la nudité sur la croix : des victimes d'abus sexuel reconnaissent en Jésus celui qui a assumé toutes les souffrances humaines et toutes les humiliations y compris la leur, car précisément les évangiles racontent nudité forcée et outrages, et que par ailleurs les soldats romains n'étaient pas connus pour être des rosières - le perizonium n'est d'ailleurs pas attesté dans les évangiles et me semble plutôt là pour protéger notre pudeur à nous.
images/icones/neutre.gif  ( 954360 )Merci pour votre synthèse des avis exprimés par Gereo (2022-10-17 21:54:38) 
[en réponse à 954343]

Effectivement la partie d'Inter Insigniores sur le choix des apôtres n'est pas à négliger, comme l'a souligné Meneau, et ce qu'elle dit du rôle des femmes entourant Jésus. (Quel est ce synode gaulois dont vous parlez ?)

Cependant notre théologienne féministe, Suzanne Tunc, pourrait facilement objecter à cela que si Jésus n'avait d'autre choix à son époque que de prendre douze hommes, car des femmes n'auraient pas été écoutées par la foule, dans la société d'aujourd'hui, Jésus aurait bien évidemment pris des femmes, qui exercent désormais des fonctions publiques importantes dans nos société évoluées, à parité si possible, voire un peu plus (discrimination positive) pour briser le joug patriarcal qui pèse encore sur la moitié de l'humanité...

En soi que des femmes exercent aujourd'hui des responsabilités que traditionnellement des hommes exerçaient ne me pose pas de problème, je n'y vois rien qui aille contre la nature humaine, simplement je refuse d'y voir un argument en faveur du sacerdoce féminin dans une sorte de confusion des ordres que la société démocratique cherche à imposer.

Suzanne Tunc utilise elle aussi dans son texte l'argument de convenance à propos du Christ qui semble faire consensus ici : "Mais, dans ce peuple et à ce moment de l’histoire, la civilisation patriarcale rendait inconcevable que cette révélation puisse passer par le sexe féminin. Dieu devait respecter la marche de l’humanité." Mais c'est pour mieux souligner aussitôt le caractère accidentel de l'Incarnation "au masculin" : "Que Jésus ait été de sexe masculin n’a donc aucune signification théologique, ni pour Dieu en soi, ni pour Jésus lui-même."

Sur ce caractère non-accidentel, qu'évidemment je tiens, Rémi a raison de rappeler que Jésus se présente comme le Fils du Père, et même comme le Fils de l'homme : "quand le Fils de l'homme viendra, trouvera-t-il encore la foi sur la terre ?" ce qui constitue un argument non négligeable.

Si j'ai posé la question c'est pour avoir des réponses catholiques à une question qui ne va pas de soi dans un nouveau paradigme anthropologique où la nature sexuée humaine revêt aux yeux de nos contemporains, y compris catholiques, un caractère de plus en plus contingent (qui s'exprime jusque dans des aberrations encouragées au mépris du bien des personnes), et qui atteint fatalement la compréhension du mystère de l'Incarnation et du sacerdoce.
images/icones/bible.gif  ( 954369 )Une réponse par Jean-Paul PARFU (2022-10-17 23:03:24) 
[en réponse à 954360]

Vox Clamantis fait allusion à ce Concile ici

Par ailleurs, que Jésus soit le "Fils de Dieu" et le "Fils de l'homme", c'est vrai et c'est un commencement de réponse, bien entendu.

Mais, on peut se demander pourquoi Fils et pas fille ?

La réponse est dans la différence ontologique homme-femme et sa signification métaphysique et théologique !
images/icones/find.gif  ( 954374 )Pour comprendre la Création par Jean-Paul PARFU (2022-10-18 00:28:35) 
[en réponse à 954360]

Il faut absolument rejeter la fausse morale moderne qui repose sur la facilité de l'égalité absolue en toute chose et de l'interchangeabilité généralisée.

Cette égalité absolue aboutit à l'indifférenciation et finalement à la perte de sens. Et c'est particulièrement grave quand il s'agit de la différence des sexes.
images/icones/neutre.gif  ( 954378 )Je crois me souvenir, cher maître par Gereo (2022-10-18 02:17:38) 
[en réponse à 954374]

que vous m'aviez expliqué, il y a déjà quelque temps, que si l'homme est à l'image de Dieu, la femme, tirée de la côte d'Adam, est à l'image de l'homme, et donc indirectement à l'image de Dieu, si je ne trahis pas votre pensée. Je ne retrouve plus votre message, vous y arriverez peut-être mieux que moi. Cela vous dit quelque chose ?
images/icones/fleche2.gif  ( 954383 )Peut-être ici Gereo par Patapouf (2022-10-18 09:45:09) 
[en réponse à 954378]

Recherche de : +cote +adam +image
Auteur : Parfu
Donne ceci
images/icones/1h.gif  ( 954385 )Curieux... par Fenestri (2022-10-18 10:15:13) 
[en réponse à 954378]

Cette idée que la femme soit indirectement à l'image de Dieu, par le truchement de l'homme, est pour le moins curieuse... Le texte de la Genèse ne semble pas vraiment laisser de place à cette hypothèse : "Dieu dit : « Faisons l’homme à notre image, selon notre ressemblance. Qu’il soit le maître des poissons de la mer, des oiseaux du ciel, des bestiaux, de toutes les bêtes sauvages, et de toutes les bestioles qui vont et viennent sur la terre. » Dieu créa l’homme à son image, à l’image de Dieu il le créa, il les créa homme et femme" (Gn 1, 26-27).

Le Catéchisme englobe d'ailleurs masculin et féminin quand il parle de la création de "l'homme" : "L’homme tient une place unique dans la création : il est " à l’image de Dieu " (I) ; dans sa propre nature il unit le monde spirituel et le monde matériel (II) ; il est créé " homme et femme " (III) ; Dieu l’a établi dans son amitié (IV)." (355).
images/icones/1b.gif  ( 954395 )A la ressemblance de Dieu Il "LE" créa, m'a dit un hébraïsant. par Glycéra (2022-10-18 11:38:41) 
[en réponse à 954385]


Je sais que la Bible en hébreu est contestée, mot par mot, miette à miette.

Mais celui qui m'a parlé de ce verset était formel.

Elohim (pluriel = Dieu) ont créé l'humain à Sa ressemblance.
Le seigneur est, Lui aussi, masculin et féminin, maternellement paternel dit même St François de Sales.

Parfois, une miette peut éviter de discuter de travers !

images/icones/neutre.gif  ( 954400 )Je commence à avoir du mal à vous suivre ... par Meneau (2022-10-18 11:55:48) 
[en réponse à 954395]

Selon vous, NSJC dans sa nature humaine, était-il un homme ou une femme ? Avait-il un chromosome Y ou pas ? Dit plus crûment, pardon pour les âmes sensibles, avait-il un pénis ou un vagin (ou les deux peut-être ?) ?

Qu'Il ait assumé la nature humaine dans son ensemble, hommes et femmes, personne ne le nie. Donc j'ai du mal à voir où vous voulez en venir dans vos interventions dans ce fil.

Cordialement
Meneau
images/icones/1a.gif  ( 954404 )Le Seigneur c'est tout Dieu, pas seulement le Fils par Glycéra (2022-10-18 12:02:54) 
[en réponse à 954400]


L'humain est créé.
Un individu est créé, avec son genre : la partie de lui visible, externe, est soit mâle, soit femme. C'est clair comme Dieu fait les choses clairement.

Jésus était mâle.
Point.

Où est le problème ?
Dans la jalousie des dames actuelles ?
Dans les fausses questions des mâles qui ne savent pas qui ils sont ?


Je relevais la confusion dans notre langue entre homme(humain) et homme(mâle) ce que, proches de nous, ni le grec ni le latin ne permettent, ni la plupart des langues qui n'ont pas inventé ce mixage des sens dans un seul mot.

Et je donnais en même temps des indications pour mieux se repérer au lieu de partir sur des bases faussées.

Bien à vous
Glycéra

images/icones/neutre.gif  ( 954406 )Donc ... par Meneau (2022-10-18 12:15:07) 
[en réponse à 954404]

"Homo factus est" et aussi "Vir factus est" aurait été plus exact, nous sommes d'accord.


Autre approche : quelles sont les conséquences d'une féminité du Sauveur ?


C'est donc une question purement rhétorique. En fait, la question ne se pose pas du tout.


Il me semble instructif de creuser le sujet.


Instructif pour qui ? Pour Mme Tunc, auteur de l'article mis en lien ? Pour nous, catholiques ?

Cordialement
Meneau
images/icones/1b.gif  ( 954421 )Question idiote ? Il n'y en a pas ! par Glycéra (2022-10-18 15:47:17) 
[en réponse à 954406]

Si une question vient, c'est un fait : elle est venue.
La nier ou l'enfouir sous un manteau d'argument d'autorité ne la résoud pas.

L'argument d'autorité ne vaut pas pour celui qui ne connaît ou ne veut pas de cette autorité.

Se poser la question pour savoir quoi répondre vaut la peine, c'est le chemin pour rencontrer la demande d'un prochain qui cherche ce sens-là. Donc savoir répondre, renseigner, faire voir est important pour évangéliser.


Autre point : Mme Truc, n'importe. Elle n'est qu'un des prochains, je l'espère honnête et non perverse ou de volonté démolisseuse. Je la laisse publier puisqu'elle le souhaite et qu'elle trouve des complices. Mais je n'oublie pas mon voisin de palier, de bureau ou de paroisse qui se pose la question. Cela fait approfondir notre connaissance et notre admiration des oeuvres de Dieu.

Donc cela nourrit aussi les catholiques d'avoir des données de plus pour augmenter à la fois la reconnaissance, la gratitude et l'amour envers le Seigneur.

Voili voilou
Glycéra
images/icones/find.gif  ( 954388 )Il est possible par Jean-Paul PARFU (2022-10-18 10:58:06) 
[en réponse à 954378]

que j'ai cité cette interprétation des termes employés dans le Livre de la Genèse. Le Livre explique, en effet, vous le savez, que Dieu crée d'abord Adam et ensuite Eve à partir d'une cote d'Adam.

L'homme et la femme s'engendrent mutuellement et donc le texte sacré renvoie à l'égale dignité de l'homme et de la femme, mais sans doute aussi au fait, comme l'écrit St Paul, que "l'homme est le chef de la femme", qu'il est le chef de famille, ces affirmations renvoyant à une hiérarchie de fonctions et non à une hiérarchie de personnes.

S'il vous plaît Gereo et Fenestri, Il n'y a pas les gens "modernes", intelligents et généreux d'un côté et les passéistes bornés de l'autre !

En ce qui me concerne, je vous renvoie à ceci
images/icones/1i.gif  ( 954401 )En quoi citer la Genèse et le CEC par Fenestri (2022-10-18 11:56:05) 
[en réponse à 954388]

revient à dire qu'il y a :


les gens "modernes", intelligents et généreux d'un côté et les passéistes bornés de l'autre !



Mystère !
images/icones/fleche2.gif  ( 954411 )Ce sont ces paragraphes du livre de la Genèse par Jean-Paul PARFU (2022-10-18 12:59:12) 
[en réponse à 954401]

un peu après les paragraphes que vous citez, qui sont commentés :

18 Le Seigneur Dieu dit : « Il n’est pas bon que l’homme soit seul. Je vais lui faire une aide qui lui correspondra. »

19 Avec de la terre, le Seigneur Dieu modela toutes les bêtes des champs et tous les oiseaux du ciel, et il les amena vers l’homme pour voir quels noms il leur donnerait. C’étaient des êtres vivants, et l’homme donna un nom à chacun.

20 L’homme donna donc leurs noms à tous les animaux, aux oiseaux du ciel et à toutes les bêtes des champs. Mais il ne trouva aucune aide qui lui corresponde.

21 Alors le Seigneur Dieu fit tomber sur lui un sommeil mystérieux, et l’homme s’endormit. Le Seigneur Dieu prit une de ses côtes, puis il referma la chair à sa place.

22 Avec la côte qu’il avait prise à l’homme, il façonna une femme et il l’amena vers l’homme.

23 L’homme dit alors : « Cette fois-ci, voilà l’os de mes os et la chair de ma chair ! On l’appellera femme – Ishsha –, elle qui fut tirée de l’homme – Ish. »

24 À cause de cela, l’homme quittera son père et sa mère, il s’attachera à sa femme, et tous deux ne feront plus qu’un...".
images/icones/neutre.gif  ( 954393 )Non, pas la côte ! ... mais le côté ! (cf l'hébreu) par Glycéra (2022-10-18 11:34:39) 
[en réponse à 954378]



Comment a-t-on parlé de côte ? Dans l'ignorance de ce que signifie l'autre côté sans doute.

L'autre côté ? Comme on retourne un gant.
D'où l'exclamation d'Adam, heureux, de voir enfin son autre côté, et de pouvoir s'en occuper, l'aimer, le servir.

Le masculin a son féminin à l'intérieur de lui, et bien des difficultés à l'entendre. La femme a sa force masculine à l'intérieur et doit aussi apprendre à s'en servir.

D'ailleurs Adam n'a jamais réclamé de femme à Dieu, c'est le Seigneur qui a proféré : "il n'est pas bon que l'homme soit seul" (je ne sais s'il a dit l'homme ou le masculin, un hébraïsant le lira).

Alors, pas de côte ni de dissection pour voir laquelle manque

Avec mes bonnes salutations
Glycéra
images/icones/neutre.gif  ( 954412 )De quelle traduction de la Bible par Meneau (2022-10-18 13:20:12) 
[en réponse à 954393]

autorisée par l'Eglise catholique, cela va de soi, tirez-vous cette interprétation ?

Cordialement
Meneau
images/icones/1a.gif  ( 954419 )Il me faut chercher ou demander les textes par Glycéra (2022-10-18 15:41:18) 
[en réponse à 954412]


Cette remarque m'a éclairée, beaucoup, et depuis j'en ai fait ma nourriture tant cela sonne juste en moi, réfutant beaucoup de discours que je ne comprenais pas, où je voyais des failles : que ce soit sur la composition de l'humain ou sur la relation, à la fois unie et complémentaire, entre mâle et femme. Tout cela est cadeau pour notre développement, notre maturation, notre progression. Ce cadeau s'appelle (lire le moment) présent.


Le Seigneur n'est-il pas le meilleur des pédagogues ?
Sa Lumière n'est-elle pas le guide pour traverser nos ombres intérieures ?


La psychologie jüngienne est ainsi basée, sur ce point qui lui a fait quitter l'école freudienne qui niait le superconscient, l'Imago Dei au centre de l'humain. Si une référence à Jüng et à sa traversée des ombres ne vous parle pas, vous pourrez lire les mystiques du Nord : Jean de Blois, Ruybroeck, Hadewijch ou autres. Les mots diffèrent, parfois ils sont obscurs parfois, ils illuminent. Question de personne. Mais les sens est toujours le même : abandonner sa volonté-propre (possessive) et entrer en soi pour aller y chercher Dieu, complet, mâle/femelle car Dieu est Un.

Je vous donne les textes que vous demandez quand je l'ai ai.
Pardon de vous faire attendre.

Glycéra
images/icones/neutre.gif  ( 954424 )Sur les mots de côte ou de côté par Gereo (2022-10-18 16:41:42) 
[en réponse à 954393]

Je cite Benoît XVI : "les Pères, devant ce côté ouvert du Seigneur dormant sur la croix du sommeil de la mort, ont aussi pensé à la création d’Eve à partir du côté d’Adam endormi, voyant ainsi dans le courant des sacrements en même temps l’origine de l’Église : ils ont vu la création de la nouvelle femme à partir du côté du nouvel Adam."

(Benoît XVI, Jésus de Nazareth, De l’entrée à Jérusalem à la Résurrection, Ed. du Rocher, 2011, p. 256-258.)

L'interprétation chrétienne du récit de la Genèse ne s'arrête effectivement pas à la traduction traditionnelle par le mot "côte", en privilégiant l'analogie.
images/icones/bible.gif  ( 954376 )Chromosome Y par Jean-Paul PARFU (2022-10-18 01:02:26) 
[en réponse à 954337]

Dieu a apporté ce qui manquait pour la conception d'un être humain et d'un être humain de sexe masculin :

"L'Esprit Saint viendra sur toi, et la puissance du Très-Haut te prendra sous son ombre".
images/icones/ancre2.gif  ( 954350 )Dieu s'est fait homme... et Époux : deux niveaux différents. par Paterculus (2022-10-17 19:28:13) 
[en réponse à 954330]

Dieu est un mot masculin - il n'y a pas de genre grammatical dans certaines langues, mais Dieu s'est révélé dans des langues où il y en a - et pour les traductions liturgiques l'Église demande qu'on respecte ce fait. Ce genre masculin du mot désignant Dieu tient sans doute à ce qu'il est perçu par nous d'abord comme Créateur, et que l'homme masculin a son œuvre en dehors de lui, à l'inverse de la femme. (Dans ce fil Maître Parfu m'a précédé avec cette idée.)

Dieu s'est incarné pour être semblable à nous tous. Il ne pouvait pas être à la fois homme et femme, mais de ce qu'Il ait choisi d'être homme masculin on ne peut pas déduire une moindre ressemblance de la femme à Dieu.
Mais la Révélation nous présente Jésus comme Époux de l'Église, et c'est peut-être parce que cette façon de présenter l'union de l'humanité à Dieu est fondamentale que le Verbe de Dieu s'est fait homme mâle.

Maintenant, l'Église ne s'est jamais reconnu la possibilité d'ordonner des femmes, et en le rappelant Saint Paul VI a bien spécifié qu'en cela elle suivait l'exemple de son Fondateur qui n'a choisi que des hommes mâles comme apôtres ; c'était en 1976. Au même moment il a fait publier un texte de moindre niveau d'autorité, où l'on tâche de comprendre pourquoi Jésus a agi ainsi : on pense que c'est parce que le prêtre est un autre Christ non seulement comme tête de l'Église, mais aussi comme Époux de celle-ci.

En fonction de quoi je suis fermement opposé à la présence de femmes ou de filles dans le lieu où se tiennent les prêtres pendant l'action liturgique. Car l'autel aussi représente le Christ, autour de qui on se rassemble, et la conjonction de ces deux symboles du Christ parmi nous fait de l'espace du chœur un lieu masculin. Il faut bien comprendre que les symboles ont quelque chose de fondamental, et que ne pas respecter un terme d'un symbole est une façon de ne pas respecter l'autre terme. Notre culture cartésienne ne nous permet plus guère de comprendre les symboles et c'est une raison de plus pour être extrêmement prudent.

Votre dévoué Paterculus

PS. Ne réintroduisons pas dans cette discussion la querelle du sexe des Anges : Dieu est pur Esprit. Le genre qu'Il emploie en parlant de Lui-même n'y change rien. De même pour le Verbe de Dieu !
images/icones/1e.gif  ( 954373 )A vrai dire, il y a bien une indication chez St Thomas par Meneau (2022-10-18 00:14:22) 
[en réponse à 954330]

C'est en III, q31, a4

Je vous laissez découvrir ! Hihihi.

Cordialement
Meneau
images/icones/1d.gif  ( 954377 )Je me vois bien expliquer par Gereo (2022-10-18 02:07:55) 
[en réponse à 954373]

aux lecteur·rice·s de T.C ou de La Vie la solution n°1 avec à l'appui la citation de St Augustin : "puisque c'est l'humanité mâle qu'il convenait d'assumer, comme le sexe le plus honorable, il convenait que la libération du sexe féminin apparaisse du fait que cet homme naîtrait de la femme." St Augustin préfigurateur du MLF... Succès garanti.