Le Forum Catholique
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( 952341 )
Traditionis custodes : « Je te laisse discerner », confie François à l’abbé de Solesmes par Vexilla Galliae (2022-09-10 20:07:36)

( 952342 )
Intrigant par Candidus (2022-09-10 20:42:55)
[en réponse à 952341]
En quoi le supérieur de la congrégation de Solesmes est-il concerné par Traditionis Custodes ? Je ne vois que deux possibilités : il ne sait comment se positionner vis-à-vis des jeunes moines de Solesmes qui souhaitent célébrer le VOM (cette réalité m’a été révélée par un père de l’abbaye) ; où alors c’est le poids toujours plus important dans la congrégation des communautés issues de Fontgombault : comment gérer cette situation ?

( 952346 )
Les deux mon général par Roger (2022-09-10 21:00:35)
[en réponse à 952342]
Et j'ajouterai une troisième hypothèse le MP TC suscite une telle crise dans notre pays que le père abbé de Solesme ne peut manquer d'évoquer ce problème avec celui qui l a créé !

( 952664 )
Je suis d'accord par Rothomagus (2022-09-16 01:13:48)
[en réponse à 952342]
C'est d'autant plus étonnant que Solesmes demeure à ma connaissance le seul éditeur du missel grégorien Romain et du graduel, adaptés au Rite dit de Paul VI.

( 952355 )
Solesmes : 25 novices en 1995 contre 4 aujourd'hui par Gaspard (2022-09-10 21:51:21)
[en réponse à 952341]
dit le père abbé dans cet entretien, merci de l'avoir posté ici.
Autrement dit la liturgie fabriquée par les experts de Paul VI n'attire pas, même en latin.

( 952358 )
Disons plutôt par Roger (2022-09-10 22:01:26)
[en réponse à 952355]
Qu'elle a pu attirer quand l offre était limitée...aujourd'hui existent plusieurs communautés traditionnelles ralliees à Rome...inutile de s'engager sur la piste étonnante du Paul VI en latin...

( 952360 )
Cette forme ordinaire par AVV-VVK (2022-09-10 22:10:52)
[en réponse à 952358]
est à peine connue, promue, donc aimée, surtout ad Orientem. C' est incompréhensible. Ou pas?

( 952386 )
Au contraire, c'est parfaitement compréhensible !... par vistemboir2 (2022-09-11 11:45:50)
[en réponse à 952360]
Si la messe de Paul VI doit être célébrée "en latin et grégorien, ad orientem, la communion sur les lèvres, etc.", de telle sorte qu'elle se rapproche le plus possible de la messe tridentine, pourquoi le réforme et ses conséquences désastreuses ? Une majorité de fidèles préfèrera toujours l'original à la copie.
Quant aux messes paroissiales Novus Ordo, il serait plus exact de les désigner sous le vocable de "culte bugninien", ne comportant plus "l'ombre d'une pierre d'achoppement pour nos frères séparés, les Protestants" selon son promoteur franc-maçon...

( 952391 )
D'accord, mais attention à ne pas trop citer cette phrase de Bugnini par Scrutator Sapientiæ (2022-09-11 12:32:07)
[en réponse à 952386]
Bonjour vistemboir2,
Je suis d'accord avec vous, en particulier sur la notion de "culte bugninien". Il serait d'ailleurs particulièrement intéressant de savoir si les formateurs des futurs prêtres diocésains, ces futurs prêtres, et les prêtres diocésains eux-mêmes, ont bien conscience de tout ce qu'ils doivent à la réforme ou plutôt à la subversion bugninienne, et de savoir quelles sont les conclusions qu'ils en tirent...
Attention, néanmoins, à ne pas utiliser la citation du P. Bugnini outre mesure, compte tenu, ou pas, de ceci :
Ici
Bon dimanche.
Scrutator.

( 952394 )
On ne prête qu'aux riches !... par vistemboir2 (2022-09-11 14:10:37)
[en réponse à 952391]
Cher Scrutator Sapientae, avouez que la "nouvelle messe" a quand même fait disparaître bon nombre de "détails" qui irritaient nos "frères séparés".
Je n'en citerai qu'un : la communion des fidèles. Dans le "culte bugninien", on donne le corps du Christ aux fidèles, debout et dans la main, comme un ticket de métro.
J'ai vu cette façon de faire à la télévision, lors d'un culte protestant au rassemblement de Saint-Guilhem-du-Désert (ce qui ne fit que renforcer mon opposition à Vatican II et au Novus Ordo) : il est vrai que les Protestants ne croient pas à la transubstantation mais à l'impanatation (temporaire)...
Rien que pour cela, je trouve cette pratique "bugninienne" ambiguë, voire hérétique (un adjectif désormais banni du vocabulaire post-conciliaire, œcuménisme débridé oblige)...
Bon Dimanche à vous également.

( 952405 )
Fait déjà relevé par Lycobates (2022-09-11 20:09:22)
[en réponse à 952391]
par l'excellent Vianney,
ICI.
Il vaut la peine de lire aussi quelques messages avant et après dans le même fil.

( 952409 )
en fait la mens, l'esprit, l'herméneutique de Bugnini par Luc Perrin (2022-09-11 21:33:35)
[en réponse à 952391]
pour cet aspect spécifique de la liturgie révisée du Vendredi Saint vaut bel et bien pour la totalité du N.O.M. C'est annonciateur en 1965 de tout ce qui suit. La liturgie globalement, ce qui inclut la messe ou "célébration", tend à escamoter tous les murs qui séparent le monde néo-libéral type MASTU (de démocratie il n'est plus question) du royaume anticipé en partie de NSJC.
Et pas que pour la liturgie tous les "obstacles" et "points d'achoppement" entre la modernité et la foi catholique sont adoucis, évacués, effacés : le péché originel pschitt, le jugement dernier une bonne douche de miséricorde générale et on n'en parle plus, les 10 Commandements poubelle de l'histoire, la moitié de la Bible si ce n'est les trois quart des vieilleries à réinterpréter, le sacerdoce fini des ministères partout ...
Que l'esprit du monde et de son prince entre fenêtres et portes grandes ouvertes dans la Maison du Seigneur et se substitue à la Trinité Sainte dans les âmes.
Lisez le cardinal McElroy et le Révérend Père James Martin sj ou le cardinal Cantoni, Mgr Barron ... c'est bien la philosophie bugninienne partout.

( 952392 )
Le problème de la nouvelle messe par Pétrarque (2022-09-11 13:04:55)
[en réponse à 952360]
est son caractère de rupture intrinsèque.
Bugnini et ses collaborateurs ne l'ont pas fabriquée dans l'optique de la célébrer en latin et ad orientem.
J'irai même jusqu'à dire que le faire revient à traditionaliser quelque chose qui n'a pas fondamentalement pas vocation à l'être.
Toute proportions gardées et dans un registre différent, cela me fait penser à un semis de fleurs de lys sur un drapeau tricolore...
Le fait est que, dans l'immense majorité des lieux où elle est célébrée, cette messe l'est dans un décor et dans des dispositions où la frontière entre le sacré et le profane (mobilier, ornements, orfèvrerie, positions, attitudes, placement dans l'espace sacré, silence, etc...) a formellement explosé.
N'importe quel culte anglican me paraît, à ce titre, plus priant et recueilli que la grande majorité des messes Paul VI que j'ai vues célébrées en France depuis mon enfance.
À part en certains lieux privilégiés qui doivent pouvoir se compter sur les doigts de la main, on a la plupart du temps affaire à des célébrations plates, horizontales, anémiées, pour une population d'ailleurs inéluctablement vieillissante ; laquelle, très souvent, ressent toute tentative de restauration liturgique (ou même toute velléité de s'en tenir à la lettre de la constitution conciliaire sur la liturgie) comme un symptome d'opposition au "Concile" et comme un retour en arrière.
Les deux messes traduisent à l'évidence deux religions différentes, même si les fidèles de bonne foi et de bonne volonté ne s'en rendent pas forcément compte.

( 952395 )
c'est la comparaison avec une autre période qui détonne par Cathether (2022-09-11 15:48:50)
[en réponse à 952355]
comparer avec le début du 19e ou l'Eglise sortait d'une persécution violente n'est pas très approprié
pas tant au niveau des conséquences que des causes