Le Forum Catholique

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images/icones/bravo.gif  ( 953781 )Dijon : les derniers secrets de sa cathédrale et de Saint-Bénigne par Cristo (2022-10-06 14:22:43) 

passionnant tout cela (cliquer sur le lien pour accéder aux photos) !
Et une petite pensée pour l'Aigle de Meaux (non, je ne parle pas de Jean-François COPE).

Monsieur JVJ, si vous intervenez, merci de rester dans le strict cadre de cet article : les digressions font perdre des points aux meilleures copies.





EN IMAGES - Dijon : le nouveau secret de la cathédrale Saint-Bénigne
De France Bleu Bourgogne , France Bleu
Mercredi 5 octobre 2022
Par Olivier Estran


Émotion pour les archéologues qui étudient le sous-sol de la cathédrale Saint Bénigne à Dijon. Ils pensent avoir trouvé le lieu de la toute première sépulture du Saint. Plongez avec nous dans l'Histoire et les souterrains de la cathédrale !

Le tombeau de Saint Bénigne ne serait pas à sa bonne place
"Vous voyez les vestiges de ces piliers massifs. Ils indiquent que nous trouvons sans doute à l'aplomb d'un mausolée." Sylvain Aumard, l'archéologue qui conduit les fouilles menées sur la cathédrale Saint-Bénigne à Dijon, a mis au jour avec son équipe des éléments encore inconnus des historiens.

Nous sommes dans la cour de l'école des Beaux-Arts, derrière la magnifique cathédrale de Saint-Bénigne. Depuis 2020, celle-ci bénéficie d'un programme de restauration, couplé à une importante campagne de fouilles archéologiques permettant de mieux comprendre l'histoire de cet édifice.

Cette cour se trouve au-dessus d'une partie souterraine de la cathédrale déjà connue et identifiée. Mais en décapant le sol, les archéologues sont tombés rapidement sur des vestiges de murs qui ne figuraient alors sur aucune carte. "Ce sont des piliers carrés, très importants. Nous les datons du IVe ou Ve siècle, c'est-à-dire de la première époque de cet édifice religieux."

"Ces piliers supportaient sans aucun doute un édifice", poursuit l'archéologue, "vu leur emplacement, leur disposition, on pense à un mausolée. Cela veut dire que l'emplacement initial de la tombe de Saint-Bénigne est sans doute sous nos pieds."

La sépulture du Saint, un des premiers prêtres chrétiens de Bourgogne mort en martyr au IIe siècle est pourtant connue pour se trouver à quelques dizaines de mètres de là, sous la cathédrale. C'est un endroit parfaitement identifié et accessible aux visiteurs à certains moments de l'année (comme aux Journées du Patrimoine par exemple). "Dans les textes médiévaux, il est indiqué que la tombe du Saint a été légèrement déplacée lors de la construction de la cathédrale. On ne savait pas ce que ce "légèrement" pouvait signifier. On a peut être maintenant la réponse", sourit Sylvain Aumard.

Vérification en descendant d'un niveau. On s'engouffre dans les sous-bassements de la cathédrale. Un petit dédale de souterrains pas toujours accessibles au public. Tout au bout de ces souterrains, nous voilà dans la chapelle Saint-Jean-Baptiste. Les murs ont été sondés par les archéologues, et on retrouve la trace des piliers massifs mis au jour en surface. Cette petite salle serait donc le mausolée initial, la toute première sépulture de Saint-Bénigne. C'est cet endroit qui est devenu lieu de pèlerinage et dévotion pour les premiers chrétiens. Ce serait donc le tout début de cet édifice religieux qui s'est étoffé au fil des siècles pour devenir cette magnifique cathédrale de Dijon.

Le fil de l'Histoire dessiné sous nos baskets
Il y a sans doute encore des vestiges à mettre au jour autour de la cathédrale Saint-Bénigne, mais ils s'étendent sous la rue et les bâtiments adjacents. Impossible de creuser partout, alors les archéologues font le pari de confier ces découvertes aux générations futures. Les sondages effectués dans la cour vont être comblés avec du sable et tout sera recouvert d'un nouvel enduit. Mais les traces de l'Histoire ne vont pas rester invisibles, bien au contraire. "Ce chantier sera terminé fin 2023, début 2024", précise Cécile Ullmann, conservatrice régionale des Monuments Historiques, et maître d'ouvrage de ce chantier. "Sur le nouveau sol de la cour, nous allons mettre des tracés en pavage. Ils vont dessiner les fondations et le pourtour de ce mausolée. On pourra visualiser et comprendre la première strate de ce bâtiment religieux."

Une coupole posée sur le sol
Collée au dos de la cathédrale, des ouvriers et compagnons tailleurs de pierre sont en train de rénover "la coupole" posée sur le sol. "Il s'agit de la coupole qui surplombait la rotonde du premier édifice, antérieur à la cathédrale", explique Martin Bacot, architecte en chef des Monuments Historiques. Cette coupole est à quelques mètres du mausolée révélé par les fouilles. "Elle était en très mauvais état, on la rénove avec de nouvelles pierres taillées à l'identique. À la fin, on va poser un œil en verre qui amène la lumière dans la partie souterraine de cette cathédrale. C'est un chantier technique mais passionnant."

Encore un peu de patience, les travaux de rénovation vont se poursuivre durant encore un an. Cette cour des Beaux-Arts, et toute l'Histoire qu'elle recèle sera accessible à tous fin 2023, début 2024.


https://www.francebleu.fr/infos/culture-loisirs/dijon-le-nouveau-secret-de-la-cathedrale-saint-benigne-1664971555
images/icones/1a.gif  ( 953787 )Passionnant ! par Lycobates (2022-10-06 16:18:08) 
[en réponse à 953781]

Quidquid sub terrast, in apricum proferet aetas, disait le poète.

Bravo pour Dijon, et tant pis pour les historicistes souffrant de duchesnite aigüe.

Quant à moi, je ne connais que la moutarde !
Dijon : une destination pour une de mes prochaines descentes vers la Romania :o)
images/icones/find.gif  ( 953788 )Haha ! ! par Jean-Paul PARFU (2022-10-06 17:09:18) 
[en réponse à 953787]

On parlait autrefois en Allemagne des "Puissances de l'Ouest" (Man sprach von den "Westmächten") : la France et le Royaume-Uni.

Avant l'occupation romaine, la France s'appelait la Gaule et après la France.

"Romania" est le nom de la Roumanie en roumain.

La "Romania", telle que vous l'entendez, est un fantasme allemand moderne, une fausse simplification et compréhension du monde et de l'Europe. L'Europe n'est, en effet, pas divisée entre le Nord et le Sud, mais aussi entre l'Est et l'Ouest. Et en dehors des Germains et des Romains, il y a les Slaves bien sûr, mais il y a aussi à l'Ouest les Celtes !

En ce qui me concerne, j'aimerais descendre à Munich, Vienne et Zurich, trois villes qui se situent au sud de l'Ile de France où je demeure.

Ile de France ? La dénomination est d'origine germanique et signifie : "Liddle Franke" !
images/icones/1a.gif  ( 953791 )Haha !! par Lycobates (2022-10-06 17:58:00) 
[en réponse à 953788]

Je l'ai déjà dit, je me répète.
Le terme "Romania" est un terme établi de longue date pour l'aire linguistique où l'on parle les langues romanes.
Si je l'utilise, je n'ai aucune autre aspiration, qu'elle soit géopolitique, ethnique, culturelle ou morale, sinon de signifier qu'en passant la frontière linguistique (qui ne doit pas forcément coïncider avec d'autres frontières), il me faut appuyer le bouton "roman" pour me faire comprendre.




Et un grand classique, de Walther von Wartburg, traduit en français :

images/icones/1e.gif  ( 953795 )La Romania désigne aussi par Halbie (2022-10-06 19:09:37) 
[en réponse à 953791]

Le monde byzantin.
images/icones/find.gif  ( 953797 )Exact ! par Jean-Paul PARFU (2022-10-06 19:27:23) 
[en réponse à 953795]

"Le terme de Romanie n'exprime pas une réalité géographique bien définie et se retrouve en Romagne (ancien exarchat byzantin de Ravenne), en Roumélie bulgare et, bien entendu, en Roumanie. Il est partout étroitement lié au souvenir d'une présence romaine, vivace surtout dans les couches populaires. À la fin de l'Empire, au IVe siècle, les habitants proclamaient volontiers leur appartenance à la Romania, forme populaire désignant l'orbis romanus par opposition à la Gothia barbare. Après la division (395) en Empire d'Occident et en Empire d'Orient, la puissance impériale continua d'exister en Orient, tirant sa force des traditions œcuméniques héritées de la Rome antique : l'Empire d'Orient fut donc la Romania, terme déjà courant chez saint Athanase et saint Épiphane. Les sujets de cet Empire s'intitulaient eux-mêmes Romains, librement soumis au basileus des Romains (basileus tôn Romaiôn) qui résidait dans la Nouvelle Rome, édifiée par Constantin sur le site de l'antique Byzance. De fait, l'Empire dont Constantinople est le centre va rester, malgré ses amputations territoriales, la Romanie authentique. Les envahisseurs turcs respectent le terme en créant, sous les Seldjoukides, le sultanat de Rûm en Asie Mineure." (Universalis)
images/icones/1a.gif  ( 953808 )Acception différente par Lycobates (2022-10-06 22:24:07) 
[en réponse à 953795]

Je crois que l'acception de "Romania" pour le monde byzantin relève plus de la notion d'Empire (oriental) que de la langue. La langue de l'Empire oriental étant surtout le grec.

Larousse (pas un saint de nos paroisses, je le sais) définit "Romania" comme "Ensemble des pays de langue latine, puis romane, résultant du démembrement de l'Empire romain."
C'est tout ce que j'ai voulu dire, étant clair le fait que les composantes ethniques de cet empire sont très variées.

Une bizarrerie dans mon premier message : j'avais écrit "aiguë", c'est ainsi que j'ai appris à écrire la forme féminine de ce mot dans un passé désormais lointain, j'y lis maintenant "aigüe", qui est une forme que l'on voit plus fréquemment aujourd'hui (j'en ignore la raison).
Existe-t-il une forme de correction automatique ? ou me serais-je trompé quand-même ?
(Je continue à regretter qu'il n'est pas possible de corriger soi-même, pendant un premier temps, p.ex. quand il n'y a pas encore de réaction, ses propres messages, mais c'est une mortification que j'accepte, comme d'autres :-)
images/icones/1b.gif  ( 953809 )Réforme de l'orthographe en 1990 par Meneau (2022-10-06 22:30:18) 
[en réponse à 953808]

Votre ami Larousse vous aurait aussi donné la réponse :


aigu, aiguë (Réf. ortho. aigu, aigüe)



Cordialement
Meneau
images/icones/1b.gif  ( 953810 )Ach so! par Lycobates (2022-10-06 22:36:35) 
[en réponse à 953809]

Merci !
J'ignorais que vous Français vous vous étiez amusé aussi avec des réformes d'orthographe. Je vous croyais plus sérieux, et à l'abri de telles pédanteries aussi autoritaires que doctes ...
images/icones/1a.gif  ( 953815 )Il faut préciser... par Luc de Montalte (2022-10-07 00:12:07) 
[en réponse à 953810]

... que personne ou presque ne suit cette réforme, personne n'écrit le ridicule "portemonnaie" sans son tiret, ni n'omet les accents circonflexes et autres joyeusetés de cette réforme. Ces nouveautés sont assez unanimement perçu comme des fautes.
images/icones/1a.gif  ( 953823 )Aigue, aqua, aigu ... racines différentes et raisons pratiques par Glycéra (2022-10-07 14:42:48) 
[en réponse à 953808]



si les ax, aque, et autres mots d'eau ont des robes variées, il ne serait pas judicieux qu'ils se mélangent en dehors de leur famille.

Il y a bien une logique d'écrire aig ü e, c'est éviter évidemment d'en faire un composé des "aigue", quelles soient Aigues-Marines ou Mortes.

La voix souligne le son u, qui autrement, avec le "¨" sur le e, ne saurait plus où se poser. Me rétorquerez-vous que sur maïs ou c'est la deuxième lettre qui porte le chapeau ? De fait le rôle du "¨" est de signaler l'originalité de la lettre qui le porte. Ainsi le u de aigüe qui sort de son intégration en g-dur, et le i de maïs qui ne veut pas devenir contrariant en devenant mais.

Pas facile d'expliquer ces choses à nos petites têtes quand elles apprennent ces bizarreries qui font la poésie de nos langues.

Merci de votre soin à rédiger, c'est toujours bonheur de lire ainsi.

Avec mes bonnes salutations
Glycéra
images/icones/interdit.gif  ( 953831 )Non, la règle est en fait simple : par Luc de Montalte (2022-10-07 17:45:33) 
[en réponse à 953823]

On met l'accent tréma sur la deuxième des voyelles qui se suivent, généralement pour distinguer les digrammes (maïs et mais, ciguë et digue). « L'originalité » de la lettre est un critère bien flou.

La réforme orthographique de 1990 a cassé cette cohérence et proposé des orthographes très inhabituelles telles que gageüre, mangeüre, rongeüre, cigüe que personne n'utilise.
images/icones/neutre.gif  ( 953833 )Seriez-vous fixiste ? Et pourquoi 1835 ? par Candidus (2022-10-07 18:40:59) 
[en réponse à 953831]

Vous semblez être un inconditionnel de l'orthographe de 1835 et refuser par principe toute évolution. Pourquoi la 6ème édition du dictionnaire de l'Académie devrait-elle indiquer l'horizon indépassable de notre orthographe ?

Ce fut la création des "écoles normales" au XIXème siècle qui contribua a figer l'orthographe alors que celle-ci n'avait jamais cessé de se réformer jusqu'alors.
images/icones/fleche2.gif  ( 953838 )Non. par Luc de Montalte (2022-10-07 20:03:13) 
[en réponse à 953833]

Je ne suis pas fixiste, par contre les réformes n'ont pas à être imposées arbitrairement « par le haut ». Un usage peut être entériné s’il est jugé acceptable par les grammairiens et l’Académie, mais essayer d’inventer des usages inexistants est ridicule et s’est d’ailleurs en l'occurrence soldé par un échec complet ; personne n'orthographie gageüre, mangeüre, rongeüre, ou cigüe de cette façon.

Quant au tréma, la règle que j'ai mentionné et qui est celle décrite par tous les grammairiens à commencer par les dernières éditions du Grévisse (qui ne sont pas de 1835) est bien plus logique. D’après la règle de Glycéra on pourrait aussi bien écrire mäïs ou mäis.

Je ne vois pas en quoi rappeler la logique d’une règle est faire preuve de « fixisme ». Par contre, il serait bon de se rappeler que le but de l’orthographe est de faciliter la lecture. Chacun peut se fixer ses propres règles sinon, comme ça il n’y aura pas de fixisme. Personnellement je n’aurai pas la patience, pas plus que pour les délires illisibles des féministes à base de féminisation forcée et de points médians intempestifs.
images/icones/1e.gif  ( 953840 )[réponse] par Meneau (2022-10-07 20:05:59) 
[en réponse à 953838]

"La règle que j'ai ..." ?

Histoire que toutes vos phrases ne soient pas perçues comme des fautes.

Hihi

Cordialement
Meneau
images/icones/1d.gif  ( 953843 )C’est en effet toujours risqué par XA (2022-10-07 20:42:03) 
[en réponse à 953840]

de rappeler des règles d’orthographe sur un forum. Cela se retourne régulièrement contre soi-même.
images/icones/neutre.gif  ( 953844 )Cela dit, concernant la réforme de 1990 par Meneau (2022-10-07 21:12:50) 
[en réponse à 953843]

il n'a pas tort : elle est peu appliquée, si ce n'est pour s'autoriser l'une ou l'autre orthographe sans trop devoir y réfléchir.

Cordialement
Meneau
images/icones/1a.gif  ( 953848 )Bah non par Luc de Montalte (2022-10-07 21:28:18) 
[en réponse à 953843]

Je ne critique pas Glycéra parce qu’elle ferait des fautes de frappe ou de français, ce qui n’a rien d'étonnant sur un forum où par définition, désolé, on ne relie pas ses emssages vingt fois avant de les envoyer (personne n’est épargné), mais parce qu’elle prétend inventer ses propres règles de grammaire alors que celles existantes sont parfaitement logiques. J'ai du reste la mauvaise habitude de modifier parfois mes phrases après coup et d'oublier de corriger les accords en conséquence. Malheureusement sur ce forum on ne peut pas corriger, c'est bien dommage.

Aucun rapport, mais les messages concernant les sujets rendus tabous par le spam de certains ne sont plus modérés ?

Bien cordialement.
images/icones/5a.gif  ( 953850 )Je suis attaché à l'orthographe du mot "cigüe" par Athanase (2022-10-07 21:35:06) 
[en réponse à 953838]

et il me semble l'avoir toujours vu orthographié comme tel.
images/icones/neutre.gif  ( 953861 )Réformes d'orthographes, de civilisation... par Paterculus (2022-10-07 23:24:22) 
[en réponse à 953838]

Le gouvernement s'approprie tout ce qu'il veut, le langage ou la civilisation par exemple.
Le langage cela se parle, la civilisation, cela se vit.
Le totalitarisme veut vraiment tout régenter.
On a eu la réforme de la civilisation avec le mariage homosexuel.
On a eu la réforme de l'orthographe...

Donc bien d'accord avec vous. Les règles d'orthographe et de grammaire sont faites pour se comprendre et cela non seulement dans l'espace contemporain, mais aussi d'une génération à l'autre.
Mais ce n'est pas au gouvernement de s'en emparer.
Qu'il nous laissent vivre.

Votre dévoué Paterculus
images/icones/fleur.gif  ( 953884 )Merci par Luc de Montalte (2022-10-08 16:37:20) 
[en réponse à 953861]

… Monsieur l’Abbé, je suis tout à fait d'accord avec vous, c’est la même logique.
images/icones/heho.gif  ( 953834 )Une règle à revoir par XA (2022-10-07 18:41:12) 
[en réponse à 953831]

L’accord du participe passé employé avec l’auxiliaire « être »

Lorsqu’il est employé avec l’auxiliaire « être », le participe passé s’accorde en genre et en nombre avec le sujet :
Ils sont parvenus en territoire ennemi.
Attention Le participe passé employé sans l’auxiliaire « être » suit les règles d’accord du participe passé employé avec « être ».
ex. Dévoués, les soldats se sont battus jusqu’à la fin.

Attention À la voix passive, le participe passé s’accorde également avec le sujet :
ex. Une grande victoire a été emportée par la cavalerie.
ex. Ces nouveautés sont assez unanimement perçues comme des fautes.

clic

images/icones/1d.gif  ( 953839 )Ah par Luc de Montalte (2022-10-07 20:05:54) 
[en réponse à 953834]

Un rappel n’est jamais mauvais, désolé si j'ai fait la faute quelque part (je suppose ?). Errare humanum est, mais ça ne change rien par ailleurs à mon message.
images/icones/fleche2.gif  ( 953842 )Quelques messages au dessus, dans ce même fil… par XA (2022-10-07 20:39:18) 
[en réponse à 953839]

clic
images/icones/1b.gif  ( 953847 )"participe passé employé comme adjectif" disait-on, et alors, il suit ... par Glycéra (2022-10-07 21:26:29) 
[en réponse à 953834]


"participe passé employé comme adjectif" disait-on, quand j'étais petite élève. C'est simple, pas besoin d'aller faire le procédurier !

"participe passé employé comme adjectif"... cela suit les règles d'accord des adjectifs. Le verbe être, et les verbes copules, ainsi que d'autres verbes voient cet emploi-là.


Et avec le verbe avoir ?
Ou bien on sait déjà de qui ou de quoi on parle, donc, on accorde, ou bien on ne le sait pas encore, et on ne peut accorder.

Il m'avait été dit la même chose en arabe :
Le verbe, quand il est le premier mot d'une proposition reste au singulier puisqu'on ignore les sujets non encore énoncés.
Idem en hébreu.


Imaginez un graveur sur pierre ou sur tablette qui dit revenir corriger quand il entend enfin les mots dont ils s'agit !


Mais ceux qui ne vivent pas de façon pragmatique ne perçoivent pas ces évidences simples.


Analogie : essayez de décrire le geste du signe de croix quand quelqu'un n'a pas d'idée du dessin d'une croix ? Vous compliquerez la "règle" avec des termes d'anatomie ou de géométrie (sens/longueur/position des mouvement ! arrivant à quatre paragraphes et cinq lois d'exceptions pour les paralysés)

images/icones/1v.gif  ( 953851 )Les arabes ont parlé de "Roumis" par Athanase (2022-10-07 21:39:02) 
[en réponse à 953795]



pour désigner les byzantins, si ma mémoire est bonne.
images/icones/neutre.gif  ( 953853 )Les Grecs se sont dits par Halbie (2022-10-07 21:54:42) 
[en réponse à 953851]

Rhomaioi jusqu'au siècle dernier.
images/icones/1b.gif  ( 953862 )En attendant les barbares ... par Lycobates (2022-10-07 23:38:26) 
[en réponse à 953853]

περιμένοντας τοὺς βαρβάρους, comme disait le poète (un autre).

(il écrit περιμένωντας dans son autographe, ICI)
images/icones/fleche2.gif  ( 953864 )Peut-être avez-vous lu par Lycobates (2022-10-08 00:11:54) 
[en réponse à 953853]

... le troisième chapitre de "Roumeli" de Patrick Leigh Fermor, sur "the Helleno-Romaic dilemma", qui est, comme tout ce qu'écrit cet auteur, même s'il ne faut pas toujours être d'accord avec tout, savoureux et savant.

images/icones/1a.gif  ( 953892 )Je l'ai dans ma bibliothèque par Halbie (2022-10-08 19:33:17) 
[en réponse à 953864]

Mais pas encore lu !

Je trouve ce dilemme identitaire grec très intéressant. Athanasios Parios (un saint pour les orthodoxes) était en quelque sorte l'anti-Koraïs : soumission aux autorités ottomanes, hostilité aux Lumières et à la Révolution française.
images/icones/1a.gif  ( 953883 )Les Européens en général par Luc de Montalte (2022-10-08 16:33:06) 
[en réponse à 953851]

images/icones/salutscout.gif  ( 953789 )Chartiste et scout de Riaumont par Cléopas (2022-10-06 17:23:09) 
[en réponse à 953787]

A Dijon l'archiviste départemental est un ancien Chef de Clan Routier-Scout qui avait fait sa thèse sur l'héraldique des prélats.
images/icones/1b.gif  ( 953792 )Vous allez vous faire tancer par Cristo, mais j'ajoute par JVJ (2022-10-06 18:33:51) 
[en réponse à 953789]

à votre remarque, que cette personne a eu aussi le courage de prendre la parole rue du Petit-Potet devant le Père Minnerath, comme vous avez dû voir sur la video des fidèles regrettant le départ méchant de la FSSP.

C'était très courageux de sa part, en raison de sa position sociale. Il y a quelques personnes ayant des positions sociales ou universitaires dans le monde de la Tradition qui n'osent pas afficher leur couleur (cela a pu fusiller des carrières à l'Université quand ils l'ont fait...).

Et il avait préfacé, à la demande du Père Minnerath, la réédition du livre (dépassé) d'héraldique de Mgr Heim, que le nouvel archevêque avait obtenue de Beauchesne.

La présence de cette seule personne aurait dû faire réfléchir l'archevêque : même pas !

Et je puis vous dire que des médiévistes dijonnais et côte-d'oriens du plus haut calibre se sont frittés dès le début de cet épiscopat avec celui qui était pourtant leur collègue en Université, en droit canon et en histoire médiévale...
Il y avait de la raideur à un point inouï.
Et je puis aussi rappeler, puisqu'il y a prescription désormais, que le P. Touvet a préféré rendre sa blouse de vicaire général (de fait, c'est l'évêque qui commande...). On lui organisa une sortie par le haut, en lui donnant la cathédrale de Langres. Du coup, cela retarda d'autant sa promotion épiscopale, car le P. Touvet est des quelques prêtres séculiers (hors de Paris) dont on sent de longue date qu'ils seront rapidement évêques tant ils ont la carrure pour cela. Le stage langrois lui a permis de voir que les années 70 n'étaient pas encore mortes en France et il a sauvé du saccage le vide que le diocèse voulait faire dans le choeur de la cathédrale.

Cléopas : vous m'intriguez sur votre identité et vous m'avez toujours été très sympathique (ceci pour vous disqualifier aux yeux de l'Index)...

J'ai souvent cité les travaux (très historicistes !) de la personne susdite, dont la science m'a toujours émerveillé. Il est de fait, avec JB de Vaivre, le meilleur connaisseur de l'héraldique médiévale des évêques (eu égard à ce qu'ils ont publié et à leur ancienneté dans le grade). Et pour le premier, de l'héraldique des papes, toutes périodes confondues (jusque dans sa contribution récente des Mélanges Leniaud sur la diffusion en France des armoiries pontificales depuis Pie IX).
Il faudrait que les héraldistes de wikipedia le lisent, pour qu'ils arrêtent de donner des armes à des papes d'avant le second XIIIe s.
Mais ne demandez pas à ces gens de se tenir informés aux meilleurs travaux et de maîtriser une discipline à laquelle ils touchent...

J'espère que vous avez lu aussi son témoignage d'archiviste. Il y a aussi sur youtube une conférence donnée à deux voix à l'Ecole des chartes, sur leur métier. C'est très sérieux et parfois très spirituel.
Quand on dirige un tel service, hélas, on ne peut passer beaucoup de temps pour la recherche...

Je suis absolument certain que la personne dont vous parlez admire Mgr Duchesne et son oeuvre.



Livres en famille a (ont ?) ce livre :



Cristo me pardonne cette digression engagée par Cléopas...
images/icones/1b.gif  ( 953790 )Bravo pour votre contribution ! par JVJ (2022-10-06 17:26:20) 
[en réponse à 953787]

D'autant que, si vous connaissiez un minimum la Bourgogne et Dijon, vous sauriez que la moutarde vient aussi du Canada, ce qui devrait faire honte à tous les commerçants locaux qui nous vendent un tel produit mondialisé.

Ainsi, vous ne connaissez pas plus la moutarde que St-Bénigne et saint Bénigne, pseudo-prêtre...

Vous me flattez en me rapprochant de Mgr Duchesne, directeur de l'Ecole française de Rome, qui reste aujourd'hui comme un grand éditeur et historien de l'Eglise de Rome, à la différence de tous ces stupides censeurs ecclésiastiques tombés dans l'oubli et la honte.

Je doute fort qu'un CRMH pense un seul instant que Bénigne vécut au IIe s. et évangélisa le diocèse de Langres avant même son existence, à la même époque que le premier évêque de Lyon, lui, bien attesté.

Enfin, une grande différence entre vous et moi, et que vous n'avez jamais ouvert la série 1 H des archives départementales, ni lu le corpus bénignien (fort mince), ni lu (plusieurs fois) la chronique de St-Bénigne et chacune des chartes antérieures à 1300, ni publié sur St-Bénigne, ni été cité dans la somme de Carolyne Malone, ni échangé avec les trois derniers à avoir fouillé partie de la fosse du tombeau des cryptes (C. Sapin, A. Rauwel, L. Durnecker), ni vécu des dizaines d'offices et de messes dans la cathédrale, ni écumé le musée archéologique voisin et encore moins le réfectoire du crous voisin, situé dans l'ancien séminaire (et donc dans l'ancien cloître), ni passé plus de dix ans à Dijon...

Un archéologue de nos jours doit lire les historiens qui ont lu les sources, et ne jamais foncer tête baissée. Et continuer le dialogue avec eux. Concernant St-Bé, il n'y a je crois que six personnes qui puissent dire "je connais les sources de ce lieu avant 1200".

Voyez-vous, Lycobates, la critique des sources était la méthode de Duchesne, qui ne se contentait pas de recopier ses prédécesseurs, en bon adepte du mille-feuilles. Et eu égard au niveau culturel que l'on vous prête, vous devez le savoir, mais certaines raideurs et quelques automatismes vous empêchent de faire votre "outing"...

J'imagine pour que pour certains tradis, l'archéologie est une science diabolique ! Elle remet en cause des datations par l'étude des enduits et du bâti (et le CEM d'Auxerre est pionnier dans cette discipline), elle déterre des corps de clercs, elle conteste parfois l'érudition d'Ancien Régime et contemporaine, elle révèle par l'anthropologie que des corps saints étiquetés comme tels aujourd'hui sont parfois des os de chats ou de momies...

Plutôt que radio bleue qui est une source pour le moins baroque, lire les chroniques du Bulletin monumental, le site en ligne du Centre d'Etudes Médiévales d'Auxerre (dont au moins un intervenant du FC est membre, comme l'ami Sylvain Aumard), éventuellement les mémoires de la CACO et les Annales de Bourgogne si quelque chose est publié (mais j'en doute).

Pour la période carolingienne et romane, les références sont Carolyne Malone et Christian Sapin (outre ses livres sur les cryptes).
Le livre de JP Roze est plus facile à lire, aux EUD, mais il n'est pas vraiment familier de ces deux époques.

Vous trouverez sur ce lien ce que le bulletin du CEM en ligne propose de sûr sur les fouilles de St-Bénigne. Il y a un moteur de recherche que vous pouvez étendre à toute la France et même parfois l'Europe jusqu'en Croatie...

BUCEMA

Dire que la rotonde est antérieure à la cathédrale, est encore une de ses approximations an-historiques de journalistes qui ne connaissaient rien au sujet deux minutes avant d'arriver en voiture...
St-Bé n'est que cathédrale depuis 1792, du diocèse révolutionnaire, qui reprend le diocèse ridiculement jeune détaché de celui de Langres en 1731. Ainsi Rameau et Bossuet sont-ils nés Langrois, comme saint Bernard.

Pour ceux qui ne le sauraient pas, un ACHM est par fonction conservateur de la cathédrale.

Vous aurez noté que radio bleue ne cite jamais le diocèse, qui n'est heureusement que l'affectataire des lieux et qui se fiche pas mal de dire des messes dans les cryptes.

Reconstitution de l'abbaye avec sa rotonde (merveille au niveau européen) dédicacée en 1016 par l'évêque de Langres Lambert.

NB : pas de moines avant le VIIe s. (ce sont des clercs qui desservent la basilique funéraire sous Grégoire de Tours, descendant en ligne directe de l'évêque de Langres Grégoire : un petit-fils d'archevêque !), et ces moines sont vite remplacés par des chanoines avant 751. Les moines ne reviennent que vers 870 lorsque l'évêque Isaac de Langres réforme ce lieu en le régularisant. Et re-réforme en faisant venir Guillaume de Volpiano depuis Cluny par l'évêque Brun de Roucy dans les années 980. L'abbaye était alors une propriété de l'Eglise de Langres, sans aucune autonomie de type clunisien.

Cette fois encore, on dit merci à la révolution d'avoir tout saccagé... même si certains prêtres trouvaient "fun" d'enseigner cette période dans leur lycée catholique...

Lycobates : ne me dites pas que saint Bénigne chantait la messe de st Pie V, pas davantage que "mon" Brun de Roucy...

images/icones/1e.gif  ( 953798 )Intéressant mais par Regnum Galliae (2022-10-06 19:41:48) 
[en réponse à 953790]

il est dommage que ni vous ni moi ne serons toujours là dans un siècle, lorsque les historiens du futur ironiseront sur leurs prédécesseurs du XXIè siècle, comme vous le faites sur ceux du XIXè
images/icones/1b.gif  ( 953871 )Cristo, vous ne dites rien sur ces digressifs prompts par JVJ (2022-10-08 11:53:08) 
[en réponse à 953781]

par ailleurs à entériner des réformes de l'orthographe, en bons libéraux qu'ils sont !?

Le rapport entre le tréma et les cryptes de St-Bénigne ?

Comme quoi, on peut être fixiste en liturgie (ce que je suis assez, quoique conscient que tout cela est datable...), et révolutionnaire dans la langue (ce qui me fait horreur).

Quand Najat a laissé entendre, en bonne dictateuse, que les maîtres pouvaient ne pas enseigner le circonflexe... J'ai protesté contre la maîtresse (circonflexe !) de mon fils dont le prénom a un circonflexe ! La dame écrit le Français, mais étant donné le niveau des jeunes enseignants, Najat voulait s'offrir des électeurs.

Même l'Académie s'est déshonorée sous Rocard.

Un tradi buté dira que le Français de Balzac est le Français-de-toujours ! Preuve que ce tradi n'a jamais lu Rabelais (qui m'est pénible à lire), Montaigne (idem), des chartes du XIIIe s. ou Frossard (ça va).
Si ce tradi pouvait lire le canon de la messe de St-Pie V est celui du sacramentaire de l'archevêque de Besançon Hugues de Salins (XIe s.), on imagine la syncope et l'anathème...

Que chacun médite cette analogie entre le Français qui a bougé (et qui ne doit plus bouger, je suis intégriste sur ce point) et la liturgie...

Je ne crois pas que les milieux protégés des écoles hors contrat sont bien au courant que dans le public en terminale, dans un lycée privilégié, deux élèves sur 36 écrivent à peu près Français. On en est là. Et des copies de master (mot horrible) en droit ou en histoire ne sont pas écrites en Français dans 90 % des cas. Bravo la république ! Bravo les fainéants ! De mon temps, qui ne remonte pas à la IVe République, mon institutrice (classe unique du CP au CM2, et pas de maternelle au village !) nous apprenait le subjonctif au CE2, avec dictée chaque jour et conjugaison à tous les temps le vendredi après-midi pour deux verbes (je redoutais). De nos jours, la grammaire n'est enseignée qu'à la marge en primaire. Droite et gauche sont responsables, dont un ministre de l'EN que j'ai bien connu en Haute-Marne... Les flux allogènes de personnes incultes (pas des russes ni des japonais...) sont aussi une cause majeure à l'abêtissement général. Mon fils en CM1 a parlé la semaine dernière d'un fagot de bois. Aucun des camarades (des africains comme des fils de profs) ne connaissait le mot ! La maîtresse m'en a fait la remarque à la grille. Je lui ai dit, pince sans rire, que le niveau accablant des gamins élevés au foot et à la tablette empêchait mon fils de progresser et qu'il n'était d'aucune façon payer pour élever le niveau des autres (globalement, quatre élèves de CM1 sur 24 comprennent le cours, m'a dit cette dame d'ancienne méthode). Quand on habite à la campagne, difficile d'inscrire son enfant dans une école catholique de compétition avec des apprentissages sûrs et du travail solide.

Pie V est à la messe ce que le Français du XIXe s. est à mon oreille et à mes yeux... Même la belle langue du XVIIIe s. n'est plus la même. Montherlant écrivait un Français magnifique, qu'on a peine à retrouver dans les livres souvent laborieux de nos évêques (que lisent-ils ?). J'ai noté que le cardinal Honoré avait un style fort élégant. Sa biographie de Newman est un plaisir.