Le Forum Catholique
http://www.leforumcatholique.org/message.php?num=951981

( 951981 )
Pour ceux qui étaient assez vieux pour l'avoir connu: Votre réaction le 29 juin 1988 par Jerailu (2022-09-03 20:10:11)
Y êtes vous allé ? Etiez vous déjà catholiques ? Etiez vous déjà traditionalistes ?
Racontez moi comment vous avez vécu tout ça.
Ca changera des sujets d'actualités !
In Christo,
Jerailu.

( 951982 )
Le 29 juin 1988... par Pétrarque (2022-09-03 20:31:18)
[en réponse à 951981]
...c'étaient les ordinations sacerdotales.
L'Opération Survie de la Tradition, c'était le 30.
J'avais dix ans. Un vague souvenir : le journal de TF1 à 13h avec Jean-Pierre Pernaut pendant que je finissais mon Dany à la vanille.

( 951983 )
Il y a eu aussi cette émission par AVV-VVK (2022-09-03 20:43:46)
[en réponse à 951982]

( 951992 )
Le journaliste était... spiritain ! par Alexandre (2022-09-03 22:17:31)
[en réponse à 951983]

( 952012 )
Présentation vraiment par Vassilissa (2022-09-04 00:32:15)
[en réponse à 951982]
totalement unilatérale et ignoble (notamment l'hypocrisie de Lustiger).
Eh bien nous sommes toujours là, ne nous en déplaise (je réponds aux beaux parleurs de ce journal télévisé). L'excommunication a été levée. Et maintenant vous avez le pape que vous méritez.

( 952017 )
Mgr Lustiger par Candidus (2022-09-04 08:21:18)
[en réponse à 952012]
Je me souviens d’un entretien qu’il a accordé après le 30 juin dans lequel il expliquait que désormais, la FSSPX étant schismatique, les mariages présidés par ses prêtres devraient être reconnus comme valides (les schismatiques sont dispensés de la forme canonique qui exige la présence d’un prêtre mandaté par l’évêque du lieu).
Ce ne sera pas la jurisprudence adoptée par les tribunaux romains qui casseront un grand nombre des annulations refusées par les officialités française, dont celle de Dijon, pour ce motif.

( 952021 )
Un grand nombre ? par Roger (2022-09-04 09:17:07)
[en réponse à 952017]
Y aurait il un grand nombre de nullités à la FSSPX ?

( 952031 )
Précisions par Candidus (2022-09-04 11:47:19)
[en réponse à 952021]
J’ignore le nombre de procès en nullité parmi les fidèles FSSPX même si à priori je pense qu’il y en a beaucoup moins que dans le catholicisme main stream.
Par “grand nombre”, je visais la proportion des cas qui sont remontés jusqu’à Rome (Rote et Signature Apostolique). J’aurais pu écrire “la totalité des cas” puisque à ma connaissance ces tribunaux romains n’ont jamais conclu à la validité de ces mariages pour cause de schisme. C’est pour moi la meilleure preuve de l’absence de schisme même si cela pose -ou plutôt posait- un autre problème par ailleurs.

( 951985 )
J'y étais. par l'Hermitte (2022-09-03 21:30:59)
[en réponse à 951981]
J'avais 14 ans et j'étais fier d'être dans cette foule, conscient de vivre un moment historique.
Je me souviens même d'avoir vu Dom Gérard dans la procession...

( 952016 )
J’y étais aussi par Oivas 1 (2022-09-04 08:07:29)
[en réponse à 951985]
pour l’ordination sacerdotale d’un ami ! (qui a d’ailleurs quitté la prêtrise par la suite…). Ce qui m’a marqué c’est le visage en pleurs d’un prêtre lors de la procession d’entrée et la gravité extrême sur d’autres visages. J’en ai un très mauvais souvenir.

( 952056 )
Souvenirs par Meneau (2022-09-04 18:34:32)
[en réponse à 952016]
J'y étais aussi, avec une délégation de l'école St Michel.
Je me souviens d'une procession interminable, d'un sermon vibrant et grave et d'une longue cérémonie dont je n'ai pas vu grand-chose puisque nous étions placés bien loin de la tente.
J'ai pris des photos moi-même au passage de la procession, appareil photo brandi au-dessus des têtes, visée au jugé... et quelques unes étaient cadrées !
Mais ce qui m'a le plus marqué, bien avant la cérémonie, c'est d'avoir croisé Mgr Lefebvre qui a daigné échanger quelques mots avec le jeune élève très impressionné que j'étais. Son regard profond, lumineux et bienveillant, sa douceur ...
Cordialement
Meneau

( 952059 )
Et pour Jerailu par Meneau (2022-09-04 19:07:56)
[en réponse à 952056]
Arrêtez de me traiter de vieux hein !
Cordialement
Meneau

( 952072 )
huhu par Lycobates (2022-09-04 21:40:07)
[en réponse à 952059]
Ne soyez pas si coquet !
Cela fait quelques années que vous avez atteint
l'âge consulaire, pour les Romains vous seriez désormais un
senior bien honorable ayant administré une province proconsulaire et jouissant depuis lors d'un
otium cum dignitate.
En tout cas je vous le souhaite !

( 952086 )
Mais pour les conciliaires par Jerailu (2022-09-05 01:20:20)
[en réponse à 952072]
à la cinquantaine on mérite à peine d'être ordonné évêque, donc il est aussi encore jeune !
Question de perspective.
In Christo,
Jerailu.

( 952090 )
Le rire par Candidus (2022-09-05 07:03:21)
[en réponse à 952072]
J’interprète le titre de votre post comme une onomatopée exprimant le rire. Cela me rappelle la réflexion d’un professeur de linguistique sur les polyglottes : quelle que soit leur maîtrise d’une langue étrangère, leur rire trahit toujours leur langue maternelle.

( 952091 )
Ou plutôt… par Candidus (2022-09-05 07:05:28)
[en réponse à 952090]
… laisse transparaître leur langue maternelle.

( 952085 )
C'est mon jeunisme qui parle par Jerailu (2022-09-05 01:18:21)
[en réponse à 952059]
à 23 ans tout le monde est vieux !
Mais je subis pleinement mon propre traitement quand je vais dans le choeur de Saint-Georges avec les petits servants de messe.
In Christo,
Jerailu, qui devient chauve.

( 952065 )
vous avez peut-être connu par Paxtecum (2022-09-04 20:02:15)
[en réponse à 952056]
à Saint Michel mon fils Alexandre L., il était en seconde en 1986 ou 1987, il faisait partie d'un groupe (Xavier D. et Gérard R.) qui était un peu turbulent semble t-il (il a été renvoyé 3 jours pour s'être éclipsé d'une messe de semaine...).
Bon Dimanche à vous

( 952070 )
Probablement par Meneau (2022-09-04 20:37:39)
[en réponse à 952065]
puisque j'y ai fait toute ma scolarité jusqu'en 1988, année de mon bac. Mais j'avoue que là, à la seule vue des initiales, les noms ne me reviennent pas.
Cordialement
Meneau

( 952007 )
Une journée mémorable par Candidus (2022-09-03 23:54:01)
[en réponse à 951981]
La grande question parmi les organisateurs de l’événement était : que va dire Mgr de Castro Mayer dans son intervention pendant la cérémonie ? Le texte qu’il avait préparé était explicitement sédévacantiste et on lui avait expliqué que ce n’était pas possible, que cela contredisait la position officielle de la FSSPX, il a finalement accepté de modifier la teneur de son intervention.
Dom Gérard faisait une drôle de tête. On a vite compris pourquoi.
Je me souviens de petits malins entreprenants qui sont parvenus à faire signer le feuillet explicatif de la cérémonie par les 6 évêques ! Je les enviais. Quel précieux document pour la postérité !
Je me souviens d’une conférence donnée par l’abbé Lorans à l’intention des journalistes et durant laquelle l’un d’entre eux a demandé pourquoi Mgr Lefebvre était opposé au sionisme. Il n’avait évidemment jamais entendu parler du sillonisme…
Je me souviens d’un service d’ordre sur les nerfs ; il fallait absolument que les chambres réservées aux 2 puis 6 évêques demeurent anonymes, on craignait qu’un illuminé essaie d’empêcher le “schisme” en tuant les évêques.

( 952014 )
Ce devait effectivement être une journée chargée par Jerailu (2022-09-04 04:41:35)
[en réponse à 952007]
vous avez été cérémoniaire de nombreuses années dans la Fraternité Candidus c'est bien ça ?
In Christo,
Jerailu.

( 952015 )
Cérémoniaire par Candidus (2022-09-04 08:05:24)
[en réponse à 952014]
Je l’ai été de nombreuses années dans ma paroisse dont le curé avait conservé le VOM.

( 952088 )
Ah très bien, par Jerailu (2022-09-05 01:25:35)
[en réponse à 952015]
une belle expérience qui vous as donné le goût que, il semble nous avons en commun, pour la liturgie. J'ai moins d'expérience sur le terrain bien sûr, bien que je serai sans doute capable de tenir à peu près tout les rôles dans une grand'messe, y compris celui du prêtre.
In Christo,
Jerailu.

( 952092 )
[réponse] par jejomau (2022-09-05 09:45:39)
[en réponse à 952007]
Vous faites erreur concernant le TRP Don Gérard quant à la décision du Barroux de quitter la FSSPX, bien qu'en tant qu'Abbé il en porte forcément la responsabilité.. Maintenant j'ignore la tête qu'il faisait ce jour là !

( 952094 )
Dom Gérard par Super-Malouin (2022-09-05 10:06:28)
[en réponse à 952092]
N’était pas le Père Abbé du Barroux au moment des sacres. Il en était le fondateur et le prieur.
Le Barroux n’a jamais été membre de la FSSPX c’était une communauté amie.

( 952096 )
oui et non par jejomau (2022-09-05 10:13:48)
[en réponse à 952094]
C'était un monastère donc il n'était pas "Abbé" bien sûr. S'il n'était que "prieur", il avait le rang de l'abbé dirigeant la communauté, le prieur , C'était quelqu'un d'autre (parti aujourd'hui)
Oui quant au lien exact avec la FSSPX que vous soulignez. Tout le monde disait alors que le monastère était lié à la FSSPX (à l'époque), mais bon...

( 952097 )
Dom Gérard par Super-Malouin (2022-09-05 11:36:34)
[en réponse à 952096]
Était bel et bien prieur. Il n’a reçu la bénédiction abbatiale qu’un an après en juillet 89.
Il n’y avait pas de liens hiérarchiques entre le monastère et la FSSPX c’était une communauté amie et Mgr Lefebvre procédait aux ordinations des moines.

( 952100 )
comme vous voulez par jejomau (2022-09-05 12:11:37)
[en réponse à 952097]
Moi je sais comment je m'adressais au TRP Abbé Dom Gérard et je sais qui était le prieur et qui était le TRP Maître des Novices assis à son côté en chapitre.
Je ne vais pas vous contester si vous pensez que vous avez raison de manière aussi tranchée sans chercher à écouter votre contradicteur envers qui bous avez manifestement une dent !

( 952101 )
Si dom Gérard par Super-Malouin (2022-09-05 12:17:33)
[en réponse à 952100]
N’était pas prieur ?
Quelle était sa charge ?

( 952104 )
Tourné vers le Seigneur par Super-Malouin (2022-09-05 12:38:06)
[en réponse à 952100]
Page 469
Et beaucoup d’autres pages Dom Gérard est qualifié de Prieur par l’auteur : nous sommes à la veille des sacres.

( 952108 )
[réponse] par jejomau (2022-09-05 12:57:42)
[en réponse à 952104]
C'est ce que je vous dit dans ma première réponse. Mais comme je vous le signale, on ne DISAIT pas : "le père Prieur dit que... " ou "Bonjour Père Prieur" ou que sais-je encore..
On disait : "Père Abbé". Le Père Prieur, c'était un autre moine.
Je ne sais pas pour Bédoin. J'ai toujours eu l'impression que ceux qui avaient connu cette période en parlait comme d'une période heureuse durant laquelle cet aspect hiérarchique leur était inconnu. Peut-être alors était-il appelé simplement "prieur" de cette petite communauté. J'ignore.

( 952111 )
Vous ne comprenez rien par Super-Malouin (2022-09-05 13:35:11)
[en réponse à 952108]
Avant juillet 1989 Dom Gérard était Prieur du monastère.
Il n’y avait pas d’Abbé.
En juin 1989 le monastère a été érigé en Abbaye
En juillet 1989 Dom Gérard a reçu la bénédiction abbatiale
Vérifiez dans la biographie écrite par Yves Chiron « Dom Gérard tourné vers le Seigneur »
Aux éditions Ste Madeleine !
En 1988 il y a avait aussi un sous-prieur peut-être confondez vous ?

( 952112 )
certes par jejomau (2022-09-05 13:41:57)
[en réponse à 952111]
Tout est dans le titre

( 952115 )
Dialogue de sourds par Candidus (2022-09-05 16:30:41)
[en réponse à 952111]
Super-Maloin se place sur le terrain du droit, du théorique ; jejomau sur le plan des faits, de la pratique, et ils ont tous les deux raison. Dom Gérard était Père Abbé du Barroux comme, à la même époque, l’abbé Laguerie était curé de St Nicolas. Les deux l’étaient en pratique, ils en exerçaient tous les privilèges, même si selon le droit cela n’avait aucune réalité.

( 952119 )
oui mais par jejomau (2022-09-05 18:26:48)
[en réponse à 952115]
Dans le livre p.3034 il est écrit que bla-bla-bla...
Non, j'ai rien dit : je sors vite !

( 952127 )
Les sources par Super-Malouin (2022-09-05 20:17:22)
[en réponse à 952119]
Je vous cite mes sources : Yves Chiron ! La biographie est parue aux éditions de l’abbaye avec une préface de Dom Louis-Marie et vous préférez vos souvenirs fumeux.
J’ai fait des retraites à Bédouin (les caravanes) puis au Barroux (encore les caravanes surchauffées par le soleil les premières années), je sais de quoi il s’agit et j’ai des liens étroits avec certains moines (familiaux et amicaux).

( 952125 )
Dialogue de sourds par Jean-Paul PARFU (2022-09-05 20:07:13)
[en réponse à 952115]
provoqué, en toute connaissance de cause, par Super-Malouin.
Il s'agit d'un jeu pervers qui consiste à vouloir montrer que l'interlocuteur n'y connaît strictement rien, alors qu'on pouvait donner les précisions nécessaires dès le début de la conversation. Au lieu de quoi on laisse sciemment son interlocuteur se perdre et s'enferrer dans des solutions toujours plus ou moins fausses ou incomplètes. On veut lui faire comprendre qu'il parle de ce qu'il ne connaît pas !
Mais ce que Super-Malouin ne dit pas, c'est que Dom Gérard a abandonné Mgr Lefebvre, afin de voir sa situation régularisée, être réintégré dans l'ordre des Bénédictins, obtenir pour sa fondation le statut d'abbaye et pour lui le titre d'abbé mitré !
Daoudal joue aussi souvent à ce jeu, sans jamais dire ce qu'il en est et faire preuve de pédagogie. Il le fait, lui, avec l'histoire des prêtres mariés. En effet, un prêtre ne peut pas se marier, mais un homme marié peut devenir prêtre chez les catholiques orientaux et les orthodoxes.

( 952128 )
Ce n’était pas le sujet par Super-Malouin (2022-09-05 20:23:10)
[en réponse à 952125]
Parfu.
Dom Gérard a hésité puis finalement après avoir assisté au début de la cérémonie des sacres a quitté la prairie d’Ecône puis a pris la décision de poursuivre les négociations avec Rome.
Ce sont les faits.
Je suis bien heureux que le Barroux soit une belle et grande abbaye.

( 952130 )
tu parles ! par jejomau (2022-09-05 20:45:59)
[en réponse à 952128]
"puis a pris la décision de poursuivre les négociations avec Rome."
C'est ce qu'il vous a dit ? Ou c'est vous qui le pensez ? A moins que ce soit ce qui est écrit...
Lol quand même !

( 952131 )
Je ne sais qui vous êtes par Super-Malouin (2022-09-05 20:52:21)
[en réponse à 952130]
Et c’est bien ainsi.
Mais je veux bien vous offrir la biographie de Dom Gérard par Yves Chiron.
Livres en famille me fournira la facture.

( 952134 )
Merci infiniment par jejomau (2022-09-05 21:32:46)
[en réponse à 952131]
Et transmettez mon bonjour à celle qui vous fera cette facture. Je suis heureux de pouvoir collaborer de la sorte au développement de son commerce !

( 952020 )
Souvenir tres douloureux par Roger (2022-09-04 09:15:43)
[en réponse à 951981]
Je n'y étais point mais j'en ai conservé un vif souvenir.
Mgr Lefebvre venait de signer un protocole d accord avec le cardinal Ratzinger. Chacun croyait la crise resorbée et pensait que les forces vives de la FSSPX viendraient défendre la Tradition au sein de l'Église.
Hélas...trois fois Hélas..Mgr Lefebvre a retiré sa signature...et s est exposé à une excommunication ...
Fruit heureux de ce choix malheureux : Ecclesia Dei et ses communautés nombreuses et dynamiques

( 952038 )
Le plus douloureux... par Pétrarque (2022-09-04 13:51:47)
[en réponse à 952020]
...est peut-être que l'évêque promis dans le protocole d'accord du 5 mai n'est jamais arrivé.
Quant au motu proprio Summorum pontificum de 2007, il ne doit pas grand-chose au nombre, à la sympathie des instituts Ecclesia Dei, dont le principal avait été mis au pas dès 1999 à la faveur du puputsch bien connu, mais bien plutôt à la FSSPX, qui, lors de ses colloques avec Rome dans les années 2000, avait demandé la libéralisation de la messe traditionnelle.

( 952043 )
Passez moi le texte par Roger (2022-09-04 15:30:10)
[en réponse à 952038]
Du protocole svp

( 952050 )
Tenez ! par Pétrarque (2022-09-04 17:50:49)
[en réponse à 952043]
En voici toujours un extrait...
4.2-2 En raison de la situation particulière de la Fraternité (cf. infra) ordination d’un évêque membre de la Fraternité qui, entre autres tâches, aurait aussi celle de procéder aux ordinations.
5. Problème de l’évêque.
5.1 Au niveau doctrinal (ecclésiologique), la garantie de stabilité et de maintien de la vie et de l’activité de la Fraternité est assurée par son érection en Société de vie apostolique de droit pontifical et l’approbation des Statuts par le Saint-Père.
5.2 Mais, pour des raisons pratiques et psychologiques, apparaît l’utilité de la consécration d’un évêque membre de la Fraternité. C’est pourquoi, dans le cadre de la solution doctrinale et canonique de la réconciliation, nous suggérons au Saint-Père de nommer un évêque choisi dans la Fraternité, sur présentation de Mgr Lefebvre. En conséquence du principe indiqué ci-dessus (5.1.), cet évêque n’est pas normalement supérieur général de la Fraternité. Mais il paraît opportun qu’il soit membre de la commission romaine.
Protocole du 5 mai 1988

( 952093 )
[réponse] par jejomau (2022-09-05 09:51:26)
[en réponse à 952020]
Si le protocole d'accord convenait aux deux parties - permettant surtout à Mgr Lefebvre, grand serviteur de L'église, d'éviter un schisme - alors pourquoi tout à été remis en cause le dernier jour ?

( 952095 )
Avez-vous lu ? par Super-Malouin (2022-09-05 10:11:58)
[en réponse à 952093]
La biographie de Mgr Lefebvre par Bernard Tissier de Mallerais ?
C’est expliqué de manière très honnête par Mgr Tissier. Bonne lecture.

( 952027 )
Triste anniversaire par Lenormand (2022-09-04 09:35:17)
[en réponse à 951981]
34 après Rome essaye de mettre à la porte la tradition que Benoît XVI avait autorisé dans les diocèses

( 952035 )
Désormais, plus aucun doute sur la pertinence des sacres par lumineux (2022-09-04 13:14:32)
[en réponse à 951981]
Lorsqu'en France et aux Etats Unis, on voit les interdictions de messe, de catéchisme, de groupes scouts, d'aumônerie d'écoles s'abattre de façon inique sur les prêtres des instituts ecclésia dei, on ne peut que remercier Mgr Lefebvre de sa sagesse.
Sans lui, la tradition n'existerait plus.
Qui peut encore le nier aujourd'hui ?

( 952040 )
Moi par Marc B. (2022-09-04 14:25:34)
[en réponse à 952035]
Tout est dans le titre.

( 952041 )
Non, plus aucun doute ! par Philippe F. (2022-09-04 14:34:54)
[en réponse à 952035]
Mgr Lefebvre a sauvé la Sainte Messe. Nous saurons dans les années à venir s'il a sauvé en même temps l'Eglise catholique, qui est en train de sombrer dans autre chose que l'Eglise de Jésus-Christ.

( 952044 )
Jamais plus de doute.... par Pol (2022-09-04 15:52:29)
[en réponse à 952041]
...Mgr.Lefebvre a sauvé le Sacerdoce Catholique et la Messe de toujours: sans eux, pas d'Eglise Catholique. Merci Monseigneur,merci à la Fsspx. Deo Gratias.

( 952087 )
Je crois qu'il n'aurait pas dû par Jerailu (2022-09-05 01:23:22)
[en réponse à 952035]
sacrer. Saint Jean-Paul II lui aurait sans doutes donné un évêque comme les protocoles d'accord ratzingeriens le prévoyaient. Mais à l'époque les choses étaient différentes et il a fait un choix.
On peut ne pas le condamner moralement en constatant qu'au fort extérieur mgr Lefebvre n'avait pas fait le choix du schisme tout en disant qu'il n'aurait pas dû sacrer. Je ne suis plus lefebvriste, je l'ai déjà exprimé de nombreuses fois ici mais j'aurai toujours un sentiment de sympathie pour cette période, les gens ont résistés comme ils pouvaient et selon leurs moyens humains à la Crise.
In Christo,
Jerailu.

( 952046 )
Je n'y suis pas allé par Lycobates (2022-09-04 17:19:59)
[en réponse à 951981]
(j'étais occupé avec ma thèse) mais j'ai suivi cette journée effectivement mémorable dans la presse avec beaucoup d'attention.
Notamment l'énoncé du mandatum, ou plutôt du texte justificatif servant de mandatum, m'avait paru primordial pour juger du bien-fondé de l'acte.
Malheureusement ce ne fut pas vraiment le cas, le texte restant vague, et un sacre contre la volonté expresse de l'autorité reconnue étant une impossibilité, et ce malgré la présence, peut-être salvifique de l'acte quant à sa légitimité (ce sera à l'autorité légitime de le trancher un jour), d'un co-consécrateur qui avait pris conscience de la réalité ecclésiologique, en 1988 comme aujourd'hui.

( 952049 )
Logique par Roger (2022-09-04 17:47:31)
[en réponse à 952046]
Soit Mgr Lefebvre niait la légitimité du pape Jean Paul II et se passait de son mandat.
Soit il la reconnaissait et alors se devait d' attendre un mandat de Rome !

( 952051 )
Soit... par Pétrarque (2022-09-04 18:01:52)
[en réponse à 952049]
...Mgr Lefebvre savait tout cela mieux que vous, mieux que moi et, en tout cas, mieux que tous les crétins qui glosent là-dessus depuis 34 ans sans savoir ni A ni B, et sans voir plus loin que le bout de leur nez...
Et il a surtout compris que, tout en reconnaissant Jean-Paul II comme pape et alors même qu'il ne pouvait -vu le caractère absolument inédit d'une telle crise dans l'Eglise- attendre un mandat de Rome, il avait, devant Dieu et devant l'Eglise, le devoir de péréniser le sacerdoce catholique, en désobéissant à l'Autorité.
Le 30 juin 1988 ne fut pas un jour de fête, parce qu'il y a eu scandale apparent dans la Sainte Eglise.
Mais ce fut un jour d'héroïsme, en dépit de ce désordre disciplinaire.

( 952052 )
Dans le meilleur des mondes par Jean-Paul PARFU (2022-09-04 18:13:46)
[en réponse à 952049]
ou dans celui de Lycobates, celui du droit et des livres, où l'Eglise est totalement divine et ne connaît pas de passions et de Passion, où l'Eglise est hors sol et pure, peut-être, mais pas dans la vie réelle !
Encore une fois, le : "tout ou rien", le soit "c'est l'Eglise et le pape et vous devez donc obéir" ou soit "le pape et l'Eglise n'existent donc plus", est une fausse alternative ! Cela fait "carré" et implacablement logique, mais c'est faux ! Dans la vraie vie et en période d'apostasie, ce n'est pas comme ça que ça se passe.
Par ailleurs, le mandat pontifical, est de droit ecclésiastique et non de droit divin ! Il n'a pas toujours existé !
Petits rappels :
1) C'est le pape Nicolas II (1058 - 1061), pape français, élu à Sienne par les Cardinaux et qui n’était pas cardinal lui-même. qui interdit la nomination des évêques sans autorisation papale.
Les décisions qu'il prend, dont celle du mandat pontifical pour le sacre des évêques, interviennent après la rupture avec Constantinople en 1054 et le fait que le pape lui-même n'est plus désigné par l'empereur, mais élu par les Cardinaux.
Le mandat n'est pas une condition de la validité du sacre. Il est simplement désormais exigé par le pape qui souhaite mieux contrôler l'institution qu'il dirige.
2) Entre 1268 et 1271, lors de la longue vacance du Siège de Pierre, de nombreux évêques sont sacrés sans mandat pontifical.
3) En Chine, dans l'Eglise clandestine, et dans le bloc de l'Est pendant la Guerre froide, de nombreux évêques sont sacrés clandestinement.
4) Les accords signés par Mgr Lefebvre et le cardinal Ratzinger en mai 1988 prévoyaient la nomination d'au moins un évêque.
5) Mgr Lefebvre n'était pas un petit garçon qui n'obéit pas à son papa. En sa qualité de délégué apostolique pour toute l'Afrique francophone de 1947 à 1959, c'est lui qui désignait et parfois sacrait les prêtres qui devaient recevoir l'épiscopat, Rome se contentant de ratifier.
6) Le mandat pontifical est purement formel. Le pape ne connaît pas les prêtres qui vont être sacrés évêques. Ces prêtres sont cooptés par les Conférences épiscopales. Quand le pape choisit lui-même un candidat, il arrive que les Conférences épiscopales se révoltent et que le pape soit obligé de renoncer à son candidat, comme cela s'est passé en Autriche et en Pologne, pour des raisons différentes, sous le pontificat de Benoît XVI. C'est un moyen pour les Conférences de ne nommer que des copains modernistes !
6) Les sacres orthodoxes sont valides.
En tout état de cause, mieux vaut laisser naître un scandale que trahir la Vérité (St Grégoire le Grand)
Ci-dessous, un évêque slovaque, devenu cardinal, sacré clandestinement sans mandat pontifical, Mgr Korec


( 952054 )
Ajoutons, cher Maître... par Pétrarque (2022-09-04 18:21:08)
[en réponse à 952052]
...et pour revenir aux sacres de 1988, que la question de l'évêque était évidemment le principal dans la signature du protocole, même si la lettre de ce dernier n'en faisait pas, matériellement, la promesse.
Mgr Lefebvre aurait-il signé le protocole, si celui-ci n'avait pas recelé, a minima, l'engagement de Rome à donner un évêque à la Tradition ?
Cet engagement n'a jamais été tenu par la Rome moderniste.
À moins de considérer Mgr Rifan comme un évêque traditionnel...

( 952060 )
Vous poussez un peu ! par Donapaleu (2022-09-04 19:16:16)
[en réponse à 952049]
Toute désobéissance ne nie pas la légitimité du donneur d'ordre ! Tout au plus la légitimité de l'ordre en question (ou de l'interdiction).

( 952058 )
Souvenirs du District du Canada par Balbula (2022-09-04 18:49:44)
[en réponse à 951981]
Cette année-là, je travaillais dans la maison du District du Canada et j'ai souvenir des longues discussions téléphoniques entre le supérieur de district (l'abbé Émily) et ses confrères, l'abbé Bisig notamment, dont il était un grand ami. Chacun croyait prendre la bonne décision et faire la volonté de Dieu même si les chemins qu'ils choisissaient étaient différents. Je résumerais cette situation en un seul mot : déchirement.
Union de prières,
Balbula

( 952062 )
Présent par Super-Malouin (2022-09-04 19:43:36)
[en réponse à 951981]
Moi aussi !
Avec des sentiments partagés.
Pour être sincère je voulais surtout voir comment se déroulait vraiment des sacres épiscopaux et comme beaucoup je n’ai presque rien vu si ce n’est les processions. Les quelques prêtres à qui j’ai pu parler et que je connaissais avaient une grande conscience que le moment était d’une grande importance.
Le lendemain sur la route du retour en discutant avec des amis j’ai compris que la voie empruntée par Mgr Lefebvre n’était pas celle que j’allais suivre.

( 952063 )
Nombre d'évêques par Halbie (2022-09-04 19:47:40)
[en réponse à 951981]
Sait-on pourquoi Mgr Lefebvre a choisi de sacrer quatre évêques ? Pourquoi pas moins ?

( 952069 )
Au vu de l'apostolat par Meneau (2022-09-04 20:27:24)
[en réponse à 952063]
à assurer, pour le présent et le futur, ce nombre paraissait adapté.
Et de fait, a posteriori, il l'était : les 3 évêques restants, bien qu'une certaine proportion de fidèles aient quitté la FSSPX (pour la FSSP et autres instituts, de même que pour la "résistance"), ne chôment pas !
Sans doute l'expérience de son passé notamment en Afrique et en tant que supérieur des spiritains l'a-t-elle aidé à dimensionner correctement.
Et peut-être aussi, supposition de ma part, ne voulait-il pas les mettre trop vite devant des choix cornéliens : avec 3 évêques seulement, à la première défection ou au premier décès, la question des sacres se serait posée à nouveau, puisqu'il faut 2 évêques pour sacrer.
Cordialement
Meneau

( 952071 )
pragmatique par Lycobates (2022-09-04 21:19:46)
[en réponse à 952063]
un francophone (quoique je crois quadrilingue), un anglophone (plurilingue lui-aussi), un hispanophone, et un ... Suisse, pour bien asseoir sa fondation dans son lieu d'établissement.
Je crois que feu l'archevêque de Dakar a ici encore fait preuve de son esprit éminemment pragmatique et organisateur.

( 952116 )
Sauf que… par Candidus (2022-09-05 16:33:32)
[en réponse à 952071]
… en choisissant le Britannique, il n’a pas fait preuve de beaucoup de perspicacité psychologique.

( 952102 )
Souvenirs, souvenirs.. par Semper parati (2022-09-05 12:20:56)
[en réponse à 951981]
1988, que de souvenirs ! et de joies !
Je lis dans ce fil qu’il y a eu « désobéissance », si c’est le cas, les sacres de 1988 sont une faute.
Mais je ne le crois pas, Mgr Lefebvre n’a pas désobéi, il a au contraire obéi à l’Eglise, à son ministère et à sa mission d’évêque.
Il n’a pas cru aux « promesses « ( qui n’engagent que ceux….) de la curie Romaine et a donc refusé leurs injonctions illégitimes d’interdiction de sacrer.
Il a donc considéré que les demandes des autorités romaines n’étaient pas légitimes au regard du droit bimillénaire de l’Eglise qui ne peut être contredit par des décrets, et du « droit » de pure forme voire d’ordres d’une autorité supérieure. L’acte réalisé, aux yeux de ce saint évêque, était légitime, donc licite car il en allait de la survie du sacerdoce catholique .
Les communautés « ex Ecclésia Dei » qui se sont constituées après, ont bien compris que la parole des autorités romaines étaient fluctuantes et peu sures, ils font avec, comme on dit.
A cette époque, n’ayant pu me rendre à Ecône pour cette fois ci, j’ai vécu ce moment avec joie et sérénité, j’étais déjà à Nice depuis de 2 ans et mes souviens de discussions avec Don Guillou qui au début de ce projet, vers 1987, était circonspect face à un tel acte, puis qui se rangea derrière la décision du prélat.
L’année précédente, l’abbé Ch. M ( FSSPX) en présence de Don Guillou, baptisait notre premier enfant et nous inaugurâmes alors le registre du prieuré de Nice en disant l’année prochaine nous aurions un évêque, nous en eûmes quatre(s) ( le S est pour l’abbé Schmidberger.) ( pour les juristes, les registres ont été transmis à l’évêché !)
Peu de temps après les sacres, certains amis restés à Paris me demandèrent lors de discussions téléphoniques, si j’étais « rallié » ou schismatique ? … certains lyonnais également…, mon épouse et moi ne comprenions pas ces demandes et parfois les propos peu charitables qui suivaient notre réponse. Il m’a semblé alors que « les riches », Parisiens, Versaillais, n’avaient pas les même préoccupations que les provinciaux – eux étaient riches de choisir, et nous, nous ne nous posions pas ces questions, nous allions à la vérité, simplement.
Mes parents habitant Carpentras, je me rendais à l’abbaye du Barroux régulièrement ou j’y avais et ai encore des amis frères ; j’ai vu le « virage » qu’a pris ce monastère, mais lorsque je dois montrer ou conseiller à une personne dans la région un monastère Bénédictin , je lui présente le Barroux malgré les « divergences » que je peux avoir avec eux, ils restent pour moi des moines bénédictins catholiques.
J’ai donc appris à être un « tradi œcuménique », je ne juge pas ceux qui n’ont pas suivi Mgr Lefebvre et ne pense pas non plus que ceux qui l’ont suivi ( j’en suis) ont la vérité et seraient les vrais membres de l’Église .
En conclusion, merci Monseigneur, et courage aux « ex ED » et aux prêtres diocésains, NOM ou VOM.
SP ( qui a eu la grâce de servir de nombreuses fois Mgr Lefebvre et le vit lors de sa dernière tournée pastorale en 1991)

( 952106 )
Nous y étions tous en famille par Anne Charlotte Lundi (2022-09-05 12:49:38)
[en réponse à 951981]
Il est vrai que la famille était plus petite à cette époque.
Magnifiques journées, une porte pleine d'espérance venait de s'ouvrir. N

( 952109 )
Un point anecdotique, mais qui avait heurté… par pacem tuam da nobis, Domine (2022-09-05 13:01:26)
[en réponse à 951981]
le canton du Valais et qui avait contribué à donner au mouvement religieux de Mgr Lefèbvre une coloration politique fort désagréable dont, dans le canton, il ne s'est toujours pas défait.
Au lendemain de la cérémonie, Le Nouvelliste avait rapporté, à mon souvenir, qu'à Écône, le jour des ordinations épiscopales, des partisans du mouvement avaient été vus en habits militaires, en violation de toutes les bonnes règles diplomatiques et, bien sûr, sans avoir demandé quelque dérogation que ce soit. J'ignore le grade de ces malappris, mais il devait être assez élevé, puisqu'ils arboraient sans gêne leurs médailles et autres décorations.
Si mes souvenirs ne me trompent pas, une enquête avait été ouverte par le canton.
Anecdote mise à part, dans les paroisses du canton, c'était la consternation et la tristesse: il y régnait le sentiment qu'un pas sans retour avait été franchi et que l'unité de l'Église avait été déchirée. Le mot «schisme» était sur bien des lèvres.
Il faut ajouter qu'à l'époque, dans le canton, la fraternité était un peu ressentie, à tort ou à raison, comme une enclave ‘franque’, un fief peuplé de franco-français où se retrouvaient pas mal de nostalgiques de l'Algérie français et/ou de membres des mouvements extrémistes qui lui étaient associés. En juin 1991, saint Jean-Paul II créera cardinal l'évêque du lieu, Mgr Schwéry, afin de le doter d'une autorité supérieure à celle de Mgr Lefèbvre qui s'était ‘installé sur ses terres’ et tout cela dramatisait un peu l'aspect de ‘compétition’ entre ‘l'Église de toujours’ du Vieux Pays et ‘l'Église nouvelle’ d'Écône. Cette inversion des qualificatifs pourra paraître à certains bien paradoxale, mais ce côté ‘lutte à front renversé’ était bien présent. Dernière précision: l'Église valaisanne n'a pas connu les dérives, les dérapages et autres excès français: son clergé a toujours célébré des messes de fort bel aloi, a tenu ferme dans la foi reçue et cette fidélité explique sans doute la faible implantation de la fraternité dans le diocèse.
Voilà, c'était un peu “juin 1988” vu de l'autre bord et, pour ce qui est de l'anecdote, par le petit bout de la lorgnette.
Cordialement.
Pacem tuam da nobis, Domine

( 952113 )
Lorsqu'on vous lit par Jean-Paul PARFU (2022-09-05 14:03:44)
[en réponse à 952109]
On comprend que l'aspect socio-culturel est toujours très important dans l'adoption d'une position en matière religieuse ou politique, et vient souvent obscurcir les véritables enjeux.
En fait, soit c'est la grâce de Dieu qui vient rapidement ouvrir les yeux, soit c'est le temps qui fait son oeuvre et permet, petit à petit, notamment de décanter la situation et aux personnes de véritablement comprendre ce qui se passe !
Ceci est d'autant plus vrai dans des régions d'Europe qui ont conservé paisiblement, jusqu'à aujourd'hui, une chrétienté culturelle et se réjouissent encore, comme vous le faites, alors que la situation lamentable de l'Eglise est pourtant désormais visible par tous, de ne pas avoir succombé au "Lefebvrisme", comme s'il s'agissait d'une maladie.

( 952114 )
J'avais neuf ans... par Germain (2022-09-05 15:42:39)
[en réponse à 952109]
...et pas vraiment en état de tout comprendre. Mais, avant-dernier d'une famille de neuf, je suivais les conversations des grands et certaines choses ne m'échappaient pas, dès cette époque. J'avais bien intégré que sans évêque il ne pouvait y avoir de prêtres ni de confirmations. J'étais aussi à même de concevoir que quatre évêques c'était plus solide qu'un seul comme le prévoyait le protocole du 5 mai.
Et à partir de là, à mon tout petit niveau, je me réjouissais et j'approuvais Mgr Lefèbvre, comme ma famille...ce qui ne saurait être surprenant, c'est vrai !
Pour autant, la suite fut moins facile ; mes parents vivaient près de Versailles où la rupture fut sans doute plus douloureuse qu'ailleurs en raison notamment du positionnement pris par l'abbé Coiffet (que ma famille appréciait) et le chanoine Porta, qui entraînèrent avec eux la majorité des fidèles. Il fallut changer de chapelle, puis de groupe scout, autant de petits bouleversements et arrachements affectifs dans la vie d'un enfant, qui ne sont pas sans marquer.

( 952132 )
Ah les délices d'une messe... par l'Hermitte (2022-09-05 21:00:11)
[en réponse à 952114]
... à l'hôtel de la Chasse ou dans la salle de l'Eclat de verre !
Je confirme : ça marque !????

( 952170 )
Un changement brutal... par Germain (2022-09-06 20:55:52)
[en réponse à 952132]
...quand on avait toujours été habitué aux "fastes" de Notre Dame des Armées (si on compare à l'hôtel de la chasse ou à l'éclat de verre...).
Moments mémorables, parfois difficiles voire pénibles, mais qui ont eu le mérite de me faire comprendre que tout le combat ne se résumait pas qu'à une simple affaire d'attachement sentimental à la liturgie de saint Pie V.