Le Forum Catholique

http://www.leforumcatholique.org/message.php?num=952486
images/icones/3c.gif  ( 952486 )Vers l euthanasie par Germanicus (2022-09-13 17:58:45) 

Pas à pas Nous y arrivons.

Le président Macron engage la discussion.. donc on va y arriver.
images/icones/1g.gif  ( 952487 )C’est le jour qu’a choisi par XA (2022-09-13 18:05:16) 
[en réponse à 952486]

Jean-Luc Godard pour se faire assister afin de quitter ce bas monde.

images/icones/fleche2.gif  ( 952488 )Et la GPA russe ou ukrainienne ! par JVJ (2022-09-13 18:58:03) 
[en réponse à 952486]

Oh les beaux pays modèles !

Le directeur général de BFM, qui a acheté deux filles aux Etats-Unis avec son mari, milite pour sa cause, comme France télévision et Arte.

Nous ne pourrons rien faire contre la déferlante, puisque nous sommes archi-archi-minoritaires, abandonnés en rase campagne par la soi-disante droite (on a vu les retournements de veste de ceux qui défilaient contre Hollande... et la totale passivité du FN).

Beaucoup d'évêques et les têtes "pensantes" de l'Eglise ont voté EM pour peser de l'intérieur, aux deux dernières présidentielles.

On voit leur poids de colibri.

Les soins palliatifs ne sont pas assez développés, et tout le monde s'en moque. On laisse mourir nos anciens comme des animaux et on laisse entendre qu'on désire les faire souffrir.
Belle éthique qui évolue tous les dix ans, en fonction des membres nommés par le pouvoir ! Et cette Eglise qui a été incapable de faire le ménage chez ses pervers et ses criminels, qui n'a plus de crédibilité pour parler, notamment en France.

Ce soir, arte diffuse un document sur le célibat des prêtres...

Rien ne marche en France depuis longtemps, l'école, l'armée, la sécurité, l'hôpital, la justice, les prisons...
Où va l'argent des impôts sans équivalent au monde ?!

Godard était en 68 un maoïste millionnaire, de la pire des espèces. Son antisémitisme ne lui porta guère préjudice dans sa position sociale.
images/icones/4c.gif  ( 952492 )Mais que viennent faire par XA (2022-09-13 19:30:17) 
[en réponse à 952488]

l’Ukraine et la Russie dans cette histoire ?
Ne me répondez pas. Sans quoi on va clairement déraper du sujet initial.
images/icones/fleche2.gif  ( 952498 )Euthanasie, GPA, mariage pour tous par JVJ (2022-09-13 20:53:35) 
[en réponse à 952492]

Tout est lié, tout déferle et tout déferlera.

Inutile de vous fâcher.
images/icones/1n.gif  ( 952495 )si nos curés et évêques ont appelé à voter Macron par jejomau (2022-09-13 20:17:55) 
[en réponse à 952486]

en 2017, où est le problème ? Ils savaient bien ce qui allait en découler..

images/icones/vatican.gif  ( 952507 )La grande hypocrisie de l'Eglise bergoglienne... par Johanis (2022-09-14 08:59:50) 
[en réponse à 952486]

Le pape Bergoglio a pour principe d'affirmer la persistance de la doctrine morale traditionnelle mais reléguée dans un ciel lointain de la doctrine. Car du point de vue pastoral qui inclue le politique, les principes moraux ne s'appliquent pas directement : possibilité de communier pour les divorcés-remariés, préconisation d'un statut légal pour les couples homosexuels, soutien de l'église au suicide assisté, sans oublier l'acceptation pour de nombreuses situations de la contraception et de la PMA (voir le livre récent publié par l'institut pontifical du mariage de la famille.

Comme par hasard, au mois de février dernier, Alors que se préparait le vote d'une loi sur le suicide assisté par le parlement italien et que la question était brûlante aussi en France, une série d'interventions de théologiens bergogliens mandatés, proclamaient dans les médias un grand changement stratégique consistant à préconiser un vote positif des hommes politiques catholiques en faveur des lois autorisant le suicide assisté, sous le prétexte que cela pouvait éviter la solution de l'euthanasie. C'était bien sûr beaucoup plus qu'un changement stratégique, c'est l'introduction du relativisme dans la pratique morale, dans la doctrine sociale de l'église, et en réalité une atteinte à la doctrine morale elle-même.

En février donc, une « théologienne » représentative des nouveaux paradigmes bergogliens exposait ce changement de paradigme dans les positions de l'Eglise dans le journal "le Monde". Aussi, malgré les hésitations sur un tel changement (même dans la Croix), la messe est dite. Comment l'épiscopat pourrait-il encore s'opposer à une loi ouvrant au suicide assisté ?

C'est le triomphe du principe de compromis avec le monde que le pape actuel, à rebours de l'Évangile, est en train d'imposer dans l'Eglise, pour qu'elle ne soit plus "en retard de deux siècles", et qu'elle retrouve l'oreille des puissants du monde, et que le pape est sa place parmi ces puissants.
images/icones/fleche2.gif  ( 952508 )ce n'est plus l'Eglise Catholique par jejomau (2022-09-14 09:25:55) 
[en réponse à 952507]

mais une autre "église".,, une doctrine nouvelle qui a émergée dans la ruse, progressivement, et qui occupe le sein de l'Eglise Catholique fondée par Notre-Seigneur. Un cancer. Une tumeur diffusée par une secte et son gourou. Qui se propage partout.

images/icones/2a.gif  ( 952512 )ou l'Église Catholique occupée... par vistemboir2 (2022-09-14 10:29:47) 
[en réponse à 952508]

... par une hiérarchie étrangère à la religion catholique et à laquelle il ne faut pas obéir - quand elle commande de s'en écarter - mais lui résister...
images/icones/heho.gif  ( 952514 )Hiatus entre la personne de l'Eglise et son personnel par Johanis (2022-09-14 11:06:05) 
[en réponse à 952512]

En effet. Plutôt que dire que ce n'est pas l'Eglise catholique, il vaut mieux parler d'Eglise occupée ou investie dans ses postes de responsabilité par des agents qui la trahissent ; pour employer la distinction de Maritain, il s'git d'un personnel de l'Eglise qui trahit sa personne.
images/icones/neutre.gif  ( 952532 )Ça me semble par Marco Antonio (2022-09-14 15:09:26) 
[en réponse à 952514]



En effet. Plutôt que dire que ce n'est pas l'Eglise catholique, il vaut mieux parler d'Eglise occupée ou investie dans ses postes de responsabilité par des agents qui la trahissent ; pour employer la distinction de Maritain, il s'git d'un personnel de l'Eglise qui trahit sa personne



Ça me semble une manière beaucoup "démo chretienne" pour dire que ce n'est pas l'Église catholique. Affirmer que c'est le personnel de l'Eglise pour nier qu'il s'agit de l'Eglise signifie de fait dire que ce n'est pas l'Eglise.
images/icones/mitre4.png  ( 952534 )Mgr Lefebvre par Jean-Paul PARFU (2022-09-14 15:22:31) 
[en réponse à 952532]

faisait une distinction entre l'Eglise, qui est sainte, et les hommes d'Eglise qui ne le sont pas ou pas toujours !
images/icones/neutre.gif  ( 952564 )La distinction... par Marco Antonio (2022-09-14 19:24:34) 
[en réponse à 952534]


faisait une distinction entre l'Eglise, qui est sainte, et les hommes d'Eglise qui ne le sont pas ou pas toujours !



... est bonne. Mais elle n'a aucune valoir lorsque on parle, par example, du magistère d'un concile oecumenique ou du magistère ordinaire et universel. Car c'est l'Église, ici, qui parle.
images/icones/heho.gif  ( 952538 )L'Eglise en tout ou rien ? par Johanis (2022-09-14 15:36:50) 
[en réponse à 952532]

Lorsqu'un prêtre qui renie des vérités de foi célèbre les sacrements, ils peuvent être valides, donc en lui l'Eglise véritable est présente, et pourtant certains de ses enseignements n'appartiennent pas à l'Eglise. La réalité de l'Eglise en ceux qui la représentent n'est pas en tout ou rien, et on ne peut donc éviter les distinctions et se contenter d'affirmations simplistes. Ces affirmations simplistes conduisent dans la situation présente au sédévacantisme.
De même les analyses de Maritain ne sont pas à accepter ou à rejeter par principe, même si on lui reproche ses positions politiques.

Cordialement,
images/icones/neutre.gif  ( 952563 )Oui Johanis... par Marco Antonio (2022-09-14 19:07:11) 
[en réponse à 952538]


Lorsqu'un prêtre qui renie des vérités de foi célèbre les sacrements, ils peuvent être valides, donc en lui l'Eglise véritable est présente, et pourtant certains de ses enseignements n'appartiennent pas à l'Eglise. La réalité de l'Eglise en ceux qui la représentent n'est pas en tout ou rien, et on ne peut donc éviter les distinctions et se contenter d'affirmations simplistes. Ces affirmations simplistes conduisent dans la situation présente au sédévacantisme.
De même les analyses de Maritain ne sont pas à accepter ou à rejeter par principe, même si on lui reproche ses positions politiques.




...lorsque un prêtre renie des vérités de foi, c'est comme ça. Mais lorsque l'erreur est "insitutionnalisée" ou enseignée par celui qui semble être le pape ou l'ecclesia docens alors on ne peut plus faire distinction entre Église et hommes d'Église.
images/icones/1v.gif  ( 952565 )Non Marc Antoine ! par Jean-Paul PARFU (2022-09-14 19:31:25) 
[en réponse à 952563]

Votre ecclésiologie chamanique mexicaine selon laquelle il n'y a plus de pape, plus de cardinaux, plus d'évêques, plus de prêtres et donc plus d'Eglise et de providence de Dieu, ne tient pas la route !
images/icones/neutre.gif  ( 952569 )Merci, Jean-Paul par Marco Antonio (2022-09-14 21:26:46) 
[en réponse à 952565]


Votre ecclésiologie chamanique mexicaine selon laquelle il n'y a plus de pape, plus de cardinaux, plus d'évêques, plus de prêtres et donc plus d'Eglise et de providence de Dieu, ne tient pas la route !



Merci, Jean-Paul. Dans vos discours, la grande pertinence se démarque toujours. Après l'éducation touchante, bien entendu.
images/icones/carnet.gif  ( 952537 )une tribune intéressante dans ... la Croix ! par Cristo (2022-09-14 15:34:42) 
[en réponse à 952486]

en espérant que le quotidien catholique ne va pas se sentir obligé d'équilibrer les choses avec une tribune favorable ...



Euthanasie : « Le CCNE vient d’enterrer la spécificité de l’éthique à la française »
tribune
Damien Le Guay
Philosophe, auteur de "Quand l’euthanasie sera là…" (Salvator, 2022)
Dans ce texte, le philosophe Damien Le Guay revient sur l’avis du CCNE favorable à l’euthanasie. Il estime qu’on ne revient jamais sur un droit « sociétal » et prédit que « la médecine terminale sera décrédibilisée ».
Damien Le Guay, le 14/09/2022


Le 13 septembre 2022 est un jour de deuil pour l’éthique à la française. Il y aura un après et un avant. Une manœuvre politique vient d’aboutir : la fin de l’autonomie du Conseil consultatif national d’éthique (CCNE) et donc la fin de l’autonomie d’une instance qui avait jusqu’alors la possibilité d’agir en toute indépendance. Depuis des années et des années, le CCNE disait et répétait, d’avis en avis, son refus de l’euthanasie. Cette position est constante. Elle était motivée. Elle le fut avec de multiples arguments. Rien ni personne n’était en mesure de faire changer le CCNE.

Sauf que, depuis la présidence Hollande, une double demande contradictoire s’est imposée dans le champ politique : d’une part, en passer par l’avis du CCNE en matière sociétale, et d’autre part, considérer que cet avis est décisif. Il s’agissait alors de faire passer l’euthanasie, inscrite au programme du candidat Hollande. Or, Didier Sicard, saisi du dossier, l’a travaillé et a fini par s’en rendre à l’évidence : l’euthanasie n’est pas la bonne réponse. Il faut renforcer le palliatif.

Depuis ce petit séisme, tout a été fait pour aligner les positions éthiques du CCNE sur les demandes des politiques sur la fin de vie. Changement des membres du CCNE, nomination de membres plus conciliants. Nomination d’Alain Claeys comme membre, alors qu’il est un homme politique et n’a aucune raison de figurer dans une instance éthique, sinon d’être un partisan affiché de l’euthanasie. C’est lui qui fut coauteur de la seconde mouture de la loi Leonetti (2016) avec l’introduction de la « sédation profonde et continue jusqu’à la mort », considérée par certains comme une manière en douceur d’introduire une sorte d’euthanasie. Et, comme par hasard, il y a un an, il a été nommé corapporteur d’un groupe de travail sur ce sujet – avec Régis Aubry, comme autre corapporteur.


Cousu de fil blanc

Déjà, depuis mai 2021, date de mise en place de ce groupe de travail, tout semblait cousu de fil blanc. L’affaire semblait entendue. Et l’avis devait être rendu en décembre 2021. Puis, il a fallu attendre un mois, puis deux, puis avant les élections présidentielles. Puis, comme par hasard, cet avis 139, rendu le 13 septembre 2022, s’inscrit parfaitement dans le calendrier présidentiel d’une réflexion orientée, pour ne pas dire militante, en faveur de l’euthanasie.

Et aussitôt l’avis favorable connu, le président a indiqué vouloir lancer une consultation citoyenne organisée par le Conseil économique, social et environnemental – qui avait déjà rendu un rapport favorable à l’euthanasie. Consultation qui devra rendre son avis en mars 2023. Une consultation citoyenne, nous en avons déjà connu une sur ce sujet, il y a quelques années, elle demandait même d’étendre l’euthanasie aux Ehpad. On manipule facilement ces consultations et leurs membres.


Économie budgétaire

Ainsi s’ajoute du fil blanc au fil blanc. Le tout pour mieux aligner l’éthique sur les orientations politiques. Le CCNE, et les deux rapporteurs en particulier, sont responsables de cette fin de l’autonomie de l’éthique. Le CCNE qui a voté cet avis (sauf huit membres qui font des réserves motivées, circonstanciées, argumentées) vient d’enterrer la spécificité de l’éthique à la française. Il s’est autosabordé. Pourquoi ? Tout est là. Et je dis à Régis Aubry en particulier, grand spécialiste des soins palliatifs et rallié à l’euthanasie, que toutes les restrictions mises en avant dans l’avis 139 ne tiendront pas longtemps, que toutes les propositions autres que l’euthanasie (comme le renforcement des soins palliatifs) ne seront pas retenues pour cause d’économie budgétaire.

Je lui dis comme Péguy « le triomphe des démagogies est passager. Mais les ruines sont éternelles ». Je lui dis, ce qu’il sait, que les équipes de soins palliatifs sont contre l’euthanasie et qu’elles préféreront changer de métier, démissionner ou faire jouer la « clause de conscience ». Je lui dis qu’il porte une lourde responsabilité dans cette inflexion qui semble désormais inévitable. La France connaîtra une dérive à la belge – avec une extension des ayant droits.


Personne ne pourra revenir en arrière

Le parti euthanasique est foncièrement démagogique. Il flatte l’opinion. Lui fait croire que la solution est à portée de main. Quelle solution en fin de vie ? La mort. La mort que je me donne. Mais, une fois l’euthanasie installée, personne ne pourra revenir en arrière et tout le monde se rendra compte que cette « solution » n’en est pas une, qu’elle complique tout, qu’elle déplace l’hypocrisie et ajoute de nouveaux problèmes aux anciens. La désillusion sera de taille. Mais il sera trop tard. La mort anticipée, la mort volontaire, la mort que je me donne, la mort que les médecins me proposent comme un soin parmi d’autres, la mort venue avant la mort, ces morts-là seront offertes, toujours et encore, comme une porte de sortie dans une fin de vie déconsidérée. Personne ne pourra revenir en arrière, ni même amender les modalités de l’euthanasie.

Un droit ne se retire pas, surtout s’il est « sociétal ». Personne n’aura le courage de le supprimer. Le mal sera fait. Oui, je dis bien « le mal ». Un mal qui viendra vider de sa substance les deux actuels remparts pour tenir la vie jusqu’au bout et donner de la dignité à ceux qui sont certains de n’en avoir plus : les soins palliatifs et la médecine en fin de vie. Les soins palliatifs ne protégeront plus personne, la médecine en fin de vie ne recouvrira plus de son pallium les faiblesses du malade pour ouvrir sur de nouveaux horizons. La médecine terminale sera décrédibilisée pour avoir trahi, une fois pour toutes, le serment d’Hippocrate et pour « recommander » désormais de donner la mort comme elle donne un autre soin.


https://www.la-croix.com/Debats/Euthanasie-Le-CCNE-vient-denterrer-specificite-lethique-francaise-2022-09-14-1201233169?utm_source=newsletter&utm_medium=email&utm_campaign=NEWSLETTER__CRX_ESSENTIEL_MIDI_EDITO&utm_content=20220914#edition=edition-midi-2022-09-14