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images/icones/carnet.gif  ( 951038 )Nicaragua : persécutions anti-chrétiennes par Cristo (2022-08-15 00:15:26) 

de même qu'une caque sentira toujours le hareng, Ortega sentira toujours le marxisme et donc la haine anti-chrétienne.
Pourquoi ce silence du Pape ?



Daniel Ortega et son épouse à la poursuite du pouvoir absolu au Nicaragua
AFP, publié le samedi 13 août 2022 à 11h21

Le président nicaraguayen Daniel Ortega et son épouse vice-présidente Rosario Murillo poursuivent leur quête du pouvoir absolu et s'attaquent maintenant à l'Eglise catholique, après avoir emprisonné ou contraint à l'exil leurs opposants.

L'ancien guérillero sandiniste, avec le soutien indéfectible de sa femme, a patiemment tissé sa toile depuis son retour au pouvoir en 2007. Des révisions constitutionnelles en 2011 et 2014 ont permis notamment de lever l'interdiction de la réélection à la présidence, auparavant inscrite dans la loi fondamentale, explique à l'AFP la sociologue Elvira Cuadra, qui vit en exil au Costa Rica.

Daniel Ortega, 76 ans, a ainsi "modifié le modèle de gouvernement prévu par la Constitution" pour passer à un régime "autoritaire" qui "concentre la prise de décision de manière discrétionnaire entre les mains du couple présidentiel", insiste Mme Cuadra.

Depuis la répression sanglante des manifestations de 2018 qui réclamaient la démission du couple présidentiel, le Nicaragua traverse "une crise prolongée qui n'a pas pu être surmontée" car M. Ortega et son épouse ont "assuré leur continuité au pouvoir aux élections de novembre (2021) et en institutionnalisant l'Etat policier", constate la sociologue.

Daniel Ortega a été réélu pour un quatrième mandat consécutif lors d'un scrutin d'où étaient absents tous ses adversaires potentiels de poids, arrêtés ou contraints à l'exil.

La communauté internationale n'a cessé de condamner la dérive du régime. Vendredi encore, l'Organisation des Etats Américains (OEA) a exigé du gouvernement nicaraguayen qu'il arrête le "harcèlement et les restrictions arbitraires" contre les ONG, les médias, les organisations religieuses et les opposants. Elle a aussi demandé "la libération immédiate" des prisonniers politiques, dont le nombre est évalué à environ 190.

Le Front sandiniste de libération nationale (FSLN) de Daniel Ortega "est en train de passer de la position de parti hégémonique à parti unique (...) avec la fabrication d'un culte de la personnalité sans équivalent actuellement en Amérique latine", renchérit l'analyste et ancien député nicaraguayen Eliseo Nunez, également en exil.

Depuis un an, 46 opposants ou simplement critiques du gouvernement ont été arrêtés et condamnés à des peines pouvant aller jusqu'à 13 ans de prison. Sept d'entre eux voulaient être candidats à la présidentielle.

- Presse bâillonnée -

La presse a été aussi parmi les premières cibles du pouvoir: en près d'un siècle d'existence, pourtant marqué par la dictature des Somoza et une sanglante guerre civile, jamais le quotidien La Prensa n'avait été fermé par les autorités. Ses locaux ont été mis sous séquestre tandis que son gérant, Lorenzo Holmann, était jeté en prison. Le journal n'est désormais présent que sur internet et ses journalistes ont pris en juillet le chemin de l'exil, de peur d'être arrêtés.

La chaîne de télévision de l'Eglise catholique a elle aussi été fermée par les autorités, de même que des radios dans les différents diocèses, à l'instar de dizaines de médias indépendants.

Au nom de la loi sur les "agents étrangers" de 2020, plus de mille fondations et ONG, qui se dédiaient notamment à la défense de droits humains, ont été déclarées illégales. Des universités privées et des organisations culturelles ont été fermées du jour au lendemain.

En juillet, les religieuses de la congrégation des Missionnaires de la Charité, fondée par Mère Teresa, ont même dû quitter le Nicaragua, expulsées comme des "délinquantes", a dénoncé le Centre nicaraguayen de défense des droits de l'homme (Cenidh).

- Dernier rempart -

L'Eglise catholique fait figure de dernier rempart contre l'arbitraire. Mais les évêques et prêtres critiques du pouvoir s'exposent à être qualifiés de "faux prophètes" par les partisans du gouvernement.

Dans ses discours empreints de mysticisme New-Age, Rosario Murillo vilipende ainsi les "péchés de lèse-spiritualité" du clergé nicaraguayen.

Depuis le 4 août, l'évêque de Matagalpa (nord-est) Rolando Alvarez est empêché de circuler par la police, symbole d'une crise à son paroxysme avec le pouvoir qui souhaite bâillonner le clergé catholique après avoir réduit l'opposition pratiquement au silence.

"Le gouvernement a toujours souhaité une Eglise muette, elle ne veut pas que nous parlions, que nous dénoncions l'injustice", a déploré Mgr Alvarez dans l'une de ses homélies.

"Une chose c'est l'Evangile de Dieu, une autre sont les agissements d'hommes qui revêtent la soutane pour faire de la politique", critique le député sandiniste Wilfredo Navarro.

Signe de la nervosité du pouvoir, la police a interdit une procession prévue pour samedi autour de la cathédrale de Managua en l'honneur de la Vierge de Fatima, le quartier était bouclé dès vendredi par la police.

En réalité le pouvoir de Daniel Ortega et Rosario Murillo "est faible. Il ne tient qu'à la force de la police", juge la sociologue Elvira Cuadra.

https://actu.orange.fr/monde/daniel-ortega-et-son-epouse-a-la-poursuite-du-pouvoir-absolu-au-nicaragua-CNT000001RhAFQ/photos/daniel-ortega-et-son-epouse-rosario-murillo-saluent-leurs-partisans-lors-d-un-meeting-le-5-septembre-2018-a-managua-b796c380f1929e8e0653a577a428c0f3.html





Evêque assiégé au Nicaragua, signe d'une crise à son paroxysme entre Eglise et pouvoir
AFP, publié le jeudi 11 août 2022 à 22h34

Une semaine que l'évêque de Matagalpa, au nord-est du Nicaragua, est confiné à l'intérieur de son évêché, empêché de sortir par la police: la critique du pouvoir par le prélat porte à son paroxysme la crise entre l'Eglise catholique nicaraguayenne et le gouvernement du président Daniel Ortega.

Harcèlement, saisies policières, emprisonnements, fermetures de radios et télévisions catholiques, expulsion ou exil de religieux émaillent depuis 2018 les relations entre le pouvoir et l'Eglise catholique, quand Daniel Ortega et sa femme vice-présidente Rosario Murillo l'ont accusée d'être complice d'une tentative de coup d'Etat ourdie par Washington.

La colère du couple présidentiel s'est abattue sur le clergé catholique depuis que des manifestants qui exigeaient sa démission avaient trouvé refuge auprès des églises, lors des troubles de 2018 qui ont fait plus de 350 morts, majoritairement parmi les opposants.

Après avoir été garant l'année suivante d'une négociation entre le pouvoir et l'opposition, le nonce apostolique (ambassadeur du Vatican) Mgr Waldemar Sommertag a été expulsé en mars.

"L'Eglise catholique est (l'institution) la plus crédible, qui jouit de la confiance de la population. Le siège de l'évêque (Rolando) Alvarez est un épisode de plus dans le bras de fer (avec l'Eglise) et la répression qu'imposent (Daniel) Ortega et (Rosario) Murillo pour qu'elle se plie à ses demandes", estime auprès de l'AFP la sociologue Elvira Cuadra.

"Grâce à Dieu, nous sommes en bonne santé", a déclaré jeudi Mgr Rolando Alvarez, l'évêque de Matagalpa, assiégé depuis une semaine dans son évêché par la police avec 10 laïcs et religieux. Le silence total observé depuis cinq jours par l'évêque, l'Eglise nicaraguayenne et les autorités nicaraguayennes, était source d'inquiétude concernant la situation du prélat et de son entourage.

Les autorités nicaraguayennes accusent Mgr Alvarez de vouloir "organiser des groupes violents" et d'inciter "à des actes de haine (...) afin de déstabiliser l'Etat du Nicaragua". La police a ouvert une enquête sur ces "faits délictueux".

"Sa soutane ne lui confère pas l'impunité", a averti le député Wilfredo Navarro, du parti sandiniste de Daniel Ortega.

"Nos genoux se plient uniquement devant Dieu, nos fronts ne s'inclinent que devant Dieu", a insisté jeudi le prélat, l'un des plus critiques du gouvernement.

Mgr Alvarez, 55 ans, qui qualifie sa situation de "détention à domicile", a remercié pour les "milliers" de messages de solidarité reçus tant de la part de fidèles que d'évêques d'Amérique latine.

Le gouvernement a mis la pression sur l'évêque de Matagalpa depuis sa dénonciation de la fermeture par les autorités de cinq radios catholiques de son diocèse. Il a exigé le "respect" de la liberté de culte et l'arrêt du "harcèlement" imposé à l'Eglise catholique.

- Silence du pape -

La Conférence épiscopale du Nicaragua et de nombreux évêques de toute l'Amérique latine ont manifesté leur solidarité avec leur pair, reclus dans son évêché, la police l'empêchant de sortir, même pour ordonner une messe dans la cathédrale voisine.

En revanche, le pape François est resté silencieux, en dépit des appels de fidèles et de religieux pour qu'il prenne la parole.

Le prélat, dont l'autorité s'étend également au diocèse voisin d'Esteli, s'était mis en grève de la faim en mai dans une église de Managua pour dénoncer le harcèlement policier dont il se disait victime.

Mgr Alvarez s'était déjà opposé spectaculairement au pouvoir en 2015 en prenant la tête d'une grande manifestation contre un projet minier, qui a été ensuite abandonné.

En 2018, l'évêque de Matagalpa avait organisé une procession du Saint-Sacrement pour demander que cesse la répression contre les manifestants.

En juillet, les religieuses de la congrégation des Missionnaires de la Charité, fondée par la Mère Teresa de Calcutta, ont dû quitter le Nicaragua: les autorités ont décrété que leurs activités étaient illégales. La quinzaine de religieuses ont été expulsées comme des "délinquantes", a dénoncé le Centre nicaraguayen de défense des droits de l'homme (Cenidh).

Pourtant, Daniel Ortega, lorsqu'il était revenu au pouvoir en 2007, avait présenté ses excuses à l'Eglise catholique pour les relations tendues qu'il avait eu avec elle durant son premier gouvernement, de 1979 à 1990.

Daniel Ortega, un ex-guérillero sandiniste âgé de 76 ans, a été réélu en novembre 2021 pour un quatrième mandat présidentiel consécutif lors d'un scrutin d'où étaient absents tous ses adversaires potentiels de poids, ceux-ci ayant été arrêtés ou contraints à l'exil.


https://actu.orange.fr/monde/eveque-assiege-au-nicaragua-signe-d-une-crise-a-son-paroxysme-entre-eglise-et-pouvoir-CNT000001Re8bb/photos/l-eveque-rolando-alvarez-celebre-une-messe-diffusee-sur-les-reseaux-sociaux-le-5-aout-2022-a-matagalpa-au-nicaragua-52866af0f1c491f6509b33fbe02beb23.html
images/icones/fleche2.gif  ( 951276 )la police enfonce la porte de l'évêché avant d'arrêter l'évêque par Cristo (2022-08-19 23:47:36) 
[en réponse à 951038]


les sans-Dieu ne se refont pas :

https://www.cath.ch/newsf/la-police-nicaraguayenne-a-arrete-mgr-rolando-alvarez/