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images/icones/sacrecoeur.gif  ( 954267 )19ème Dimanche après la Pentecôte par ami de la Miséricorde (2022-10-15 23:48:43) 



19ème Dimanche après la Pentecôte

On ne fait rien cette année de Ste Hedwige, veuve

Diocèse de St-Dié, (diocèse de Nancy et Toul avant 1955) on ne fait rien cette année de : St Élophe, martyr



Diocèse de Verdun : Solennité de St Sanctin, 1er évêque de Verdun et confesseur, Mémoire du Dimanche
images/icones/marie.gif  ( 954268 )Méditation avec Le saint esclavage de l'admirable Mère de Dieu par ami de la Miséricorde (2022-10-15 23:51:42) 
[en réponse à 954267]



CHAPITRE XIX

Aimer tout ce que la très sacrée Vierge a aimé


Saint Ignace, fondateur de la Compagnie de Jésus, et saint François Xavier, ont excellé en la dévotion de la Mère de Dieu : le vénérable Alphonse Rodriguez eut révélation que dans les desseins de Dieu, la compagnie avait été établie en partie pour soutenir l'immaculée Conception de Notre-Dame.

Sainte Thérèse a toujours aimé et honoré la très pure Vierge comme sa bonne mère, et auparavant qu'elle entrât dans le couvent de Saint-Joseph, Notre-Seigneur lui donna une couronne, la remerciant du service qu'elle rendait à sa Mère : la sainte Mère de Dieu, de son côté remerciant le P. Yvagnes, Dominicain, du soin qu'il avait pris de sainte Thérèse le revêtit d'un habit blanc miraculeux, et le combla de ses plus saintes bénédictions.

Tout l'ordre du Carmel est sous sa protection particulière, et elle en est la dame, la protectrice et la mère. Saint Elie et saint Élisée les premiers Pères de cet ordre doivent être honorés avec de grands respects. Les saintes Gertrude, Mechtilde, Catherine, doivent aussi tenir rang parmi les saintes de la dévotion spéciale des esclaves, aussi bien que saint François de Sales, fondateur d'un ordre tout dédié à la gloire de cette souveraine du ciel : et enfin tous les saints et saintes qui ont une application spéciale au service de cette auguste reine : l'on ne doit pas oublier le bienheureux Herman Joseph, l'un de ses plus chers favoris.

CHAPITRE XX

Avoir une dévotion particulière à saint Jean l'Évangéliste


Il n'est pas possible d'aimer Notre-Seigneur et sa virginale Mère, sans avoir de l'amour pour saint Jean l'évangéliste. Il a été le bien-aimé du tout aimable Jésus, et de la non jamais assez aimée Marie.

Or l'âme chrétienne qui ne doit agir que par l'esprit de Jésus-Christ, et qui doit suivre toutes ses inclinations aimant tout ce qu'il aime, et n'aimant que ce qu'il aime, doit par une suite nécessaire aimer saint Jean l'évangéliste, qui a été aimé si tendrement du débonnaire Sauveur, qui dans l'Écriture y est appelé le disciple que Jésus aimait. (Joan. XXI, 7)

C'est lui-même qui porte ce témoignage dans son Évangile, et qui assure que son témoignage est vrai ; il n'a pas de peur de rien faire en cela contre la modestie, car c'était une chose si publique parmi les disciples, que pas un n'ignorait qu'il ne fut le cher favori de l'adorable Jésus.

Et le Saint-Esprit qui guidait sa plume a voulu que cette glorieuse faveur fut marquée dans l'Évangile, afin que toute la postérité le sût, et fin que tous les Chrétiens, apprenant qu'il avait été si caressé de leur divin roi, lui eussent une dévotion très particulière.

Sa dévotion est donc fondée sur l'Évangile, et elle ne peut être que très juste, puisqu'elle est toute conforme aux inclinations de notre Maitre. Quelquefois il arrive et même dans les dévotions des saints, que l'on s'applique plus aux uns qu'aux autres par mouvement de nature ; mais ici il n'y a rien à craindre, puisqu'en l'aimant, et l'aimant extraordinairement, nous faisons ce que Jésus-Christ a fait. L'amour de cet adorable Théandre a paru particulièrement en le faisant succéder à sa place, lui donna pour mère sa divine Mère, et le donnant pour enfant à celle dont il a voulu être le fils bien-aimé.

Pour connaitre une si rare faveur il faudrait connaitre entièrement les inconcevables grandeurs de la Mère de Dieu, mais c'est ce qui ne se peut faire, la connaissance, dit saint Bernardin de Sienne, en étant réservée à Dieu seul : pour en prendre quelque idée, l'on peut considérer que la très sacrée Vierge est plus aux yeux de Dieu elle seule que tout le reste des créatures tant angéliques que humaines : ainsi Notre-Seigneur ayant fait son testament sur le Calvaire, et lui ayant laissé comme pour son héritage, pour tous ses biens, possessions, et revenus (pour parler dans l'esprit de l'Écriture), lui a plus donné que s'il lui avait fait présent de tout le monde, et d'un million de mondes.

Le substituant en sa place, dit un ancien, il devenait comme un autre Jésus. C'est pourquoi un grand auteur, faisant parler la divine Marie sur ce sujet à l'archange saint Gabriel, l'introduit parlant de la sorte à cet esprit glorieux : « Allez, Gabriel, je n'ai plus besoin de vos soins, j'ai un autre ange à présent, qui est un ange incarné qui prend soin de tout ce qui me regarde. »

Source : livres-mystiques.com

Que Jésus Miséricordieux vous bénisse
ami de la Miséricorde