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images/icones/sacrecoeur.gif  ( 954230 )15/10 Ste Thérèse, vierge par ami de la Miséricorde (2022-10-14 22:32:41) 



Ste Thérèse, vierge

Oeuvres de Sainte Thérèse d'Avila

Prophétie de Sainte Thérèse d'Avila

Prière de Sainte Thérèse d'Avila « Réjouis-toi, ô mon âme » :

« Réjouis-toi, ô mon âme, de ce qu’il y ait Quelqu’un qui aime Dieu comme Il le mérite. Réjouis-toi de ce qu’il y ait Quelqu’un qui connaisse sa Bonté et sa Souveraineté. Remercie-le de nous avoir donné sur terre Quelqu’un qui Le connaît comme Le connaît son Fils unique. Sous cette Protection, tu pourras t’approcher de ton Dieu et le supplier, puisque Sa Majesté prend en toi ses délices. Que toutes les choses d’ici-bas soient impuissantes à t’empêcher de prendre tes délices et à te réjouir dans les grandeurs de ton Dieu, en voyant combien Il mérite d’être aimé et loué demande-Lui de t’aider, afin que tu contribues quelque peu à ce que son Nom soit béni, et que tu puisses dire avec vérité : « Mon âme chante les grandeurs et les louanges du Seigneur ». Ainsi soit-il. »

D'autres prières

le manuscrit autobiographique écrit par elle-même

la catéchèse Benoît XVI "Sainte Thérèse de Jésus" du 2 février 2011

La Prière du « Notre Père » de Sainte Thérèse d'Avila :

« Prier, c'est penser à ce que nous récitons et le comprendre. C'est aussi voir à qui nous parlons et qui nous sommes, nous qui osons parler à un si grand Seigneur. Quand nous commençons à prier, prenons d'abord le temps de penser à qui nous parlons : Dieu est très grand, soyons vraiment attentifs à Lui. Quand nous récitons le « Notre Père », rappelons-nous qui est ce Père, et qui est Jésus, le Maître qui nous a enseigné cette prière. En agissant ainsi, nous montrerons à Dieu que nous L'aimons. Représentez-vous le Seigneur lui-même près de vous. Voyez avec quel amour et quelle humilité Il vous enseigne.

Croyez-moi, autant que vous le pouvez, restez avec cet Ami si bon. Prenez l'habitude de L'attirer près de vous, faites cela avec amour, efforcez-vous de Lui plaire : Il le verra, et vous ne pourrez plus vous en débarrasser, comme on dit, il ne vous manquera jamais. Il vous aidera dans toutes vos difficultés, Il sera partout avec vous. A votre avis, avoir un tel ami près de soi, est-ce que c'est peu de chose ? Inutile de réciter plusieurs « Notre Père », le Seigneur nous comprend dès le premier. Il aime beaucoup nous éviter de la fatigue. Si nous passions une heure à dire un seul « Notre Père », ce serait très bien. Nous comprenons que nous sommes avec Lui, nous savons ce que nous Lui demandons. Nous sommes sûrs qu'il désire nous accorder cela, et qu'il est très heureux d'être avec nous, cela suffit.

Il n'aime pas que nous nous cassions la tête, en Lui parlant beaucoup. Quand je récite le « Notre Père », ce sera une marque d'amour de me rappeler quel est ce Père, et aussi quel est le Maître qui nous a enseigné cette prière. Notre Père... Ô Fils de Dieu et mon Seigneur ! Dès la première parole, Vous nous donnez au nom de votre Père ce qu'il y a de meilleur, en Lui demandant de nous regarder comme ses enfants. Il doit ainsi nous supporter en Père pour graves que soient nos fautes. Si nous nous tournons vers Lui comme l'enfant prodigue, Il doit nous pardonner, Il doit nous consoler de nos peines, Il doit nous nourrir comme sait le faire un tel Père qui est meilleur forcément que tout père au monde. Car il n'y a en Lui que le Bien parfait. Et par-dessus tout cela, Il doit nous faire participer et hériter de ses richesses.

Vous ne reculez, Seigneur, devant aucun obstacle tant est grand l'amour que Vous nous portez et profonde Votre humilité. Mais songez que votre Père est aux cieux ! Songez à son honneur ! Vous vous êtes livré au déshonneur pour nous, mais laissez votre Père, libre. Ne l'obligez pas à tout faire pour quelqu'un d'aussi vil que moi, qui saurait très mal le remercier. Ô, Bon jésus ! Comme vous montrez clairement que votre volonté est la sienne et que la sienne est la vôtre. Soyez béni à jamais mon Seigneur, Vous aimez tant à donner que rien ne Vous retient. Mes filles, vous avez un bon Père, que vous donne le bon Jésus. N'en connaissez aucun autre (que la mieux née soit la dernière à parler de son père, vous devez être toutes égales). Ne parlez que de Lui et tâchez mes filles, de mériter de vous réjouir avec Lui et de vous jeter dans ses bras. Vous savez qu'il ne vous chassera pas si vous êtes de bonnes filles. Tenez-vous entre ce Père et ce Fils, et vous trouverez forcément l'Esprit Saint. Qu'Il passionne votre volonté et qu'Il l'attache par un immense amour. »

Notre Père qui êtes aux cieux

Nous pouvons donc oser nous approcher du Père en toute confiance, avec la simplicité et l'humble audace de l'enfant, dans la certitude d'être aimé. Quels sont les Cieux où Dieu demeure ? Les cieux sont en Dieu plus que Dieu n'est dans les cieux, car l'ailleurs auquel nous aspirons n'est pas un lieu mais un mystère infini d'échange d'amour. Voyons ce que dit Saint Augustin : « il avait cherché Dieu en beaucoup d'endroits, il l'a trouvé au centre de lui-même ». Il est important de comprendre cette vérité. Oui, il est important pour une personne de voir qu'elle n'a pas besoin d'aller au ciel pour parler avec son Père éternel et se réjouir avec lui, elle n'a pas besoin de lui parler fort. Même si elle parle très bas, il est si près de nous qu'il entend.

Que votre Nom soit sanctifié,

Quand nous prions, nous sommes tentés de demander à Dieu en priorité, de répondre à nos besoins immédiats. Mais Jésus nous appelle à nous décentrer de nous-mêmes et à regarder résolument vers le Père, vers le Royaume que nous espérons. Demander que le nom de Dieu soit sanctifié, ce n'est pas ajouter quelque chose à la sainteté de Dieu, mais c'est inviter la sainteté divine à pénétrer toute réalité terrestre pour la rendre plus conforme à son désir. C'est demander aussi que notre propre vie Lui rende gloire afin que ceux qui ne le connaissent pas encore puissent le reconnaître à travers ses enfants.

Que votre Règne arrive

Quel est ce règne dont nous demandons la venue ? Saint Paul nous le dit : « Le Règne de Dieu est justice, paix et joie dans l'Esprit-Saint ». Bien sûr, nous pouvons parfois désespérer de notre monde et de notre temps, mais la prière de Jésus est une invitation à reconnaître des lieux, des cœurs où le règne de Dieu est déjà présent. Nous avons une Bonne Nouvelle à annoncer : « Le Règne de Dieu est proche, il est déjà au milieu de nous ». Cette prière nous engage aussi à collaborer avec Dieu pour établir davantage de justice, pour faire tout ce qui contribue à la paix, et recevoir la joie.

Que votre Volonté soit faite sur la terre comme au ciel

N'imaginons pas que le Père a pour chacun de ses enfants un programme prévu d'avance qu'il faudrait « décoder » puis réaliser. Le seul désir de Dieu sur nous est que nous répondions librement à son amour en traçant notre route avec Lui. Quelle est donc la volonté de Dieu ? Le Seigneur nous demande seulement deux choses : que nous l'aimions et que nous aimions notre prochain. Si nous nous efforçons à cela, nous accomplissons sa volonté. Il nous est difficile de savoir si nous aimons Dieu, mais nous pouvons savoir avec certitude que nous aimons notre prochain ! Soyez certains de ceci : plus vous ferez des progrès dans l'amour du prochain, plus vous en ferez dans l'amour de Dieu !

Donnez-nous aujourd'hui notre pain de chaque jour

Jésus nous invite maintenant à faire connaître au Père nos besoins les plus essentiels. Demander à Dieu « le pain », c'est reconnaître que notre vie vient de Lui et c'est chaque jour que nous avons à l'accueillir dans la confiance : Le Seigneur ne nous fera jamais défaut. Certes, cela ne nous dispense pas « de travailler comme si tout dépendait de nous ». Plus encore : « Prier comme si tout dépendait de Dieu » nous engage à une véritable solidarité envers ceux qui manquent de tout. Et puis, ce pain que nous demandons et qui fait vivre est aussi la nourriture spirituelle. Nous disons à Dieu notre faim du pain de sa Parole et du pain de l'Eucharistie, pain rompu pour un monde nouveau.

Pardonnez-nous nos offenses, comme nous pardonnons à ceux qui nous ont offensés

Il n'y a pas de limite à l'amour de Dieu. Rien ne peut empêcher Dieu de nous aimer. Demander son pardon, c'est reconnaître notre faiblesse, notre péché, nos résistances à l'accueil de cet amour et ainsi, nous ouvrir à la grâce. Il n'y a pas de mesure à l'amour infini du Père, il n'y a pas de limite à son pardon, il est don gratuit, mais notre capacité à l'accueillir et à nous laisser transformer par lui est conditionnée par notre manière de pardonner nous-mêmes à ceux qui nous ont fait du tort. En refusant de pardonner, notre cœur se rend imperméable à l'amour miséricordieux du Père. Lorsque le préjudice est tel qu'il nous est humainement impossible de pardonner, fixons notre regard sur Jésus : sur la croix, il prie pour ceux qui le font mourir : « En sa personne, il a tué la haine ». Lui seul, par son Esprit peut nous donner la force de l'impossible. Le pardon reçu, le pardon donné est chemin de libération.

Ne nous laissez pas succomber à la tentation, mais délivrez-nous du Mal

La tentation est le « passage obligé » dans la construction de notre liberté qui s'affermit à travers les choix que nous posons. Jésus lui-même a été tenté et le regard posé sur son Père et sur ses frères, il a déjoué les pièges du tentateur. Il nous appelle à demander au Père la force des choix courageux en faveur de la vie, de la justice, de la réconciliation, de la paix. Notre relation à Dieu ne nous éloigne pas du combat humain et spirituel, mais elle nous donne la certitude de foi d'en sortir vainqueur, avec le Christ. Toute la vie de Jésus, sa mort et sa résurrection, est victoire sur les forces du mal. Il va jusqu'au bout de l'amour et la vie triomphe au matin de Pâques. Tout est accompli dans le temps de Dieu, mais nous sommes dans le temps de l'histoire et de ses lentes germinations. La prière à « Notre Père » est un cri de confiance, dans la foi, l'espérance et l'amour : « Viens Seigneur, ne tarde pas ».
Ainsi soit-il.

Source : site-catholique.fr
images/icones/marie.gif  ( 954231 )Méditation avec Le saint esclavage de l'admirable Mère de Dieu par ami de la Miséricorde (2022-10-14 22:38:40) 
[en réponse à 954230]



CHAPITRE XIX

Aimer tout ce que la très sacrée Vierge a aimé


L'on doit aussi avoir une dévotion spéciale à tous les saints et saintes qui ont excellé dans l'amour de la très sacrée Vierge, comme à saint Cyrille, patriarche d'Alexandrie, qui a défendu avec tant de courage et de constance sa maternité divine, comme nous l'avons déjà remarqué : sa fête se célèbre le 28 de janvier ; à saint Ildefonse, archidiacre, et depuis archevêque de Tolède, qui a été l'invincible défenseur de sa très pure virginité, et à qui elle a donné une très belle chasuble, que l'on garde encore avec grand respect : sa fête se fait le 23 de janvier ; à saint Jean Damascène, qui a eu la main coupée à son service, écrivant pour la défense de ses images, et à qui elle restitua la main miraculeusement ; à saint Thomas de Cantorbéry, qui honorait avec tant de vénération ses sept joies principales ; à saint Bernard, son cher nourrisson, qui a si admirablement bien parlé et écrit de ses grandeurs ; à saint Norbert, fondateur du sacré ordre de Prémontré, et qui a soutenu si saintement le mystère de son Immaculée Conception ; à saint Anselme, l'un de ses dévots chapelains, qui assure qu'il est impossible de périr, lorsque l'on a un sincère recours à ses maternelles bontés ; à saint François d'Assise, qui ne respirait que son honneur et sa gloire.

Saint Dominique doit avoir un lieu très particulier parmi les saints qui ont excellé en la dévotion de la Mère de Dieu ; et l'on peut dire que ç'a été sa grâce spéciale, et, assurer qu'en ce sujet il a été l'incomparable. Tout petit qu'il était, ses plus ordinaires entretiens avec ses compagnons n'étaient que des moyens pour la servir, et il a passé toute sa vie dans une continuelle occupation de son très pur amour.

Il passait la plus grande partie des nuits à lui réciter trois rosaires, dont il y en avait un pour les âmes du purgatoire, et cela avec tant de fidélité qu'il a continué cet exercice tous les jours jusqu'à la mort, même pendant tous ses voyages, quoique quelquefois il fût accablé de fatigues et de peines, et il se donnait toujours, durant ces trois rosaires, une sanglante discipline ; et, ce qui est admirable, c'est que sa discipline était de fer à trois branches, composée d'anneaux carrés d'une épaisseur considérable.

Il passait les jours, les mois et les années, à la bénir, à la louer, à la servir, à l'aimer, à l'honorer, à en imprimer l'amour et la vénération dans tous les coeurs. Ordinairement il n'avait pas d'autre sujet de ses sermons et catéchismes ou exhortations, que les grandeurs et les bontés de cette reine du paradis ; et il ne pouvait réussir avec bénédiction pour la conversion des hérétiques et pécheurs, et pour l'avancement des bonnes âmes dans les voies de la perfection, que par la prédication du saint Rosaire ; et il disait à ses religieux, que pour avoir bénédiction dans leurs emplois, ils devaient être singulièrement dévots à Notre-Dame.

Quand il allait par les chemins, sa conversation se passait dans les discours de la croix et de la sainte Vierge. En fort peu de temps il prêcha avec tant de ferveur la dévotion de son saint Rosaire, en plusieurs provinces et royaumes, que des milliers de personnes de toutes sortes d'états, de conditions et de pays s'y enrôlaient : et par ce moyen il renouvela l'esprit de dévotion pour la Mère de Dieu dans toute l'Église, et par toute la terre habitable : et nous voyons encore aujourd'hui, avec joie et consolation, que cet esprit de piété continue et s'établit de plus en plus parmi tous les Chrétiens. La Mère de Dieu qui ne se laisse jamais vaincre en amour, a eu pour ce grand saint tout ce qu'un coeur vraiment maternel peut avoir.

À l'âge de huit à neuf ans elle voulut en être la maitresse, l'instruisant comme son bien-aimé disciple : elle lui donna même un chapelet miraculeux. À l'âge de dix-huit ans elle le choisit pour son époux, elle l'assistait en tous ses besoins, elle le défendait par miracles, même contre ses ennemis, elle lui donnait des secours merveilleux dans ses maladies, elle le prenait entre ses bras, l'appliquait sur sa poitrine virginale pour lui faire reposer, lui faisait couler de son précieux lait dans la bouche, l'appelant tantôt son ami, tantôt son enfant, et quelquefois son époux.

Ça été cette mère d'amour, qui l'a obtenu à l'Église, et c'est un don qu'elle a fait à tous les fidèles : après sa mort le siècle dernier, elle même voulut en faire le tableau miraculeux de sa divine main, et elle le donna, paraissant visiblement avec sainte Madeleine et sainte Catherine, la martyre protectrice de l'ordre, aux religieux ses enfants dans le couvent de Loriano. Il s'y est fait un grand nombre de miracles, et les copies, dont il y en a une dans le célèbre couvent les Pères réformés de Saint-Honoré de Paris, se gardent avec une singulière vénération ; non seulement les esclaves de la divine Marie, mais les ecclésiastiques séculiers aussi bien que les réguliers, et les premières dignités des diocèses, doivent avoir une dévotion envers ce saint, ayant été chanoine, archidiacre, grand vicaire, et ensuite fondateur de l'un des plus célèbres ordres de l'Église.

Source : livres-mystiques.com

Que Jésus Miséricordieux vous bénisse
ami de la Miséricorde