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images/icones/sacrecoeur.gif  ( 951480 )24/08 St Barthélemy, apôtre par ami de la Miséricorde (2022-08-23 21:51:04) 



San Stae, Martyre de Saint Barthélémy, 1722

St Barthélemy, apôtre

Litanies de Saint Barthélemy

Tome I Chapitre VI
Bienheureuse Anne-Catherine Emmerich


Commencement de la vie publique et de la prédication du Sauveur jusqu'aux noces de Cana.
Il appelle à lui Pierre, Philippe et Nathanaël


[…] Pendant ce temps, Philippe était allé trouver Nathanaël à son bureau. Il y avait là plusieurs écrivains ; il était assis dans une pièce qui était au haut de la maison. Philippe n'avait pas encore parlé de Jésus à Nathanaël, parce qu'il n'était pas avec les autres à Gennabris. Il était en bons termes avec lui, et il lui dit avec beaucoup d'enthousiasme et de joie que Jésus était le Messie annoncé par les prophéties ; que ce Messie, ils l'avaient trouvé dans la personne de Jésus de Nazareth, fils de Joseph.

Nathanaël était un homme vif et d'un caractère ouvert, mais néanmoins ferme et tenace dans ses opinions, d'ailleurs plein de droiture et de sincérité. Il dit à Philippe : "Que peut-il venir de bon de Nazareth ? " car il connaissait bien la réputation des gens de Nazareth : il savait qu'il régnait dans leurs écoles un grand esprit de contradiction et qu'on n'y trouvait guère de sagesse. Il pensait qu'un homme qui avait fait là son éducation, pouvait bien plaire à ses amis, gens simples et bienveillants, mais le contenterait plus difficilement, lui qui avait des prétentions au savoir.

Philippe lui dit de venir et de voir qui était Jésus, ajoutant qu'il allait passer près de là, sur le chemin de Cana. Alors Nathanaël descendit avec Philippe et prit un chemin très court sur lequel était située la maison, à quelque distance de la grand route de Cana ; cependant Jésus s'arrêta avec quelques disciples à l'endroit où ce chemin aboutissait à la grand route. Philippe, depuis que Jésus l'avait appelé, était aussi joyeux et aussi confiant qu'il avait été craintif auparavant ; il dit à haute voix pendant qu'il approchait de Jésus avec Nathanaël : "Maître, j'amène celui qui demandait s'il peut venir quelque chose de bon de Nazareth.

"Mais, lorsque Nathanaël fut en sa présence, Jésus dit aux disciples qui étaient près de lui : "Voici un véritable israélite, chez lequel il n'y a pas d'artifice (Joan 1, 45,51). " Jésus dit cela d'un ton très amical et très affectueux, et Nathanaël répondit : "D'où me connaissez vous ? " il voulait dire par là : Comment savez vous que je suis sincère et sans artifice, puisque nous ne nous sommes jamais parlé ? Alors Jésus lui dit : " Avant que Philippe t'appelât je t'ai vu sous le figuier. " Et en parlant ainsi Jésus le regarda d'une manière très touchante et très significative.

Ce regard réveilla tout à coup chez Nathanaël le souvenir que Jésus était ce même passant dont le regard sérieux l'avait prémuni et lui avait communiqué une merveilleuse force de résistance, lorsqu'étant sous un figuier dans le jardin de plaisance des bains de Béthulie, il avait lutté contre la tentation après avoir regardé de belles femmes qui jouaient avec des fruits au bord de la prairie.

La puissance de ce regard et la victoire dont il lui avait été redevable, lui étaient restées présentes à l'esprit ; il n'en était peut-être pas de même de la figure de cet homme, ou bien, s'il avait immédiatement reconnu Jésus, il ne pouvait pourtant pas croire qu'il eût eu cette intention en le regardant.

Mais maintenant que Jésus faisait une allusion directe à cette circonstance et lui lançait de nouveau un regard pénétrant, il fut tout bouleversé et saisi d'une vive émotion ; il sentit que Jésus, lorsqu'il avait alors passé devant lui, avait vu ses pensées et avait été pour lui un ange gardien, car il avait le cœur si pur qu'une mauvaise pensée le troublait beaucoup. Il vit aussitôt dans Jésus son protecteur et son sauveur, et cette connaissance que Jésus avait eue de ses pensées suffit à son cœur sincère, prompt et reconnaissant, pour le décider à lui rendre hommage devant tous les disciples. Il s'humilia donc devant lui lorsqu'il eut prononcé ces paroles et lui dit :

" Maître, vous êtes le Fils de Dieu, vous êtes le Roi d'Israël. " Alors Jésus lui répondit : "Tu crois déjà, parce que j'ai dit que je t'avais vu sous le figuier ; en vérité tu verras de plus grandes choses que cela.'' Et il ajouta, s'adressant à tous avec affirmation : " En vérité, en vérité, vous verrez le ciel s'ouvrir et les anges de Dieu montant et descendant sur le Fils de l'homme.

" Les autres disciples ne comprirent pas clairement le sens des paroles de Jésus sur le figuier, et ils ne savaient pas pourquoi Nathanaël Kased changeait si promptement de sentiment. La chose, comme affaire de conscience, resta cachée pour tous, excepté pour Jean à qui Nathanaël la confia aux noces de Cana. Nathanaël demanda à Jésus s'il devait tout quitter aussitôt pour le suivre, disant qu'il avait un frère auquel il voulait transmettre son office. Jésus lui répéta ce qu'il avait dit aux autres le soir du jour précédent et l'engagea à l'accompagner aux noces de Cana. […]

Source : Livres-Mystiques.com

images/icones/marie.gif  ( 951481 )Méditation avec Le saint esclavage de l'admirable Mère de Dieu par ami de la Miséricorde (2022-08-23 21:56:54) 
[en réponse à 951480]



CHAPITRE XII

De l'estime et de l'amour des croix


Mais cet homme divin ne termine pas là l'honneur de la croix : il déclare que s'il avait le choix de la félicité du paradis, ou des peines de la croix, qu'il quitterait volontiers le ciel pour souffrir pour le Dieu du ciel, et qu'il préfèrerait les cachots et les prisons aux premières places de l'empyrée ; qu'il aimerait mieux être renfermé dans ces lieux sombres, que d'être auprès du trône de Dieu en la compagnie des premiers séraphins.

Il poursuit, et ne fait difficulté de dire qu'il estime le divin Paul plus heureux d'avoir été emprisonné, que d'avoir été ravi jusqu'au troisième ciel : qu'au reste, si Dieu avait mis en sa liberté d'être ou l'ange qui délivra Pierre de ses chaînes, ou saint Pierre chargé de fers, il aurait sans doute préféré l'ignominie du prince des Apôtres à la félicité de cet esprit bienheureux, parce qu'après tout il fait plus d'état d'être maltraité de Jésus-Christ par la participation de sa croix, que d'être honoré de ce roi du ciel et de la terre.

Commander aux démons, continue ce grand patriarche, donner le branle et le mouvement à tous les éléments, arrêter le soleil, sont choses qui sont moindres que l'honneur des souffrances. Nous apprenons, dit-il encore, que saint Paul, tout garrotté qu'il était, par une force miraculeuse brisait les chaînes de ceux qui étaient en sa compagnie, et que comme la mort de Notre-Seigneur a anéanti la mort, de même ces glorieuses chaînes donnaient la liberté à tous les captifs. (Act. XVI, 26)

C'était une chose admirable de voir cet Apôtre des nations que l'on conduisait dans un navire, qui du milieu de ses fers délivrait des naufrages, apaisait les tempêtes, commandait aux vents et aux orages, et à qui les mers obéissaient (Act. XXVII) : aussi prend-il pour l'une de ses plus honorables qualités Paul le captif ou l'enchaîné, mettant le plus haut point d'honneur dans les liens, et les regardant comme les plus illustres marques du christianisme.

Ce n'est pas tout, car il proteste (Galat. VI, 14) qu'il ne se glorifie qu'en sa croix, où il est tellement attaché, que le monde ne le considère que comme un homme de gibet. Il y a eu des saints qui ont voulu que l'on enterrât avec eux les instruments de leurs supplices ignominieux, estimant ne pouvoir ressusciter plus glorieusement qu'avec ces signes de leurs croix.

C'est donc le grand bonheur du christianisme, que de souffrir. Notre-Seigneur, qui est la vérité même, s'en est tout à fait déclaré dans son Évangile, il n'y a plus lieu d'en douter : car que peut-on dire davantage que ce que notre maitre a déclaré à ses disciples, qu'ils seraient bienheureux lorsqu'ils seraient haïs des hommes, qu'ils en seraient chassés et avec des reproches honteux, que leur réputation en serait déchirée, qu'ils seraient bienheureux lorsque les hommes médiraient d'eux et les persécuteraient, et même lorsqu'ils en diraient toute sorte de mal.

N'a-t-il pas mis, cet aimable Dieu-Homme, la béatitude dans la pauvreté, dans les larmes, dans la faim, dans la soif, dans les persécutions ?

C'est donc une vérité de la foi, que l'on ne peut dénier sans hérésie que le bonheur des Chrétiens est dans les peines, et que les bienheureux des Chrétiens sont ceux qui sont des crucifiés, des persécutés, des abandonnés des créatures.

Bienheureux donc sont ceux qui souffrent, plus heureux ceux qui souffrent davantage ; mais très heureux ceux qui sont crucifiés de toutes parts, qui ne peuvent ou mettre le pied, ou reposer leur tête, ou appuyer leurs mains ou soutenir leurs corps que sur la croix, qui sont des croix vivantes, qui n'ont aucune partie au corps ou à l'esprit qui ne soit crucifiée.

Source : livres-mystiques.com

Que Jésus Miséricordieux vous bénisse
ami de la Miséricorde

images/icones/vatican.gif  ( 951489 )Il y a 25 ans, Longchamp par Alexandre (2022-08-24 11:30:06) 
[en réponse à 951480]

Le 24 août 1997, il y a 25 ans, clôture des JMJ de Paris à l'hippodrome de Longchamp.

Autre anniversaire : il y a 450 ans, massacre de la Saint-Barthélémy...
images/icones/tele.gif  ( 951493 )Pour ma part par XA (2022-08-24 12:14:06) 
[en réponse à 951489]

je garde un souvenir encore plus marquant de la rencontre du pape Jean Paul II avec les jeunes au Parc des princes en 1980.
Il semble difficile d'en trouver la vidéo complète.
Ci-dessous une version avec uniquement le son.

images/icones/find.gif  ( 951494 )J'étais au Parc des Princes par Jean-Paul PARFU (2022-08-24 12:16:40) 
[en réponse à 951493]

Tout est dans le titre !
images/icones/hein.gif  ( 951496 )Et ? par XA (2022-08-24 12:25:54) 
[en réponse à 951494]

Quel souvenir en conservez-vous ?
images/icones/1d.gif  ( 951498 )Je me souviens par Jean-Paul PARFU (2022-08-24 13:16:55) 
[en réponse à 951496]

des mots d'accueil du cardinal Marty avec son accent du Rouergue : "Jame Pôôl II, vous êêêtes le sporrrrtif de Dieuuuuuu !"
images/icones/1a.gif  ( 951527 )Pour ma part par Leopardi (2022-08-25 14:06:35) 
[en réponse à 951498]

je me souviens qu'on l'a attendu très longtemps. Il avait un maxi retard et l'animateur faisait ce qu'il pouvait pour nous faire patienter. Notamment cette phrase "les amis, le pape est un type formidable. On croyait qu'il était arrivé et il n'est pas encore parti"!

images/icones/fleur.gif  ( 951495 )Longchamp a donné des vocations par JVJ (2022-08-24 12:17:01) 
[en réponse à 951489]

qui concernent même des évêques actuels.
De futurs couples s'y trouvaient, sans le savoir...

J'y étais et j'ai senti, comme au sujet de la veillée télévisée d'ailleurs, que la grâce passait. La santé du pape y était aussi pour quelque chose. Mon maudit diocèse natal n'organisant pas de bus dans mon arrondissement (!!!!), j'avais dû partir de nuit avec St-Michel de Dijon, qui avait un curé de choc, l'abbé Marcel Bourland.

Qu'on se souvienne de la couardise du corps épiscopal lors des venues du pape, en 1980, à Reims et encore à Longchamp. En dehors de Lustiger et de quelques autres, ils n'y croyaient pas du tout et annonçaient même un échec, avec la voilure minimale. D'autres espéraient bien que cela capotât.
Et la tenue de ces jeunes, qui ne laissent pas de papiers et ne saccagent pas un lieu.
Les médias ont été obligés de reconnaître que les rues étaient même apaisées.

Il est de bon chez certains tradis de dire que les JMJ sont un coup d'épée dans l'eau, sans doctrine, avec des garçons dormant près des filles... Et puis ceux qui n'ont pas digéré Jean-Paul II depuis Assise ou 1988...

Heureux temps où la venue du pape donnait de l'oxygène à l'Eglise de France. Je confesse que je ne me déplacerais pas pour l'actuel et je ne suis même pas sûr de suivre sa messe à la télévision... (que chaque prêtre se pose la question !).

J'espère bien que la CEF va demander pardon pour la St-Barthélemy (un seul accent), alors que les évêques d'alors n'y sont pour rien. Mais demander pardon est aussi une forme d'orgueil, montrer sa belle âme à la société (qui s'en fiche pas mal d'ailleurs...), du moins au Monde, à JP Denis, aux Etudes et à La Croix, arbitres des élégances épiscopales.
C'est plutôt une femme à poigne qui est responsable de la St-Barth', outre les menaces très puissantes du parti huguenot. Mais qui prend le temps de lire encore Jean-Pierre Babelon ou Bernard Barbiche quand wikipedia est si commode ?

Hier c'était la naissance de Louis XVI.
images/icones/neutre.gif  ( 951503 )Saint Barth par Roger (2022-08-24 15:31:18) 
[en réponse à 951495]

La responsabilité de la Saint Barthélemy appartient à une FEMME et en plus à une ÉTRANGÈRE !!

Qu en pense Mme de Gaulmyn?
images/icones/fleche2.gif  ( 951509 )Sur la St Barthélémy par Jean-Paul PARFU (2022-08-24 17:23:45) 
[en réponse à 951503]

Quelques explications :

Les chefs protestants sont réunis à Paris pour le mariage de Henri de Navarre et de Marguerite de Valois, soeur du roi Charles IX.

1ère phase :

Le 22 août 1572, l'amiral de Coligny, chef protestant, est victime d'un attentat à l'arquebuse.

Les Guise, meneurs du parti catholique, sont vraisemblablement derrière cet attentat. Le motif est de venger la mort du duc François de Guise, assassiné dix ans auparavant, sur l'ordre — selon eux — de Coligny.

2ème phase :

"Les Protestants s'élèvent contre cet attentat visant leur chef le plus respecté, et réclament vengeance. La capitale se trouve au bord de la guerre civile entre les partisans des Guise et les huguenots.

Pour rassurer Coligny et les Protestants, le roi vient avec sa cour au chevet du blessé, et lui promet justice. Devant la reculade du roi face aux Protestants, les Guise font mine de quitter la capitale, laissant le roi et la reine-mère dans le plus grand désarroi. Charles IX et Catherine de Médicis prennent peur de se retrouver seuls avec les Protestants. Depuis la surprise de Meaux en 1567, où les Protestants avaient voulu enlever le roi, la reine-mère a toujours eu la plus grande appréhension à l'égard des Protestants. Pendant le repas de la reine-mère, des Protestants viennent bruyamment lui réclamer justice."

Un conseil extraordinaire est alors réuni par la reine-mère pour exécuter les chefs protestants.

3ème phase :

"Alertés par le bruit et l'agitation de l'opération militaire, les Parisiens les plus exaltés se laissent emporter par la peur et la violence. Ils attribuent à tort le trouble nocturne aux Protestants et se mettent à les poursuivre, pensant agir pour la défense de leur ville" (Avec Wikipédia).


Au total, la St Barthélémy n'aurait pas dépassé les 1500 morts. Rien à voir même avec un évènement comme la Commune de Paris en 1871 au cours de laquelle Mgr Darbois, archevêque de Paris, fut fusillé.