Le Forum Catholique
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( 953103 )
Connaissez vous le pacte des catacombes ? par Roger (2022-09-25 07:35:25)

( 953106 )
Des détails ici par Roger (2022-09-25 08:09:38)
[en réponse à 953103]

( 953107 )
on en a reparlé sur le FC par jejomau (2022-09-25 08:53:37)
[en réponse à 953103]
Il y a quelques années mais je ne me rappelle plus à quelle occasion. Un nouveau "pacte" de modernos avait été imaginé à cette occasion.

( 953110 )
voir sur Le Pacte des catacombes en 2016 par Diafoirus (2022-09-25 09:15:34)
[en réponse à 953107]
un article sur Benoit et moi,la traduction d'un article du
Père Giovanni Scales CRSP
Lundi 18 juillet 2016
querculanus.blogspot.fr
https://benoit-et-moi.fr/2016/actualite/le-pacte-des-catacombes.php
"Hier, je suis tombé par hasard dans un article sur le "Pacte des Catacombes". Je me suis frotté les yeux et je me suis dit: qu'est-ce que c'est que ça? Je commence à lire l'article et, au fur et à mesure que j'avance dans la lecture, je me sens de plus en plus troublé. Je découvre que le 16 Novembre 1965, quelques jours avant la clôture du Concile Vatican II, quarante Pères du Concile, dans les catacombes de Domitille, ont signé le "Pacte des Catacombes". Je tombe des nues, en cinquante ans, je n'avais jamais entendu parler d'un tel pacte.
Là
Et :
e 16 novembre 1965, peu avant la clôture de Vatican II, une quarantaine d’évêques, dont les noms ne sont pas connus, se réunirent dans la Catacombe de St Domitilla et signèrent un pacte concernant la richesse, les pompes et les cérémonies dans l’Eglise catholique. Le 7 décembre 1965, la veille de la clôture officielle du Concile Vatican II, ils diffusèrent parmi leurs confrères, ce qu’ils appellèrent le « Schéma XIV », allusion aux 13 « schémas » préparatoires des grands textes, lignes directrices que la Curie avait distribuées aux « Pères conciliaires » avant les Assemblées délibératives.
rome_domitilla-17-32-34
Nom du lien

( 953112 )
Voilà, c'était en 2015 par jejomau (2022-09-25 09:49:26)
[en réponse à 953110]
à la date anniversaire, à Naples, dans les catacombes de San Gennaro, ils étaient trois cents (la crème de l'"Église des pauvres" italienne) à renouveler le pacte.
On avait parlé sur le FC de cette engeance maçonnique à cette occasion

( 953114 )
Un texte daté par Athanase (2022-09-25 10:27:46)
[en réponse à 953110]
Je sursaute sur le texte et sa teneur. On voit qu'il est daté et dépassé.
D'une part, confier la gestion administrative et financière à un "comité de laïcs" est dépassé et anachronique, tant ces fonctions s'individualisent à merveille. Les évêques ne veulent plus être appelés "Père": mais ce terme est même récusé chez les progressistes. On voit que beaucoup d'eau a coulé depuis 1965 et pas seulement sous le Tibre !

( 953109 )
Un des membres ou collaborateurs par AVV-VVK (2022-09-25 09:07:24)
[en réponse à 953103]
Le prêtre belge Joseph Jules Hippolyte COMBLIN (1923-2O11)
Ici (
Source: Wiki)

( 953111 )
Et ensuite, plus récent par AVV-VVK (2022-09-25 09:19:19)
[en réponse à 953103]

( 953113 )
"La minorité de la majorité conciliaire " (Luc Perrin) par Athanase (2022-09-25 10:19:52)
[en réponse à 953103]
Dans sa brillante intervention au Colloque de Renaissance catholique, Luc Perrin a parlé de cette "minorité de la majorité conciliaire", représentée aujourd'hui par le Pape actuel. Il y avait une minorité (celle du Coetus Internationalis Patrum), la majorité des Pères, mais en leur sein, une autre minorité prête à aller bien au-delà de la lettre du Concile. La seule différence avec l'autre minorité est qu'elle avait un relais médiatique et sociologique puissant. On en voit le résultat.

( 953177 )
je précise ce point car nous avions un temps court par Luc Perrin (2022-09-26 13:59:36)
[en réponse à 953113]
et ce n'était qu'un aspect de "rebond" sur les remarques, pertinentes, de l'abbé Barthe qui appelaient, à mon sens, cette nuance.
On présente souvent l'opposition à Vatican II entre une Majorité et une Minorité : c'est un fait incontestable mais il n'épuise pas le réel du Concile.
Il y a eu des minorités au sein de la Minorité : le Coetus Internationalis Patrum (CIP) avec Mgr Lefebvre était la minorité la plus constante et la mieux structurée. Mais il y en a eu d'autres : ainsi la pétition pour la condamnation du communisme obtient pratiquement le double des suffrages ordinaires du C.I.P. ; la question mariale a clivé l'assemblée conciliaire encore plus : la décision d'intégrer le schéma marial séparé au départ dans la future constitution sur l'Église Lumen Gentium - un trait providentiel au final qui a eu l'effet inverse de ses instigateurs qui voulaient "noyer" la B. Vierge Marie et l'on placée en définitive à une place suréminente en clôture de la Constitution -, cette question a coupé le Concile en deux. Il y a d'autres exemples.
De même, la Majorité recouvre des courants divers qui sont réunis uniquement face à la Curie néo-thomiste romaine : il y a un adversaire commun mais les projets des uns et des autres sont multiples.
Les fanatiques hollandais avec Schillebeeckx, se signalent dès janvier 1964 et plusieurs figures de la "Majorité" s'en inquiètent ; très vite au cours de 1964, un P. de Lubac voit déraper les choses avec les informations qui lui viennent de France notamment.
A noter qu'à l'époque, le théologien Ratzinger fait équipe avec Hans Kung et fait partie des radicaux : il change son fusil d'épaule après les événements de 1968 et clairement à partir de 1969.
Concernant la liturgie, dans les débats et surtout les correspondances privées, on voit bien ceux qui, tels Mgr Lefebvre à ce moment, convenaient de réformes très mesurées dans la ligne du Mouvement liturgique antérieur, et ceux qui sont prêts à pousser les murs et user de toutes les trappes et vasistas que le schéma conciliaire a posé un peu partout, sans tenir aucun compte de la "mens" conciliaire telle que formulée dans les débats et explications données et prêts à tordre en tout sens les textes sans la moindre vergogne.
Certains l'écrivent privatim pendant Vatican II et se gardent bien de le dire publiquement à ce moment.
Suivant les thèmes abordés, il y a donc au sein de la Majorité (85-90% des Pères), plusieurs tendances qui vont soit vers le frein, soit vers l'accélérateur.
L'application anarchique des "réformes" conciliaires a fait éclater ces dissensions discrètes à Rome entre 1962 et 1965 et une partie de la hiérarchie, tant épiscopale que dans les ordres et congrégations religieux, a joué la radicalité en connivence avec les mouvements issus de la "base".
La division précoce entre le groupe Concilium (la revue) et Communio est une illustration de cette division de la Majorité. Les mémoires de Louis Bouyer et d'autres membres du Consilium de 1964-1969 qui a produit la "messe réformée" fabriquée montrent les divisions de même au sein des partisans d'une réforme liturgique.
Sur celle-ci, les clivages sont très grands dès avant l'ouverture de Vatican II et la tendance P. Loew-Fernando Antonelli (futur cardinal) avait eu la faveur de Jean XXIII en 1962, Bugnini étant écarté pour Vatican II à la faveur de Mgr Martimort et d'Antonelli (le journal partiel de ce dernier a été publié à la grande fureur de Saint-Anselme et du milieu bugniniste et sans doute partiellement détruit par cette secte qui est largement derrière T.C.). C'est Paul VI qui remet en selle l'infâme lazariste en 1964 en le mettant à la tête du Consilium.
Mais, comme le rapporte Louis Bouyer, dans plusieurs occasions, le serpent B. a trahi les votes du Consilium, menti plus effrontément qu'un journaliste de BFM-TV au Pape en lui présentant telle mesure comme voulue par les membres alors qu'elle était rejetée.
On sait que, hélas, Paul VI faisait toute confiance à Bugnini jusqu'en 1974 où sa déloyauté fut démontrée au pape par son autre homme de confiance bientôt cardinal Benelli. Le mal était fait ...

( 953118 )
L'ancêtre par Vexilla Galliae (2022-09-25 13:19:00)
[en réponse à 953103]
de la « mafia de Saint-Gall » (notamment)...

( 953119 )
Je ne pense pas par Meneau (2022-09-25 13:32:34)
[en réponse à 953118]
Les motivations, la composition géographique et les objectifs annoncés sont complètement différents.
Cordialement
Meneau

( 953130 )
1965 par Roger (2022-09-25 17:22:00)
[en réponse à 953103]
Trois avant le printemps de Prague et 9 ans après Budapest, ces évêques semblaient complètement ignorer les souffrances
de centaines de millions d'hommes sous le joug communiste...

( 953139 )
Ils n'avaient que le prisme sud-américain par Athanase (2022-09-25 19:22:20)
[en réponse à 953130]
et n'avaient qu'une vision "héroïque" du communisme, bien loin de la réalité. Une vision que n'avaient pas, par exemple, les émigrés ou réfugiés de l'Est que l'on voit arriver en Occident. Pour eux, la musique était différente et le communisme réel n'était pas une sorte de fête de carte postale...

( 953179 )
pas seulement le Groupe "Église des pauvres" par Luc Perrin (2022-09-26 14:25:59)
[en réponse à 953139]
qui se met en place très tôt à Vatican II (dès 1962 je crois) a été étudié : il comprend des figures diverses et le P. Gauthier qui est à l'origine est un prêtre du patriarcat latin de Jérusalem. Mgr Riobé a des liens avec l'Amérique latine, c'est un fait via l'association internationale de prêtres Jésus Caritas qu'il dirige et lui donne un poids particulier, supérieur à celui d'évêque d'Orléans.
Dom Helder Camara et quelques prélats "progressistes" sud-américains en font partie.
Mais la thématique de la pauvreté affichée est celle déjà des théologiens Chenu et Congar op. On est dans une anticipation de la grande mode actuelle des libéraux-totalitaires le "virtue signalling". Aux antipodes de la consigne évangélique qui demande une charité cachée, sans rien d'ostensible, il s'agit ici de "faire pauvre" avec des gestes et signes les plus ostensibles possibles : d'où la révision des titres romains, l'affaire de la tiare, la résidence à Sainte-Marthe du Pontife régnant, les évêques en 2CV (cardinal Marty) et appartement HLM ...
Un questionnaire avait été adressé à ce sujet début 1963 sauf erreur.
Le Pacte des Catacombes reprend donc cette thématique et constitue, en somme, un prolongement du Groupe Église des pauvres dans l'après-concile. Ce Groupe a beaucoup pesé sur le "schéma XIII" devenu in fine la constitution pastorale Gaudium et Spes. On flirte clairement avec la théologie de la Libération en gestation, elle émerge officiellement en 1969, et le Père Comblin en a été un penseur, avec d'autres à commencer par le prêtre péruvien Gustavo Guttierez qui en est le père.
ps. à ce sujet, il a été démontré que cette théologie de la Libération doit beaucoup au Mouvement missionnaire français (Guttierez a été plusieurs années en France) et à l'université catholique (sic) de Louvain/Leuven. Elle doit autant à l'Europe qu'à l'Amérique latine en fait dans son inspiration. Anecdotiquement, Guttierez avait témoigné lors d'un colloque auquel j'assistais que le livre Des prêtres noirs s'interrogent paru en 1956 et préfacé par Mgr Lefebvre avait joué un rôle déclencheur dans sa réflexion ...

( 953347 )
Plus que jamais d'actualité, en fait ! par Jeanne Smits (2022-09-29 11:52:30)
[en réponse à 953103]
Chers liseurs,
Il me semble que le Pacte des catacombes est déterminant pour comprendre la théologie et la « praxis » du pape François. Dès les premières années de son pontificat il m'était apparu évident qu'il s'y conformait très soigneusement.
Mais ce n'est pas le seul indice de son actualité. Comme le signale plus haut AVV-VVK (mais au moyen d'un lien vers un site anglophone) le Pacte a été réécrit et renouvelé au moment du synode sur l'Amazonie, de manière beaucoup moins discrète qu'en 1965, sous la présidence du cardinal Hummes, au service plus précis de notre « maison commune ».
J'en ai assez longuement parlé, en fournissant notamment ma traduction intégrale de ce nouveau Pacte des catacombes à coloration écologiste, dans la droite ligne des priorités du pape François.
C'est par là.
Amitiés
Jeanne Smits

( 953398 )
L'échec de la gauche n'a jamais été pardonné à Dieu lui-même par Scrutator Sapientiæ (2022-09-30 06:48:49)
[en réponse à 953103]
Bonjour Roger,
On ne comprend presque rien à l'actualisation ou à la réapparition de certaines thématiques si l'on ne comprend pas que l'échec de la gauche, dans la deuxième moitié du XXEME siècle, à savoir l'échec du communisme, celui du socialisme et celui de la social-démocratie, n'a jamais été pardonné à Dieu lui-même par bon nombre de clercs, notamment néo-catholiques post-conciliaires.
Faute de temps je n'en dis pas davantage, mais vous assure que ce qui figure ci-dessus pèse de tout son poids, sur le plan programmatique et sur plan psychologique, notamment dans le cadre du pontificat actuel, exemplaire, à ce titre.
Bonne journée.
Scrutator.