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images/icones/marie.gif  ( 951278 )20/08 St Bernard, abbé et docteur de l’Eglise par ami de la Miséricorde (2022-08-20 00:14:03) 



Filippino Lippi, Apparition de l a Vierge à Saint Bernard, 1486, église de Badia à Florence, Italie

St Bernard, abbé et docteur de l’Église

Biographie de Saint Bernard de Clairvaux

Méditation de Saint Bernard de Clairvaux sur la Miséricorde de la Très Sainte Vierge Marie

« Qu'on ne parle plus de Ta Miséricorde, Vierge bienheureuse, si quelqu'un se rappelle T'avoir invoquée dans ses difficultés sans que Tu sois venue à son secours.

Nous, Tes petits serviteurs, nous Te félicitons de Tes autres Vertus, mais de ta Miséricorde, nous nous en félicitons nous-mêmes.

La Virginité, nous La louons, l'humilité, nous L'admirons, mais la Miséricorde a, pour des malheureux, une saveur plus douce. La Miséricorde, nous L'étreignons avec plus de tendresse, nous nous en souvenons plus souvent, nous L'appelons avec plus de fréquence. C'est Elle, en effet, qui obtint que le monde entier fût restauré, qui arracha par ses prières le salut de tous les hommes.

Il est bien évident qu'elle était en souci pour le genre humain tout entier, Celle à qui il fut dit : Ne crains pas, Marie, tu as trouvé la grâce, celle précisément que tu cherchais. Qui donc pourra de Ta miséricorde, ô Bénie, mesurer la longueur et la largeur, la sublimité et la profondeur ? Sa longueur, jusqu'à la fin du monde, se porte au secours de tous ceux qui l'invoquent ; sa largeur enveloppe le globe terrestre au point que, de ta Miséricorde à Toi aussi, la terre est toute remplie.

Ainsi encore sa sublimité a provoqué la renaissance de la cité céleste et sa profondeur a obtenu le rachat de ceux qui sont assis dans les ténèbres et les ombres de la mort. C'est par Toi que le ciel se remplit, que l'enfer se vide, que la Jérusalem céleste se relève de ses ruines, que la vie perdue est rendue aux malheureux dans l'attente.

Ainsi la charité toute-puissante et toute aimante abonde tout à la fois en compassion affective et en assistance effective, elle se montre aussi riche d'un côté que de l'autre. Ainsi soit-il. »

Prière Mariale de Saint Bernard de Clairvaux « Mère de Miséricorde » :

« Et maintenant, Mère de Miséricorde, au nom de l'élan d'amour de ton Esprit très pur, la lune se prosterne à Tes pieds ; dans les ferventes supplications, elle en appelle à Toi, car Tu as été constituée Médiatrice en sa faveur auprès du Soleil de justice, de voir la Lumière et par Ton intervention d'obtenir la grâce du Soleil. Car Il T'a aimée plus que tout autre créature et Il T'a embellie, Te revêtant de la robe de gloire et posant sur Ta tête une Couronne de beauté. Ainsi soit-il. »

Autres prières

La Miséricorde de Dieu par St Bernard.

PREMIER SERMON POUR L’ASSOMPTION DE LA VIERGE MARIE.
De la Susception du Christ et de celle de Marie.


1. En montant aujourd'hui dans les cieux, la glorieuse Vierge a certainement porté à son comble la joie des citoyens du ciel. Car elle n'est, rien moins que celle dont la voix fit tressaillir de joie, dans les entrailles d'une mère qu'elle a saluée, l'enfant qui y était encore enfermé. Si l'âme d'un enfant qui n'était pas encore né, s'est fondue de bonheur à sa voix, quelle ne dut pas être l’allégresse des esprits célestes quand ils eurent le bonheur d'entendre sa voix, de contempler son visage ?

Et même pour nous, mes frères bien-aimés, quelle fête n'est point le jour de son Assomption, quels motifs de joie et de bonheur n'y a-t-il point dans son assomption ? La présence de Marie éclaire le monde entier, c'est au point que les cieux eux-mêmes brillent d'un plus vif éclat, à la lumière de cette lampe virginale. C'est donc avec raison que les actions de grâce et les chants de gloire retentissent dans les cieux; mais nous, mes frères, il semble que nous avons plus de motifs de gémir que d'applaudir.

En effet, ce monde inférieur ne doit-il pas proportionner son deuil, quand elle le quitte, à l'allégresse même que sa présence répand dans les cieux ? Pourtant, trêve de plaintes chez nous, car, après tout nous n'avons point ici une cité permanente, noua aspirons, à celle où Marie fait aujourd'hui son entrée; si nous devons un jour en être citoyens, il est juste que, même dans notre exil, et jusque sur les bords des fleuves de Babylone, nous l'ayons présente à la pensée, nous participions à ses joies, nous partagions son allégresse, surtout à celle qui remplit si bien aujourd'hui même, comme un torrent, cette cité de Dieu, que, même ici-bas, nous en recevons quelques gouttes qui tombent jusque sur la terre.

Notre Reine nous a précédés, et le glorieux accueil qui lui est fait doit nous engager à suivre Notre Dame, nous ses humbles serviteurs, en nous écriant : « Attirez-nous à votre suite, nous courrons dans l'odeur de vos parfums. » Notre exil a envoyé en avant une avocate qui, en sa qualité de mère de notre Juge, de mère de la Miséricorde, doit traiter en suppliante, mais en suppliante écoutée, l'affaire de notre salut.

2. Aujourd'hui notre terre a envoyé un précieux présent au ciel, pour rapprocher, par cet heureux échange de présents d'amitié, les hommes de Dieu, la terre des cieux, notre bassesse de l'élévation suprême. Un fruit sublime de la terre s'est élevé là d'où nous viennent tous dons excellents, tous dons parfaits, et une fois montée dans les cieux, la bienheureuse Vierge comblera à son tour les hommes de ses dons.

Pourquoi n'en serait-il point ainsi ? Car le pouvoir ne lui manquera pas plus que la volonté. Elle est la Reine des cieux, et une Reine de Miséricorde, et de plus elle est la Mère du Fils unique de Dieu; est-il rien qui puisse nous faire concevoir une plus haute estime de son pouvoir et de sa bonté ? A moins qu'on ne croie pas que le Fils de Dieu honore sa mère, ou qu'on doute que les entrailles de Marie, où la charité même de Dieu a passé corporellement neuf mois entiers, se soient remplies de sentiments de charité. Lire la suite


Œuvres Complètes
images/icones/marie.gif  ( 951279 )Méditation avec Le saint esclavage de l'admirable Mère de Dieu par ami de la Miséricorde (2022-08-20 00:17:23) 
[en réponse à 951278]



CHAPITRE XI

Des souffrances de la très sainte Vierge


Mais ce qui soutient plus la pensée de saint Bernardin, est que la connaissance de la sainte Vierge était suivie d'amour, son amour était égal à ses lumières, elle avait des sentiments qui ne se peuvent dire de la grandeur de Jésus crucifié, qui faisait le sujet de ses douleurs, et elle avait pour lui un amour incomparable.

Comme elle a plus aimé que tout le reste des créatures, remarque un ancien, il est indubitable qu'elle a aussi plus souffert, la douleur, dit saint Augustin, ayant pour fondement l'amour.

Ajoutons à ces pensées que Marie était une mère qui souffrait, et une mère d'un fils unique, dont elle était mère sans père.

C'était une mère Vierge, et une mère d'un Dieu. Sa douleur n'était pas divisée, elle souffrait seule ce qu'un bon père et une mère tendre peuvent souffrir.

C'est pourquoi saint Joseph, qui n'était que son père nourricier, n'était plus au monde : son précieux coeur était le lieu où se formait comme un écho, où se faisaient entendre et ressentir les coups de fouets, les injures et moqueries de son Fils Dieu, dont l'âme divine étant séparée du corps, l'âme de cette bénite mère, comme l'assure Saint Bernard, fut comme mise en sa place par compassion, pour ressentir le coup de lance qui lui fut donné.

Saint Laurent Justinien enseigne qu'en ce temps de la passion, son coeur divin était tout semblable à une glace de miroir.

Mais c'était un miroir animé de Jésus mourant. Les clous, les cordes, les épines, les douleurs, la mort même, tout cela paraissait dans cet aimable coeur, et tout cela s'y ressentait comme dans un miroir animé.

Elle a révélé à sainte Brigitte, que le corps de Jésus étant dans le tombeau, c'était autant comme si deux corps eussent été dans un même sépulcre : mais ses douleurs ne se sont pas terminées au temps de la passion de son Fils bien-aimé, elles ont commencé avec la grâce de la maternité divine, et n'ont fini qu'avec sa vie, c'est-à-dire qu'elles ont duré pendant l'espace de cinquante-six années, le Verbe s'étant incarné dans ses pures entrailles, lorsqu'elle n'était âgée que d'environ 15 à 16 ans, et sa précieuse mort n'étant arrivée qu'à la soixante-douzième année de sa très sainte vie, et cela sans parler des autres peines qu'elle a portées depuis l'usage de raison qu'elle eut très parfait depuis le premier instant de sa conception immaculée jusqu'à l'heureux moment qu'elle fut faite mère de Dieu.

Sainte Brigitte nous apprend qu'elle connaissait par une lumière prophétique toutes les particularités de la passion de son unique Fils : c'est pourquoi pendant qu'elle lui donnait le lait virginal de ses sacrées mamelles, elle pensait au fiel et au vinaigre dont quelque jour il devait boire ; lorsqu'elle le portait sur son sein, elle considérait que ses bras délicats devaient être percés de clous, et attachés à une croix.

Parmi les chastes baisers qu'elle lui donnait, elle se représentait le baiser du traitre Judas. Si elle le voyait dormir, elle pensait à la mort qui devait quelque jour arriver.

Cette mère de douleur passait ainsi sa vie très pure, et en cela, dit saint Épiphane, elle était en même temps et le prêtre et l'autel sur lequel la victime était immolée, non pas une fois comme sur la croix, mais autant de fois qu'elle pensait à ce sacrifice.

Un savant homme considérant que Notre-Seigneur n'avait fait que goûter un peu de la portion du vin de myrrhe qu'on lui avait présenté, ce n'est pas sans mystère, dit-il, c'est qu'il voulait que sa sainte mère bût le reste de ce calice.

Source : livres-mystiques.com

Que Jésus Miséricordieux vous bénisse
ami de la Miséricorde