Le Forum Catholique

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images/icones/1d.gif  ( 952235 )Les prêtres-ouvriers, remède au cléricalisme ! par JVJ (2022-09-08 18:45:17) 

Ne riez pas, La Croix indique ce que la majorité des évêques et des professeurs de séminaire croient comme bouée de secours !

Admirez les cheveux blancs et les pulls ! La guitare ! L'avenir !
Combien de jeunes dans leur truc ? Et de jeunes couples qui n'en peuvent plus !



Le cléricalisme, voilà l'ennemi !
Les anticléricaux, la libre pensée et les maçons en ont rêvé, l'Eglise de François l'a fait...

La quasi-totalité des curés et de vicaires que je connais vive sous la surveillance de laïcs, de leur EAP, de lettres de dénonciation à l'évêché, parfois d'une vice-doyenne !

C'est le laïcisme qui menace les dernières paroisses et les gens qui s'en emparent, sans avoir jamais lu un volume de Sources chrétiennes, comme un pouvoir.

Ces gens sont cinglés et totalement à côté de la plaque, alors qu'ils pensent être... au coeur de ce monde, le souffle de l'Esprit etc.
Je ne rejette pas en bloc "les" prêtres-ouvriers, mais par pitié, si c'est la Mission de France qui va transmettre la Foi en France... On a vu à Pontigny !
Combien d'inspections apostoliques fraternelles à Pontigny et dans les appartements de ces prêtres qui pour beaucoup épousèrent le marxisme ?

Et La Croix est toute contente de présenter un prêtre membre de la CGT. On est en 1960 ou en 2022 ?!

Ils sont cinglés, mais surtout rancis et pas du tout à la page.

A-t-on jamais dit à ce syndicaliste qu'il prenait le travail d'un brave immigré père de famille nombreuse, musulman si possible ? J'ai connu un jésuite (!) prêtre-ouvrier dans les années 90, bien brave, mais qui ne disait jamais la messe en semaine et conduisait les enfants en bus. Il s'occupait aussi de paumés. C'est lui qui a fait la grève de la faim à Calais récemment. Si on devient jésuite pour devenir un activiste d'ONG, st Ignace n'avait qu'à rester chez lui.

Je plains de tout coeur les prêtres qui ont dû lire aujourd'hui cet article... Il faut avoir le moral.

La Croix
images/icones/neutre.gif  ( 952242 )Oui cher JVJ par Roger (2022-09-08 20:28:16) 
[en réponse à 952235]

Très justes observations.

Le plus comique c'est l'incurable optimisme de l organe officieux de l'épiscopat....

S il n'y a plus aucun fidèle...il n'y aura plus de risque de clericalisme !
images/icones/neutre.gif  ( 952258 )Une ambiance délicieusement vintage par Candidus (2022-09-08 22:18:16) 
[en réponse à 952235]

… si ce n’est pour les cheveux blancs et les crânes dégarnis ; ceux-ci devraient être synonymes de sagesse, mais manifestement ces vétérans du progressisme n’ont rien appris. Sans doute que si on les interrogeait, ils mettraient leurs échecs sur le compte d’une radicalité insuffisante comme le font les marxistes : “le communisme a échoué parce qu’il n’a pas été suffisamment appliqué”.
images/icones/neutre.gif  ( 952262 )D'accord avec vous sur l'analogie par Gereo (2022-09-08 22:55:44) 
[en réponse à 952258]

que j'avais en tête dernièrement (au sujet d'un certain Jean-Louis Schlegel). Connaissez-vous l'origine exacte de cette antienne, si elle n'est pas apocryphe ?

“le communisme a échoué parce qu’il n’a pas été suffisamment appliqué”.
images/icones/neutre.gif  ( 952312 )Non, mais c’est le propre de toutes les utopies par Candidus (2022-09-09 21:46:42) 
[en réponse à 952262]

Toutes les utopies finissent mal parce que le réel fait de la résistance et les utopistes finissent toujours par le violenter pour le faire correspondre à leurs chimères.

Quand l’utopiste se retrouve face au champ de ruines qu’il a causées, plutôt que de remettre en question son idéologie, il soutient que ce sont les forces de la réaction qui sont responsables de cet échec : “si l’humanité nouvelle que nous voulions édifier n’a pu voir le jour, c’est parce que l’on a entravé notre révolution”.

Mutatis mutandi, c’est la posture du progressisme chrétien.
images/icones/fleche2.gif  ( 952330 )"Si le Concile a échoué, c'est de la faute des tradis" par Scrutator Sapientiæ (2022-09-10 11:53:57) 
[en réponse à 952312]

Bonjour Candidus,

Ce que vous écrivez est tout à fait exact.

En effet, "comme chacun le sait", si le Concile a échoué, à tout le moins dans le monde occidental, c'est de la faute des catholiques traditionnels.

Tout de même, jusqu'où va se nicher la malhonnêteté intellectuelle la plus proverbiale ?

Le jour où il apparaîtra, encore plus clairement qu'à l'heure actuelle, que la mise en oeuvre du discernement évangélique, dans la miséricorde, et dans l'ouverture sur les périphéries, est un échec, transfiguré par le truchement du processus synodal, sans doute des clercs s'en prendront-ils aux pélagiens et aux pharisiens qui ont tout fait rater...

Bonne journée.

Scrutator.
images/icones/neutre.gif  ( 952349 )Inexact cher Scrutator par Roger (2022-09-10 21:30:08) 
[en réponse à 952330]

A mon sens les progressistes et tous les partisans d'une interprétation radicale des textes conciliaires se moquent bien de nos petites réserves d'indiens...

C'est à Paul VI et à Jean Paul II qu'ils font porter le chapeau d' un blocage pastoral, liturgique, moral et théologique...
images/icones/fleche2.gif  ( 952384 )Dans les faits Paul VI et J-P II n'ont pas contré le modernisme par Scrutator Sapientiæ (2022-09-11 10:40:24) 
[en réponse à 952349]

Bonjour Roger,

Il est tout à fait possible que je me trompe quand j'attribue aux clercs néo-catholiques cette phrase : "Si le Concile a échoué, c'est de la faute des tradis", et il est certain que les catholiques qui essaient d'être et de rester traditionnels dans la foi ne représentent pas grand-chose, face aux "dix millions" (je plaisante) de catholiques pratiquants, continuateurs de ceux qui ont réussi à transformer l'Eglise, qui vivent en France.

De même, il est tout à fait possible que vous ayez raison de dire que les évêques hier conciliaires et aujourd'hui inclusifs considèrent que c'est à cause de la part de conservatisme présente dans le Magistère et la pastorale de Paul VI et de Jean-Paul II que la dynamique du Concile et de l'après-Concile n'a pas réussi à attirer ou à retenir les fidèles.

Mais ce n'est pas parce que vous avez raison de dire qu'ils le pensent qu'eux-mêmes ont raison de le penser, bien au contraire.

En effet, en quoi donc cette part de conservatisme a-t-elle fait obstacle à la poursuite de la dégringolade, dans les années 1980, 1990 et 2000, même si elle en a ralenti le cours ?

Et surtout, en quoi donc cette part de conservatisme s'est-elle traduite, dans le GOUVERNEMENT de chacun de ces deux papes, par des décisions énergiques qui auraient consisté, par exemple, à sanctionner lourdement les dix théologiens dominicains, les dix théologiens franciscains et les dix théologiens jésuites les plus hétérodoxes, dans les années 1970 ou, au plus tard, dans les années 1990, puisque, faut-il le rappeler, les modernistes et les progressistes font presque toujours semblant, parfois pendant trois décennies consécutives, de considérer qu'ils ne sont pas concernés par l'hétérodoxie qu'on leur reproche, ou de considérer que leur hétérodoxe est évangélique DONC non illégitime ?

La meilleure preuve du fait que le conservatisme montinien puis wojtylien n'a pas fait obstacle à grand-chose, sur la route qui conduit au parachèvement de la décatholicisation du catholicisme, nous l'avons sous les yeux, depuis mars 2013.

Je vous rappelle par ailleurs que Paul VI et Jean-Paul II n'ont pas été conservateurs, mais conciliaires, ad extra, en matière religieuse.

Excusez-moi pour ma vivacité, mais Jean-Paul II est le pape qui a réussi le tour de force de donner à croire ou de laisser entendre, au moins dix fois par an pendant près de vingt-deux ans, qu'il n'y a presque pas de différences de nature, non seulement entre la foi catholique et les confessions chrétiennes non catholiques, mais aussi entre la religion chrétienne et les religions non chrétiennes, avant de se ressaisir, dans UN document, Dominus Iesus, dont lui-même et ses sucesseurs, depuis bientôt vingt-deux ans, n'ont presque jamais fait usage, précisément pour rappeler le contenu de ces différences de nature.

Qu'est-ce que Jean-Paul II puis Benoît XVI ont fait, concrètement, entre début 1989 et fin 2012, contre les signataires de la Déclaration de Cologne de janvier 1989, alors qu'il leur aurait suffi de sanctionner, avec énergie, ces signataires, et, bien sûr, de dire pourquoi ils le faisaient, puis de prendre des contre-mesures disciplinaires et théologiques, pour commencer à faire obstacle à un modernisme et à un progressisme qui entendent bien conserver le pouvoir qu'ils ont conquis au moment et/ou au moyen du Concile Vatican ll ?

En fait, ou nous avons affaire à de l'inintelligence, ou nous sommes en présence d'une malhonnêteté intellectuelle sans complexes et sans limites, de la part d'évêques dans l'esprit desquels il y a manifestement un parti-pris de dédouanement ou de disculpation systématique du système de pensée néo-catholique, ante-conciliaire et intra-conciliaire puis post-conciliaire, comme si ce système de pensée n'avait aucune part de responsabilité dans ce qui arrive, depuis le début des années 1960, à l'Eglise, aux fidèles et à la foi catholiques.

Bon dimanche.

Scrutator.
images/icones/neutre.gif  ( 952440 )Dans les faits cher Scrutator par Roger (2022-09-12 18:32:38) 
[en réponse à 952384]

Il me semble que le fait majeur est Humanae Vitæ...il a été vu par les progressistes comme le refus de l'ouverture au monde en ce qu il avait de plus spectaculaire en 1968 : le fait de placer le plaisir sexuel au centre de la vie humaine.

Par ailleurs je crois que depuis les années 60 les papes ont hésité à gouverner l Église préférant exercer le ministère de la parole et laissant la curie et les évêques fonctionner en auto gestion...

Ils ont refusé de sanctionner sauf celui qui a frontalemnt attaqué le Concile...

C'est une nouvelle conception
images/icones/fleche2.gif  ( 952335 )Une approche sympathique (2021) par AVV-VVK (2022-09-10 16:01:43) 
[en réponse à 952235]

Ici
images/icones/fleche2.gif  ( 952385 )"Humaniser, c'est déjà évangéliser" : quelle grave erreur ! par Scrutator Sapientiæ (2022-09-11 11:05:48) 
[en réponse à 952335]

Bonjour AVV-VVK,

Je cite : "Je ne parle jamais de religion. La religion, je la vis ! C'est pas pareil, c'est beaucoup plus important", (car) "humaniser, c'est déjà évangéliser !".

C'est précisément à cause de cette erreur, dite pastorale, que nous en sommes arrivés à la situation actuelle, qui est placée sous le signe de la confusion entre le christianisme catholique et une espèce d'humanisme panchristique.

En réalité, les non croyants n'ont pas besoin de nous pour être humains, ils le sont déjà, et il arrive même que certains d'entre eux le soient au point d'être "humains, trop humains"...

Les non croyants ont besoin de nous pour devenir puis demeurer chrétiens, ce n'est pas du tout la même chose, l'évangélisation ne se réduisant ni à de la consensualisation, ni à de là "philanthropisation".

Bon dimanche.

Scrutator.
images/icones/neutre.gif  ( 952439 )Bien sûr cher Scrutator par Roger (2022-09-12 18:26:11) 
[en réponse à 952385]

C'est évident

C'est toute l erreur des années 50/60/70...