Le Forum Catholique

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images/icones/mitre4.png  ( 950922 )Le cardinal Burke met en garde contre la progression de l'apostasie dans l'Église... par vistemboir2 (2022-08-11 10:16:59) 

lors de l'homélie d’une messe en latin. (Source : LifeSite News - Traduit avec l'aide de DeepL.com)

WAUSAU, Wisconsin (LifeSiteNews) - Le Cardinal Raymond Burke a offert des encouragements et de l'espoir aux catholiques traditionnels dans une récente homélie, déplorant le "poison de la pensée mondaine" au sein de l'Église.

Au cours de son homélie du 7 août à l'Oratoire Sainte-Marie administré par l'Institut du Christ Roi Souverain Prêtre (ICRSP) à Wausau (Wisconsin), le cardinal Burke s'est adressé aux catholiques fidèles, les mettant en garde contre les attaques à l'intérieur et à l'extérieur de l'Église catholique.

"Des temps comme ceux d'aujourd'hui ne sont pas sans rappeler ceux du Peuple Élu avant la chute de Jérusalem", a-t-il déclaré. "La culture séculière est une rébellion ouverte et violente contre le bon ordre que Dieu a inscrit dans la nature et surtout sur le cœur humain."

"L'intégrité du mariage et de la famille, la dignité inviolable de la vie humaine et la liberté fondamentale de religion sont régulièrement violées en faveur d'une culture fondée sur la volonté de cœurs humains corrompus", a poursuivi Burke.

"Le poison de la pensée mondaine affecte la vie de l'Église, éloignant les cœurs du Christ, du respect de la vérité de la doctrine chrétienne et de l'adoration de Dieu en esprit et en vérité", a averti M. Burke.

Son homélie intervient dans un contexte de restrictions croissantes de la messe latine traditionnelle, le cardinal Cupich de Chicago ayant annulé les messes publiques et les confessions des prêtres de l'ICKSP dans son diocèse, privant ainsi chaque dimanche quelque 400 à 500 fidèles de la messe et des sacrements traditionnels.

Cette décision est intervenue après que les prêtres de l'ICRSP ont refusé de signer une lettre présentée par Cupich, déclarant que la messe Novus Ordo est la seule véritable expression du rite romain, rejetant ainsi le rite romain traditionnel et leur charisme.

"L'apostasie est douloureusement évidente dans la vie de ceux qui prétendent être de fervents catholiques alors qu'en même temps ils méprisent la tradition apostolique", a déclaré Burke.

"En de telles périodes, les cœurs sincères luttent pour comprendre la volonté permissive de Dieu tandis que Satan les tente vers le doute et le découragement, et vers l'abandon de la bataille quotidienne contre les forces du mal", a-t-il déclaré.

"Mais nous ne devons jamais céder au doute, au découragement et à l'abandon de la bataille quotidienne pour défendre notre Seigneur et sa sainte Église", a déclaré le cardinal Burke, ajoutant : "même contre les ennemis de l'intérieur de l'Église."

Le cardinal Burke a constamment exprimé son soutien à la messe en latin, défendant la tradition contre les nouveaux documents publiés par la Congrégation (maintenant Dicastère) pour le culte divin et la discipline des sacrements (CDW).
images/icones/fleche2.gif  ( 950960 )Une apostasie sans conceptions ni personnes inspiratrices identifiées ? par Scrutator Sapientiæ (2022-08-12 11:29:58) 
[en réponse à 950922]

Bonjour,

Puisque, depuis 1962-1963, et non depuis 2012-2013, nous sommes bel et bien en présence d'une apostasie, ou d'une répudiation de la théologie catholique la plus exigeante et orthodoxe qui soit et de la philosophie d'inspiration chrétienne la plus propice à la pertinence et au réalisme qui soit, il serait bon que les cardinaux Burke, Muller, Sarah, etc., rappellent qui ont été les inspirateurs de cette apostasie.

Or, il n'est manifestement pas possible de compter sur ces cardinaux, pour qu'ils nous rappellent la part de responsabilité plus ou moins grande de ces auteurs, qui ont contribué à inspirer cette apostasie, ou à faire résister le moins possible à cette apostasie : Balthasar, Beauduin, Chenu, Congar, de Lubac, Guttierez, Maréchal, Maritain, Massignon, Monchanin, Mounier, Rahner, Schillebeeckx et/ou Teilhard.

Pourquoi les intellectuels inspirateurs et les évêques propagateurs de cette apostasie, à commencer par les évêques de Rome initiateurs puis continuateurs de la composante assisienne de cette apostasie, ne sont-ils presque jamais cités, précisément en tant que répudiateurs de la théologie catholique et de la philosophie chrétienne les plus légitimement propices, notamment, au controversisme et à l'exclusivisme, face aux confessions chrétiennes non catholiques, face aux religions non chrétiennes, face à l'athéisme et face à l'esprit du monde ?

Il y a, dans ce refus de ces cardinaux de rappeler qui sont les auteurs inspirateurs de cette apostasie ainsi que les acteurs institutionnels continuateurs de cette apostasie, une chose qui pose un énorme problème : pourquoi une appréciation aussi importante que celle d'après laquelle nous sommes en présence d'une apostasie n'est-elle presque jamais accompagnée par le rappel du fait que des philosophes chrétiens, des théologiens catholiques, des évêques, des cardinaux, et même des papes, dont l'identité peut et doit être portée à la connaissance des catholiques, ont amplement contribué à ce que cette apostasie s'inscrive dans la durée et en profondeur dans l'Eglise catholique ?

Qui aura le courage et la franchise de préciser par quels moyens et pour quelles raisons des philosophes, des théologiens, des évêques, des cardinaux et même des papes, presque tous officiellement encensés, ont erré, ont fait errer ou ont laissé errer, et sont tout à fait identifiables, précisément en tant que clercs, au sens large, qui ont, pendant plusieurs décennies, erré, fait errer ou laissé errer les catholiques ?

Bonne journée.

Scrutator.
images/icones/marie.gif  ( 950966 )Peur dans l'Eglise par Ecclesiola (2022-08-12 12:18:07) 
[en réponse à 950960]

Une chape de peur s'est abattue depuis plusieurs années sur le clergé, qui vit une situation vraiment inédite. Alors, par prudence et par manque d'exemples historiques, les clercs sceptiques, à quelques exceptions près, s'abstiennent de toute critique virulente publique, mais ils n'en pensent pas moins. C'est bien plus facile pour des laïcs d'exprimer leurs doutes et leur perplexité. Relisons le paragraphe 675 du Catéchisme de l'Eglise Catholique de Saint Jean-Paul II.
images/icones/fleche2.gif  ( 950969 )Peur d'avouer qu'ils sont mous et tièdes en raison du Concile ? par Scrutator Sapientiæ (2022-08-12 13:00:15) 
[en réponse à 950966]

Bonjour Ecclesiola,

Les clercs n'ont pas à avoir peur de devoir avouer qu'ils sont fréquemment fades, gris, mous et tièdes, avant tout ad extra, mais aussi ad intra (face au modernisme et face au progressisme), bien plus en raison qu'en dépit du Concile et de l'après-Concile.

J'ai relu récemment les voeux de "bon Ramadan" adressés, en 2021, par un évêque français, aux musulmans de son diocèse.

Non seulement ces voeux comportent des expressions imprécises et imprudentes, ainsi que des omissions révoltantes car tendancieuses, de tels voeux incarnant très souvent le degré zéro du kerygme, mais en outre les mêmes voeux sont littéralement saturés par de la mièvrerie.

Eh bien, voyez-vous, que ces clercs, au lieu d'avoir peur, affichent et assument clairement le fait que cette mièvrerie, ou ce modérantisme, ou encore cette pusillanimité à géométrie variable (couchés devant Allah, debout face aux tradis) constitue une composante essentielle, organique, de leur activité, non en dépit mais en raison d'une assez grande partie du Concile et de l'après-Concile.

Vous évoquez une certaine peur, qui va de la peur de devoir reconnaître l'ampleur et la portée de l'échec du Concile et de la faillite du Concile à la peur de devoir subir le management par la terreur façon François, mais n'existe-t-il pas également un minimum d'adhésion idéologique à la conception consensualiste fraternitaire du discernement évangélique, de la miséricorde, et de l'ouverture sur les périphéries, et à la conception consensualiste fraternitaire du dialogue, du renouveau et de l'unité ?

Merci beaucoup pour toute réponse et bonne journée.

Scrutator.
images/icones/fleche2.gif  ( 950971 )Peur et caporalisme, l'Eglise depuis des siècles quoi ! par JVJ (2022-08-12 13:52:09) 
[en réponse à 950966]

Je ne parle pas d'apostasie, et certainement pas des papes.

Pour garder sa respectabilité dans la CEF, pour ne pas avoir sur le dos ses salariés laïcs et un article de La Croix, pour ne pas avoir une tribune libre de deux prêtres hostiles, nos évêques se couchent.
C'est ordinairement la même chose dans le presbyterium et dans les fraternités de prêtres... (et les partis, syndicats, fonctionnaires, professeurs...).

La charité ecclésiale est une vaste blague malgré l'article 52.6 de je ne sais quel catéchisme.

Les évêques actuels sont certainement moins progressistes que les dynamiteurs des années 60-80 et ont plus de tenue.

Je ne cesse de dire que le bon cardinal Sarah n'a rien fait pour redresser la barre quand il était préfet chargé du culte et que ses visites à Lagrasse et Fontgombault ou Versailles ne risquaient pas de le mettre en difficulté.
Etre cardinal sous ce pape est une pénitence, mais ils gardent leurs chapeaux quand même. Même s'il n'y a plus de chapeaux (il faudrait le dire au cardinal Burke).
Les tweets du cardinal Sarah sonnent tellement faux quand il s'évertue à relayer le pape... Son livre avec Benoît XVI était une torpille envoyée au pape, pas une remarque des plus discrètes. Et ce livre a fait son oeuvre, pour une fois.


Des évêques ne se gênaient pour contredire Jean-Paul II et se f... de ce que demandait Benoît XVI.

Ceux qui critiquent les dénonciations et le caporalisme, la gouvernance par la peur, de no jours, feraient bien de méditer le fonctionnement de l'Eglise au XIVe s., sous Pie X finissant, Pie X, Pie XII...

Essayez parfois d'enlever vos lunettes de catholique et observez en politologue ou sociologue le fonctionnement de la machine Eglise (longtemps je répugnais à le faire).
Par exemple quand tel évêque a bonne conscience au sujet d'un prêtre suicidé et qu'il ne va même attendre devant les fourgons que le cercueil parte.
La Croix se charge vite de titrer : l'apaisement dans tel diocèse !

Imagine-t-on une seule fois La Croix agonir François, comme elle pouvait envoyer des courriers des lecteurs contre ses deux prédécesseurs ?

Les rares prêtres qui l'ouvrent en réunion de prêtres sont condamnés à vivre en marginaux.
Tel évêque pouvait interdire à tel curé de cathédrale d'organiser tout bus pour les manifs à Paris et d'en faire la réclame.

Les enjeux de pouvoir pour ceux qui lisent une lecture ou la PU, qui sont à l'EAP... (aucun cléricalisme, mais du laïcisme pur et dur).

J'ai vu aussi, grâce aux notices d'Y Chiron, qu'on peut avoir été viré d'Ecône (par pelletée) puis avoir été ordonné par Mgr Lefebvre. l'abbé de Tanouarn n'a pas fait mystère de ces assignations en Afrique et à St-Nicolas en stagde diaconal, comme des punitions du supérieur teuton.
Mgr Rey a été saqué et va rentrer dans le rang, Mgr Aillet est un marginal (hélas). Le Père Minnerath et combien d'autres autoritaires...
Mieux vaut comme l'évêque de Gap assurer les arrivées clandestines par les Alpes et admirer les passeurs.
Je vois quelques évêques très solides en beaux ornements et même souvent en soutane. Ils y croient encore, ne cessent d'appeler aux vocations. Mais de l'autre côté, il y a ceux qui préfèrent pas de séminaire traditionnaliste à Pontigny... Pour faire joli, Mgr de Reims met sa soutane au Liban (car les Orientaux l'observent). Voyez son compte tweeter.

J'aurais aimé voir encore dix de Benoît XVI, pour voir les retournements de chasuble...

Nos évêques écoutent des laïcs quand cela va dans un certain sens.
Rares sont les curés des grosses villes qui mettent des tradis à l'EAP (à condition que ceux-ci jouent aussi le jeu...). J'ai au moins un exemple intelligent de parfaites cohabitations.

Pourquoi Mgr Aveline devient-il cardinal ? Pour l'exemple qu'il donne à Marseille, cosmopolite au possible et accueillante sans condition avec l'autre rive. Et son inspection à Toulon-Fréjus était aussi fraternelle que d'autres distribuent leur cordialité.
Combien de séminaristes à Marseille ?
Un seul à Troyes ai-je appris hier en lisant la poignante lettre des quatre derniers Olivétains du Mesnil-St-Loup (qui cite encore Vatican II en 2022 toutes les trois pages).
images/icones/fleche3.gif  ( 950982 )Plus précisément... par vistemboir2 (2022-08-12 16:49:06) 
[en réponse à 950971]

Vous dites :

Les évêques actuels sont certainement moins progressistes que les dynamiteurs des années 60-80 et ont plus de tenue.


Moins "progressistes"? Sans doute - ils ne participent plus, il est vrai, aux congrès de la JOC où on y levait le poing en chantant l'Internationale, encore que l'"accueil des migrants" remplace dans bien des cas la "lutte pour une société plus juste" - mais certainement tout autant sinon plus "modernistes" avec, pour certains, une haine affichée de l'Église d'avant Vatican II...
images/icones/neutre.gif  ( 950983 )La peur d'aujourd'hui est très spéciale par Ecclesiola (2022-08-12 16:54:02) 
[en réponse à 950971]

Le rite Paul VI n'est plus pour le clergé une garantie de tranquillité, tant le courant dominant dans l'Eglise est totalement acquis au relativisme et à la culture de mort, et se trouve, de fait, en symbiose avec les élites dominantes, qui, en France, comme dans bien d'autres pays occidentaux, sont anti-chrétiennes. Au XXe siècle, en France, les prêtres traditionalistes étaient souvent persécutés par le clergé, mais maintenant, c'est le tour des autres, à partir du moment où ils sont fidèles à l'enseignement de l'Eglise. D'ailleurs, la presse, qui est globalement anti-chrétienne, qualifie d'intégriste tout catholique pro-vie. Nous sommes vraiment le petit reste !
images/icones/fleche2.gif  ( 950993 )François ne veut pas que les catholiques le redeviennent par Scrutator Sapientiæ (2022-08-12 23:44:43) 
[en réponse à 950983]

Bonsoir Ecclesiola,

Il y a en effet des raisons pour lesquelles il y a de quoi avoir peur.

D'une part, dans le monde occidental, les évêques ne peuvent plus faire comme s'il leur suffisait d'insister, pendant encore une décennie, pour que leur Concile et leur après-Concile finissent par donner du fruit, notamment d'une manière propice aux vocations religieuses et aux vocations sacerdotales.

D'autre part, il est proprement effrayant de devoir obéir à une hiérarchie, à une institution, à la tête desquelles les principaux responsables n'hésitent pas à recourir à la démagogie, au despotisme, à la méchanceté, au mensonge, à la mesquinerie, à la moquerie, à la rancune et/ou au soupçon, pour pouvoir maintenir en bon état "la ligne du parti".

Enfin, le plus effrayant découle du fait que, de toute évidence, le pape François et ses complices NE VEULENT PAS que les catholiques puissent, sachent et veuillent, un jour ou l'autre, le redevenir, redevenir catholiques, d'une manière un tant soit peu ante-conciliaire qui n'est d'ailleurs pas réductible à une "manière d'être" catholique.

Il est manifestement très important, pour François et ses complices, que les catholiques ne puissent pas être, non seulement désireux, mais aussi capables de redevenir catholiques, par des moyens et pour des raisons un tant soit peu traditionnels, et nous sommes en présence de clercs qui sont manifestement prêts à (presque) tout, pour pouvoir continuer à faire obstacle, ou pour pouvoir persister à faire obstruction à ce que l'on pourrait appeler "la recatholicisation du catholicisme".

La boutade d'après laquelle les serviteurs de l'idéologie du dialogue et du renouveau ne disent pas non à des églises fermées et vides de fidèles, si c'est "le prix à payer" pour que l'Eglise, elle, soit ouverte et pleine d'amour pour les confessions chrétiennes non catholiques, pour les religions non chrétiennes, et pour telle conception, conquérante ou dominante, de l'homme et du monde contemporains, n'est peut-être pas qu'une boutade...

Bonne soirée.

Scrutator.
images/icones/neutre.gif  ( 950998 )cela n'a jamais été une "boutade" par Luc Perrin (2022-08-13 11:49:14) 
[en réponse à 950993]

cher Scrutator,

Dans les années 1970-1980, des théologiens (clercs) allemands-autrichiens-suisses, notamment en cherchant on trouvera des francophones et des anglophones aisément, se réjouissaient par écrit de la "crise des vocations" comme d'une chance (sic).

En détruisant le rôle du prêtre au profit de "ministres" - terme traditionnel mais ambigu qui permet de couvrir les ministères ordonnés (le sacerdoce) et les ministres non ordonnés (équivalents catholiques du pastorat protestant dont l'ordination n'est pas un sacrement, un contrat cérémoniel) -, ministres qui se sont féminisés dans les Communautés ecclésiales protestantes (ô surprise la question est promue soudainement au sein de l'Église romaine via les ministres non ordonnés et "extraordinaires" très massivement féminins pour passer au diaconat ministère ordonné en suivant la route anglicane des années 1980), l'objectif est "cosmique" peut-on dire:

- un mariage avec le libéralisme contemporain dont les noces seraient cette fois célébrées avec pompe.
Tout se tient : le Pontife régnant a mené tambour battant cette union avec le libéralisme anomique sur le terrain éthique (morale chrétienne) qui était le terrain le plus conflictuel depuis (et pendant Vatican II). La dévalorisation du Magistère pré-2013 sur la sexualité et la conjugalité est un champ capital : Amoris Laetitia (contentieux du divorce depuis le XIXe), les ouvertures multiples quant à l'homosexualité et récemment transgenres (le grand dada des démocrates autoritaires radicaux américains au pouvoir, le parallélisme est total) est aisément observable.
La féminisation voulue de la Hiérarchie est aussi un élément d'union avec le libéralisme radical qui pousse aujourd'hui aux USA à la fluidité de "genre" : Ketanji Brown Jackson nouvelle juge à la Cour suprême, choisie par l'exécutif officiellement parce que noire et femme, ne sait pas - officiellement toujours - ce qu'est une "femme". "Je ne suis pas biologiste" a-t-elle répondu au Sénat...
Dans les écoles publiques et privées américaines, outre des cours pour brouiller toute notion de genre biologique et biblique, il y a des "transitions" chirurgicales/chimiques à l'insu des parents (!), pour des mineurs et des enfants de 8 à 12 ans. Une loi en Floride vient de l'interdire mais la faction "transgenriste" de force résiste au plan judiciaire et dans les personnels.

Le vaxisme comme l'écologisme (rien à voir avec l'écologie réelle - le pouvoir écolo-socialiste allemand développe les centrales électriques ... à charbon) sont aussi un signe de l'alliance entre les Églises et le libéralisme autoritaire et élitiste dont Davos est un des laboratoires.
On comprend bien pourquoi la liturgie traditionnelle - "antimoderne" par essence comme disait le premier Maritain des années 1910-1920 - constitue un obstacle sur cette voie. Elle concentre l'anti-libéralisme dans tous ses aspects, elle est tournée vers Dieu, très peu ouverte au "monde" de Satan, centrée sur le sacrifice sacerdotal tout en étant pédagogique par divers moyens et pas que verbaux/cérébraux, elle fortifie pour le combat anti-libéral du fidèle qui vit dans le "monde" comme le clerc séculier et les consacré-es apostoliques.

- l'autre objectif affiché est un Volapük ecclésial libéralo-chrétien fait de Communautés ecclésiales ayant leur constitution propre, leurs usages (adiaphora comme dit la Confession d'Augsbourg de 1530) composées de "ministres" et de fidèles dotés d'un sacerdoce qui glisserait en catholicisme et chez les Orientaux de "commun" (traditionnel) à "universel" (protestant).

A ces deux courants de fond, union entre libéralisme et christianisme d'une part oecuménisme non catholique nivelleur, le pontificat présent ajoute une dimension de Congrès mondial des religions (cf. Chicago 1893 auquel Léon XIII s'était intéressé) en levant toutes les barrières - fragiles il est vrai - que Jean Paul II et Benoît XVI avaient édifiées. Il va très au-delà du texte le plus contestable de Vatican II (Nostra aetate) ainsi que l'épisode scandaleux de la Pachamama l'a illustré.
Si on rejoint les différents points (paix entre catholicisme et libéralisme radical autoritaire, Volapük ecclésial chrétien, tentative d'interreligieux à échelle mondiale), on aboutit au projet que l'abbé de Nantes attribuait, à tort, à Paul VI de MASDU, mouvement d'animation spirituelle de la "démocratie" - dictature oligarchique mondialiste aujourd'hui - universelle.

A cet égard, il est aisé de constater les convergences entre les grandes orientations romaines et des Églises protestantes historiques, mais aussi du judaïsme libéral mais aussi d'une partie minoritaire de l'islam avec celles affichées par l'ONU et le Forum économique mondial de Davos.
La nouvelle de Soloviev devient de plus en plus d'actualité...




images/icones/neutre.gif  ( 951000 )"boutade" suite et fin. de quelques divergences par Luc Perrin (2022-08-13 12:26:03) 
[en réponse à 950993]

En appendice à ma longue réponse précédente à Scrutator, je dois souligner ma divergence avec sa chronologie.

Oui la volonté d'unir catholicisme et libéralisme précède évidemment 2012-2013. Tout remonte à la Révolution française et les catholiques libéraux du XIXe siècle sont bien entendu les "ancêtres" idéologiques/doctrinaux/pastoraux des néo-catholiques "californiens" de 2022. Mais un Montalembert ou un Gratry ou un abbé Mugnier serait sans doute, si on peut faire parler un mort, horrifié de lire ce qui s'écrit de nos jours.

Oui Vatican II a été un moment d'affaiblissement de l'antimodernité romaine.

Mais, au risque de paraître "démodé", je crois juste et plus conforme à l'histoire d'ajouter que :
- non la majorité des Pères conciliaires n'avait aucunement en vue l'union christianisme-libéralisme radical autoritaire qui est le programme en vogue à Rome aujourd'hui. Et surtout pas les Pontifes qui ont présidé ce concile ni Jean XXIII ni Paul VI.
- non tous les théologiens conciliaires n'étaient pas tous sur la même ligne d'une part et par delà leur entente pour casser le néo-thomisme romain en vigueur comme base théologique depuis 1879 (Aeterni Patris de Léon XIII), ils ont sérieusement divergé parfois dès 1964, avant même la clôture de Vatican II. Schillebeeckx, un des inspirateurs de l'union chrétienne-libérale radicale, est dénoncé dès 1964 par un de Lubac par ex. et plusieurs autres théologiens de la Majorité. Ratzinger et Hans Küng étaient certes amis à Vatican II mais ils se sont séparés après 1969... et ont pris deux trajectoires fortement opposées. Sur le plan liturgique, la divergence entre le futur cardinal Antonelli, le Père Louis Bouyer et la ligne dominante de Bugnini est très connue.
- comme l'a écrit en 2000, Mgr Tissier de Mallerais 95% de Vatican II est acceptable avec une herméneutique de "réforme dans la continuité". Je ne minimise pas le 5% qui pose de sérieux problèmes.
- toutes les "réformes post-conciliaires" qui se parent de Vatican II ne sont pas conformes à la lettre des textes conciliaires. Les lisureurs du FC le savent, il y a un gouffre entre la néo-liturgie vernaculaire de l'Église latine actuelle et la Constitution de Vatican II sur la liturgie.

Bref, pour user du ton pondéré d'un collègue breton que j'estime, il est excessif de laminer toutes ces différences, tous ces faits, toutes ces évolutions pour faire du seul concile Vatican II le péché originel de l'avachissement actuel du catholicisme.
Non tout n'était pas écrit en 1962-1963, non l'effondrement spirituel contemporain digne de celui de la Pornocratie médiévale et du Siècle des Lumières ne se résume pas tout entier dans ce concile et les théologiens de la majorité conciliaire du XXe siècle.
images/icones/neutre.gif  ( 951004 )Merci Luc par Roger (2022-08-13 17:47:32) 
[en réponse à 951000]

Vous resumez bien les choses.
images/icones/livre.gif  ( 950981 )Comme vous dites ... par vistemboir2 (2022-08-12 16:34:00) 
[en réponse à 950966]

"Relisons le paragraphe 675 du Catéchisme de l'Eglise Catholique de Saint Jean-Paul II" :

675 Avant l’avènement du Christ, l’Église doit passer par une épreuve finale qui ébranlera la foi de nombreux croyants (cf. Lc 18, 8 ; Mt 24, 12). La persécution qui accompagne son pèlerinage sur la terre (cf. Lc 21, 12 ; Jn 15, 19-20) dévoilera le " mystère d’iniquité " sous la forme d’une imposture religieuse apportant aux hommes une solution apparente à leurs problèmes au prix de l’apostasie de la vérité. L’imposture religieuse suprême est celle de l’Anti-Christ, c’est-à-dire celle d’un pseudo-messianisme où l’homme se glorifie lui-même à la place de Dieu et de son Messie venu dans la chair (cf. 2 Th 2, 4-12 ; 1 Th 5, 2-3 ; 2 Jn 7 ; 1 Jn 2, 18. 22).

images/icones/fleche2.gif  ( 950988 )Pas du tout d'accord par Chris (2022-08-12 21:01:20) 
[en réponse à 950960]

En quoi le cardinal Burke est responsable de la situation ?
Il n'a de cesse de rappeler au Vatican ses errements
Par ex les doubias jamais répondu par le Pape à propos de Armoris Laetitia et les points hérétiques du chapitre 8
Il défend aussi la Messe Saint pie V et n'a pas peur d'ordonner lui, par ex avec l'ICRSP qu'il apprécie
C'est pas par ce que on appartient à l'Eglise conciliaire ( j'aime pas ce mot exprimant un schisme en 1965) qu'on est coupable..
Le responsable en Chef c'est François qui fait l'inverse de Benoît XVI et le dire en effet c'est difficile pour un cardinal
Il y a seulement le cardinal Vigano qui craint plus rien à son âge et qui je crois à un compte personnel à régler avec François

images/icones/neutre.gif  ( 950989 )Les dubia par AVV-VVK (2022-08-12 21:39:46) 
[en réponse à 950988]

et mgr Vigano (accent grave sur "o") est archevêque.