Le Forum Catholique

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images/icones/croix_byzantine.png  ( 597221 )Eucharistie : seul le prêtre a le droit de boire le Sang du Christ ? Textes SVP. par Véronique (Lala) (2011-06-02 12:32:44) 

Lors de la célébration de l'Eucharistie, est-ce que seul le prêtre a le droit de toucher le Sang de Notre-Seigneur Jésus-Christ ?

Pouvez-vous me donner les textes (Droit Canon, Catéchisme de l'Eglise Catholique, Encyclique ou autre document) de l'Eglise concernant ce sujet très sérieux ?
Par avance, merci.

En union de prière fraternellement en ce jour de la fête de l'Ascension
Véronique
images/icones/vatican.gif  ( 597223 )Belle fête à tous ! par Rémi (2011-06-02 12:57:24) 
[en réponse à 597221]

Redemptionis Sacramentum




LA COMMUNION SOUS LES DEUX ESPÈCES


- 100 - Afin de manifester aux fidèles plus clairement la plénitude du signe dans le banquet eucharistique, les fidèles laïcs sont eux aussi admis à recevoir la Communion sous les deux espèces dans les cas prévus dans les livres liturgiques, moyennant l’accompagnement préalable et continuel d’une catéchèse appropriée portant sur les principes dogmatiques établis dans ce domaine par le Concile œcuménique de Trente.[186]


- 101 - Pour administrer la sainte Communion sous les deux espèces aux fidèles laïcs, il faut tenir compte d’une manière appropriée des circonstances, dont l’évaluation revient en premier lieu aux Évêques diocésains. On doit absolument l’exclure lorsqu’il y a un risque, même minime, de profanation des saintes espèces.[187] Pour assurer une coordination plus ample dans ce domaine, il est nécessaire que les Conférences des Évêques publient des normes relatives principalement à «la manière de donner la sainte Communion sous les deux espèces aux fidèles et l’extension de la faculté de la donner»;[188] elles doivent être confirmées par le Siège Apostolique, c’est-à-dire par la Congrégation pour le Culte Divin et la Discipline des Sacrements.


- 102 - On ne doit pas administrer la Communion au calice aux fidèles laïcs si, du fait de la présence d’un grand nombre de communiants[189], il est difficile d’évaluer la quantité de vin nécessaire à l’Eucharistie; en effet, il faut éviter le risque «qu’il reste trop de Sang du Christ à consommer à la fin de la célébration».[190] De même, on doit agir de cette manière dans les autres cas suivants: il est difficile d’organiser l’accès des communiants au calice; la célébration requiert l’emploi d’une telle quantité de vin qu’il est difficile de connaître avec certitude sa provenance et sa qualité; on ne dispose pas, pour une célébration déterminée, d’un nombre suffisant de ministres sacrés, ni de ministres extraordinaires de la sainte Communion ayant reçu une formation appropriée; une partie notable du peuple persiste, pour diverses raisons, à ne pas vouloir communier au calice, ce qui a pour effet d’estomper en quelque sorte le signe de l’unité.


- 103 - Les normes du Missel Romain admettent le principe selon lequel, dans les cas où la Communion est administrée sous les deux espèces «il est possible de consommer le Sang du Christ soit en buvant directement au calice, soit par intinction, soit en employant un chalumeau, ou une cuiller».[191] Quand la Communion est administrée aux fidèles laïcs, les Évêques peuvent exclure de la donner avec le chalumeau ou la cuiller, dans les lieux où ils ne sont pas en usage, en maintenant cependant toujours en vigueur la possibilité d’administrer la Communion par intinction. Toutefois, dans ce dernier cas, il faut utiliser des hosties, qui ne doivent être ni trop minces ni trop petites, et celui qui communie doit recevoir le Sacrement de la part du prêtre uniquement dans la bouche.[192]


- 104 - Il n’est pas permis à celui qui reçoit la communion de tremper lui-même l’hostie dans le calice, ni de recevoir dans la main l’hostie, qui a été trempée dans le Sang du Christ. De même, il faut que l’hostie, destinée à la communion par intinction, soit confectionnée en employant une matière valide, et qu’elle soit consacrée; il est donc absolument interdit d’utiliser du pain non consacré ou fabriqué avec une autre matière.


- 105 - Si un seul calice ne suffit pas pour donner la Communion sous les deux espèces aux prêtres concélébrants ou aux fidèles, rien n’interdit au prêtre célébrant d’utiliser plusieurs calices.[193] En effet, il faut se souvenir que tous les prêtres, qui célèbrent la sainte Messe, sont tenus de communier sous les deux espèces. En raison du signe qui est manifesté, il est louable de se servir d’un calice principal plus grand avec, en même temps, d’autres calices de moindre dimension.


- 106 - Toutefois, après la consécration, il faut absolument éviter de verser le Sang du Christ d’un calice dans un autre, afin de ne pas commettre d’outrage à l’égard d’un si grand mystère. Pour recueillir le Sang du Christ, on ne doit jamais utiliser des cruches, des vases ou d’autres récipients, qui ne sont pas entièrement conformes aux normes établies.


- 107 - Conformément aux normes canoniques, «celui qui jette les espèces consacrées, ou bien les emporte, ou bien les recèle à une fin sacrilège, encourt une excommunication latae sententiae réservée au Siège Apostolique; le clerc peut de plus être puni d’une autre peine, y compris le renvoi de l’état clérical».[194] On doit aussi ajouter à ce cas tout acte de mépris, volontaire et grave, envers les saintes espèces. Ainsi, celui qui agit à l’encontre des prescriptions énoncées ci-dessus, par exemple, en jetant les saintes espèces dans la piscine de la sacristie ou dans un endroit indigne, ou encore par terre, encourt les peines établies à cet effet.[195] De plus, tous doivent se souvenir que, lorsque la distribution de la sainte Communion, pendant la célébration de la Messe, est achevée, il faut observer les prescriptions du Missel Romain. En particulier, il faut que le Sang du Christ, qui pourrait rester, soit consommé aussitôt par le prêtre lui-même ou, selon les normes, par un autre ministre. De même, les hosties consacrées, qui pourraient rester, doivent être consommées par le prêtre à l’autel, ou elles doivent être portées dans un endroit destiné à conserver la sainte réserve eucharistique.[196]



[186] Cf. Concile Œcuménique de Trente, Session XXI, 16 juillet 1562, Décret sur la communion eucharistique, chap. 1-3: DS 1725-1729; Concile Œcuménique Vatican II, Constitution sur la sainte Liturgie Sacrosanctum Concilium, n. 55; Missale Romanum, Institutio Generalis, nn. 282-283.

[187] Cf. Missale Romanum, Institutio Generalis, n. 283.

[188] Cf. ibidem.

[189] Cf. S. Congrégation pour le Culte Divin, Instruction Sacramentali Communione, 29 juin 1970: AAS 62 (1970) p. 665; Instruction Liturgicae instaurationes, n. 6a: AAS 62 (1970) p. 699.

[190] Missale Romanum, Institutio Generalis, n. 285a.

[191] Ibidem, n. 245.

[192] Cf. ibidem, nn. 285b et 287.

[193] Cf. ibidem, nn. 207 et 285a.

[194] Cf. Code de Droit Canonique, can. 1367.

[195] Cf. Conseil Pontifical pour l’Interprétation des Textes Législatifs, Responsio ad propositum dubium, 3 juillet 1999: AAS 91 (1999) p. 918.

[196] Cf. Missale Romanum, Institutio Generalis, nn. 163, 284.


images/icones/carnet.gif  ( 597229 )la Tradition et la communion sous les seules espèces du pain par jejomau (2011-06-02 15:32:46) 
[en réponse à 597223]

Décret " Cum in nonnullis " du 15 juin 1415 portant sur la communion sous les seules espèces du pain et confirmé par le pape Martin V, le 1er septembre 1425.

"Certains ont la présomption d'affirmer témérairement, dans certaines régions du monde, que le peuple chrétien doit recevoir le saint sacrement de l'eucharistie sous les deux espèces du pain et du vin, et que tous les laïcs doivent communier non seulement sous l'espèce du pain, mais aussi sous l'espèce du vin, même après avoir mangé ou sans être autrement à jeun ; et ils affirment obstinément qu'il faut communier à l'encontre de la louable coutume de l'Eglise, raisonnablement justifiée, qu'ils s'efforcent de récuser d'une manière condamnable comme étant sacrilège, en commençant par la tête.
Pour cette raison, le présent concile général de Constance déclare, décide et définit que, même si le Christ a institué ce vénérable sacrement après la Cène et l'a administré à ses apôtres sous les deux espèces du pain et du vin, toutefois, malgré cela, l'autorité louable des saints canons et la coutume approuvée de l'Eglise ont soutenu et soutiennent qu'un tel sacrement ne doit pas être accompli après un repas et qu'il ne doit pas être reçu par les fidèles qui ne seraient pas à jeun, si ce n'est dans le cas de maladie et d'une autre nécessité, concédé ou admis par le droit et par l'Eglise.

Et de même que cette coutume a été raisonnablement établie pour éviter certains dangers et scandales, de même à plus forte raison une coutume similaire a-t-elle pu s'établir et être respectée, à savoir que, même si dans l'Eglise primitive ce sacrement était reçu par les fidèles sous les deux espèces, cependant il serait par la suite reçu par les célébrants sous les deux espèces, et par les laïcs sous l'espèce du pain seulement, puisqu'on doit très fermement croire et qu'on ne peut douter que le Corps et le Sang entiers du Christ soient vraiment contenus aussi bien sous l'espèce du pain que sous l'espèce du vin. Ainsi donc, puisque cette coutume a été raisonnablement établie par l'Eglise et par les saints Pères et qu'elle est observée depuis très longtemps, elle doit être considérée comme une loi qu'il n'est pas permis de récuser ni de changer à sa guise sans l'autorisation de l'Eglise.

Pour cette raison, dire qu'il est sacrilège et illicite d'observer cette coutume ou loi doit être considéré comme erroné et ceux qui affirment obstinément le contraire de ce qui précède doivent être considérés comme hérétiques."



Voilà pour l'idée et le fond. Concernant la "coutume" dont fait référence plusieurs fois le décret en question, on peut se référer alors au :



4e CONCILE DE CONSTANTINOPLE (870) confirmant la Tradition comme règle pour la Foi

Can. 1. "Désireux de marcher sans encombre sur la voie droite et royale de la justice divine, nous devons garder comme flambeaux toujours brillants, illuminant nos pas qui vont à la suite de Dieu, les ordonnances et la pensée des saints Pères"

"C'est pourquoi, à l'instar du grand et très sage Denys, nous les regardons et les considérons comme une seconde Parole divine ; et de même, à leur sujet, nous chantons avec le plus vif empressement, avec le divin David : " Le commandement lumineux de Dieu, clarté pour les yeux ". Ps 19,9 Ps 119,105 Pr 6,23 Is 26,9 ..
C'est en effet à la lumière qu'à juste titre sont comparées les recommandations et les interdictions des canons divins, c'est grâce à eux que l'on distingue le meilleur du pire, et que l'on discerne ce qui est utile et profitable de ce qui n'est pas utile mais nuisible."

"Donc, les règles qui ont été transmises à la sainte Eglise catholique et apostolique tant par les saints et très illustres apôtres que par les conciles oecuméniques et locaux des orthodoxes, ou même par n'importe quel Père porte-parole de Dieu et docteur de l'Eglise, nous déclarons les observer et les garder.
Réglant sur eux nos moeurs et notre propre vie, nous décrétons que l'ensemble des prêtres ainsi que ceux qui sont comptés sous le nom de chrétiens, son canoniquement soumis aux peines et condamnations, et, à l'opposé, aux réintégrations et aux justifications qui ont été définies par ces règles . De fait, à conserver les traditions que nous avons reçues oralement ou par écrit des saints qui brillèrent autrefois, le grand Apôtre Paul nous exhorte ouvertement (2Th 2,15.)"
images/icones/carnet.gif  ( 597231 )Le Concile de Trente et la communion sous les deux espèces par jejomau (2011-06-02 16:26:28) 
[en réponse à 597229]

Je me permets de rajouter le texte même qui fait autorité en matière de prise de position par son caractère dogmatique. On voit bien que le Concile de Trente intervient en cette matière parceque, "bien qu'au début de la religion chrétienne l'usage des deux espèces n'ait pas été rare", il faut cependant se limiter à communier sous les seules espèces du pain comme une "loi qu'il n'est pas permis de blâmer ou de changer à son gré sans l'autorité de l'Eglise elle-même" du fait des excès abominables qui ont été commis...



CONCILE DE TRENTE SOUS Pie IV (1559)


Préambule :

"Le saint concile oecuménique et général de Trente... a pensé que, puisque, par les artifices du très pervers démon, se sont répandus en divers lieux différentes erreurs monstrueuses concernant le redoutable et très saint sacrement de l'eucharistie, erreurs qui semblent avoir écarté un grand nombre de la foi et de l'obéissance de l'Eglise catholique en certaines provinces, il fallait exposer ici ce qui concerne la communion sous les deux espèces et la communion des enfants. C'est pourquoi il est interdit à tous les chrétiens d'oser à l'avenir croire, enseigner ou prêcher à ce sujet autre chose que ce qui est expliqué et défini par les décrets suivants."


Chapitre 1.

Les laïcs et les clercs qui ne célèbrent pas ne sont pas tenus de droit divin à la communion sous les deux espèces.

C'est pourquoi ce même saint concile, instruit par l'Esprit Saint, qui est "Esprit de sagesse et d'intelligence, Esprit de conseil et de piété" Is 11,2 et suivant le jugement et la coutume de l'Eglise elle-même, déclare et enseigne qu'aucun commandement divin n'oblige les laïcs et les clercs qui ne célèbrent pas à recevoir le sacrement de l'eucharistie sous les deux espèces ; et que l'on ne peut en aucune façon douter, sans léser la foi, que la communion sous l'une des deux espèces leur suffise pour leur salut.

En effet, sans doute, le Seigneur Christ, lors de la dernière Cène, a-t-il institué et donné aux apôtres ce vénérable sacrement sous les espèces du pain et du vin (Mt 26,26-29 Mc 14,22-25 Lc 22,19 1Co 11,24.) Cependant cette institution et ce don n'ont pas pour objet d'astreindre tous les chrétiens, par un décret du Seigneur, à recevoir les deux espèces .
Et l'on ne conclut pas avec raison, des paroles que l'on trouve au chapitre 6 de Jean, que la communion sous les deux espèces a été commandée par le Seigneur, de quelque manière qu'on les comprenne en suivant les diverses interprétations des saints et des docteurs. En effet, celui qui a dit : "Si vous ne mangez la chair du Fils de l'homme et si vous ne buvez son sang, vous n'aurez pas la vie en vous " Jn 6,53 a dit aussi : "Si quelqu'un mange de ce pain, il vivra éternellement" Jn 6,58. Et celui qui a dit : "Qui mange ma chair et boit mon sang a la vie éternelle ", Jn 6,54 et dit aussi " Le pain que je vous donnerai est ma chair pour la vie éternelle" Jn 6,51. Enfin celui qui a dit : "Qui mange ma chair et boit mon sang demeure en moi et moi en lui" Jn 6,56 a dit néanmoins : " Qui mange ce pain vivra éternellement" Jn 6,58"

Chapitre 2.

Le pouvoir de l'Eglise dans l'administration du sacrement de l'eucharistie

"Le concile déclare, en outre, que dans l'administration des sacrements il y eut toujours dans l'Eglise le pouvoir de décider ou de modifier, la substance de ces sacrements étant sauve, ce qu'elle jugerait mieux convenir à l'utilité de ceux qui les reçoivent et au respect des sacrements eux-mêmes, selon la diversité des choses, des temps et des lieux. Ce que l'Apôtre a semblé indiquer assez nettement en disant : " Que l'on nous considère comme des ministres du Christ et les dispensateurs des mystères de Dieu" 1Co 4,1. Et il est assez évident qu'il a lui-même usé de ce pouvoir aussi bien pour de nombreuses autres choses que pour ce sacrement lui-même, lorsqu'il dit, après avoir pris quelques ordonnances sur son usage : " Je réglerai le reste quand je viendrai " 1Co 11,34

C'est pourquoi, bien qu'au début de la religion chrétienne l'usage des deux espèces n'ait pas été rare, cette coutume ayant très généralement changé avec le cours du temps, notre sainte Mère l'Eglise, sachant quelle autorité est la sienne dans l'administration des sacrements, fut amenée par des graves et justes causes à approuver cette coutume de communier sous l'une des deux espèces et à décréter que ce serait une loi qu'il n'est pas permis de blâmer ou de changer à son gré sans l'autorité de l'Eglise elle-même ."

Chapitre 3.

Sous chaque espèce, le Christ est reçu totalement et entièrement

"Il déclare en outre que, bien que notre Rédempteur, comme il a été dit plus haut, lors de la dernière Cène, ait institué et donné aux apôtres ce sacrement sous les deux espèces il faut pourtant reconnaître que même sous l'une des deux espèces seulement on reçoit le Christ totalement et entièrement ainsi que le sacrement en toute vérité, et qu'en conséquence, en ce qui concerne le fruit du sacrement, ceux qui reçoivent une seule espèce ne sont privés d'aucune grâce nécessaire au salut ".
images/icones/1b.gif  ( 597238 )Ah, oui, excusez-moi ! par Rémi (2011-06-02 17:38:01) 
[en réponse à 597231]


... une loi qu'il n'est pas permis de blâmer ou de changer à son gré sans l'autorité de l'Eglise elle-même.











Redemptionis Sacramentum

sur certaines choses à observer et à éviter
concernant la très sainte Eucharistie

[...]



Nonobstant toute disposition contraire.


Cette Instruction, préparée par la Congrégation pour le Culte Divin et la Discipline des Sacrements, selon le mandat du Souverain Pontife Jean-Paul II, en collaboration avec la Congrégation pour la Doctrine de la Foi, a été approuvée par le même Souverain Pontife, le 19 mars 2004, en la solennité de saint Joseph, qui a ordonné qu’elle soit publiée et observée par tous ceux qui sont concernés.


Rome, du siège de la Congrégation pour le Culte Divin et la Discipline des Sacrements, le 25 mars 2004, en la solennité de l’Annonciation du Seigneur.





Voilà, on est à jour, là.
images/icones/1a.gif  ( 597241 )vous êtes dans le vrai ! par jejomau (2011-06-02 18:03:00) 
[en réponse à 597238]

L'historique est ainsi retracé dans ses grandes lignes ! Où l'on peut mieux comprendre ainsi le pourquoi du comment des choses en certaines matières où tout se raconte à tort et à travers !
images/icones/1b.gif  ( 597242 )Précisons par Yves Daoudal (2011-06-02 18:09:59) 
[en réponse à 597241]

que tout cela ne concerne que l'Eglise latine. Dans les Eglises catholiques orientales, on a toujours communié sous les deux espèces (réunies).
images/icones/neutre.gif  ( 953335 )Je remonte ce fil pour donner mes réflexions à ce sujet par Jerailu (2022-09-29 09:20:48) 
[en réponse à 597241]

il est à noter que la pratique latine est aussi issue du Concile de Constance (XVèm siècle) qui a condamné la position selon laquelle on ne recevrait Notre-Seigneur Jésus-Christ qu'en communiant sous les deux espèces.

Ensuite, la pratique du moyen-âge, confirmée par le Concile, pour des raisons pratiques principalement a choisi de faire communier les fidèles sous l'espèce du pain, notamment parce qu'il est plus facile de stocker du pain (que ce soit du pain sans ou avec levain, bien que la pratique se soit répandue jusqu'à fixer la forme de l'hostie tel que nous la connaissons aujourd'hui, à une autre époque il me semble que le pain avec levain était encore utilisé en certains endroits) dans un tabernacle et parce qu'il est plus simple de donner du pain que du vin, il faut aussi noter -et ce encore de nos jours- la facilité de compter -même "à peu près"- le nombre de communiants et donc le nombre d'hosties à utiliser.

Cependant, je crois qu'il nous serait de nos jours profitable de rétablir, au-moins pour certaines grandes fêtes, la pratique de la communion à la cuillère, afin que tous puisse communier au vin et au pain, mais plutôt comme signe efficace de l'unicité des offrandes du Sacrifice qui deviennent toutes deux Jésus-Christ et parce que bien que l'on reçoive le corps, le sang et la divinité de NSJC dans chaque goutte de vin consacré et dans chaque miette d'hostie, le pain symbolise principalement le corps et le vin principalement le sang.

Bien évidemment, il faudrait d'abord que les catholiques soient recatéchisés et apprennent comment communier correctement tant sur la forme (comprendre: pas avec leurs papattes) que sur le fond (en y étant bien disposé via le sacrement de réconciliation et la prière, notamment la prière qui unie au Sacrifice).

In Christo,
Jerailu, qui n'est pas oenologue.
images/icones/neutre.gif  ( 953343 )De fait, par Yves Daoudal (2022-09-29 11:29:16) 
[en réponse à 953335]

la communion sous les deux espèces, soit à la cuillère, soit comme (notamment?) chez les grecs catholiques par intinction, permet d'empêcher le fidèle de toucher de ses mains le Corps du Christ. Je n'y avais même pas pensé, alors que j'ai pratiqué cela pendant près de 30 ans...

Et c'est tout de même intensément satisfaisant de communier au Corps ET AU SANG du Christ. ("Celui qui mange ma chair et boit mon sang"...)
images/icones/neutre.gif  ( 953344 )Pour l'intinction, il y'a une méthode pour communier à la main. par Jerailu (2022-09-29 11:43:56) 
[en réponse à 953343]

Je l'ai déjà vu dans une messe Novus Ordo (j'aurai refusé, vous vous en doutez Yves mais je n'étais de toute façon pas disposer à communier ce jour là) que je servais, le célébrant donne en premier lieu le pain au communiant, puis il présente le calice avec le purificatoire dessous pour éviter que des gouttes ne tombent et le laïc -ou dans le cas que j'ai vu récemment, la religieuse- pratique lui-même l'intinction de l'hostie, qu'il consomme après avoir attendu que les gouttes retombent dans le calice.

Par contre, à la cuillère c'est impossible ! C'est donc si on veut restaurer ce mode de communion, un moyen à privilégier selon-moi. Mais les Covidiste crieraient à la cuillère contaminée.

In Christo,
Jerailu.
images/icones/neutre.gif  ( 953348 )Cette méthode est interdite par Meneau (2022-09-29 12:08:40) 
[en réponse à 953344]


- 103 - (...) Toutefois, dans ce dernier cas [intinction], il faut utiliser des hosties, qui ne doivent être ni trop minces ni trop petites, et celui qui communie doit recevoir le Sacrement de la part du prêtre uniquement dans la bouche .

- 104 - Il n’est pas permis à celui qui reçoit la communion de tremper lui-même l’hostie dans le calice, ni de recevoir dans la main l’hostie, qui a été trempée dans le Sang du Christ.


Instruction Redemptionis Sacramentum n°103-104

Qui elle-même s'appuie sur les disposition de la Présentation Générale du Missel Romain n° 287 :

287. Si la communion au calice se fait par intinction, le communiant, tenant le plateau de communion au dessous de sa bouche, s´approche du prêtre qui tient le vase contenant les saintes espèces, alors qu’à son côté se tient le ministre qui porte le calice. Le prêtre prend une hostie, la trempe en partie dans le calice, et, en la lui montrant, dit: Corpus et Sanguis Christi (Le Corps et le Sang du Christ). Le communiant répond Amen, reçoit du prêtre le Sacrement dans la bouche, puis il se retire.



Cordialement
Meneau
images/icones/barbu2.gif  ( 953350 )Parfaitement ! par Jerailu (2022-09-29 12:23:02) 
[en réponse à 953348]

Mais ces abus sont malheureusement très présent et viennent sans doute de la manière de certains concélébrants de communier également "eux mêmes" par intinction.

La solution de la cuillère l'évite définitivement.

In Christo,
Jerailu.
images/icones/fleche3.gif  ( 953349 )Il est interdit... par Sacerdos simplex (2022-09-29 12:11:43) 
[en réponse à 953344]

...strictement, par je ne sais plus quel document officiel,
de laisser le fidèle plonger une hostie dans le Précieux Sang.
En effet, c'est très dangereux, des fidèles plongent aussi les doigts, font tomber des gouttes etc. : ce qui ne m'est jamais arrivé, car je respectais cette interdiction.
C'est le prêtre qui doit plonger l'hostie, et la déposer sur la langue du communiant.
Je l'ai fait, à une époque, tous les jeudis soirs (NOM), pour habituer les fidèles à communier sur la langue. Et je l'expliquais avant la communion, en précisant que ceux qui ne voulaient pas communier sous les deux espèces pouvaient me le signaler.
Tout cela se faisait sans problèmes.

images/icones/neutre.gif  ( 953351 )Malheureusement, des abus de ce genre par Jerailu (2022-09-29 12:25:18) 
[en réponse à 953349]

du missel NOM se perpétuent tout les jours. C'est aussi le diacre qui devrait dire la prière universelle mais on prend toujours Germaine, 65 ans, et le diacre ne devient alors rien de plus qu'un expert de soulevé de calice glorifié et un homéliste souvent peu édifiant.

J'espère que vous avez eu des fruits pour que les gens regagnent un certain respect pour le sacrement grâce à cette méthode !

In Christo,
Jerailu.
images/icones/ancre2.gif  ( 953389 )Deux petites erreurs par Paterculus (2022-09-29 23:22:43) 
[en réponse à 953351]

La première, sur le ministre qui doit lire les intentions de la prière universelle : ce n'est pas forcément le diacre. C'est ce qui ressort de l'institutio generalis missalis romani (2002).

Au n° 138, où il s'agit de la messe avec peuple mais sans diacre, on indique cantor, vel lector, vel alius.
Au n° 177, dans le cas de la messe avec peuple et diacre, c'est effectivement celui-ci qui lit les intentions, mais on précise de more, ce qui me paraît signifier qu'il n'y a pas là une obligation absolue (mos voulant dire coutume, habitude ; de more - d'habitude - semble relever du latin d'Eglise).
Le diacre est mentionné aussi au n° 264, mais il s'agit de la messe à laquelle seul un ministre (servant) participe : s'il n'est pas diacre, il peut lire les intentions.


La deuxième erreur, au sujet de Gilberte : cela fait douze ans qu'elle a soufflé sa soixante-cinquième bougie... (A moins que nous ne parlions pas de la même !)

Votre dévoué Paterculus
images/icones/fleche2.gif  ( 953393 )de more par Lycobates (2022-09-30 00:10:56) 
[en réponse à 953389]


de more - d'habitude - semble relever du latin d'Eglise



Pas tout à fait.
"de more" et son pendant "ex more" se retrouvent (une rapide recherche dans les lexiques le démontre, mais il faudrait vérifier les loci) chez Salluste, chez Virgile, chez Ovide, chez Népos, chez Tacite, chez Suétone. Ce n'est pas beaucoup, et plus très classique, un peu argenté déjà, mais pas encore d'Église.
Le classique dirait, ut moris est, ou mos est comme Cicéron.
En règle générale : on préfère une tournure concrète, verbale, pas une tournure nominale, plus abstraite, chaque fois que c'est possible.
images/icones/livre.gif  ( 953394 )Redemptionis Sacramentum... par Chicoutimi (2022-09-30 00:56:15) 
[en réponse à 953349]

No 94:


" - Il n’est pas permis aux fidèles de «prendre eux-mêmes la sainte hostie ou le saint calice, encore moins de se les transmettre de main en main». De plus, à ce sujet, il faut faire cesser l’abus suivant : pendant la Messe de leur mariage, il arrive que les époux se donnent réciproquement la sainte Communion".



No 103:


"Les normes du Missel Romain admettent le principe selon lequel, dans les cas où la Communion est administrée sous les deux espèces «il est possible de consommer le Sang du Christ soit en buvant directement au calice, soit par intinction (...) et celui qui communie doit recevoir le Sacrement de la part du prêtre uniquement dans la bouche."



No 104:


"Il n’est pas permis à celui qui reçoit la communion de tremper lui-même l’hostie dans le calice, ni de recevoir dans la main l’hostie, qui a été trempée dans le Sang du Christ. (...)"




Source