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images/icones/marie.gif  ( 953387 )30/09 St Jérôme, confesseur et docteur par ami de la Miséricorde (2022-09-29 23:01:50) 



St Jérôme, confesseur et docteur

Biographie

Traité sur les Séraphins de Saint Jérôme

«Je vis le Seigneur, dit le prophète, assis sur un trône sublime et élevé. » Daniel vit aussi « le Seigneur assis, » mais non pas sur un trône sublime et élevé.» «Je viendrai, » nous dit Dieu par un autre prophète, » et je m'assiérai sur mon trône pour juger tous les peuples dans la vallée de Josaphat. » Un pécheur comme moi voit le Seigneur assis, non pas sur une colline ou sur une montagne, mais « dans la vallée de Josaphat, » où il doit juger tout le monde: un homme juste, au contraire, tel qu'était Isaïe, le voit « assis sur un trône sublime et élevé. » Donnons encore à ces paroles un autre sens.

Lorsque je me représente Dieu dans sa gloire, régnant sur les Trônes, sur les Dominations, sur les Anges et les autres esprits célestes, son trône me parait « élevé et sublime; » mais lorsque je le considère dans la conduite de l'univers, et que je le vois descendre ici-bas pour sauver les hommes, il me semble que son trône touche presque la terre. Poursuivons.

« Je vis le Seigneur assis sur un trône sublime et élevé, et la maison était remplie de sa majesté, et les Séraphins étaient autour de lui. » Quelques auteurs grecs et latins, qui ont expliqué ce passage avant moi, prétendent que celui qu'Isaïe vit « assis sur le trône » était Dieu le Père, et que les deux Séraphins que le prophète nous représente aux deux côtés du trône étaient Notre Seigneur Jésus-Christ et le Saint-Esprit.

Quelque grande que soit l'autorité que ces écrivains se sont acquise par leur profonde érudition, je ne saurais être de leur sentiment ; et je crois qu'il vaut mieux dire la vérité grossièrement que de débiter éloquemment des faussetés. J'approuve d'autant moins l'explication qu'ils donnent à ce: passage que saint Jean l’Evangéliste, parlant de cette même vision, témoigne que ce fut Jésus-Christ, et non pas Dieu le Père, qui parut « assis sur un trône; » car, expliquant les raisons de l'incrédulité des Juifs, il dit : « Ils ne pouvaient croire en lui, parce qu'Isaïe a dit: « Vous écouterez, et vous ne comprendrez pas; vous ouvrirez les yeux, et vous ne verrez point. »

Or ce prophète a dit ces choses lorsqu'il a vu la gloire du Fils, et qu'il a parlé de lui. Ce fut donc, selon Isaïe, celui qui était « assis sur le trône » qui lui commanda de dire au peuple : « Vous écouterez, et vous ne comprendrez pas.» Or, selon saint Jean, ce fut Jésus-Christ qui fit ce commandement au prophète, et par conséquent on ne peut pas dire que Jésus-Christ fût un des Séraphins, puisque c'était lui qui était « assis sur le trône ». II est vrai que saint Paul, dans les Actes des Apôtres, dit aux Juifs qui ne pouvaient s'accorder entre eux:-

C'est avec grande raison que le Saint-Esprit, qui a parlé à nos pères par le prophète Isaïe, a dit : « Allez vers ce peuple, et lui dites: « Vous écouterez, et en écoutant vous n'entendrez pas; vous verrez, et en voyant vous ne verrez point; » car le cœur de ce peuple s'est appesanti, et leurs oreilles sont devenues sourdes, et ils ont fermé les yeux, de peur que leurs yeux ne voient, que leurs oreilles n'entendent, que leur cœur ne comprenne, et que s'étant convertis, je ne les guérisse.. »

Il est vrai, dis-je, que saint Paul parle de la sorte aux Juifs; mais cette diversité de personnes ne m'embarrasse point, parce que je sais que Jésus-Christ et le Saint-Esprit n'ont qu'une même substance ; que le Saint-Esprit ne parle point autrement que le Fils, et que les commandements du Fils ne sont pas contraires à ceux du Saint-Esprit. Lire



son Oeuvre

Catéchèse de Benoît XVI le 7 novembre 2007




Prière de Saint Jérôme « Ô Mère de mon Dieu ! » :

« Ô Mère de mon Dieu ! Quelle gloire est la Vôtre ! Vous avez conçu, dans votre sein virginal, l'Auteur même de la vie ; Vous avez pressé contre votre Cœur et couvert de vos maternels Embrassements, Votre bien-aimé Jésus ; quoique votre Créateur et votre Maître, Vous l'avez vu petit Enfant s'attacher à Vous, essayer à vos côtés Ses premiers pas et inonder Votre âme d'une ineffable jouissance. Ô heureux enfantement ! Vous faites tressaillir d'allégresse les anges, Vous êtes l'attente de tous les saints. Enveloppé dans une même réprobation, le genre humain tout entier avait besoin de Vous pour être déchargé du poids de cet anathème. Amen. »

D'autres prières de Saint Jérôme

images/icones/marie.gif  ( 953390 )Méditation avec Le saint esclavage de l'admirable Mère de Dieu par ami de la Miséricorde (2022-09-29 23:23:13) 
[en réponse à 953387]



CHAPITRE XVIII

De l'oraison de la très sainte Vierge


Mais si son oraison a été admirable en sa hauteur, elle ne lest pas moins en sa durée. Saint Thomas enseigne quen cette vie l'on ne peut pas penser sans cesse actuellement à Dieu ; car quand même l'on en serait occupé toujours durant le jour, durant le sommeil cette actuelle application serait interrompue.

Mais il doit être entendu de la loi ordinaire, dans laquelle la sainte Mère de Dieu ne doit pas être comprise.

Son oraison a été continuelle, par le moyen de la science infuse qu'elle avait toujours indépendamment des sens. Dieu même détournait les choses miraculeusement, qui pouvaient empêcher une contemplation si continuelle, et ne permettait pas que ses sens fussent trompés.

La nuit même durant le peu de sommeil qu'elle prenait, son oraison continuait toujours, et elle n'était pas sujette aux songes qui nous arrivent, par les vapeurs ou par un excès de mélancolie ou de bile, ou causes semblables, son tempérament étant parfait.

Si Aristote et Pline écrivent qu'il s'est rencontré des personnes si bien composées, qu'elles n'ont jamais eu aucun songe, de ceux qui arrivent par quelque dérèglement de tempérament, on ne peut pas le dénier à la très pure Vierge : mais nous ne nions pas qu'elle n'en ait eu de ceux qui proviennent des choses qu'on a lues ou entendues le jour.

C'est la pensée de saint Ambroise. Son imagination était remplie des choses saintes qu'elle avait lues ; mais c'étaient des espèces divines qui la remplissaient. C'est pourquoi Rupert dit que tout le Livre des Cantiques lui est appliqué, parce que c'est un cantique tout de joie, il n'y a rien de fâcheux.

Mais pendant que cela se passait dans sa fantaisie, son esprit veillait par des lumières purement intellectuelles, qui sont indépendantes de l'imagination : car si l'usage de raison a été accordé à Salomon pendant le sommeil, selon le sentiment de plusieurs grands théologiens, à qui l'Écriture favorise ouvertement.

Je ne voudrais pas, dit saint François de Sales, dénier cette grâce à la très sainte Vierge. C'est donc avec raison que saint Grégoire de Nysse appelle le sommeil de la bienheureuse Vierge, une sublime liberté, et qu'elle est comparée par un autre Père aux anges qui ne dorment jamais.

Sa volonté a toujours été en la loi du Seigneur, et son esprit en a été continuellement occupé durant le jour et durant la nuit.

L'esclave de la sainte Vierge ne la doit jamais quitter, et comme elle se trouve toujours auprès de Dieu en l'exercice de la sainte oraison, il la doit suivre par la même pratique, selon l'étendue de sa grâce, avec une grande fidélité.

L'oraison est le soleil de l'âme, sans sa lumière l'on demeure dans les ténèbres, elle est la nourriture de l'âme ; sans cette divine nourriture les forces manquent dans les voies de la glorieuse éternité.

C'est l'air sacré que nous devons respirer, et sans lequel l'on ne peut pas vivre dans l'état de la grâce, elle est l'âme de l'âme : ainsi quand elle ne nous anime plus, il faut mourir.

Une personne, disent les saints, qui tend à Dieu, dans les combats qu'il faut qu'elle donne contre ses ennemis, est comme un soldat sans épée, si elle ne s'adonne à l'oraison, elle est comme une ville sans murailles, tout exposée à leur rage.

L'âme est comme le poisson hors de l'eau, quand elle quitte l'exercice de l'oraison, qui est l'élément dans lequel elle doit vivre.

Source : livres-mystiques.com

Que Jésus Miséricordieux vous bénisse
ami de la Miséricorde